• Ancien logo (jusqu'en 2010).

     

    Le Calais Racing Union football club, abrégé en Calais RUFC, est un club de football français, fondé en 1974. Basé à Calais (Pas de Calais), le club évolue depuis le 27 septembre 2008 à domicile au stade de l'Epopée et depuis le printemps 2014 en CFA. L'équipe première est entraînée par Djezon Boutoille, natif de Calais. Le club a évolué six saisons en D2 et 21 saisons en D3.

    Il est célèbre pour avoir atteint la finale de la Coupe de France en 2000, (battu par le FC Nantes) alors que le club évoluait en CFA.

    Les origines

    Racing Club de Calais :

    En 1902, la fusion entre le Sporting Club et le Football Club donne naissance au Racing Club de Calais. Adoptant des couleurs noir et or, le surnom de « Canaris » est rapidement adopté. Le R.C. Calais signe d'excellents parcours lors des premières éditions de la Coupe de France en prenant part aux quarts de finale de l'épreuve 1921, aux huitièmes en 1922 et seizièmes en 1923 en football, 1924, 1925, 1926 et 1930. En 1921, Calais se paie même le luxe de sortir le tenant de la Coupe, le CASG Paris en huitièmes de finale (3-2). Le club rejoint les rangs professionnels en 1933. Les « as anglais » Malonney et Allison s'illustrent particulièrement. Faute de moyens financiers suffisants, Calais préfère renoncer à son statut professionnel dès 1938. De retour dans la sphère amateur, Calais rejoint la CFA en 1962 suite à un titre de champion de la Division d'Honneur de la Ligue du Nord. Évoluant en CFA durant quatre saisons, Calais enlève son groupe, ratant l'accession en finale nationale au à la différence de buts (1965). C'est quasiment le même groupe de joueurs qui, sous la houlette d'Albert Dubreucq, signe ces belles performances en DH puis en CFA. Citons ici Forcioli, Godzek, Duville et Plancque. Dès la saison suivante, les Calaisiens plongent et retrouvent la Division d'Honneur de 1966 à 1969. Champion de la Ligue du Nord en 1969, Calais, sous la direction du président Viniacourt et de l'entraîneur Claude Plancque, rejoint la CFA pour sa dernière édition.

    Union Sportive :

    L'Union Sportive est créée au sortir de la guerre en 1947, par la fusion des clubs du Bicoque et de la Nouvelle France. Évoluant au stade Henri Louchez, l'US est entrainée par Robert Noel (Boul) et Théo Clouet. Le club forme à partir des années 1950 de nombreux jeunes et participe à ce titre à la coupe Gambardella avec de bons résultats. Rober Noel emmène l'équipe en division d'honneur (4ème niveau national) et en 32de finale de coupe de France.

    Les derbys voient se réunir jusqu'à 5 000 spectateurs au stade Henri Louchez.

    La fusion intervient en mai 1974 entre le Racing Club et l'Union Sportive. Les couleurs du Crufc sont l'amalgame de celle des 2 clubs, le sigle jugé imprononçable par certains sauvegarde l'initiale de chaque club le R et le U. Le club évolue dans le stade Julien Denis jusqu'en 2008.

    Stade Julien Denis

    L'heure de gloire

    Lors de la saison 1999-2000, le CRUFC rencontre en demi-finale, lors de la coupe de France, Bordeaux, trois divisions au-dessus de Calais. Le match va jusqu'en prolongations où le club amateur frappe par trois fois.

    La finale au Stade de France devant 78 000 spectateurs, se joue le 7 mai 2000. Le club fait pratiquement jeu égal avec le FC Nantes. Un pénalty accordé par l’arbitre Claude Colombo, pour une faute sur Alain Caveglia à la 90e minute, scelle le sort du « petit poucet » de l'épreuve.

    Mickaël Landreau, capitaine et gardien du FC Nantes, récompense les joueurs amateurs en offrant le privilège rare au capitaine calaisien Réginald Becque de soulever avec lui le trophée. Jacques Chirac, Président de la République, déclare qu'il y a deux vainqueurs, l'un sportif et l'autre humain.

    Les adversaires successifs du CRUFC lors de la Coupe de France 1999/2000 :

    • 4e tour : Campagne-lès-Hesdin (Division 1 Départementale) 0-10

    Buts : Gérard (18e, 26e, 56e), Dutitre (37e, 82e, 83e )), Rioust (14e), Hogard (44e), Boulanger (58e s.p.) et Vermandel (68e)

    • 5e tour : Saint-Nicolas-les-Arras (Régionale) 1-3

    Buts pour Calais : Jandau (2e), Gérard (28e) et Becque (33e s.p.)

