• Calais: Depuis 1992, il n’y a plus de fêtes foraines place Crèvecœur

    Les manèges prenaient leurs quartiers juste devant la bourse du travail. – VDN

    Jean-Louis Crèvecœur, fabricant de tulles et conseiller municipal, lègue en 1836 à la ville de Saint-Pierre-lès-Calais une vaste prairie. Les conditions imposées étaient d’en faire une place publique où se dérouleraient marchés et foires et de l’appeler pour l’éternité place Crèvecœur. En 1854, une deuxième donation, cette fois du fils, l’abbé François Crèvecœur, va permettre la construction d’une église et d’une mairie, et de faire de cette place un véritable centre attractif, où marchés et foires aux manèges s’installeront, comme ci-dessus en 1966, et ci-contre dans les années 1930.

    Calais: Depuis 1992, il n’y a plus de fêtes foraines place Crèvecœur

    Avant, la fête foraine avait lieu place Crèvecœur.

    Les pavés disjoints de la place seront remplacés par un asphalte en 1938. En 1992, la mairie décida de revenir aux pavés avec une place ornée de petits squares et de plantations. Les forains, dont les manèges avaient grandi, n’y étaient alors plus les bienvenus, et seul le marché y perdure.

     

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  • Calais : la rue Royale d’avant-guerre, étroite et pittoresque

    La rue Royale d’avant-guerre avait des trottoirs si étroits que les piétons empruntaient couramment la chaussée. - VDN

    La rue Royale d’avant-guerre avait des trottoirs si étroits que les piétons empruntaient couramment la chaussée. Nommée rue Royale vers 1700, elle reprit définitivement ce nom en 1852, par un décret de Napoléon III rétablissant les noms des rues débaptisées par ses prédécesseurs. Sur la droite, à l’angle où se trouvait le Café du commerce, s’ouvrait la rue de Guise qui faisait ensuite un coude pour se diriger jusqu’au pied de la Tour du Guet. Le tracé de cette rue de Guise deviendra, à la Reconstruction, celui de la rue Royale actuelle. L’ancienne rue Royale correspondrait à notre actuelle rue Leveu.

    Ci-dessous, cette place se nommait la place Richelieu, puis place du Maréchal-Foch en 1929. Sur la gauche, la rue Française se nomme désormais Félix-Cadras, et la rue des Maréchaux à droite est devenue rue du Duc-de-Guise.

    Calais : la rue Royale d’avant-guerre, étroite et pittoresque

    Cette place se nommait la place Richelieu, puis place du Maréchal-Foch en 1929. – VDN

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  • Calais : le pont George-V en cours d’élargissement en 1956

    Cette photo prise de l’hôtel de ville montre où en était la reconstruction de Calais-Nord en 1956. – VDN

    Cette photo prise de l’hôtel de ville montre où en était la reconstruction de Calais-Nord en 1956. Le pont George-V était en cours d’élargissement. Si de l’esplanade Jacques-Vendroux à la rue Royale la reconstruction était bien avancée, il n’en était pas de même sur les quais de l’Escaut et de la Tamise, pas encore carrossables, ni de part et d’autre du boulevard Clémenceau où les immeubles n’étaient pas encore sortis de terre.

    Au premier plan, sur le pont Jacquard, la gare n’existait pas encore. L’emplacement de l’immeuble de la Caisse d’épargne était en friche. Si le garage Citroën était restauré, à sa droite la façade du garage Renault restait à ciel ouvert. Ci-dessous, ces maisons et immeubles d’avant-guerre, trop proches des zones de combat, ne seront pas épargnés lors des bombardements intensifs dirigés vers la citadelle, la gare et le bassin de la Marne.

    Calais : le pont George-V en cours d’élargissement en 1956

    Ces maisons et immeubles d’avant-guerre, trop proches des zones de combat, ne seront pas épargnés lors des bombardements intensifs dirigés vers la citadelle, la gare et le bassin de la Marne. – VDN

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  • Calais : une station balnéaire loin de la maquette d’origine, en 1968

    Voilà à quoi ressemblait le front de mer durant l’été 1968 : dunes rasées, nouvelles rues tracées. – VDN

    Voilà à quoi ressemblait le front de mer durant l’été 1968 : dunes rasées, nouvelles rues tracées. Tout avait débuté le lundi 14 novembre 1960. Le député-maire Jacques Vendroux annonçait en conseil municipal, réuni à huis clos, la réalisation d’une station balnéaire avec un début des travaux en 1961. Le projet était adopté à l’unanimité. Cela ne devait rien coûter au contribuable : un groupe financier britannique devait prendre en charge sa réalisation et son exploitation. Ci-dessous, la maquette présentée était séduisante : casino, hôtels, 450 appartements, 192 villas, piscine de mer, centre commercial, école, digue-promenade surélevée, bassin des Chasses aménagé, centre équestre.

