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    1888

     A l’ouverture du Pensionnat JEANNE D’ARC, l’enseignement à CALAIS est représenté, en plus d’établissements privés de très faible capacité par

     — deux écoles de garçons laïcisées rue Notre-Dame et.. au Courguin. Les Frères des écoles chrétiennes ont été évincés à la rentrée de 1878, du Courgain, en 1880 de la rue Notre Dame. Ils ouvriront alors un établissement privé une Eustache de St Pierre.

     — Le collège communal de la rue Leveux (1880) installé dans l’ancien Hôtel Dessin qui assure sept années d’études, payantes, menant théoriquement au baccalauréat. Mais, sur un èffectif de 50 élèves en 6ème, on ne retrouve qu’une demi-douzaine de candidats au bac que n’obtiennent que deux ou trois élèves,

     — un cours secôndaire de jeunes filles, rue des Maréchaux, dans un immeuble légué à la Ville en 1871 par Madame Madeleine LAMBERT. Le cours est surtout fréquenté par les jeunes filles de SAINT-PIERRE,

     — une école de jeunes filles tenue par les Sœurs de SAINT-PAUL, rue des Prêtres, 200 élèves ouverte le 5 octobre 1888

    — deux écoles maternelles. 

     A SAINT—PIERRE une école primaire supérieure, place Crèvecœur qui regroupera l’Ecole primaire de la rue Leveux qui partageait depuis 1880 les locaux avec le collège communal, et l’école primaire de St Pierre ouverte en 1862 dans des salles attenantes au lavoir de la Place Crèvecœur.

     — des écoles primaires de garçons, tenues par des frères rues de l’Espérance, du Vauxhall, Thiers, route de Dunkerque, Petit Courgain, rue Jeanne d’Arc.

    — des écoles primaires de jeunes filles, rues Gambetta, Verte, des Fleurs, Boulevard Gambetta, Petit Courgain.

    - des Maternelles : Boulevard Lafayette, Gambetta, rue des Fleurs, Petit Courgain, Fort Nieulay,

     — quatre écoles privées dont l’institut PAPE CARPENTIER, rue Cuvclicr (qui deviendra en 1896 la première EPS de jeunes filles), rue de l’espérance, route de Boulogne, route de Marek. 

     - l’Institution SAINT-PIERRE pour garçons, crée par l’Abbé François—Louis CREVECOEUR le 17 novembre 1846 dans la villa MIRMAND, une ancienne guinguette (actuellement rue de la Villa). Ce fut le premier établissement d’études secondaires du CALAISIS.

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    Mme Carbonnier directrice 1888-1935

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    Quatre sœurs Dominicaines venues au Midi se fixèrent le 8 Janvier 1876 à BREBIERES (près de DOUAI) et fondèrent la première maison des Dominicaines du Sacré—Cœur.

     - Léonie Sicard (Mère Marie des Anges),

    - Marie—Henri LAVANDIER (Sœur Marie—Dominique)

    - Victorine DARDINIER (Sœur Marie-du Sacré Cœur)

    - Aurélie CARBONNIER (Sœur Marie-Mathilde)

     En 1879, sur invitation de Monseigneur LEQUETTE, évêque d’ARRAS, elles reprirent le Couvent des Bénédictines de CALAIS, installé dans l’Hôtel de la Duchesse de Kingston (future Chambre de Commerce), et le pensionnat rue de l’Etoile. Il y avait alors quatre vingt élèves.

     Des difficultés administratives obligèrent les Sœurs Dominicaines à quitter le Couvent et à s’installer à HARDINGHEN dans le Château de la Verrerie. Elles y installeront un noviciat et un pensionnat. Très vite, les sœurs seront au nombre de 85.

     La Prieure était Mère Marie-des Anges (Sicard), née en 1837 à LACAUNE (GARD). Elle était la troisième des quatre filles de parents modestes.

     

    Entrée à 26 ans au couvent des Dominicaines d’ARLES, elle fit sa profession de Foi à MAZAN , dans le Diocèse d’AVIGNON, le 4 février 1865.

    Après un passage dans les Vosges, puis à BREBIERES, elle fut la fondatrice de la Congrégation des Sœurs Dominicaines du Sacré—Cœur.