    • 6e tour : Marly-lès-Valenciennes (CFA2) 1-2

    Buts pour Calais :Gérard (6e) et Dutitre (76e)

    • 7e tour : 27/11 : Béthune (CFA2) 0-1

    But de Dutitre pendant les arrêts de jeu

    • 8e tour : 17/12 : Dunkerque (CFA) 0-4

    Buts : Baron (3e, 9e). Gérard (30e) et Hogard (92e )

    • 1/32e de finale, 22/1 : Lille (D2) 1-1 (6-7 pen)

    CRUFC : Schille Merlen, Baron, Deswarte, Becque Lefebvre, Millien (Dutitre, 55e), Hogard, Vasseur Gérard (Rioust, 101 e), Boulanger (Jandau, 60e).Buts : Cygan (68e, csc) pour Calais. Peyrelade (26e) pour Lille

    • 1/16e de finale, 12/2 : Langon-Castets (CFA2) 0-3

    Feuille de match Schille Merlen, Baron, Deswarte, Becque Lefebvre, Hogard, Boulanger (Jandau, 45e), Vasseur (Lestavel, 75e) Gérard, Millien (Dutitre, 59e).Buts de Gérard (25e, 56e), Dutitre (68e). .

    • 1/8e de finale, 4/3 : Cannes (D2) 1-1 (1-4 pen)

    Buts : Hogard (118e pour Calais), Chabaud (115e pour Cannes) feuille de match CRUFC : Schille, Merlen, Baron, Deswarte, Becque, Vasseur Emmanuel, Lefebvre (Canu, 91e), Millien (Jandau, 58e), Gérard, Dutitre

    • 1/4 de Finale, 18/3 : Strasbourg (D1) 1-2

    CRUFC : Schille, Merlen, Baron, Deswarte, Becque (Lestavel 83e) Lefabvre, Hogard, Millien (Jandau, 60e), Vasseur Emmanuel, Dutitre (Canu, 73e), Gérard.Buts : Hogard (38e), Merlen (45e) pour Calais. Echouafni (6e) pour Strasbourg.

    • 1/2 finale, 12/4 : Bordeaux (D1) 1-3

    CALAIS : Schille Merlen, Deswarte, Baron, Becque, Lefebvre (Canu, 65e), Vasseur Emmanuel, Jandau, Hogard (Lestavel, 98e) Gérard, Dutitre (Millien, 56e). buts : Jandau (99e), Millien (104e), Gérard (119e) pour Calais Laslandes (108e) pour Bordeaux.

    Finale, 7/05 : Nantes (D1) 2-1

    Nantes : Mickaël Landreau (C.) – Jean-Marc Chanelet, Nicolas Gillet, Nestor Fabbri, Salomon Olembe – Éric Carrière, Mathieu Berson, Antoine Sibierski – Charles Devineau (Olivier Monterrubio, 69′), Alioune Toure (Alain Caveglia, 73′), Frédéric Da Rocha. Entraîneur: Raynald Denoueix.

    Calais : Cédric Schille – Jocelyn Merlen, Fabrice Baron, Grégory Deswarte, Réginald Becque (C.) – Cédric Jandau, Grégory Lefebvre (Stéphane Canu, 54′), Emmanuel Vasseur – Christophe Hogard, Mickaël Gérard, Jérôme Dutitre (Mathieu Millien, 54′; Benoît Lestavel, 93′). Entraîneur: Ladislas Lozano.

    L'après 2000 

    Un an après son parcours réalisé en Coupe de France, il obtient sa montée en National lors de la saison 2000-2001. Le club finit dernier avec deux victoires en 38 journées. Il est rétrogradé en CFA2 à la fin de la saison.

    Un an après le club retrouve le CFA où il passe quatre années pour retrouver de nouveau le National pour la saison 2007-2008.

    Lors de la saison 2005/2006, le CRUFC atteint le quart de finale de la Coupe de France après avoir éliminé lors des tours précédents Troyes (L1) et Brest (L2), restant ainsi le seul club amateur engagé à ce stade de la compétition. Comme en 2000, le FC Nantes se dresse à nouveau sur sa route. Les Calaisiens sont battus par Nantes sur le score de 1 à 0 après un but de Da Rocha à la 88e minute de jeu.

    Depuis la saison 2008-2009, le CRUFC quitte le Stade Julien Denis pour un nouveau stade, baptisé stade de l’Épopée, pouvant accueillir jusqu'à 12 000 places assises. Son nom fait référence à l'« épopée » de la Coupe de France de football 1999-2000, lorsque l'équipe fanion parvint en finale malgré son statut amateur, finalement battue par le FC Nantes.

    Lors de son premier match dans son nouveau stade, le 27 septembre 2008, le CRUFC perd 1-4 face à Laval.

    À la fin de la saison 2008-2009, le club est relégué administrativement en CFA 2.

