• En ce début de XXe siècle, les chevaux sont omniprésents

    CALAIS. Place d'Armes, c'était jour de marché sur cette carte postale datée de 1904. Au premier plan, la tapissière du casino, tirée par deux chevaux, revenait de la plage. A gauche, de la marchandise était déchargée de cette charrette. Face au musée, de nombreux fiacres taxi attendaient les clients. Rue Royale, un cabriolet s'apprêtait à croiser le tramway hippomobile se dirigeant vers la place. Ci—dessous un tramway arrivait au terminus, face au magasin Au Bon Marché où était stationné un autre tramway. Au premier plan, un enfant faisait une balade à dos d'âne. Le commun des mortels ne pouvait pas posséder de cheval. Il fallait en avoir les moyens et la place, une maison avec porte cochère et écurie. Les métiers liés aux chevaux étaient encore rentables, cochers, palefreniers, maréchaux-ferrants, selliers-bourreliers, vendeur de fourrage, et même ramasseur de crottin. J.-P.P. (CLP)

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  • Le café Au Bon Coin... au mauvais endroit

    CALAIS. Une erreur s'est glissée dans notre rubrique précedente à propos de l'identification du café Au Bon Coin : s'il existait bien un café à ce nom avenue Roger-Salengro en 1966, ce n'était pas le bon. M. Devin, lecteur attentif, a reconnu le café Au Bon Coin situé à Coulogne, à l’angle des rues des Hauts—Champs et Louis-Clipet. La plupart des clients posant devant le café étaient des musiciens de l'Harmonie de la Sainte-Cécile, dont lui—même faisait partie. Il y a reconnu le président de l'Harmonie, M. Jean Devin, un homonyme, et aussi M. Ducrocq, le président de la société colombophile La Vitesse. Le propriétaire M. Devenue n’était pas sur la photo. Le café a été détruit dans les années 1990 et a laissé place à un parking. Appel est fait à la sagacité des lecteurs pour situer cet autre café à la terrasse animée (ci-dessous). Rue des Fontinettes, peut—être?. J.—P. P. (CLP)

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  • Deux cafés de quartier dans les années soixante

    CALAIS. Ce petit café du Fort- Nieulay Au Bon Coin existait déjà avant-guerre, tenu par M. Walle. Il se situait au n° 106 avenue Roger-Salengro. à l'angle de la rue Constantine. Le voici en 1966, alors repris par M. et Mme Dejardin, et sponsorisé par les bières Champigneulles. Le café désormais au n° 590, nouvelle numérotation oblige, a été modernisé. Il changea d'enseigne pour devenir un café-brasserie-tabac, Le Fer à Cheval. Son dernier propriétaire, M. Loyer, ayant jeté l'éponge. Le café a été repris depuis septembre par Yannick Zeboudji, avec l’enseigne Chez Yannick. Le café de René Evrard Chez René (ci-dessous), n’a pas eu cette chance. Si les petites épiceries de quartier ce sont faites rares, beaucoup de ces bistrots ont connu le même sort. Situé au n° 63 de la rue Neuve, à l'angle de la rue Chanzy, il a été détruit pour laisser la place à un immeuble. J.-P.P. (CLP)

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  • Une écurie de 68 chevaux pour tracter les tramways

    CALAIS. En 1879, la compagnie britannique Tramways-and-General-Work-Limited mettait en service trois lignes intramuros et une vers Guînes, avec une flotte de sept voitures à impériale, ensuite complétée par dix voitures tirées par un seul cheval.

     En 1882 Calais-Tramway-Compagny prenait le relais. A l’aube du Xxe siècle, il ne restait que onze voitures en fonction avec une écurie de soixante-huit chevaux.

    Ci-dessus, boulevard jacquard, voici le moment où les attelages étaient changés. En bordure de trottoir sur la gauche et sur la droite, des chevaux frais étaient en attente.

