• Après avoir recueilli des informations concernant Henri Louchez dont le nom avait été repris pour désigner l'ancien stade du boulevard Curie, l'association Calais Photos Nostalgie a décidé de se mettre sur la piste d'un autre Calaisien qui ne survit quasiment plus dans la mémoire locale que par le biais de son nom... tant que le stade de l'avenue Saint-Exupéry subsiste : Julien Denis. Le public le plus averti sait généralement que Julien Denis était footballeur du RC... mais pas grand-chose d'autre. Or, il était considéré il y a un siècle comme un véritable héros. « Si les personnes qui fréquentent encore le stade Julien Denis prenaient le temps de s'arrêter pour lire la liste des morts pour la France inscrite sur la plaque érigée à l'entrée, ils verraient qu'y figure le nom de ce jeune homme, mort à 27 ans au tout début de la Première Guerre mondiale, le 15 août 1914 à Dinant, en Belgique » explique René Ruet, assez inquiet d'ailleurs de l'état de la stèle, peu entretenue. Julien Denis était donc vu comme un héros, mort pour la France, et sa carrière de footballeur légitimait pleinement le fait d'attribuer son nom au terrain de jeu.

    UN FOOTBALLEUR HORS PAIR

    Mais quel footballeur était-il ? Des recherches bien menées ont permis à René Ruet de retrouver des témoignages d'anciens condisciples de Julien Denis, propres à nous renseigner sur le style de jeu de ce natif de La Gorgue (Cambrésis)... car Julien Denis n'était pas Calaisien d'origine. Un de ses anciens camarades du pensionnat Gombert de Fournes se souvient ainsi des qualités sportives dont il fit preuve dans la prairie attenante à l'établissement. Il était alors adolescent. « Il fit un jour un pari qui fit malicieusement rire ses camarades de classe. Il paria de faire trente fois le tour du terrain de football. On se moqua de lui. À l'époque on ne parlait guère de course de fond, sauf pour rappeler l'histoire du soldat de Marathon qui tomba mort en touchant au but. Le jour venu Julien couvrit avec le sourire les 9 km de course qu'il s'était imposés. Prouesse remarquable d'autant plus significative que notre coureur n'était ni spécialisé, ni entraîné, mais qui témoignait d'un souffle inépuisable et d'une résistance physique incomparable Julien Denis était très intéressé par la pratique de la boxe mais son destin l'a amené au football où son frère aîné Léon s'était déjà illustré. Lors- qu'il s'engage à 18 ans, il est incorporé au 8ème régiment d'infanterie à Calais. Devancé par une excellente réputation, les dirigeants du Racing le recrutent. Il devient rapidement un pilier de l'équipe des canaris, aux côtés de Fernand Ducrocq, Ernest Hénocq, Maurice Delanghe, Willy Holmes, Jules Richard, Léon Fontaine, Norbert Bonne... Pendant sept ans, il occupe brillamment le poste de demi-centre.

    Julien Denis, footballeur calaisien et soldat « poitrine en avant »

    C'est avec une grande émotion que Victor se remémorait Julien, une belle photographie à l'appui. « C'est à l'issue d'un match fratricide qu'elle fut prise. Examinez bien les deux personnages. Il y en a un qui sourit d'un sourire très doux, d'un sourire de bonne grosse bête très forte et cependant qui ne mord jamais. Ce personnage, voyez-vous, ce n'est pas moi » déclarait Victor, empli de nostalgie.

    IL GALVANISE SON ÉOUIPE

    « Il fut surtout un défenseur remarquable » se rappelle un de ses supporters. « Doué d'une résistance peu commune, il lui est arrivé maintes fois de museler à lui seul une triplette adverse, même quand celle-ci était de classe. Ajoutez à cela un esprit de club incomparable et un cœur d'or. Lutteur de premier ordre, loyal et tenace, il servit toujours d'exemple à ceux qui le côtoyaient ». Qui mieux que lui défendit à son époque les couleurs sang et or ? Il popularise le cri « Allez Calais ! » lancé lors de matches pénibles et indécis pour galvaniser son équipe et emporter la victoire. L'un des frères de Julien, Victor, son benjamin, a eu l'occasion de se mesurer à lui sur le terrain. Il se remémore ses performances de dribbleur: « J'ai souvenance que pour arrêter un dribbling, il se jetait brusquement contre l'adversaire en écartant très fort les jambes. Ainsi, que la balle fût dirigée vers la droite ou vers la gauche, elle n'allait pas loin. Et comme Julien procédait à ce tackling peu banal sans compromettre son équilibre, il avait tôt fait de prendre possession de la balle et de l'envoyer à un camarade Cette moisson de souvenirs nous permet de cerner quel sportif Julien Denis était. L'homme fut sans conteste chaleureux avec ses pairs et savait entretenir un véritable esprit d'équipe, lui qui assuma le capitanat des canaris jusqu'à la mobilisation. Devant son attitude face à l'ennemi, sa vaillance ne fait aucun doute. Autant de raisons pour que son nom perdure dans le paysage calaisien, d'autant que, comme tant de poilus sacrifiés, il n'a pas de sépulture personnelle... MAGALI DOMAIN