    Lors de la saison 2009-2010, le club termine premier du Groupe A de CFA 2 et gagne le droit de retrouver le CFA mais le 10 juin 2010, le club est placé en liquidation judiciaire par le tribunal de grande instance de Boulogne. Le club est finalement resté en CFA 2 jusqu'à aujourd'hui encore.

    Le 6 Janvier 2013, le Stade accueille le PSG contre Arras lors d'un match de Coupe de France. Depuis ce match, aucun autre grand événement sportif s'y est déroulé.

    Nouveau Logo

     

    Cartes Panini 1982

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  • En 1888, Georges Wintrebert propulsé maire de Calais, sans l'avoir cherché

    L'hôtel de ville de la place Crèvecoeur, un jour d'élection. Il servira jusqu'au moment de l'inauguration de l'hôtel de ville actuel.

     

    À l'occasion des prochaines élections municipales, retour sur quelques scrutins marquants de la vie politique de notre ville. Voici comment un jeune avocat de 34 ans est devenu, alors qu'il ne l'avait pas cherché, premier magistrat de Calais en mai 1888.
    Paul Van Grutten, élu premier magistrat du Grand Calais en 1885, arrive au terme de son mandat trois ans plus tard. Les nouvelles élections municipales qui se profilent se jouent toujours sur fond de clivage politique entre vieux Calais et Saint-Pierre, agglomérations unifiées depuis peu, même si ces étiquettes géographiques ne sont plus mises spontanément au premier plan comme auparavant.

    Deux ligues opposées
    Afin d'assurer la victoire de son camp, le maire sortant met en place une liste étiquetée "Ligue Républicaine "qui s'affiche résolument progressiste face au conservatisme bourgeois qu'incarneraient toujours les représentants du « vieux Calais ». Cette Ligue Républicaine fait alliance avec la Ligue Radicale dans une optique dite « anti-réactionnaire ». Du côté opposé, une liste dite «  d'affaires et d'intérêt local » se présente sous le signe de la conciliation et de l'indépendance, en adoptant ce slogan : «  Notre République est la République des gens raisonnants et raisonnables, et nous faisons appel à toutes les bonnes volontés. » C'est sur cette liste que figurent l'ancien maire de Calais Omer Dewavrin, Charles Ravisse et quelques hommes d'affaires comme les fabricants de tulle Cadart et Darquer ou le négociant-armateur Hans Apeness : « Pour Calais-Nord, gardons les anciens qui se représentent. Ils ont été à la peine depuis la fusion, toujours ils ont vaillamment défendu nos droits, les intérêts du vieux Calais. Soyons-leur reconnaissants et montrons-le en les renvoyant siéger à la Mairie », lit-on dans Le Journal de Calais du 5 mai 1888.
    Les Calais-Nordais font porter leurs principales critiques sur le projet de construction d'une « mairie centrale » commune aux deux parties de la cité : « Nous ajournerons la construction de l'hôtel de ville qui entraînerait une dépense immédiate de 800 000  francs en principe, mais qui en fait sera de beaucoup supérieure. Nous estimons que cette somme peut être employée d'une façon plus utile au service de la voirie et aux travaux d'aménagement indispensables à l'ouverture de notre port. » D'un point de vue pratique, on peut comprendre que les gens de Calais-Nord préféreraient investir dans le développement du port, dont les retombées économiques leur bénéficieraient au premier chef. Mais, d'un point de vue symbolique, le fait que le bâtiment faisant office de maison communale soit alors l'hôtel de ville de la place Crévecoeur - donc celui qui servait à l'administration de Saint-Pierre avant la fusion - ne pouvait manquer de leur déplaire fortement. Ce qui prévaut en réalité, c'est la peur face aux énormes dépenses à venir, sachant qu'il faudra également doter la cité d'un nouveau théâtre... 


    Ballotage et victoire de la Ligue Républicaine 
    Le premier tour de scrutin (6 mai) ne tourne pas en la totale défaveur de la liste « d'intérêt local » puisque quelques anciens conseillers municipaux sont réélus : « Calais-Nord, ce vieux Calais que nos voisins voudraient voir disparaître de la carte, a nommé cinq conseillers et des meilleurs. Il ne suffit pas, et le clan St-Pierrois l'a bien vu, de crier à tue-tête que l'on est républicain, modéré, radical, gaucher ou opportuniste. Le peuple, qui se compose en grande partie de boutiquiers, a montré qu'il ne voulait pas de ces grands faiseurs de mots, de ces polichinelles à tout crin », lit-on dans le Journal de Calais.
    Il y a toutefois ballottage pour l'élection de rien moins que 29 conseillers répartis en trois sections de vote (Nord, Sud-Est et Sud-Ouest). Lors du second tour, le 13 mai, la liste républicaine l'emporte haut la main. Signalons que la liste socialiste menée par Émile Salembier n'a aucun élu mais qu'elle a fait beaucoup parler d'elle.