       Ci-dessous une voiture plus légère était tractée par un seul cheval. Les tramways hippomobiles souffraient de leur lenteur et du coût élevé de l'entretien des chevaux. Les Belges de la Société tramways de Calais et extensions (STCE), a repris en 1908 le flambeau sur un réseau électrifié et densifié. J.-P.P. (CLP)

    Une écurie de 68 chevaux pour tracter les tramways

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  • La restauration de la tour du Guet dès 1948

    CALAIS. La Tour du Guet restait debout lors des bombardements dévastateurs de mai 1940. Les immeubles l'entourent étaient effondrés. Le toit de cuivre qui couronnait la plate-forme était bousculé, puis soufflé en 1944. La Tour du Guet, achetée par la ville en 1 9 10. avait été classée monument historique en 1931. Alors que les immeubles de la rue Royale n‘étaient pas encore sortis de terre, le ministère des Beaux-Arts finançait la restauration de la tour. Un échafaudage l'entourait dès fin 1948. Lors de la Reconstruction, la rue Royale avait été déplacée pour être alignée sur la rue de la Mer. Elle aboutissait désormais au pied de la tour, à l’entrée de la place d‘Armes. Voici, photo ci-dessous, cette nouvelle rue Royale juste avant la restauration, avec sur la gauche les ruines du musée et, au fond sur la droite, celles de l'ancienne chambre de commerce. J.—P.P. (CLP)

    La restauration de la tour du Guet dès 1948

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  • Le chemin Risban bientôt ouvert aux promeneurs

    CALAIS. Le chemin de promenade Risban a été réhabilité après avoir été fermé durant de longues années. Il n'est pas encore ouvert aux promeneurs, suite à des malfaçons empêchant d‘y installer des barrières de protection. Ce chemin qui longe le chenal en contournant le fort Risban aboutissait directement au début du XXe siècle à l’ancienne jetée Ouest. Dans les années 1920, après la construction de la nouvelle jetée Ouest, il débouchait sur le musoir de l’ancienne jetée. Le voici en août 1976 lors de la première venue à Calais du Mermoz qui assurait les croisières Paquet vers le Grand Nord. Changement de décor ci-dessous, à la fin des années 1980, lors du départ de ce sous-marin, suivi par de nombreux curieux massés sur le chemin Risban. Au fond, l'ancienne jetée Est avait été démontée et le chenal élargi. J.-P.P (CLP)

    Le chemin Risban bientôt ouvert aux promeneurs

     

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  • La crise du logement pendant l'occupation allemande

    CALAIS. Ces soldats allemands, place de la Nation, suscitaient encore la curiosité des Calaisiens ici, au début de l’Occupation. Ils devront s‘habituer à leur présence envahissante. Les Calaisiens revenaient peu à peu de la périphérie ou de la campagne où ils s'étaient mis à l’abri. Calais-Nord, écrasé par les bombes puis décrété zone interdite, avait contraint les habitants à se loger chez des amis ou à trouver une maison abandonnée à Saint-Pierre. Les soldats allemands étaient eux aussi à la recherche de maisons vides, réquisitionnées d’office par l'occupant. Des affiches « maison habitée » fieurissaient sur les façades pour ceux qui avaient pu réintégrer leur habitation, en y chassant parfois les réfugiés qui la squattaient. Le pensionnat Saint-Pierre (photo ci-dessous) avait accueilli 254 militaires français blessés. Les soldats allemands l‘adopteront ensuite comme caserne. J.-P.P. (CLP)

    La crise du logement pendant l'occupation allemande

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  • Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    La statue en hommage à Hubert Latham, toujours visible sur la route du cap Blanc—Nez a la sortie de Sangatte.

    SANGATTE. Aujourd’hui, le tunnel sous la Manche est ancré dans le paysage du Calaisis et tout le monde connaît l'exploit de Blériot le 25 juillet 1909 à bord de son avion. Pourtant, ça ne fut pas si simple et le rêve de traversée de la Manche par le tunnel ou en avion mis du temps à se réaliser.

    DEPUIS 1875. Le premier projet de tunnel sous la Manche date de 1875 et une usine est construite sur le territoire de Sangatte à cet effet. En 1878, un premier puits est creusé. L‘ingénieur Ludovic Breton dirige le chantier. Ce sont 1839 mètres de galeries qui seront percées sous la mer avant que l'Angleterre, craignant une invasion, décide d'abandonner le projet. Ironie du sort, c'est dans les bâtiments désaffectés de l’usine du tunnel sous la Manche qu'Hubert Latham entrepose L'Antoinette, avion avec lequel il tentera la première traversée de la Manche le 19 juillet 1909.

