• La gare maritime rénovée, inaugurée en le 17 juin 1939

    CALAIS. La gare maritime avait été l'objet d'un vaste programme d'amélioration et d'extension entrepris en 1930. Les travaux achevés, la gare avait été inaugurée le 17 juin 1939 avec la publication d’un livret (ci-dessous). Dans ce livret, l’importance de la gare avait été mise en évidence : 500 000 voyageurs transportés durant l'année 1938, point d’arrivée ou de départ de 6500 trains à destination ou en provenance de Paris, Bruxelles, Berlin, Varsovie, Bâle, Brindisi, Vintimille, Istanbul et des Indes. Parmi les améliorations figure le bâtiment des voyageurs, face à des quais élargis, qui avait été allongé de 30 mètres à chacune de ses extrémités. Des portiques couverts avaient été édifiés le long des voies an d’abriter les voyageurs ainsi qu’un abri fermé vers les quais pour les protéger du vent et des embruns. Moins d'un an plus tard, la gare était ravagée par les bombardements. J.—P.P. (CLP)

    La gare maritime rénovée, inaugurée en le 17 juin 1939

     

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  • En 1877, une tempête bousculait l'estacade du chemin de fer

    CALAIS. Le 30 janvier 1877, la tempête faisait goner la mer. Son niveau était tel qu’elle envahissait les quais du bassin du Paradis et venait lécher les remparts de l’enceinte. La jetée Ouest était coupée, la jetée Est subissait des avaries. Les rails de la ligne de chemin de fer reliant la gare, située au bassin Ouest, à la gare maritime de la jetée Est, passaient alors en partie sur une estacade de bois. Ses fondations ne résistaient pas aux vagues et s‘effondraient, emportant les rails à partir du café Deligny où les curieux étaient nombreux.

    Ci—dessous, cette gravure parue dans le journal L’Illustration, montre les dégâts vus des dunes vers le large. Un mois plus tard, le 28 février, une nouvelle tempête enlevait le musoir de la jetée Ouest. Le 28 février 1889, l’estacade était volontairement détruite an de laisser la mer s’engouffrer pour relier le bassin Carnot au chenal.

    En 1877, une tempête bousculait l'estacade du chemin de fer

     

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  • Les cartes postales légendées et datées d'Omer Lefebvre

    CALAIS. Omer Lefebvre, photographe et éditeur, possédait un magasin boulevard La—Fayette, La Photographie des Familles. Il est souvent difficile de dater les cartes postales le cachet de la poste étant parfois trompeur, la carte postale ayant pu traîner plusieurs années dans les tiroirs de l'expéditeur. Leurs légendes permettent de préciser qu’elles datent du 29 mai 1908, jour de la visite éclair du président Fallières. Il avait débarqué au port (ci—dessous), puis s’était rendu à l’hôtel de ville, place Crèvecœur. Le photographe, posté en attente, avait proté de l’occasion pour immortaliser le magasin de Thérèse

    Decroix situé au 39, boulevard La-Fayette, avenue décorée pour la visite du président. A la Gloire de Dijon était un commerce de fleurs naturelles.

    Ci-dessus, le magasin franco—belge de confection appartenait à Victor Bruttier. J.-P.P. (CLP) 

    Les cartes postales légendées et datées d'Omer Lefebvre

     

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  • " A la Mine d'Or " en 1921, une bijouterie pittoresque

    CALAIS. Émile Malherbe (le monsieur avec la casquette) pose avec sa famille sur le pas—de-porte de sa bijouterie en 1921. Le magasin se situait au n°73 boulevard La-Fayette.

    Il avait pour enseigne A La Mine D'Or. Ventes, réparations, transformations, achat d’or, d’argent et de pierres précieuses ont été le quotidien du bijoutier. La bijouterie fermera en 1927, remplacée par un magasin d'instruments de musique tenu par M. Verbecke. Emile Malherbe deviendra courtier en bijouterie rue Van—Grutten. Après-guerre son petit—ls Alphonse tiendra à son tour, et jusqu'à sa retraite, une bijouterie située au n"63 boulevard de l’Egalité à l'angle de la rue Francia (ci—dissous dans les années 1950). La bijouterie a laissé place de nos jours à un commerce spécialisé dans la vente de fenêtres, portes et volets. L'épicerie La Ruche sur l’autre angle est devenue une agence bancaire.        J.-P.P. (CLP)

    " A la Mine d'Or " en 1921, une bijouterie pittoresque

     

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  • Il y a 110 ans, un tramway électrique tiré par un cheval

    CALAIS. En l908, la foule était au rendez-vous boulevard La Fayette. Et Omer Lefebvre, le photographe, aussi, pour le premier essai du tramway électrique encore tiré par un cheval. Le convoi passait ici devant la boutique du photographe. Le projet datait de 1902, avec un cahier des charges précis : établissement à un mètre de largeur des voies de tramway et densification du réseau vers le cimetière sud, le Fort—Nieulay, la place Crèvecœur, la porte de Gravelines, la plage.