    Van Grutten se retire
    de la vie politique 

    Le 20 mai, les conseillers procèdent à l'élection du maire. Par deux reprises, les suffrages se portent à l'unanimité sur Paul Van Grutten, qui décline à chaque fois l'offre, invoquant des raisons personnelles. Au troisième tour, les bulletins désignent Pierre Lavoine qui, à son tour, refuse le poste en alléguant son grand âge.
    Ce n'est qu'au 4e tour que Georges Winterbert, jeune avocat de 34 ans, est désigné : assez déconcerté, l'édile accepte de ceindre une écharpe majorale qu'il n'avait pas briguée. Il a travaillé aux côtés de Van Grutten et il est entouré de trois adjoints (Paclot, Delsart et Bruyère) qui doivent lui faciliter la tâche.
    En réalité, celle-ci sera bien plus difficile qu'escompté, notamment avec l'arrivée rapide au sein du conseil municipal des socialistes Salembier et Delcluze à la faveur d'une élection partielle en décembre 1888. Les séances deviennent de plus en plus houleuses, et Georges Wintrebert, qui s'attendait à devoir gérer une assemblée de calmes notables, se sent vite dépassé. Au bout de quatorze mois, il démissionne : son premier adjoint Émile Paclot est désigné pour lui succéder jusqu'en 1892.

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  • Elu maire en 1925, Léon Vincent dirige Calais pendant près d'une décennie

    Léon Vincent, au centre, pose entouré de ses adjoints en 1927. Archives Municipales de Calais, cote 1F1, tous droits réservés

     

    A l'occasion des élections municipales, retour sur quelques épisodes marquants de la vie politique calaisienne. Après une période d'immédiat après-guerre où le personnel politique de la Belle Epoque reprend temporairement les rênes de la ville, Léon Vincent est élu maire en 1925 après une suite d'habiles manoeuvres électorales Nous avons déjà croisé Léon Vincent lors du précédent épisode : il était l'un des adjoints les plus en vue de Duquenoy-Martel. Né en 1875, il a été élu pour la première fois en 1900 au conseil municipal. La même année, il a créé le comité des Fêtes du Courgain, et un groupe de matelotes qui s'attache à faire revivre le folklore du quartier, les Dames de la Halle, n'est plus désigné que comme « l'escouade à Léon ».


    Ralliement au camp adverse 
    L'homme vit dans une certaine aisance, ayant su faire prospérer l'entreprise maritime paternelle. « Léon Vincent est un homme né coiffé, jeune d'une éternelle jeunesse, à qui tout sourit. Bon garçon, il cultive avec succès sa popularité. Organiser et présider des fêtes, faire preuve de libéralité et de générosité, se confiner dans les fonctions de pompe et de magnificence, passer délicatement la main sur la crinière du lion populaire, et, en échange, recevoir des acclamations et des ovations, marcher dans une ambiance d'affectueuse sympathie », voilà ce qui lui plaît, affirme L'Avenir de Calais à la veille des élections municipales de mai 1925.
    Alors qu'il s'apprête à fêter ses cinquante ans, Léon Vincent démissionne en avril 1925 de la Ligue Républicaine Démocratique sous l'égide de laquelle il a bâti toute sa carrière politique. Il est suivi par six conseillers municipaux : Émile Lesage, Jules Lefèvre, Henri Laporte, Gustave Liébaert, Charles Bricout et César Deleplace.
    Du côté conservateur on crie à la trahison. Guidé par son ambition, Léon Vincent choisit en effet de se rallier au camp adverse, surfant sur la vague du Cartel des gauches, coalition électorale de radicaux, radicaux-socialistes, républicains-socialistes et SFIO, qui a emporté les législatives l'année précédente, et porté Édouard Herriot à la présidence du Conseil. Il sait qu'il peut compter sur les voix des électeurs du Courgain, dont il est "l'enfant chéri" mais aussi d'une large fraction des Calaisiens avides de changement.