     Elle fut la créatrice de JEANNE D’ARC en 1888, de l’école primaire et ménagère de la MAILLEU, dans la banlieue de LIEGE en 1892, de l’Hôpital et du Sanatorium de BORMENVILLE, dans la Province de NAMUR cn 1897, de l’Institut des sourds et muets de BOUGE les NAMUR en 1899.

     Mais les sœurs Dominicaines repliées à HARDINGHEN, où le calme de la campagne facilitait la prière, n’avaient pas perdu l’espoir de revenir à CALAIS pour faire profiter les jeunes filles de leurs qualités d’enseignantes.

     Le Chanoine DOLLET, curé de la Paroisse SAINT-PIERRE, encouragea vivement les souhaits de Mère Marie—des-Anges.

     Une fabrique de «filets» avait fait faillite en 1885 et ses bâtiments sur une superficie de 4200 m2 rue Champailler étaient à vendre. La communauté en fit l’acquisition et le 8 décembre 1887, les travaux d’aménagement du futur pensionnat débutèrent.

     Les bâtiments étaient conçus pour recevoir 200 élèves.

     Les travaux furent rapidement menés. Ils auraient été supervisés par le Révèrend Père Raymond M. THEODORE BIALLEY.

    Le maire de Calais était alors Mr WINTREBERT

     Le président de la République SADI CARNOT

     Le souverain Pontife était LEON XIII

     Tous les travaux de charpente, menuiserie furent effectués par Monsieur Alfred CLIPET, qui avait son Entreprise tout à côté, et était propriétaire de nombreux immeubles dans le quartier, en particulier de celui qui abritcra plus tard les cours pratiques.

     Le nom de Monsieur CLIPET est étroitement lié à l’histoire de JEANNE D’ARC, puisque sa petite fille, Mademoiselle Suzanne BEUTIN , y fut professeur et se trouve être Présidente Honoraire des Anciennes Elèves.

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    Pensionnat Jeanne d'Arc - Entrée

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    Le pensionnat - La cour de Jeanne d'Arc

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    Un mur sépare les classes enfantines du collège

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    La Chapelle - Portail

    La cour de la grotte de Lourdes

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    La chapelle

     

    Immédiatement, le succès fut considérable puisque la première rentrée se fit avec 125 élèves.

     Mère Marie-des—Anges confie la Direction du Pensionnat à Sœur Marie-Mathilde, une de ses compagnes de BREBIERES, d’HARDINGHEN ou elle était maîtresse générale.

     Sœur Marie—Mathilde, dont le souvenir est si fidèle dans la mémoire des anciennes élèves sous le nom de Madame Aurélie CARBONNIER, était une ancienne élève de l’Ecole Normale de filles de DOHEM (62) où elle avait su gagner la confiance de la Directrice, Mademoiselle De CORBIE.

     Les écoles normales de garçons et de jeunes filles du Pas-de—Calais n‘avaient pu être ouvertes par l’Etat par manque de crédit. Les écoles normales étaient donc privées. L’école, pour la formation des Instituteurs, était dirigée par l’Abbé PAQUET.

     Quelques années heureuses conduisirent le Pensionnat jusqu’au terme du siècle. Mais les menaces se font de plus en plus précises quant aux orientations politiques et au devenir de l’enseignement religieux.

     Le 15 janvier 1901, le Parlement vote la Loi sur les Associations qui pose l’ultimatum aux Congrégations de demander leur autorisation d’exister avant le premier octobre 1901.

     Le 3 août, Mère Marie—des-Anges adresse — sans illusion - son dossier de demande d’autorisation pour ses Maisons d’HARDINGHEN et de CALAIS.

     Dès ce moment, présageant l’évolution catastrophique, elle cherche une terre d’exil, en Angleterre (Les Dominicaines de Sèvres se réfugieront à HUNSTANTON dans le Norfolk en 1903) ou au Canada, terre de mission comme le conseille le Chanoine CONDETTE, Aumonier d’HARDINGHEN .

     Mais les formalités sont longues, la santé de Mère—Marie-des-Anges déclinante, si bien que rien n’est décidé lorsque le 1°r Juin 1902, Emile COMBES, est élu président au gouvernement en remplacement de Waldek ROUSSEAU. Ses convictions anti-cléricales sont encore plus marquées.