    Calais : une station balnéaire loin de la maquette d’origine, en 1968

    La maquette présentée était séduisante : casino, hôtels, 450 appartements, 192 villas, piscine de mer, centre commercial, école, digue-promenade surélevée, bassin des Chasses aménagé, centre équestre. – VDN

    En 1966, une nouvelle maquette était présentée avec cette fois des barres d’immeubles remplaçant les villas du projet initial. Il faudra attendre 1968 pour que débutent les premières constructions.

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  • Calais : des policiers aux portes des écoles et à la circulation, dans les années 70

    Les agents de police effectuaient encore des missions de proximité dans les années 70, assurant la sécurité des enfants à la sortie de chaque école. – VDN

    Valéry Giscard d’Estaing était président depuis 1974 et les élections législatives du printemps 1978 allaient se dérouler. Des panneaux électoraux étaient en place devant l’école du Phare. Les agents de police effectuaient encore des missions de proximité, assurant la sécurité des enfants à la sortie de chaque école. On voit ici une petite fille serrant la main du policier. Désormais, ce sont des personnels « civils » qui assurent ces missions.

    La photo ci-dessous date de 1974. Les policiers avaient encore comme mission de fluidifier la circulation aux différents carrefours chauds de la ville comme ici au carrefour Mollien-Descartes où malgré les feux tricolores les embouteillages étaient fréquents. La circulation était alors à double sens rue Descartes, et les barrières du passage à niveau se baissaient souvent car la gare maritime était encore en activité.

    Calais : des policiers aux portes des écoles et à la circulation, dans les années 70

    La photo ci-dessus date de 1974. Les policiers avaient encore comme mission de fluidifier la circulation aux différents carrefours chauds de la ville comme ici au carrefour Mollien-Descartes. – VDN

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  • Calais : l’échoppe de M. Lemoine, cordonnier boulevard de l’Égalité

    On se souvient de ce petit chalet de couleur brun-rougeâtre qui se situait vers le n°120 du boulevard de l’Égalité, entre les maisons. – VDN

    Les petites échoppes de cordonnier, courantes dans les années 1950, ont disparu du paysage calaisien. Les cordonniers se font rares. Il est souvent devenu plus économique de remplacer la paire de chaussures que de la faire réparer ! On se souvient de ce petit chalet de couleur brun-rougeâtre qui se situait vers le n°120 du boulevard de l’Égalité, entre les maisons. M. Lemoine père, ci-contre, avait repris le commerce en 1922. Les chaussures à réparer étaient nombreuses et le travail se faisait sans machines, avec ce pied de fer. M. Lemoine fils secondait son père après la Libération, apprit le métier et prit la succession. Dans les années 1970, le magasin prospérait. La réparation de chaussures laissait alors plus la place à un travail de bourrelier, avec la réparation des serviettes d’école.

    Calais : l’échoppe de M. Lemoine, cordonnier boulevard de l’Égalité

    Les chaussures à réparer étaient nombreuses et le travail se faisait sans machines, avec ce pied de fer. M. Lemoine fils secondait son père après la libération, apprit le métier et prit la succession. – VDN

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  • Calais: les péniches étaient nombreuses bassin de la Marne

    Cette photo a été prise d’une fenêtre du Grand hôtel, juste avant la Première Guerre mondiale. – VDN

    Cette photo a été prise d’une fenêtre du Grand hôtel, juste avant la Première Guerre mondiale. L’hôtel de ville était à peine achevé, des travaux étaient encore en cours au sommet du beffroi. Le pont George-V et le bassin de la Marne s’appelaient alors Richelieu. Le pont datait de 1889 et était nettement plus étroit. Il est sorti indemne de la Seconde Guerre mondiale, sera élargi en 1957 et inauguré alors par Guy Mollet, président du Conseil. Les péniches étaient nombreuses amarrées sur les quais pour décharger leurs matériaux. Il y avait même des embouteillages dans l’entre-deux-guerres (photo ci-dessous), ce qui contraste avec le bassin déserté de nos jours. En 1928, un projet municipal, sous la houlette de Léon Vincent, maire, prévoyait de construire des deux côtés du pont des galeries marchandes. Le projet n’a jamais abouti.