    Dans le sillage du Cartel des Gauches 
    Prudent, le bourgeois Léon Vincent dépose néanmoins sa liste sous l'étiquette de "Concentration Républicaine, Laïque et d'Intérêt Local" afin de ne pas effaroucher ceux qui ont gardé de mauvais souvenirs de l'époque durant laquelle Calais était gouvernée par feu le socialiste Salembier et les "collectivistes" - mot s'éclipsant dans les années 1920 au profit de "bolchéviques". Mais le fait que Le Petit Calaisien lui apporte tout son soutien le classe clairement à gauche de l'échiquier politique.
    « Léon Vincent, par ambition, s'est allié à la Deuxième Internationale, aux adversaires impénitents de la famille, de la propriété et de l'héritage. Croit-il qu'une étiquette postiche suffise à masquer le Cartel des Gauches, dont il a accepté de devenir l'agent ? », fustige L'Avenir de Calais. Les enjeux nationaux sont donc très présents lors de ces élections qui se soldent par un raz-de-marée pour la gauche : Apeness, Deroide, Noyon et autres conservateurs sont balayés.
    Le dimanche 17 mai, le beau Léon est élu maire de Calais par 34 voix sur 35, lui-même ayant voté pour son colistier Georges Hembert, finalement élu adjoint de même que Louis Melle, Lucien Vadez et Charles Duriez. C'est la première fois dans l'histoire de la ville que l'élection du maire et de ses adjoints a lieu au premier tour et à l'unanimité moins une voix, celle de l'élu lui-même ! Léon Vincent devient également député en 1928, réélu en 1932.
    Les Calaisiens lui renouvellent leur confiance en 1929. Durant son second mandat, Calais subit de plein fouet la crise économique. Pour faire entendre la voix de l'industrie de la dentelle en souffrance au plan national, Léon Vincent démissionne avec tout son conseil municipal en juillet 1933, pour être réélu triomphalement trois mois plus tard face à une liste communiste qui n'obtient que quelques centaines de suffrages. Pendant ce court intérim, Victor Mussel occupe les fonctions majorales.
    Léon Vincent aura donc marqué durant près d'une décennie la vie municipale calaisienne de son empreinte. Un buste signé Buisseret, inauguré en 1962, rend hommage à cette forte personnalité sur la place qui porte son nom, au Courgain maritime.

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  • L’immeuble de la chambre de commerce d’avant-guerre ne passait pas inaperçu.

     

    Le boulevard International et la chambre de commerce

    La rue du Havre, dont on voit l’angle sur la photo ci-contre, donnait directement sur la porte du Havre, gardée ici par un militaire. La rue étroite qui longeait les fortifications vers le phare se nommait rue des Remparts. Élargie lors de la disparition de ceux-ci, elle deviendra le boulevard International, l’actuel boulevard des Alliés. Les maisons et les commerces se trouvant dans cette rue, à l’origine étroite et sombre, feront face à ce large boulevard qui deviendra au fil du temps un secteur très fréquenté avec des cafés et des restaurants nombreux, dotés de terrasses donnant sur le bassin du Paradis.

     

    L’hôtel de la duchesse de Kingston

    À l’extrémité du boulevard International se trouvait le phare construit en 1848. Au centre du boulevard, l’hôtel consulaire d’avant-guerre ne passait pas inaperçu. Il deviendra le siège de la chambre de commerce. Si la vocation maritime de cette institution était importante, l’immeuble, situé face au Courgain maritime, faisait partie du quartier de Calais-Nord. L’immeuble avait fière allure et un passé historique. Il était surtout connu comme l’hôtel particulier de la duchesse de Kingston, exilée à Calais en 1777 pour éviter une peine de prison pour bigamie prononcée par la cour de Londres. La chambre de commerce achetait cet immeuble en 1892, immeuble jusqu’alors adossé aux fortifications. La bâtisse était en très mauvais état. La façade orientée vers le Courgain maritime fut alors complètement refaite et deux ailes ont été ajoutées à l’est rue de Poissonnerie, à l’ouest rue Jean-Noël-Dubout afin de donner de la prestance à l’ensemble.

     

    Cible repérable, l’hôtel consulaire a reçu plusieurs torpilles lors du premier conflit mondial. Il sera le premier bâtiment de Calais touché lors de la drôle de guerre, le 10 mai 1940, puis ravagé par plusieurs vagues de bombardements. Il subsistait une partie de la façade et de l’aile ouest en 1945. La décision fut cependant prise de raser les ruines pour construire un nouvel immeuble. La chambre de commerce de d’industrie, de style plus cubique, sera inaugurée en 1959.

     

    Le boulevard International et la chambre de commerce

    La chambre de commerce aujourd'hui

    Le boulevard International et la chambre de commerce

    Les rues du Havre et des Remparts en 1860, avant la destruction des fortifications nord.

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  • Mai 1940, la vie des Calaisiens bascule

    Des soldats allemands, presque chez eux, dans une rue Royale déblayée des gravats.

     

    Des Stukas en piqué sur la Citadelle, le Fort Risban, le port mais aussi sur les zones habitées de Calais-Nord et du Courgain maritime : c’est un véritable cauchemar qui a été vécu fin mai 1940 par la population calaisienne et les troupes alliées, 3 000 Britanniques appartenant pour l’essentiel à la 30e brigade, et 800 Français qui s’étaient retrouvés là un peu par hasard. Sans intervention des pompiers, les flammes se propageaient d’immeuble en immeuble. Les incendies détruiront plus encore que les impacts directs des bombes.