    Il s’agissait cependant d’un Docteur en Théologie (1860) qui avait rompu avec le catholicisme pour entreprendre des études médicales, se lancer dans la politique et devenir le chef du Parti Radical.

     Sa haine de la Religion sera implacable.

     Le 27 juin 1902, il publiera un Décret visant à la fermeture des Ecoles religieuses n’ayant pas fait l’objet d’une autorisation, soumise au seul pouvoir politique. Cette interdiction visait 3125 établissements.

     Le 27 juillet 1902, la ligue pour la liberté de l’enseignement qui vient d'être fondée organise une manifestation monstre Place de la Concorde.

    Malgré son ampleur, elle n’obtiendra pas les résultats des autres manifestations qui pour les mêmes raisons, se dérouleront dans toute la France en 1984.

     Le 28 Mars 1903, le projet de Loi contre les Congrégations, est voté. ll interdit l’enseignement à tous les membres des Congrégations, meme celles autorisées auparavant. Les Ordres Prédicateurs, les Chartreux devront se disperser.

     Le 29 avril 1903, tandis que les Moines de la_ Grande Chartreuse étaient expulsés manu—militari par les soldats du 2ème Bataillon du 140 R.I., sous les huées et les cantiques de plusieurs centaines de manifestants, les Sœurs seront conduites à la Gare, au milieu d’un cortège de protestataires au premier rang desquels se trouvaient deux prêtres de SAINT-PIERRE qui furent arrêtés, dont le futur Chanoine FLODROPS.

    Les Dominicaines d’HARDINGHEN n’avaient pas attendu l’inéluctable pour se mettre à l’abri. Le 15 Janvier 1903, le Chanoine CONDETTE avait conclu l’achat du Château des Ducs d’AUXY et de son parc de huit hectares à NEUVILLE sur CASTEAU, entre MONS et SOIGNIES (dans le Hainaut Belge).

     La quasi totalité de la Communauté était à l’abri quand la nouvelle Prieure, Sœur Mznric-Dominique (LAVANDIER), abandonnera HARDINGHEN qu’elle laissera sous la garde de Sœur Réginald OTT, qui par dévouement, consenti… à se séculariser. Le 22 juillet 1905, les Abbès BRESSELLE et CONDETTE surenchériront sur un franc maçon notoire et pourront conserver HARDINGHEN en attendant le retour des Dominicaines.

     La même fureur anti-cléricale s’abat sur JEANNE D’ARC.

     Monseigneur WILLIEZ, Evêque d’ARRAS, supérieur canonique des Religieuses dc CALAIS. délie Mère Mathilde de ses engagements à la vie religieuse.

     Elle est rendue à l’état laïque et ne sera plus connue que sous le nom de Mudzunc CARBONNIER.

     Malgré cela, la vie n’est pas très sûre pour les anciennes religieuses et Monsieur B()l !… MIN, Doyen de SAINT-PIERRE, conseillera à Madame CARBONNIER de quitter CALAIS.

    Elle retrouvera momentanément refuge chez son oncle, Monsieur Louis DECLERCK a Cappelbrouck, qui l’encouragera à poursuivre la lutte.

     Avant de partir, elle aura confié la charge de JEANNE D‘ARC à Madame DEWEVRIL sous directrice, qui deviendra sa fidèle compagne jusque dans sa retraite, et à des institutrices venues de DOHEM.

     Madame CARBONNIER regagnera le Pensionnat en octobre 1904 pour ne plus le quitter uvnnl l935 prenant sa retraite, accompagnée de Madame DEWERE, de Madame BOUVET, de Joséphine...

     Elle se retirera à la Villa JEANNE D’ARC, Chemin des Régniers où elle s’éteindru en mars l‘)43, assistée de Madame BOUVET et Mademoiselle BEUTIN.

     Elle sera enterrée dans le caveau de famille — MASSON — dans le cimetière de CALAIS SUD.

    Madame DEWEVRE se retirera alors dans une maison de retraite à VAULX VRAUCOURT, où elle décédera en 56/57!

     Madame BOUVET, après le décès de Madame CARBONNIER, se retirera à BAPAUME, pour se rapprocher de l’Abbé CAPELLE, ancien Aumonier du Pensionnat.

     A la rentrée de 1904, les élèves affluent. C’est la conséquence de la fermeture des Etablissements Religieux disséminés dans la région, mais c’est surtout la preuve que les familles Calaisiennes veulent toujours assurer à leurs enfants un enseignement chrétien.