    Julien Denis, footballeur calaisien et soldat « poitrine en avant »

    IL CHARGEAIT TOUJOURS POITRINE EN AVANT

    Gabriel Hanot, footballeur nordiste qui a joué à plusieurs reprises aux côtés de Julien Denis, et parfois contre lui, l'évoque en ces termes : « Qu'il fût partenaire ou adversaire, Julien Denis était le plus loyal des joueurs, celui qui chargeait toujours poitrine en avant, le col du chandail ou de la chemisette ouvert, celui qui ne se servait de sa force que généreusement, franchement, sans arrière-pensée méchante, sans le moindre désir de faire mal ou de blesser. Il avait besoin de se mettre peu à peu en action, pour obtenir le rendement naturel de sa vigueur, et il finissait toujours les matches beaucoup plus fort qu'il ne les commençait. Il avait une belle adresse de passe et un excellent jeu de tête. Toutefois, quand je me rappelle son style, c'est plutôt l'athlète que le technicien que je revois, l'athlète large d'épaules, solide sur ses jambes, aux yeux rieurs et largement ouverts sur la vie, d'homme parfaitement équilibré ». Sur le champ de bataille, c'est aussi poitrine en avant que le sergent-major Julien Denis alla à l'assaut de la forteresse de Dinant et trouva la mort.

    Pas de tombe individuelle

    « Peut-on se recueillir sur la tombe de Julien Denis? »: pour répondre à cette question, René Ruet a mené des investigations auprès du service patrimoine de Dinant, puisque c'est sur le sol belge que le footballeur du RC a trouvé la mort lors de la bataille dite du 15 août, qui a consacré la reprise du fort de Dinant tenu par les Allemands (rive droite de la Meuse) par les troupes Françaises du 33e (positionnées rive gauche). Sous une pluie de projectiles, l'assaut a eu lieu sur le pont et s'est poursuivi dans les marches menant au fort. Des dizaines de soldats français sont tombés sous les balles allemandes. Le lieutenant Charles de Gaulle a d'ailleurs été blessé lors de cet assaut. Julien Denis, lui, n'en réchappe pas. Cependant, explique l'historien Vincent Scarniet, « Julien Denis ne dispose d'aucune sépulture individuelle à Dinant. Soit il se trouve dans une des fosses communes comme non identifié, soit sa dépouille a été rapatriée en France fin 1922-début 1923 lors du remembrement des cimetières militaires de la région, soit encore incinérée quelques jours après le 15 août ». Conclusion : dans la mesure où Julien Denis n'a pas de tombe à La Gorgue, il n'y a pas d'endroit où l'on peut lui rendre hommage. « Qui l'aurait imaginé?» s'exclame René Ruet, encore plus convaincu de ce fait de l'importance de conserver la dénomination « Julien Denis » à un équipement sportif de Calais.

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  • Avant 1994 et 2001, l'étape entre Dunkerque et le Tréport du Tour de France 1958 était passée par la Côte d'Opale.

    Ville-étape lors des éditions 1994 et 2001 comme nous avons pu le voir précédemment dans la semaine, Calais a également eu la chance d'être un point de passage lors du Tour de France 1958, plus précisément lors de la 3e étape reliant Dunkerque (Nord) à Le Tréport-Mers-les-Bains (Seine-Maritime) où la route du Tour longe la Côte d'Opale, offrant alors aux coureurs la beauté des paysages du Calaisis. Le début de la course ressemble, à quelques exceptions près, fortement à l'étape entre Calais et Anvers de 2001, mais dans le sens inverse. En effet, les coureurs s'élancent de Dunkerque et passeront par Gravelines (km 18), Oye-Plage (km 24,5), Marck (km 31,5), Calais (km 39), Coquelles (km 44) et Saint-Inglevert (km 52) en ce qui concerne les villes du Calaisis.

