• La fête à la maternelle de la rue des Fleurs

    CALAIS. Au dos de la photo est inscrite cette dédicace : « Groupe d’élèves de l’école maternelle de la rue des Fleurs ayant exécuté le ballet chanté Coucou ! Les petits Fifis au cours de la fête enfantine, organisée le 9 avril 1933 par l’amicale Franklin. Offert en témoignage de reconnaissance à Monsieur Willay, le dévoué organisateur de la fête enfantine ».

    Celle ci—dessous date de 1936. Elles ont toutes deux été réalisées par le studio Modern Photo de M. Martin. situé 60, rue Royale. Elles proviennent d'albums photos que la famille Willay a retrouvés, appartenant au parrain André qui habitait rue Masséna. Avant—guerre, les écoles primaires n’étaient pas mixtes. Seules les écoles maternelles, alors seulement au nombre de six, l’étaient. Les élèves y étaient accueillis à partir de 4 ans. La directrice de l’école de la rue des Fleurs avait pour nom Mlle Bouin. J.-P. P. (CLP)

    La fête à la maternelle de la rue des Fleurs

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  • L'usine du tunnel sous la Manche construite en 1878

    SANGATTE. En 1876 les gouvernements britannique et français donnent leur accord pour le percement d'un tunnel ferroviaire entre Sangatte et Douvres. Une usine est construite à l’extrémité ouest du village et les travaux de forage débutaient. Elle abrite les machineries de compression d’air et de vapeur pour les tunneliers. Un puits est foré 90 m sous le niveau de la mer ainsi qu'une galerie de 1839 m stoppée en 1882.

    La Grande—Bretagne vient de renoncer au creusement du tunnel. L‘usine est abandonnée. Latham y remise l’Antoinette en 1 909 lors de sa tentative de traversée de la Manche. En 1916 la cheminée de l’usine s'effondrent et les bâtiments sont rasés.

    De la galerie il en restera l‘entrée, la Descenderie en 1 974 ouverte lors des travaux de creusement du projet de tunnel de 1972, qui avortera à son tour en 1975. J.-P. P. (CLP)

    L'usine du tunnel sous la Manche construite en 1878

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  • Une nouvelle jetée Ouest inaugurée en 1926

    CALAIS. Cette photo date de 1912. Les travaux de construction d‘une nouvelle jetée Ouest venaient de débuter. Sur la gauche la jetée Est, celle qui sera détruite en 1 9 8 5, a été achevée en 1895. L’ancienne jetée Ouest a été construite en bois avec une partie piétonne très étroite. Elle se situait dans le prolongement du chemin Risban. La nouvelle jetée débutait une centaine de mètres plus à l'ouest pour rejoindre en biais le musoir de la jetée existante. La photo ci-dessous date de l‘été 1913. Sur les caissons, la maçonnerie est liaisonnée par des poutres en béton, le tillac composé de poutrelles en béton représentant la promenade. Le musoir repose désormais sur des poteaux en béton. Les travaux ont cessé durant les années de guerre. En 1925, l’ancienne jetée a été arasée. . J.-P. P. (CLP)

    Une nouvelle jetée Ouest inaugurée en 1926

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  • La construction d'une nouvelle jetée Est

    CALAIS. La jetée Est a été construite en 1885. Afin d'accéder au nouveau port à l’est et à son bassin en eau profonde, qui allait être creusé à la place de la flaque à Guerlettes, une nouvelle jetée est alors construite pour élargir le chenal. Sur cette photo aérienne datant du début des années 1980, la flaque n’a pas encore été asséchée et la nouvelle jetée est en cours de construction. Elle sera terminée en 1985.

    Les travaux de démolition de l’ancienne jetée Est ont été effectués en 1984 et en 1985. En octobre 1985, le tablier de la jetée a été démonté. Les camions roulaient sur la base de la jetée au ras de l'eau. Marteaux—piqueurs, dynamite, pelleteuses, concasseuses seront nécessaires pour venir à bout de l’ouvrage. Les gravats ont été déposés dans des berges alors que le trafic transmanche se poursuivait normalement. J.-P. P. (CLP)

    La construction d'une nouvelle jetée Est

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  • Lorsque le hand-ball se jouait à l'extèrieur

    CALAIS. Ces photos datent de 1966. Le club de hand calaisien s’appelait alors le CAC. (Calais athlétique club). La salle Edgar—Quinet venait d’être construite mais les places y étaient chères. Le basket-ball avec B.A.C.C. (Basket athlétique club de Calais) et le volley—ball avec l'E.S.C. (l’Entente sportive de Calais) évoluaient alors en Nationale 2 ce qui correspondrait à la Pro B actuelle.

    Ces deux clubs étaient prioritaires pour utiliser la salle. Le handball jouait le plus souvent à l’extérieur dans la cour de la salle Edgar—Quinet ou sur les terrains du stade du Souvenir, pas question alors d’effectuer de spectaculaires roulés-boulés lors des tirs au but et il fallait être adroit pour manipuler un ballon en cuir rendu lourd et glissant par la pluie.