    Calais: les péniches étaient nombreuses bassin de la Marne

    Il y avait même des embouteillages dans l’entre-deux guerre, ce qui contraste avec le bassin déserté de nos jours. – VDN

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  • Calais: un arc de triomphe lors des fêtes du Courgain maritime

    Les fêtes du Courgain-maritime étaient un événement majeur dans la vie des Courguinois en particulier en cette année 1908 qui accueillait l’exposition internationale en centre-ville face au parc Saint-Pierre. – VDN

    Les fêtes du Courgain-maritime (suspendues cette année en raison du Covid-19) étaient un événement majeur dans la vie des Courguinois en particulier en cette année 1908 qui accueillait l’exposition internationale en centre-ville face au parc Saint-Pierre. Au cœur du quartier des pêcheurs, à l’entrée de la rue Pierre-Mullard, le comité des fêtes avait dressé cet arc de triomphe afin d’accueillir les nombreuses sociétés folkloriques étrangères participant aux défilés dans les rues de la ville. Elles étaient reçues dans la proche salle du Minck dont l’entrée était ornée d’une grande banderole « Entente Cordiale ».

    Comme chaque année avait lieu l’élection de la reine du Courgain. Ci-contre, les candidates au titre de l’année 1907-1908 étaient vêtues de l’habit traditionnel des Courguinoises. Sur la droite, le monsieur en costume et chapeau haut de forme n’est autre que Léon Vincent, initiateur de ces fêtes.

    Calais: un arc de triomphe lors des fêtes du Courgain maritime

    Les candidates au titre de l’année 1907-1908 étaient vêtues de l’habit traditionnel des Courguinoises. Sur la droite, le monsieur en costume et chapeau haut de forme n’est autre que Léon Vincent, initiateur de ces fêtes. – VDN

     

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  • Calais : le jardin Richelieu redessiné en 1956

    Une vue des jardins Richelieu en 1956. – VDN

    Le jardin Richelieu a été créé en 1862 par Charles Isaac sur des terrains libérés après la destruction des fortifications du front sud. Le jardin était alors plus vaste et plus luxuriant. Il allait souffrir ensuite des bombardements.

    En 1944, les Alliés y installent même des cuves à pétrole. Après la guerre, le jardin reste à l’abandon, et la végétation y prolifère à tel point qu’il devient un véritable petit bois sauvage. En 1955, la décision est prise de sacrifier tous les arbres. Il a été redessiné, avec des allées rectilignes.

    Un grand bassin d’eau à cascades avec des cygnes agrémente le jardin et un kiosque en béton remplace l’ancien kiosque en bois. L’hôtel George-V a une vue sur le parc jusqu’en 1966, date de l’inauguration du musée des Beaux-Arts.

    Calais : le jardin Richelieu redessiné en 1956

    Le parc Richelieu ici, en 1904. – VDN

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  • Calais : l’ancien hôtel de ville de la place Crèvecœur

    Le roi d’Angleterre George V a été reçu à l’hôtel de ville de Calais. Il est ici à gauche sur le balcon, le maire Charles Morieux à sa droite. – VDN

    Lors de la réunion de Calais et de Saint-Pierre-lès-Calais, en 1885, il a été acté qu’un nouvel hôtel de ville central serait construit. En attendant, l’hôtel de ville de Saint-Pierre-lès-Calais devenait celui du grand Calais. Le 21 avril 1914, le maire Charles Morieux y a accueilli le roi George V.

    La déclaration de la guerre retarda l’inauguration du nouvel hôtel de ville. Il faudra attendre le 14 avril 1918 pour que le conseil municipal vienne y siéger. Un mois plus tôt, le lavoir place Crèvecœur situé en face de l’hôtel de ville, avait été fortement endommagé par une torpille allemande. L’ancien hôtel de ville accueillait alors le magasin municipal de ravitaillement, avant de devenir le nouveau palais de justice.

    Calais : l’ancien hôtel de ville de la place Crèvecœur

    L’ancien hôtel de ville accueillait le magasin de ravitaillement de la ville. – VDN

     

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