    Leur confiance est bien récompensée, puisque les 10 élèves présentées en 1904/ 1905 au brevet supérieur, furent toutes reçues.

     Conscient de ce problème, dans cette période troublée par la persécution l’évêché nomme… comme Aumonier de JEANNE D’ARC l’Abbé DELPOUVE (qui était supérieur de l’Institution SAINT-WAAST à BETHUNE) fonction qu’il occupera jusqu’à la déclaration de la guerre 1914/1918.

    Il deviendra curé de OYE-PLAGE.

     Les épreuves pour JEANNE D’ARC ne sont pas terminées.

    En août 1905, l’immeuble est mis en vente. aux enchères par les liquidateurs à la requête du Crédit Foncier.

     La Municipalité de CALAIS convoitait le Pensionnat du Sacré—Cœur pour y établir un Collège de jeunes filles. Elle arrivera à ses fins le 23 février 1907 pour la somme de 235 400 francs. Elle y ouvrira en 1909 le lycée Sophie Bertheloot sur des plans de l’architecte Louis Debrouwer.

     L’acquisition des terrains permettra la prolongation des rues du Bout des Digues, des Soupirants, du Vauxhall, Edgard Quinet.

     Elle convoitait également JEANNE D’ARC pour y transférer 1’école primaire supérieure de filles.

     Elle ne put y arr1ver. La défense s’organise autour du Chanoine BOURGAIN qui put s’assurer le concours financier de nombreux calaisiens.

    Le 23 août 1905, la Société Civile Immobilière, nouvellement constituée en y mettant le prix, l’emportait sur la Ville de CALAIS.

     La persécutation religieuse n’est cependant pas terminée. Le 9 décembre 1905, le Journal Officiel publie la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui annule le Concordat. La République assure la Liberté de conscience mais ne reconnait, ni salarié ni subventionne aucun culte.

     Les biens ecclésiastiques sont confiés à des Associations Culturelles.

     Les Edifices du Culte seront déclarés propriétés communales, mais les Associations religieuses en garderont la jouissance.

    Mais le Pensionnat JEANNE D’ARC est sauvé...

     Le nombre des élèves augmente, les succès scolaires font le renom de l'Etablissement.

     Madame CARBONNIER va orienter son action dans deux directions : les cours pratiques ménagers et le développement des études secondaires jusqu’au baccalauréat.

    En 1909, JEANNE D’ARC acquiert de Monsieur CLIPET un café à l‘angle des rues CHAMPAILLER et CHANTILLY, pour y installer des Cours pratiques ménagers.

     Madame la Comtesse De DIESBACH avait créé à PARIS une école normale destinée à former des Professeurs d’enseignement pratique ménager.

    Les cours débuteront en janvier 1910, sous la Direction de Mademoiselle Marie HUART.

     Mademoiselle Marie ROHAUT (qui décédera pendant l’évacuation à LOSTEBARNE), se réservera l’enseignement des broderies en tous genres, des dentelles à la main. Elle avait suivi pour ce faire, des stages dans des écoles dentellières à BRUGES, BRUXELLES, BAILLEUL, ALENÇON.

     Les cours artistiques étaient donnés_par Madame PRISON, Mademoiselle MARTIN.

     La préparation au baccalauréat était le deuxième souci de Madame CARBONNIER. Elle s’assura le concours des Professeurs des Classes terminales de SAINT-PIERRE. La première candidate, reçue en 1913, dans la série Sciences—langues, fut Mademoiselle DUPRET, qui avait été prepare par Anne—Marie MASSON (Madame Emile HACHE).

     Cependant, l’essentiel de l’enseignement consistait alors à donner aux élèves les éléments indispensables à être une parfaite maîtresse de maison, une bonne épouse, et mère de famille. Il fallait avoir une culture générale pour pouvoir faire bonne figure dans les salons, il fallait être habile dans les travaux d’aiguille pour tenir sa maison et participer aux «ouvroirs». Il fallait savoir cuisiner, s’adonner à un art d’agrément musical ou pictural, savoir danser, jouer des scénettes. Monsieur CHATROUSSAT s’accompagnait au violon pour donner le rythme lors des répétitions du quadrille des lanciers.