    LA COURSE

    116 coureurs sont au départ de cette étape le 28 juin 1958 à une époque où les équipes sont encore des sélections nationales. On retrouve donc dans le peloton l'équipe de France de Jacques Anquetil, Louison Bobet ou encore Roger Walkowiak, la Belgique, la Hollande, l'Italie ou encore des équipes comme. Paris-Nord-Est, Centre-Midi et Ouest-Sud-Ouest. Dès le début de l'étape, une échappée se forme km 5 mais n'obtient guère de succès. Il faut attendre le km 29 et le passage à Marck pour que la bonne échappée se dessine, composée notamment de deux tricolores, Gilbert Bauvin et Jean Stablinski. Les oreillettes que nous connaissons aujourd'hui n'existant pas, l'écart se creuse considérablement (de 45" lors du passage à Calais à 6'40" à Etaples). Au km 100, un groupe s'intercale entre les échappés et le peloton et parvient à revenir à 3' 15 de la tête tandis que le peloton reste à distance (6'15"). A 12 km de l'arrivée, les 7 hommes de tête maintiennent les poursuivants hors d'atteinte (5'20) et joueront donc la victoire. Emmené par Jean Stablinski, Gilbert Bauvin va conclure de manière victorieuse une échappée de 148 kilomètres malgré un bel effort final du Belge Nôel Foré, 2e. L'autre gagnant de l'échappée est Win Van Est, qui s'empare du maillot jaune au profit de Jos Hoevenaers, porteur de la tunique durant l'étape.

    Calais, lieu de passage du Tour 1958

    Notre journal s'était évidemment fait l'écho de ce passage, salué par près de 50 000 personnes dans les rues calaisiennes.

    Calais, lieu de passage du Tour 1958

    LES CLASSEMENTS

    • Classement de l'étape :

    1. Gilbert Bauvin en 4h44min et 13 secondes ; 2. Noël Foré ; 3. Vito Favero 4. Wim Van Est ; 5. Jean-Claude Annaert ; 6. Fernand Lamy ; 7. Jean Stablinski 8. Francisco Moreno à 5107 ; 9. Emilio Bottachia ; 10. Henry Anglade

    • Classement général :

    1. Wim Van Est ; 2. Gilbert Bauvin à 40' ; 3. Noël Foré à 54' ; 4. Vito Favero à 115511 ; 5. Jos Hoevenaers à 3144 ; 6. André Darrigade à 4'54" ; 7. Gerrit Voorting à 5'05 ; 8. Pierino Baffi à 51191' ; 9. Emilio Bottachia à 5'22 ; 10. Piet De Jongh à 5122

    Il est à noter que ce Tour 1958 sera remporté quelques jours plus tard par le Luxembourgeois Charly Gaul, devant Vito Favero (ITA) et Raphaël Géminiani (FRA). Jean Graczyk (FRA) endosse le maillot vert et Federico Bahamontes (ESP) le prix de la montagne, tandis que la Belgique l'emporte par équipes.

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  • La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Ci-dessus, la façade de la bijouterie avant-guerre.

    La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Ci-dessus, une publicité de 1973.

    CALAIS. La bijouterie était une tradition familiale chez les Van Heeghe, installés à Saint-Omer. La fille reprenait la bijouterie familiale, un frère s'installait à Béthune, et le troisième, Joseph, re- prenait en 1928 la bijouterie Tétart, sise 68, boulevard Jacquard à Calais, entre un quincaillier, M. Peltier au 66, et un café au 70, tenu par Mme Veuve Autrique. À l'époque la concurrence était rude. Il y avait dix-huit bijouteries dans la ville. En 1947, Joseph rénovait totalement sa bijouterie Au Guy.

    En 1955, lorsqu'il a pris sa retraite, son fils Jacques a assuré la succession. Il y avait alors tou- jours dix-huit bijouteries en activité.

    En 1996, l'heure de la retraite sonnant, Jacques Van Heeghe n'a pas trouvé de repreneur. Son magasin est devenu le siège d'une mutuelle. M. Van Heeghe, « bon pied bon œil », a fêté hier ses 90 ans. Quant aux bijouteries, elles se comptent désormais sur les doigts d'une seule main. • J.-P. P. (CLP)

     

    La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Après la Seconde Guerre mondiale, la façade a quelque peu changé.