    Un homme d’affaires, M. Boulet, était sur les rangs pour réaliser le projet mais tout était remis en question avec son décès subit, en 1903. Le projet prenait du retard. Une société belge était finalement choisie et créait La Société tramways de Calais et extensions. Ci-dessous, M. Lefebvre avait photographié cette foule compacte boulevard La Fayette, en 1908, lors d'une fête. On voit bien le tramway fendre la foule. J.-P.P. (CLP)

    Il y a 110 ans, un tramway électrique tiré par un cheval

     

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  • L'immeuble abritant le Wind's club, incendié en septembre 1917

    CALAIS, Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1917, des escadrilles d’avions allemands survolaient Calais avec, pour objectif, la gare des Fontinettes. Le centre—ville était touché. Une bombe incendiait l’immeuble de M. Duquennoy, rue Charost, commissionnaire en tulle (ci-dessous). L’incendie se propageait aux immeubles voisins : à la Forte Toile, à l’angle du boulevard La-Fayette et de la rue Charest à la laiterie et au Bazar le côtoyant photographiée ; ici le lendemain. Le commerce À La Forte Toile qui proposait toiles, rideaux, stores, chemises et bonneterie, fut ensuite réhabilité et a poursuivi son activité jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Après—guerre, c'est un magasin de confection pour hommes, dames et enfants qui a ouvert ses portes : les Etablissements SOVEC. L’enseigne Wind’s Club lui succédera. L'immeuble a été évacué, le magasin ayant été victime de l'effondrement de ses faux plafonds. J—P.P. (CLP)

    L'immeuble abritant le Wind's club, incendié en septembre 1917

     

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  • La rue des Boucheries, baptisée rue de la Paix il y a cent ans

    CALAIS. Le 10 février 1919, le conseil municipal volait le changement de nom de la rue des Boucheries en rue de la Paix, en souvenir de l’heureuse issue de la Première Guerre mondiale. En 1379. Richard II, roi d’Angleterre, avait octroyé aux bouchers l'autorisation d‘y ouvrir des étals. Elle s’appelait alors rue Cardinale. Les Anglais chassés, la rue devenait la rue des Boucheries.

    En 1623, elles étaient au nombre de vingt. En 1845, les dernières étaient vendues. Sur cette gravure de la fin du XIX° siècle, la rue des Boucheries restait très commerciale. Le marché aux herbes, réservé aux paysans, y débordait, créant une forte animation. Elle débutait rue Royale, dont on voit ci—dessous au fond les commerces qui l’ont bordée, puis traversait la rue     De-Guise. La rue de la Paix traverse désormais la rue Royale qui emprunte depuis la reconstruction le tracé de l’ancienne rue De—Guise. J.—P.P. (CLP)

    La rue des Boucheries, baptisée rue de la Paix il y a cent ans

     

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  • Le ballon "Capitaine Dutertre" prêt à l'envol place Crèvecoeur

    CALAIS. La fête de Calais du dimanche 3 juillet 1904 avait été couplée avec l'inauguration du monument du Souvenir français. Le monument avait été érigé en bordure du parc Saint-Pierre, face au futur hôtel de ville. Il était surmonté de la statue du capitaine Dutertre, héros des guerres coloniales. Une bonne occasion pour la commission municipale des fêtes d'organiser, place Crèvecœur, un lâcher de montgolfières.

    Celle-ci avait été baptisée Capitaine—Dutertre, en hommage à ce héros. 11 était 18 h 10 à l’horloge de l’église, lorsque le ballon allait être lâché avec, dans la nacelle, M. Thiberghien, l’aéronaute, accompagné de MM. Vincent et Chauvin, conseillers municipaux. Ci-dessous, le ballon Ville—de—Calais, qui était sur ses amarres lors de la fête de Calais du 9 juillet 1912. Il s’envolera au son de La Marseillaise et sous les applaudissements avec à son bord M. Dupuis, l'aéronaute.

    Le ballon "Capitaine Dutertre" prêt à l'envol place Crèvecoeur

     

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  • Une publicité pour le casino sur la dune du Risban

    CALAIS. Achille Bresson a été le directeur du casino de la plage qui a ouvert en 1893, remplaçant l’ancien établissement des bains de mer devenu obsolète.

    Son objectif a été de faire de son établissement le point d’ancrage du tourisme à l'image des casinos de Boulogne et de Malo dont la renommée attirait la clientèle parisienne, belge et britannique. Il a multiplié les initiatives pour faire du front de mer une véritable station balnéaire. Pas étonnant qu'il ait obtenu l’autorisation au début du XX° siècle d’apposer cette publicité en lettres géantes sur la dune du Risban, idéalement placée face aux quais de la gare maritime et ainsi bien visible des passagers britanniques débarquant des malles. Elle était encore visible le 21 avril 1914 lorsqu'a accosté 1’Alexandra, le yacht du roi d’Angleterre George V, reçu en grande pompe sur le quai de la guerre maritime. J—P.P. (CLP)

    Une publicité pour le casino sur la dune du Risban

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  • Les jeunes matelotes courguinoises de tous les événements

    CALAIS. À l’image de leurs mères, les jeunes Courguinoises revêtaient très tôt le costume d’apparat et participaient, comme elles, aux événements festifs. Ce groupe de très jeunes matelotes se trouvait place Crèvecœur en marge d’une fête aéronautique. Elles étaient vêtues de leur habit traditionnel et de leur coiffe soleil.

    Les fameux pendants d'oreille, appelés les milanos, sont ici bien visibles sur cette photo qu'Alain Mascret avait exhumée du grenier familial.

    Au cou des jeunes filles pendait un bijou en losange avec au centre une croix en or, quelquefois en argent, ornée au centre d’un Christ et à son extrémité un grelot d’or ou une perle.

    La tradition perdure. Ci—dessous, voici à nouveau de jeunes matelotes en costume d’apparat serrant la main du président De Gaulle lors de sa visite officielle au stade du Souvenir, en 1966 avec sur la gauche le maire, Jacques Vendroux. J.—P. P. (CLP)

    Les jeunes matelotes courguinoises de tous les événements

     

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