• Une seconde vie pour l'usine de dentelle Gaillard

    CALAIS. L’usine Gaillard rénovée abrite désormais le collège les Dentelliers et des bureaux du conseil départemental. Elle a conservé ses trois tourelles vestiges de son passé industriel, un patrimoine préservé.

    Située entre les rues du Four—à-Chaux et Gaillard, la voici au début du XX° siècle avec, à gauche, les bâtiments d’origine; à droite la nouvelle aile construite après un incendie qui ravagea l’usine durant quatre jours en 1903. Autre exemple de réhabilitation, l’usine Boulart quai du commerce qui abrite la cité internationale de la mode et de la dentelle ; ou l’usine de la rue Auber transformée en 70 appartements. Beaucoup d‘autres ont été détruites: par les bombes canadiennes en 1944 pour les usines Debray boulevard La-Fayette et Tourneur rue du Temple ; par les coups de pioches des démolisseurs pour la majeure partie d’entre elles, remplacées par des habitations. J.-P.P. (CLP)

    Une seconde vie pour l'usine de dentelle Gaillard

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  • Un moulin à vent en centre ville à la fin du XIXe siècle

    CALAIS. Le peintre Edouard Frère a immortalisé le moulin Tourneur en 1872. Il se trouve sensiblement à l‘angle des rues de Valenciennes et du Moulin-Brûlé. Dans ce quartier, cinq moulins apparaissent sur des plans de la fin du XVIIIe siècle. Deux sont abattus par un ouragan en 1807. Un autre est détruit par un incendie, de là semble-t—il l’appellation de la rue du Moulin—Brûlé. Celui-ci, le dernier, ne sera détruit qu'en 1873.

    Sur la gauche se trouve le cimetière de la ville, utilisé jusqu’en 1871. Les derniers monuments sont enlevés en 1880. L’endroit est appelé par les Saint-Pierrois plaine Brochot, en référence à l‘usine de tulle proche.

    Cette plaine restée déserte une vingtaine d'années puis accueillera le théâtre. Un autre moulin perdure dans l‘ancien Calais dessiné ci-dessous par Victor Demotier. Le moulin Renard est détruit par un incendie en 1853. J.-P.P. (CLP)

    Un moulin à vent en centre ville à la fin du XIXe siècle

     

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  • Début 1900, la dentelle donnait du travail à 28 700 personnes

    CALAIS. Comme dans beaucoup de rues, la sortie des ouvriers des usines de tulle était impressionnante. Plusieurs étaient installées rue du Temple. Ici la sortie des ateliers de l'une d’entre elles située à l'angle de la rue Charest. Elle avait attiré l'œil du photographe et était le sujet de cette carte postale dont le cachet indique 1906. L'industrie dentellière était prospère. En 1906. on dénombrait 546 fabricants.

    2 740 métiers pour un chiffre d'affaires de 115 millions de francs de l'époque, dont 40 % à l’exportation vers les Etats-Unis. Fernand Lennel, dont l'ouvrage Calais par l’image reste une référence incontournable, estimait que le tulle calaisien donnait du travail à 28 700 personnes: 7 500 hommes,     21 000 femmes. 200 enfants. Ci-dessous quelques—unes de ces dames réparaient les fils cassés dans l‘usine. Beaucoup travaillaient à domicile.              J.—P.P. (CLP)

    Début 1900, la dentelle donnait du travail à 28 700 personnes

     

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  • Rue Charost coupée, rue de la Villa et Nationale disparues

    CALAIS. Le 30 septembre 1944, les Canadiens bombardaient le centre-ville afin d’obtenir la reddition de l'armée allemande. L'usine Debray, boulevard LaFayette, les magasins en face, et des maisons et usines des rues du Temple et Charost étaient en flamme. En 1946, sur le quadrilatère formé par les rues Neuve, Charost, Temple et Nationale était construite une cité provisoire pour les commerçants sinistrés : la Cité Charost. Elle n‘a pas inspiré les éditeurs de cartes postales. La Cité Charost était rasée au début des années 1970. Le quadrilatère devenait un parking sur lequel jouaient ces enfants un jour neigeux de janvier 1977. Si le café sur l‘angle existe toujours, à l'aube des années 2000 un centre commercial y était construit à cheval sur la rue Charost, coupée en deux. Ci-dessous les rues Nationale et de la Villa (où se trouvait le cinéma Calaisiana) qui ont disparu plus tard. J.-P.P.( (CLP)

    Rue Charost coupée, rue de la Villa et Nationale disparues

     

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  • La clinique Richelieu de la Mutualité place d'Angleterre

    CALAIS. La clinique chirurgicale était fondée en 1906 par les docteurs Leplat, Yardin et Cazeneuve. Elle venait compléter le dispositif médical dont le fleuron était l'hôpital municipal, quai du Commerce. Le docteur Jean—Louis Vinay succédait au docteur Leplat au début des années vingt.