     Avec l’ouverture de la salle de la Porte de Lille le handball se pratiquera alors sur plancher.                J.-P. P. (CLP)

    Lorsque le hand-ball se jouait à l'extèrieur

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  • La ferme de la Petite Rouge Cambre victime du tunnel

    COQUELLES. En 1988 les pelleteuses entraient en action lors des travaux d’aménagement du futur terminal du tunnel. Il avait fallu exproprier sept cultivateurs et raser leur ferme se trouvant sur le site du futur terminal.

    Parmi elles la ferme d’Auguste Lefebvre située à la Petite Rouge Cambre. La ferme familiale avait été construite en 1 640. Certes la famille Lefebvre sera indemnisée mais elle perdait tous ses repères. Alors que les travaux de démolition avaient débuté ici fin 1988, Mr. Lefebvre avait organisé une porte ouverte afin de faire découvrir sa ferme aux Calaisiens. Le 31 mai 1989 les derniers bâtiments étaient rasés. La majeure partie du site était un ancien marais où coulait la Rivièrette. Une fois les fermes rasées, des milliers de tonnes de sable des gravières de Wissant et de Sangatte seront acheminées afin de combler et de stabiliser le marais. J.-P. P. (CLP)

    La ferme de la Petite Rouge Cambre victime du tunnel

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  • La fête des écoles publiques place d'Armes

    CALAIS. Le photographe s‘est placé au premier étage du musée pour prendre cette vue des écoliers effectuant des mouvements d’ensemble sur la place d’Armes. Bonne occasion pour découvrir les commerces qui entouraient la place avant-guerre. Les immeubles comportaient alors de deux à quatre étages et les toitures étaient pentues. Au premier plan le bronze des Six bourgeois était entouré d’une grille de fer forgé. Le défilé de la fête des écoles se formait place Crèvecœur. Face au Palais de justice, trois jeunes courguinoises vêtues du costume traditionnel et des écolières en tenue de pêcheuses de crevettes forment la tête du cortège qui défile en empruntant les boulevards pour rallier la place d'Armes.

    Cette tradition de fêter la fin de l’année scolaire sera reprise après la guerre et sera abandonnée dans les années 1980. J.-P. P. (CLP)

    La fête des écoles publiques place d'Armes

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  • Le photographe et son trépied attiraient les badauds

    CALAIS. Les habitants posaient en nombre pour cette photo prise à l’entrée de la rue Magret, une des rues étroites du quartier des pêcheurs. L‘appareil photo ne passait pas inaperçu. La plaque photographique. un négatif sur verre, était de grande taille et nécessitait une chambre en bois, elle aussi de grande taille.

    La sensibilité de la pellicule faible, 4 ASA, et la vitesse souvent inférieure au 1/60e, demandaient à ce que l’appareil soit posé sur un trépied afin d‘éviter au maximum les photos flous. Lorsque le photographe préparait sa prise de vue, il suscitait la curiosité. Il lui était alors facile de demander aux badauds de poser et d’éviter de bouger pour que la photo soit réussie, ce qui faisait le charme des cartes postales de ce début du XX“ siècle.

    Il faudra attendre 1913 et les appareils photos petit format pour que le photographe se fasse plus discret. J.-P. P. (CLP)

    Le photographe et son trépied attiraient les badauds

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  • Le kiosque à musique du pars Saint-Pierre

    CALAIS. Les kiosques à musique installés dans les parcs et sur les places étaient typiques de la Belle Epoque. Il en existait trois à Calais, un place d'Armes, un dans le jardin Richelieu et un dans le parc Saint-Pierre. Voici celui installé dans le square du parc Saint—Pierre lors d’une fête des écoles publiques dans les années 1930. Il était plus souvent utilisé pour les concerts musicaux et aussi lors des fêtes gymniques organisées par le club l’Etoile. Il sera détruit par les Allemands lors de la construction en 1941 d‘un énorme blockhaus, centre de transmission de la marine allemande, blockhaus qui est devenu en 1962 le musée Mémoire 1939-1945. Un nouveau kiosque a été installé après la guerre, (ci-dessous en 1951), qui disparaîtra au début des années soixante. Le kiosque du jardin Richelieu sera reconstruit en dur. J.—P. P. (CLP)

    Le kiosque à musique du pars Saint-Pierre

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  • Le défilé de la fête des écoles

    CALAIS. Pour clore l’année scolaire, les écoles publiques organisaient une fête avec une grande parade place d‘Armes. Le défilé passait ici au début des années 1930 place du Maréchal-Foch. Dressé face au jardin Richelieu se trouvait le monument aux morts dédié aux enfants de Calais morts pour la France. En 1924. le bronze des Six bourgeois de Calais avait été transféré devant le musée place d’Armes et le monument aux morts inauguré en 1926.

    L‘œuvre de M. Parenty, architecte, et de M. Moreau—Vauthier, sculpteur. était monumentale, à l'origine d’une blancheur éclatante, A la Libération il était toujours présent mais en mauvais état. Son style pompeux était passé de mode. Il aurait été possible de le restaurer pour un coût raisonnable. Personne n’y songea. Le 28 février 1950 des ouvriers tronçonnaient le monument et des camions emmenaient les blocs de pierre. 

    Le défilé de la fête des écoles face au monument aux morts

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