• 10 octobre 1973

    LA DRAGUE SUCEUSE FRANÇAISE "CAP DE LA HAGUE " SE TROUVAIT, A CALAIS

    Vers une augmentation du trafic de sable et gravier ?

    10 octobre 1974

    Voici, à son arrivée hier matin, cette drague mise en service il y a un an. (photo “La Voix du Nord”)

    Depuis 1967, notre port connaît un important trafic de sable et gravier assuré par des bâtiments battant pavillon britannique comme le « Pen Avon », le « Bankstone », le « Pen Stour » et, depuis quelques mois. le « Marinex VI », navires effectuant la rotation entre Harwich et Calais.

     Cette fois, c'est un bâtiment français qui est entré avec une cargaison de 2.500 tonnes : le « Cap de le Hague », ayant Dunkerque pour port d’attache et appartement ‘: l’Union Maritime de Dragage (U.M.D.).

     Cette drague suceuse-porteuse est la plus perfectionnée de toutes.

    D'une longueur hors tout de 80 mètres, large de 13.75 mètres. elle a une capacité de 1.250 m3 et une charge utile de 2.500 tonnes.

     Elle possède une élinde souple permettant le dragage au point fixe ou en trainante.

     La tête de l‘élinde (c‘est—à-dire la suceuse) est équipée, soit avec un dispositif de désagrégation par injection d‘eau sous pression dans la crépine afin de broyer le sol, soit d'un hydrojet qui aide l'aspiration et permet d'atteindre une profondeur de dragage de 40 mètres, profondeur qu‘aucune autre drague ne peut atteindre.

     La plus perfectionnée des dragues de travaux publics ne peut en effet travailler au-delà de 33 mètres.

    De plus, un compensateur de houle permet le travail par des creux de 2.50 mètres.

    Le puits (cale) est ouvert avec une cloison longitudinale centrale, et un dispositif d'asséchement est installe à l'avant et à l’arrière permettant ainsi l‘essorage des matériaux dragués.

     Trié sur place

     Autre perfectionnement sur ce navire : le matériau dragué peut être, soit chargé directement sans criblage, soit trié.

     Ainsi, il peut à la fois prendre uniquement une cargaison de sable pouvant aller en-dessous de 0.5 m, soit du gravier pouvant atteindre 5/0 mm.

    Le déchargement

     Pour le déchargement, deux scrapers avec godets s’enfoncent dans la cale et vident leur contenu sur un transporteur qui permet le déchargement à terre à 22 mètres du bateau, avec un débit horaire de 1.200 tonnes.

    10 octobre 1974

    Deux godets s'enfoncent dans la cale et déposent sable et gravier sur un tapis roulant

    10 octobre 1974

    Un « bras » de 22 mètres permet le déchargement sur le terre-plein des quais.

    Devant Wissant...

     Cette drague, lancée en juin dernier, n‘a travaillé jusqu'alors qu'avec le port de Dunkerque.

    Elle puise ses cargaisons sur des bancs face à Wissant.

     Hier, c'est pour le compte de la société S.B.A.R. «Société des ballastières et agglomérés du Rouennais qui exploite ce matériau pour le groupe Létandart de Calais que le “Cap de la Hague” de trouvait en notre port

    La  S.B.A.R., qui travailait avec les bâtiments anglais, pourrait très bien passer marché avec l’U.M.D. puisque cette dernière est capable. avec son seul navire, de tourner a une cadence de 50 à 60.000 tonnes par mois alors que le port de Dunkerque  n'est client actuellement que pour 22.000 tonnes.

    Ainsi, le trafic de sable et gravier pourrait-il être appelé a connaitre une augmentation très importante de son Volume.

     Réception à bord

     Pour ce premier voyage, l'Union maritime de dragage avait organisé une réception à bord, M. Gendre, directeur général adjoint de cette société, et ancien ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Maritimes de Calais et Boulogne, salua les personnalités  présentes et signala que se “Cap de la Hague” était un cargo norvégien acheté par l'U.M.D. et transformé en drague dans un chantier de Hollande.

     Il en donna les caractéristiques et parla de l'équipage, composé de quinze hommes en deux bordées.

     Il souhaite que l'expérience calaisienne ne fut pas sans lendemain et que, très souvent, l'on put revoir le “Cap de la Hague” dans ce port.

     Un champagne d’honneur mit un terme à cette cérémonie à laquelle nous avons noté la présence de MM. Ravisse, courtier maritime, membre de la Chambre de commerce : Gheerbrant, directeur des services de la Chambre de commerce : Plenat, ingénieur du port : Dieudonné, ingénieur des Ponts et Chaussées maritimes ; Richard, chef d‘exploitation du port ; Jean Mulard, directeur de la Maison Léon Vincent. concessionnaire du navire : Terry Halfacre, directeur de ia West-Munster-Gravel-Calais ; Alain Lhuillier, directeur de la S.B.A.R. ; Guy Lhuillier, directeur général des établissements Lètendart ; Jacques Lhuillier, directeur d'exploitation de la S.B.A.R… etc. ‘

     Ces invités furent reçus par MM. Gendre, Courcin. commandant du navire ; Legrand, chef de production des sablières de la Seine : Bach, administrateur de l'U.M.D. : Mangin. Conseiller maritime ; Sanson. chef du service sables-mer. RS

    « 11 octobre 1973 »
    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :


snow