    Ces notes sont extraites du premier bulletin municipal publié le 13 juin 1940, seul organe d’information paru après l’invasion : « Les premiers éléments de l’armée allemande ont pénétré dans Calais intra-muros le samedi 25 mai vers 5 h du matin. Ils ont occupé l’hôtel de ville vers 6 h et, à partir de ce moment, a commencé la bataille entre la section de Calais-Nord, où était retranchée la garnison alliée, et celle de Calais – Saint-Pierre, où l’Armée allemande avait pénétré. La lutte a continué jusqu’au dimanche 26 mai vers 15 h, c’est-à-dire jusqu’au moment où la garnison de la Citadelle s’est rendue. »

    Le 31 mai 1940, les militaires allemands avaient ordonné l’évacuation totale de Calais-Nord. La municipalité obtenait alors l’autorisation pour les habitants de ce quartier sinistré de retourner chez eux le dimanche 2, le lundi 3 et le mardi 4 juin. Des coups de feu auraient alors été tirés contre des officiers et gendarmes allemands par des tireurs isolés, Calaisiens, ou militaires cachés dans les caves.

     

    Le major allemand Steinberg interdisait formellement aux civils de pénétrer dans ce quartier sous la menace d’être fusillés sur-le-champ. Calais-Nord, zone militaire, sera désormais interdit aux civils. Un mur dressé rue Mollien en interdira l’accès.

     

    Mai 1940, la vie des Calaisiens bascule

     

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  • L’opération Undergo permettait la libération de Calais

    Ce sont des soldats canadiens qui ont libéré Calais.

     

    Ce sont les Canadiens qui, sous le commandement du général Spry, doivent chasser les Allemands de la cité des Six Bourgeois. Le nom de code de cette opération militaire ? « Undergo ».

     

    Calais encerclée

    Durant la première semaine du mois de septembre, plusieurs communes du Calaisis telles Guînes, Ardres, Audruicq, tombent aux mains des Canadiens. Des forces issues de la résistance française sont également arrivées. On note ainsi la présence d’un certain commandant Roger Mengin, membre des FFL, et chargé de la liaison entre les différentes armées alliées. L’officier a déjà participé à la libération du Havre. Il sera bientôt rejoint par le beau-frère du général de Gaulle, Jacques Vendroux, qui a le grade de capitaine.

    La ville de Calais, où les journaux ne paraissent plus et qui ne reçoit d’échos de l’extérieur que par l’intermédiaire de la BBC, est placée en raison des circonstances en état de siège par le capitaine allemand Bottcher, qui invite ses habitants à l’évacuer afin « d’éviter des pertes inutiles parmi la population ». Le 6 septembre, tous ceux qui vivent au sud de l’axe Egalité-La Fayette-Gambetta doivent quitter leur domicile soit par la route de Boulogne, soit par celle de Saint-Omer.

    Sur plus de 20 000 résidents, seule une cinquantaine de personnes obtempère… mais se voit refoulée aux portes de la ville par des sentinelles allemandes ! Le capitaine Bottcher préfère finalement limiter à deux heures par jour (entre 11h et 13h) les allées et venues des civils dans la ville ainsi que l’ouverture des magasins d’alimentation et des banques. Cette limitation de la circulation sur la voie publique est assortie d’une interdiction de se rendre visible sur le pas de sa porte ou aux fenêtres de son habitation, sous peine d’exécution immédiate.

    Le maire de Calais, Georges François, nommé par les Allemands en juillet 1940, proteste au départ contre ces décrets, mais finit par les relayer en faisant placarder dans la ville les 10 et 16 septembre des affiches incitant ses administrés à s’éloigner d’un lieu voué à se transformer d’un jour à l’autre en champ de bataille. Ces appels restent vains, les Calaisiens faisant preuve d’une sorte de résistance passive. Certains d’entre eux sortent de la ville pour passer derrière les lignes canadiennes en vue de prêter main-forte aux Alliés, ou parfois simplement de se ravitailler en cigarettes.

     

    Les Canadiens à l’attaque

    Le capitaine Bottcher, longuement interviewé par Robert Chaussois dans les années 1970, explique qu’il avait été dépêché à Calais par ses supérieurs pour que la ville résiste le plus longtemps possible : il n’était pas question pour lui d’accepter une reddition alors que la ville était encerclée. Le 22 septembre, les Canadiens entrent dans Boulogne-sur-mer. Le 25, avec le bombardement de Calais, l’opération Undergo s’enclenche. Elle comporte deux volets : l’attaque sur Calais et la prise des batteries lourdes des caps Blanc-Nez et Gris-Nez.