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  • De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    BOULOGNE-SUR-MER. Instant fondateur de la France Libre et des mouvements de résistance, l'appel du général de Gaulle prononcé au soir du 18 juin sur les ondes de la BBC est en réalité un mythe. À l'instar de tous les Français, peu de Boulonnais l'entendent. Leur journée est davantage marquée par une alerte aérienne ou l'obligation de déposer leurs armes ou fusils de chasse. On n'a alors guère le loisir d'écouter, sur la radio anglaise, un général français jusqu'alors inconnu. De cet appel ne subsiste que le manuscrit raturé initial — le discours ayant été légèrement amendé à la demande des Anglais et aucun enregistrement n'est alors réalisé.

    Charles de Gaulle lance ensuite, jusqu'à la fin du mois, d'autres appels. Ceux des 18, 19 et 22 juin (ce dernier est enregistré et on se souvient, à tort, de celui-ci comme de l'appel du 18) sont synthétisés dans une affiche placardée début août dans les rues de Londres. Cette affiche, rééditée en France à partir de l'automne 1944, est — à tort elle aussi — datée du 18 juin. Pourtant, même s'il n'est pas réellement entendu, l'appel du général de Gaulle se diffuse chez certains.

    DEUX VISITES EN QUINZE ANS

    Il faudra attendre le 12 août 1945 pour assister à la venue de celui qui est devenu chef du gouvernement provisoire. Le premier symbole d'une reconnaissance par l'État des souffrances endurées par la ville. « À Boulogne, dans la ville basse, tout était ruines et deuils, ce qui n’empêchait aucunement la population de manifester une confiance retentissante. », écrira même Charles de Gaulle dans ses mémoires. Et la confiance perdure bien après la fin de la guerre. Le 24 septembre 1959, Boulogne accueille dans la liesse populaire le désormais premier président de la Ve République, et ce malgré le contexte tendu de la guerre d'Algérie. Charles de Gaulle parcourt alors pendant quatre jours la région, sa région. Le chef de l'Etat est natif de Lille, s'est marié à Calais et passait ses étés à Wissant. • KARINE BERTHAUD (CLP)

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    En quinze ans, le général de Gaulle s'est rendu à deux reprises à Boulogne-sur-Mer. PHOTOS ARCHIVES MUNICIPALES.

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  • Lorsque la mode était au port du couvre-chef

    CALAIS. Sortir tête nue était mal vu en ce début du XXe siècle, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Ces messieurs, installés en terrasse au Café de la Nation, nous permettent d'apprécier la mode de l'époque. Le costume trois-pièces était alors de rigueur. La majorité de ces messieurs arborait une moustache, fournie, et des cheveux coupés court, gominés avec la raie centrale. Quant aux couvre-chefs (chapeau melon, canotier et casquette), ils apportaient la touche finale. Lorsqu'un monsieur croisait une dame, la politesse était d'incliner ou de soulever le chapeau. Porter un chapeau à l'intérieur était considéré comme impoli. Quant aux dames, elles suivaient la mode parisienne avec d'impressionnants chapeaux chargés de plumes, de faux fruits et de fleurs, comme ci-dessous lors de cette fête, la « Batailles de fleurs », qui se déroulait en 1906 place d'Armes. • J.-P. P. (CLP)

     

    Lorsque la mode était au port du couvre-chef

     

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  • GUÎNES. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le canal de Guînes avançait plus loin qu'aujourd'hui dans la ville. La rue Narcisse-Boulanger se terminait par un pont appelé « Pont d'Avignon ».

    Construit en remplacement d'un autre en bois, il a été terminé en 1813.

    UN PORT FLUVIAL IMPORTANT

    Au milieu du XXe siècle, les deux berges du batelage seront réunies et une partie du canal va disparaître.

    Dès le XVIIIe siècle, le batelage était un port fluvial important où transitaient tourbe, bois de la forêt de Guînes, charbon d'Hardinghen, et pierres de Marquise. La batellerie de Guînes était très importante, atteignant les quatre-vingts bateaux à la fin du XVIIIe. Le long du canal se trouvaient plusieurs entreprises ayant un rapport direct avec le cours d'eau, comme le chantier naval Decuppe qui s'est développé pendant près d'un siècle. Plus tard, la métallurgie a aussi permis de développer le transport fluvial au départ de Guînes.