     Quelques élèves pouvaient bénéficier de la salle de gymnastique que le Docteur ERICKSON avait installé à son cabinet rue Darnel.

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    Une leçon de repassage

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    Dames et jeunes filles au cours de coupe

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    La cuisine - Cours de cuisine

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    Atelier de peinture

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    César le grand ami des enfants et un tout petit

    Horaires et disciplines étaient d’une rigueur presque incroyable :

     — Lever à 6 heures 15 : toilette à l’eau froide, souvent même glacée, de la tête, du cou et des bras. Interdiction de dénuder la poitrine. On prenait son bain une fois par mois, avec une chasuble de toile, avec le même cérémonial que le lever et le coucher : pose d’un peignoir ample fermé du bas jusqu’aux hanches, sans passer les manches. On se dépouillait de ses vêtements par le bas et on enfilait la chemise de nuit ou la chasuble, toujours par le bas. Seulement alors, on enlevait la chasuble. Aucune partie du corps n’avait été exposée à la vue.

     - 7 heures : prières, messe et communion à la Chapelle.

     — 7 heures 30 : petit déjeuner avec obligation d’aller jusqu’au bout de son bol.

     — 8 heures : récréation dans la cour d’hiver avec obligation de participer à un jeu, car aucun groupe n’était toléré.

     - 8 heures 45 : salle d’études, arrivée des externes, récitation de trois chapclcts.

     - de 8 heures 30 à 10 heures : les premiers cours de la journée. Tout cours débutait par une prière dite «heure de garde».

    — 10 heures - 10 heures 15 : récréation.

     — 12 heures : libération des externes après récitation de l’Angélus, réfectoire pour les pensionnaires et demi-pensionnaires.

     Il y avait une surveillante à chaque bout de table qui était perpendiculaire à la table des Professeurs juchée sur une estrade. Service assuré par Marie, qui aidait Mère Marie Françoise, la cuisinière. Il y avait 70/80 repas à servir. Les repas étaient pris dans le silence le plus complet. On ne pouvait parler à table que le Dimanche midi.

    - 12 heures 45 — 13 heures 45 : promenade des pensionnaires sous surveillance, en rang deux par deux, sans possibilité de choisir sa compagne.

    On ne pouvait parler aux camarades de devant ou de derrière. A l’arrivée au Parc Suinl—Picrrc, on avait droit à 5 minutes de «débandade».

     -14 heures : retour des externes et cours jusqu’à 16 heures.

     -16 heures : Chapelle pour la prière du soir et quelquefois le salut.

     -16 heures 30 : collation et récréation.

     -17 heures - 18 heures 30 : reprise des cours.

    -18 heures 30 : départ des Externes, préparation du travail du lendemain pour les pensionnaires en salle d’Etudes.

     -19 heures 30 : repas suivi d?une longue récréation.

     -20 heures 30 : montée aux dortoirs et extinction des lumières à 21 heures.

     Les allées et venues des externes étaient réglées par un certain cérémonie! qu’on appelait «Les Rangs». Toutes les élèves qui avaient à emprunter les Boulevards animés étaient collectées par «les rangs». Quatre fois par jour, une surveillante remontait la rue des Fontinettes, le Boulevard Pasteur, le Boulevard Jacquard jusqu’à Calais—Nord et ramassait au retour toutes les élèves qui étaient sur son parcours.

    Chaque élève gagnant le rang ou le quittant, était tenue au grand salut.

     Le Dimanche, le lever des pensionnaires était reculé à 7 heures la messe basse étant supprimée et remplacée par la Grand’Messe de 9 heures à laquelle assistaient obligatoirement toutes les externes.

     C’était à l’issue de cette Messe que dans la salle d’études la directrice, entourée de tous les Professeurs procédait à la remise solennelle des notes, distribution des récompenses et des punitions !

     Les pensionnaires, dans l’après-midi, pouvaient recevoir la visite de leurs parents. Beaucoup d’enfants habitaient loin du Pensionnat et ne recevaient de visites qu’une fois ou deux par mois ; certaines mêmes, ne revoyaient leur famille que pour les vacances.

     Dans l’après-midi, on avait le droit de lire les albums reliés de «La Semaine de Suzette» des «Veillées des Chaumières». Certaines, plus hardies, se passaient sous le manteau «Ciné-Miroir».

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