    Ce sont essentiellement les 7e et 8e brigades d’infanterie de l’armée canadienne qui prennent part aux combats qui s’étalent jusqu’au 1er octobre. La première perd 190 soldats dans les secteurs fortifiés du vieux Coquelles, du Fort-Nieulay, de la crête de Belle-Vue et de Sangatte. Pour la seconde, le tribut est moins lourd : engagée dans la reprise de la batterie Lindemann, elle enregistre tout de même 29 pertes – on entend par « pertes » l’ensemble des soldats mis hors d’état de combattre, donc décédés ou seulement blessés. Au total, 64 morts seront à déplorer dont 42 pour la 7e brigade.

    Suite à l’intense bombardement qui a mis à mal le secteur portuaire de la ville, alors que la citadelle et la commune de Marck sont reconquises, le lieutenant-colonel Schroeder, commandant de la garnison allemande de Calais, accepte le 28 septembre le principe d’un cessez-le-feu devant permettre l’évacuation des milliers de civils qui sont demeurés sur place. La rumeur court qu’un millier d’avions alliés s’apprêtent à écraser la ville sous des tonnes de bombes. Les destructions sont déjà énormes.

     

    « Le boulevard Victor Hugo connut ce jour-là une affluence qu’il ne connaîtra sans doute plus jamais : en fait, plus de 10 000 Calaisiens le parcoururent durant cette après-midi inoubliable » raconte un acteur de l’époque, Georges Dauchard, qui a été journaliste. « Aux portes de la ville, les Allemands de garde contemplaient sans sourire cet interminable défilé : l’un d’eux, que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, m’adressa un grave « au revoir Monsieur » qui voulait être aimable » poursuit-il. La trêve dure 24 heures. Le sort de Calais se dénouera les 29 et 30 septembre lors d’une nouvelle série de combats.

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  • L’origine de la tour du Guet n’est pas certaine. Elle aurait été érigée dans les années 800 sous le règne de Charlemagne, puis reconstruite en 1214. Le 6 avril 1580, la tour fut fendue en son milieu par un tremblement de terre et dû être reconstruite. En 1658, les charpentes furent détruites par un incendie provenant des écuries attenantes. En 1696, une bombe anglaise endommagea sa flèche qui fut remplacée par une plate-forme entourée d’une balustrade de fer.

     

    Sa destruction envisagée

    Au début du XIXe siècle, la municipalité envisagea de la détruire. Des pierres se décrochaient et menaçaient les maisons qui s’y étaient accolées. Heureusement, sa destruction coûtait plus chère que sa réhabilitation qui fut donc entreprise en 1811. Elle devint utile à cette époque, en 1816 pour recevoir le nouveau système de télégraphe aérien de Chappe, puis de 1818 à 1848, pour faire fonction de phare. À cette occasion la plate-forme fut agrémentée d’une cage de verre avec un toit de cuivre. Le sommet de la Tour du Guet était orné d’une découverte qui servait d’abri au guetteur qui sonnait le tocsin en cas d’incendie. La tour du Guet fut rachetée par la ville en 1910 puis classée monument historique en 1931.

    Elle était entourée d’immeubles avec en particulier l’épicerie Faillie-Bonvarlet spécialisée dans les denrées coloniales en plus du vin, des liqueurs, et autres conserves alimentaires. Elle était située au n° 2, place d’Armes sur l’angle de la place et de la rue de Calais qui prolongeait la rue de Guise. Cette rue très courte séparait l’arrière du musée de la tour.

     

    Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Tour du Guet échappa miraculeusement aux nombreux bombardements. La barrière en fer forgée sortait indemne, pas la cage de verre ni le toit de cuivre. La tour fut restaurée de 1948 à 1958.

     

    La tour du Guet miraculeusement préservée

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  •  Bombardements meurtriers pendant la Grande Guerre

    En 1915, rue de la Rivière, dans la cave de cette maison, une employée de la chambre de commerce avait été tuée.

     

    La situation des Calaisiens durant la Première Guerre mondiale était très différente de celle vécue lors du second conflit. Calais était une base stratégique. Cinq mille soldats y vivaient : Belges, Anglais, Portugais Américains, Français... Les Allemands n’occupaient pas Calais et les bombardements étaient alors nettement moins sophistiqués, et pourtant très meurtriers car les civils n’avaient pas été évacués de Calais-Nord. Des immeubles seront détruits sans atteindre le degré des destructions qui défigureront Calais-Nord lors de la Seconde Guerre mondiale. Les bombardements de la Première Guerre avaient débuté le 15 septembre 1914. La dernière alerte aura lieu le 25 septembre 1918.