    Tout autour de ce commerce, des métiers ont pris essor, comme celui des voituriers, qui acheminaient les matières premières en provenance d'Hardinghen ou de Marquise. Le développement du chemin de fer et du transport automobile a eu raison du transport fluvial à Guînes. Cela aussi aura raison du transport des passagers par coche d'eau. Les chemins et les routes étaient, au XVIIe siècle, peu praticables. Le coche d'eau devenait alors le moyen de transport privilégié. Il s'est développé jusqu'à la fin du XIV siècle où une ligne de tramway à chevaux fut mise en place puis le petit train Calais-Anvin. Mais, avant de disparaître, ces coches d'eau pouvaient transporter jusqu'à 150 personnes qui partaient de Guînes à 8 heures le samedi et revenaient de Calais à 16 heures. Le samedi était jour de marché à Calais, important pour les Guînois. En 181 3, il existait mème deux départs le matin, à 7h et 8 h 3(), et deux retours l'après-midi, à 17 heures et 18 heures. En 1797, un accident du coche d'eau fit neuf victimes à Saint-Pierre-lès-Calais. S. D. (CLP)

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Le Pont d'Avignon, aujourd'hui disparu.

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Désormais, le « Pont d'Avignon » a laissé place à un carrefour.

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Au XVIIe siècle, le coche d'eau était le moyen de transport privilégié.

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  • Le Cercle du soldat belge place de l'hôtel de ville

    CALAIS. En octobre 1914, l'armée belge se replie dans le camp retranché de Calais et installe son quartier général dans le théâtre municipal. Le port est mis à sa disposition, ainsi que la flaque à guerlettes pour les hydravions et l'aérodrome du Beau-Marais pour son aviation. Près de quatre cents baraquements, construits par le génie belge, permettent de cantonner les troupes. Des hôpitaux de fortune accueilles blessés. Au total, 898 décéderont et seront inhumés à Calais. Le front stabilisé, la place de l'hôtel de ville est mise à la disposition du commandement belge, début 1916, Pour y créer un Cercle du soldat belge. Cinquante baraquements y sont érigés avec réfectoire, salle de spectacle, de jeux, bibliothèque, cuisines, salles d'escrime, chapelle. Ci-dessous, l'entrée du Cercle face au parc Saint-Pierre avec, au fond, le bureau de Bienfaisance de la ville de la rue du Pont-Lottin. • J.-P. P. (CLP)

    Le Cercle du soldat belge place de l'hôtel de ville

     

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  • RECQUES-SUR-HEM. Lorsque l'on arrive de Polincove à Recques-sur-Hem, on traverse tout un lotissement de maisons nouvellement construites. Ces récentes habitations ne laissent pas présager ce que l'on découvre si on poursuit sa route en direction de la Grand-Place. Là, un petit coin de verdure aux espaces verts admirablement entretenus et des maisons du XIXe siècle. Le temps semble s'être arrêté. En face, l'ancienne auberge Delannoy. Sur sa façade, une date, 1861, et deux poiriers. Sur le pignon, un poirier Catillac et, sur la façade, un poirier Beurré Giffard. Ils ont été greffés sur des cognassiers. Tous deux sont taillés en espalier.

    LE FEU BACTÉRIEN

    Plantés en 1861, ils furent touchés dans les années 1980 par le feu bactérien. Cette bactériose est l'une des plus dangereuses : un arbre peut mourir rapidement s'il n'est pas soigné. En 1983, on décida de pratiquer une taille sévère des poiriers qui ont, de ce fait, résisté à la maladie pour être toujours visibles aujourd'hui.

    À droite de l'ancienne auberge, une ancienne forge ayant sur son pignon la date de 1860. Une troisième maison du XIXe siècle marque l'entrée du cimetière. Entrons dans ce cimetière afin d'y découvrir l'église.

    L'église Saint-Wandrillle, est l'une des églises les plus anciennes de la région d'Audruicq. Le chœur a été construit en 1661, remplacé par celui bâti au XXe siècle. La nef fut construite en 1688. Le clocher, qui abrite une cloche de 1825, a été érigé en 1881. En 1895, huit vitraux ont été ajoutés. L'église a été rénovée en 2011, grâce au travail d'un chantier école. • S. D. (CLP)

    Des poiriers âgés de 160 ans sauvés de la maladie en 1983

    Des poiriers âgés de 160 ans sauvés de la maladie en 1983

    Ce côté de la Grand-Place n'a pas beaucoup changé depuis cent ans. L'église du village (ci-dessus) est l’une des plus anciennes de la région d'Audruicq. Elle date de 1661.