     Le moteur tombe en panne et Latham se pose sur l’eau. Il sera récupéré avec son avion par le torpilleur Harpon. Aujourd'hui, il reste de cette tentative une statue de bronze du sculpteur Georges Verez, érigée après la mort de l'aviateur en 1912. Cette statue se trouve sur les lieux du départ de la traversée.

       S.D. (CLP)

    Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    La rue de Wissant

    Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    L’usine du tunnel sous la Manche à Sangatte… il y a une centaine d’années.

     

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  • 1908, trams hippomobile et électriques cohabitaient

    CALAIS. En 1903, la Société Tramways de Calais et Extensions obtenait la concession du réseau calaisien. Les travaux de mise aux normes et l’extension du réseau étaient gigantesques: élargissement des voies, installation des caténaires, création de nouvelles lignes.  Lors de l’inauguration du réseau en 1908. il restait à achever l’électrification vers la plage, terminée en 1909, et vers Guines, terminée en 1910.  L'éditeur calaisien Omer Lefebvre avait publié en 1908 ces deux cartes postales qui montraient la cohabitation des anciennes et nouvelles voitures. Au cartefour des Quatre-Boulevards, un tramway électrique débouchait du boulevard La—Fayette. Face au café Grand Café Léon, une voiture hippomobile empruntait le boulevard Pasteur pour rallier Guînes.

     Ci-dessous, une ancienne voiture à impérial de la ligne Calais-Guînes circulait Chenfin-des-Régniers au Pont-du-Leu. J.-P.P. (CLP)

    1908, trams hippomobile et électriques cohabitaient

     

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  • Les plus anciens s’en souviennent peut-être. Il y a 73 ans, le quartier Saint-Pierre était bombardé par l’aviation alliée. Bilan: 97 civils tués. Retour sur ce drame, fruit d‘une tragique méprise.

    Le 27 février 1945, Calais était bombardé par erreur

    CALAIS. Saint-Pierre. Voilà près de cinq mois que la ville était libérée, depuis le 30 septembre 1944, entraînant le retour de 35 000 Calaisiens dans leur foyer. Des habitants qui pensaient en avoir définitivement fini avec la guerre à leurs portes. C'était sans compter la magique erreur des Britanniques. Ce 27 février 1915, la Royal Air Force a programmé un raid vers Dunkerque, dernière ville encore tenue par les Allemands.  Trente—six bombardiers décollent de Vitry-en-Artois, près d’Arras. Ils appartiennent à trois escadrilles différentes (la 88e, la 226e et la 342e), et sont lestés de huit bombes de 226 kilos. Dans le ciel couvert de la côte, les équipages de la 88e et de la 342e font demi— tour. Ceux de la 226e poursuivent leur route, en deux formations distinctes. Six avions survolent  Dunkerque, larguent leurs bombes et retournent à VItry—en-Artois. Six autres B-25 Mitchell ont passé Boulogne et survolent la Manche vers Dunkerque.  Le sous-lieutenant Mason, qui commande cette deuxième formation, aperçoit des toits et des rues, et ordonne le largage des bombes. Il croit survoler Dunkerque... mais c'est Calais. Les trente-six engins tombent entre les rues Thiers (aujourd’hui rue de la Commune—de-Paris), de Valenciennes, Gaillard et Hermant. Le bilan est lourd: 97 morts et 150 blessés. Les opérations de sauvetage durent plusieurs jours. Les obsèques ont lieu le 3 mars, place Crèvecœur, avant que les cercueils soient transférés au cimetière Sud sur des camions escortés par des soldats anglais. Ce n’est que le lendemain que l'erreur de la Royal Air Force est annoncée officiellement, via un bref communiqué, exprimant les « regrets du Quartier général suprême des forces alliées, pour le bombardement de Calais effectué par erreur par des bombardiers volant par temps couvert et ayant pris Calais pour Dunkerque. »

    Le maire Jacques Vendroux fait ensuite part de son étonnement, « de la façon silencieuse et digne dont les Calaisiens prirent conscience de cette effarante révélation. » .                   Isabelle Hodey et  Bruno Mallet 

     

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