• Richelieu 

    En mai 1632, ayant eu des informations sur un complot visant à vendre Calais au AnglaisLouis XIII et le cardinal de Richelieu séjournent à Calais et envisagent de faire de la ville entière une gigantesque forteresse dotée d’un grand port militaire. Richelieu ne fera que quelques travaux : un grand arsenal renfermant une grande cour entourée de plusieurs bâtiments pour stocker les armes et le blé, trois souterrains abritant des soldats en cas de bombardements, des moulins à blé ainsi que des fours à pain. Une colonne, représentant le buste de Richelieu, fut aussi dressée dans la cour. Les travaux furent exécutés par le Marquis de Saint-Chamond, Melchior Mitte de Chevrières qui ne cessa de demander des fonds pour les travaux, alors que les finances de l'État étaient dépensées pour les troupes en guerre contre la Lorraine.

    Vauban

    En 1658, la reconquête par Louis XIV de Gravelines puis de Dunkerque, fait perdre un peu de l’importance stratégique de la ville de Calais. Néanmoins, au cours de ses séjours à Calais, Louis XIV confie à Vaubanla remise en états des fortifications de la ville, à savoir la citadelle, le fort Risban et la reconstruction du fort Nieulay, l’un des très rares forts-écluses qui restent actuellement en France. Le roi reviendra quelques années après, voir les travaux effectués par son célèbre ingénieur militaire.

    Lors de la Révolution, certains voulurent raser la citadelle, prétextant qu’elle aurait pu servir d’appui en cas de révolte de la population face au pouvoir en place.Le fameux corsaire Claude de Forbin y sera même incarcéré en 1692, pour avoir rossé un bourgeois à qui il devait de l’argent.

    Avant d’être transféré à la Tour du Guet, c’est dans cette enceinte que Chappe fit en 1816 les premiers essais de son télégraphe aérien.

    XIXe siècle 

    Au xixe siècle, elle possédait une caserne d’une contenance de 1 000 hommes de troupes, deux citernes, de nombreux souterrains, des magasins à poudre, des magasins à provisions et des étables. Le rempart sud, déjà construit au Moyen Âge, fut doublé pour lui inclure des écuries et en temps de guerre y loger des hommes de troupes. Un magasin à poudre voûté en plein cintre, « système Séré de Rivières », fut construit sous le bastion du vieux port à la fin du xix siècle.

    Seconde Guerre mondiale

     

    Les premières bombes tombent sur Calais, dès le 10 mai 1940, et le 21, la citadelle est mise en état de défense. La Porte de Neptune et la Porte de Boulogne sont fermées, et un poste de commandement s’installe au sud-ouest. Le 24, alors que les Allemands encerclent la ville, des attaques ont lieu. Le 25 sera une journée noire durant laquelle, l’artillerie lourde de l’ennemi, s’abat sur la citadelle : les écuries brûlent avec tous leurs chevaux, les casernes s’écroulent en grande partie, les postes de secours sont débordés. Un dépôt de mazout en feu, côté ouest, voile le ciel de Calais durant toute la journée. En dépit de toutes ces destructions, les combattants rejettent l’ultimatum Allemand de reddition. Le 26, les casemates tremblent sous le déluge de bombes qui tombent sur la citadelle.

    Les Allemands attaquent les remparts au lance-flammes, et finissent par passer par les brèches qui commencent à apparaître. Faute de munitions, à 16h30, les combats cessent, rendant les Allemands maîtres des lieux, après un siège qui aura duré 36 heures. Un officier Allemand dira « La citadelle ne s’est pas rendue, elle a été conquise les armes à la main ». Plus un seul bâtiment ne se trouve debout, et tous seront rasés, au lendemain du conflit. De nombreux résistants du Calaisis seront fusillés.

    Monuments conservés

    La porte de Boulogne ou porte de secours qui date de la fin du xvie siècle(remaniée au xixe siècle) et la porte de la Ville ou de l'Hermitage datée du début du xviie siècle ont été inscrites monument historique le 15 février 1939. Les fossés et les courtines de la citadelle ainsi que la demi-lune défendant l'entrée vers la ville ont été inscrites monument historique le 27 avril 19901.

     

    Combats pacifiques

    Dans les années 1960, la citadelle sera reconvertie en stade omnisports et scolaire. Avec des terrains d’athlétisme, de football, de rugby, terrains de tennis sur terre battue et couverts, stand de tirs, tir à l’arc… . Le S.O.C, "Stade Olympique de Calais, y a élu domicile. La citadelle porte maintenant le nom de "Stade du Souvenir".

     

    « Le fort Risban »
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