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  • À la découverte de la chapelle à loques et du moulin Desombre

    La chapelle Saint-Quentin est-elle encore régulièrement visitée aujourd’hui.

    ARDRES. La chapelle Saint-Quentin, dit Milfort, se trouve rue de Saint-Quentin. Elle fut reconstruite, en pierres de pays, en 1828, par Charles Valques, originaire de Nortkerque et habitant la commune. De forme rectangulaire, cette chapelle a une façade composée d'un porche voûté et de deux pilastres. C'est une chapelle dite à loques, où l'on trouve encore aujourd'hui des vêtements accrochés à la grille. Ce sont ceux de malades dont on espère une guérison. Rejoignons la route départementale le long de laquelle se trouve une première rangée d'arbres, des platanes, plantés là dans les années 80 en remplacement d'ormes abattus car malades. Ces ormes avaient été plantés en 1817. Au carrefour, deux solutions s'offrent à vous : tourner à droite pour découvrir l'allée des Tilleuls ou à gauche pour vous rendre au moulin Desombre.

    Celui-ci a été construit au début du XVIIIe siècle et cessa toutes activités en 1926. Moulin à vent en pierre, il servait à moudre les céréales. Aujourd'hui, seule sa tour subsiste. L'allée des Tilleuls a été plantée en 1766, lors de travaux entrepris afin de désenclaver la ville. On rouvre à l'époque la porte du Haut des remparts fermés en 1596 et on crée un accès au nouveau cimetière. Ainsi, quatre rangées de tilleuls sont plantées et forment une voûte naturelle au-dessus de la route. Cette allée a été classée sur la liste des sites et monuments naturels en 1912 et reste aujourd'hui un endroit de promenade des plus agréables. • S. D. (CLP)

    À la découverte de la chapelle à loques et du moulin Desombre

    Le moulin Desombre bâti au début du XVIIIe siècle n'est plus qu'une tour en ruines. 

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  • Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

     

     

    Depuis 1763, la tour de l'horloge domine la ville de Guînes. La colonne Blanchard (ci-dessus) marque, dans la forêt de Guînes, l'endroit où Blanchard a atterri en 1785 avec son ballon.

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    GUÎNES. Elles dominent toutes les deux le ciel de Guînes. La première, l'église Saint-Pierre-ès-Liens, avec son clocher, date de 1820. Elle a été construite afin de remplacer une église datant de 1660 et détruite car trop abimée par la Révolution. On a conservé, de l'édifice de 1660 les bases d'une tour au niveau du clocher. Elle a été inaugurée en 1822.

    Quittons l'église par la rue Lambert de Guînes et traversons la place des Tilleuls. Levons la tête, afin d'apercevoir l'horloge de la tour, bâtie en 1763 sur l'ancienne motte féodale. En 928, Siegfried le Danois, premier comte de Guînes, fit élever une motte sur laquelle a été construit le château fort de Guînes. Lorsque la ville a été reprise aux Anglais en 1558, le château a été rasé, mais la motte conservée. La tour de l'horloge telle que nous la connaissons a été construite par la commune en 1763 et servit pendant ses trente premières années de prison. Quittons le centre du village pour rejoindre la forêt de Guînes en empruntant la rue qui longe le collège des Quatre-Vents.

    LA COLONNE BLANCHARD

    Dans la clairière, vous trouverez un monument au milieu des arbres : la colonne Blanchard. Elle a été érigée en 1786 par la commune. Jean-Pierre Blanchard était un aéronaute français. Avec l'américain John Jeffries, il a traversé, le 7 janvier 1785, au départ de Douvres, pendant un peu plus de deux heures, la Manche en ballon. Cent soixante-quinze ans plus tard, la commune de Guînes a fêté l'événement, les 2 et 3 juillet. Le dimanche 3 juillet, un grand cortège historique, ayant pour thème l'aviation à travers les âges, rassemblait 23 groupes, avenue du Camp-du-Drap-d'Or. Le cortège a sillonné les rues de Guînes pour arriver place Foch. Le premier groupe du défilé, formé par l'école Notre Dame, avait pour intitulé « Gloire à Blanchard et à Jeffries », hommage à ces deux hommes qui ont accompli un immense exploit. S. D. (CLP)

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    L'église de Guînes (ci-dessus) a été construite en 1820.

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    Érigée en 1763 sur l'ancienne motte féodale, la tour de l'horloge (ci-dessus) domine toujours le centre-bourg.

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