    La clinique possédait une antenne rue des Communes dirigée par le docteur Regner. Dans les années 1930, La clinique devenait la propriété de la Fédération mutualiste. La façade donnant rue de Madrid est photographiée ici. L’antenne de la rue des Communes était fermée. Le docteur Regner ouvrait sa clinique au 1O7, boulevard Gambetta. Deux autres cliniques accueillaient les patients : la clinique Deladrière, 15, rue Jean—Noël-Dubout, et la clinique Saint-Dominique, 22 quai de l'Yser. Le confort de la clinique Richelieu était apprécié avec des chambres individuelles rares à l'époque(ci-dessous).           J.-P.P. (CLP)

    La clinique Richelieu de la Mutualité place d'Angleterre

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  • L'arrivée au port du président Poincaré en 1919

    CALAIS. Le président Poincaré et son épouse, invités par le roi d'Angleterre George V pour fêter le premier anniversaire de l’armistice, arrivent en gare maritime le 10 novembre 1919 pour embarquer pour Londres. Cinq jours plus tard, le Pas—de-Calais entre au port avec à son bord le président de retour. De nombreux Calaisiens sont venus le saluer, massés sur le perré du Risban et sur la jetée Ouest alors dans son prolongement. Les canons du fort Risban lancent plusieurs salves bruyantes.

    Le président monte rapidement dans le train pour regagner Paris : « je suis content de retrouver le soleil en rentrant en France et je regrette de ne pouvoir m’arrêter plus longtemps à Calais». En 1962 alors que le chemin du Risban est encore accessible, les Calaisiens y sont à nouveau massés cette fois pour saluer le départ du Bounty. J.-P.P. (CLP)

    L'arrivée au port du président Poincaré en 1919

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  • Les soldats du feu et leur camion Hotchkiss

    CALAIS. Les pompiers intervenaient ici en 1969. au premier étage du magasin de machines à coudre Singer, dont La gérante était Mme Shammelhout. A gauche se trouvait le magasin de cycles Gest, succursale du magasin principal situé face à la gare des Fontinettes ; à droite le magasin Gantelme qui vendait des vêtements de marque. Le camion des pompiers était un véhicule de premier secours Hotchkiss. Ce constructeur automobile a produit des véhicules civils et des véhicules pour les casernes de 1904 à 1954, des véhicules militaires jusqu'en 1969. Les pompiers de Paris remplaceront ces véhicules Hotchkiss à la fin des années 1970. A Calais, les véhicules premiers secours Hotchkiss seront mis au rebut en 1987. Le voici ci-dessous lors du défilé du 14 juillet 1977, conduit par les sapeurs Jean—Pierre Depré et Robert Carton, suivi par le véhicule porteur. muni de sa grande échelle.                J.-P.P. (CLP)

    Les soldats du feu et leur camion Hotchkiss

     

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  • La voiture et le vélo, une cohabitation difficile

    CALAIS. Au début des années 1950, les temps étaient durs et acheter une voiture au—dessus des moyens de beaucoup de Calaisiens. Durant une quinzaine d'années, le vélo était le mode de transport obligé. Plus de tramways peu d'automobiles, la rue appartenait encore aux cyclistes.

    Pas question de rouler sur les trottoirs, d'emprunter un sens interdit, de brûler un feu rouge. La police veillait. La plupart des magasins mettaient des porte-vélos à la disposition des clients.

    Avec l'augmentation du nombre d'automobiles, partager la rue devient plus complexe pour les cyclistes. Comme ici, dans les années 1960, boulevard Léon—Gambetta et au rond—point de l'Alhambra où un policier réglait la circulation. Beaucoup de cyclistes commençaient à succomber au charme du cyclomoteur ou du scooter et beaucoup avaient troqué leur bicyclette pour le vélo Solex devenu le deux-roues branché. J.—P. P. (CLP)

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  • Visite éclair du président De Gaulle le 29 avril 1966

    CALAIS. Fin avril 1966, la première étape du déplacement du président Charles de Gaulle de quatre jours dans le Nord était Calais. L’hélicoptère du président atterrissait sur le terre-plein du bassin Ouest, où il était accueilli par son beau-frère, Jacques Vendroux, maire de la ville.

    La visite se déroulait au pas de charge: visite du stade du Souvenir, de la piscine Ranson, de l’église Notre—Dame, repas en famille boulevard La—Fayette, du collège d’enseignement technique avenue Louis Blériot, balade en hovercraft. A 15 h 30, le président repartait en hélicoptère. Le voici serrant des mains lors de son départ. Ce sera sa dernière visite officielle à Calais. L’année suivante, les Calaisiens pouvaient voir à nouveau le président, cette fois sur d’immenses affiches (ci—dessous boulevard Pasteur) lors de la campagne des législatives de mars 1967 menée par le parti gaulliste.

    J.—P.P. (CLP)

    Visite éclair du président De Gaulle le 29 avril 1966

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  • Le retour de la République, célébré à Calais en 1848

    CALAIS. Le dimanche 14 mai 1848, l’arbre de la Liberté était planté place d’Armes pour célébrer le retour de la République, la seconde, qui aura une courte existence : de février 1848 à décembre 1851. Ce dessin détaillé de Victor Demotier illustre l'événement. On peut y voir à l’entrée de la rue de la Citadelle l’enseigne de la librairie de son frère Charles. L’arbre transporté sur un chariot tiré par quinze Chevaux avait été planté à l’emplacement exact de celui, planté le 25 avril 1792, pour célébrer l’avènement de la Première République. Le Second Empire restauré, il était scié le 21 janvier 1852.

    Le 22 octobre 1848, les Calaisiens renouaient avec les anciennes fêtes fédératives de la Révolution. Ci—dessous, la 118 légion de la garde nationale parisienne, entrant dans la ville par la porte Richelieu, pour participer à la fête et fraterniser avec la garde nationale calaisienne. J.—P. P. (CLP)

    Le retour de la République, célébré à Calais en 1848

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