    En quatre ans, les Allemands bombarderont Calais 68 fois, six fois par zeppelins, une fois par mer, le reste par avions, causant 278 morts, dont 108 civils, et 528 blessés, dont 206 civils. Les habitants du quartier, proches d’objectifs militaires, payeront un lourd tribut. Les impacts de bombes n’épargnaient pas non plus les quartiers résidentiels. Les trésors patrimoniaux seront protégés ou mis à l’abri. Portes et fenêtres au rez-de-chaussée du musée ont ainsi été protégées par des sacs de sables et des collections ont été mises à l’abri. La façade du musée subit pourtant quelques dégâts le 27 septembre 1917.

     

    Les Bourgeois de Calais seront déplacés en mars 1918 pour être remisés dans les caves de la mairie. L’église Notre-Dame ne sera pas épargnée. Lors d’un bombardement en mars 1915 ayant pour cible la rue de la Rivière, l’église toute proche avait été touchée. La chapelle latérale et la chapelle absidiale ont été sévèrement touchées, soufflées par l’explosion d’une torpille lâchée d’un zeppelin. En décembre 1917, des bombes larguées endommageront cette nuit-là le presbytère de Notre-Dame.

     

     Bombardements meurtriers pendant la Grande Guerre

    Un biplan, de type Gotha, abattu en janvier 1918 et exposé comme trophée de guerre devant le jardin Richelieu

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  • Les Six Bourgeois étaient installés place d’Armes face au musée sur un socle cette fois moins élevé.

     

    Le bronze des Six Bourgeois déménagera une première fois pour être mis à l’abri. En 1918, une offensive allemande de grande ampleur était annoncée. À Boulogne-sur-Mer, les précautions nécessaires n’avaient pas été prises et deux torpilles frappaient le musée, détruisant de nombreuses collections. À Calais tout avait été fait, certes un peu tardivement, pour mettre les collections à l’abri. Il restait les monuments. Eustache de Saint-Pierre (le plus connu des Bourgeois, ndlr) avait déjà reçu un éclat dans une jambe lors d’un bombardement. La décision était prise de déplacer les Six Bourgeois pour les emmener dans les caves de la mairie. Les travaux débutaient le 13 mars 1918. Ils dureront deux jours. La statue était treuillée sur un camion par la section de protection des Œuvres d’art du Front nord. Après la guerre, le bronze de Rodin retrouvera un temps son emplacement initial, face au jardin Richelieu.

     

    Un matin de 1924, les Six Bourgeois étaient transférés sur la place d’Armes devant le musée. Le conseil municipal avait en effet décidé d’édifier un monument aux enfants de Calais morts pour la France durant la guerre de 14-18 face au jardin Richelieu. Depuis quelques années déjà, un comité collectait des fonds auprès de la population. Une subvention de la ville doublera la cagnotte amassée. M. Parenty sera l’architecte et M. Moreau-Vauthier le sculpteur. L’inauguration, prévue le 11 novembre 1924, aura finalement lieu le 26 juin 1926. Léon Vincent, le maire, y sera bien seul et le regrettera. Les chefs d’État invités n’étaient pas là. La foule était nombreuse, composée des familles des disparus et des anciens combattants. Dévoilé, le monument grandiose était ce jour-là d’une éclatante mais éphémère blancheur. Dédié aux 2 382 morts de la Première Guerre mondiale, il symbolisait l’heure du Jugement dernier.

     

    les « Six Bourgeois » remplacés par le monument aux morts

    L’inauguration du monument aux morts a eu lieu le 26 juin 1926.

     

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  • Quand Rodin était présent à l’inauguration des Six Bourgeois

     

    L'inauguration des Six-Bourgeois en présence d'Auguste Rodin et de son initiateur Omer Dewavrin, maire de Calais.

     

    En 1884, Omer Dewavrin, maire du vieux Calais, obtient de son conseil municipal la décision, d’élever un monument à Eustache de Saint-Pierre et à ses compagnons : «Aujourd’hui, au moment où les derniers vestiges des remparts de notre vieille cité vont disparaître, au moment où notre ville va cesser d’être elle-même, nous pensons qu’il est du devoir de ceux qui seront sans doute les derniers représentants élus du Calais indépendant, de perpétuer par un monument, un des plus beaux souvenirs de notre histoire. » Le sculpteur Auguste Rodin était alors sollicité et proposait un projet qui sera accepté dix ans plus tard.

    Quand Rodin était présent à l’inauguration des Six Bourgeois

     

    Les Six Bourgeois sur ce socle élevé que Rodin qualifiera de « piédestal hideux qui déshonore mon oeuvre ».

     

    Rodin déçu

    Omer Dewavrin, devenu maire du grand Calais, présidait l’inauguration. Elle aura lieu le 3 juin 1895. Rodin était présent. Face au jardin Richelieu, site finalement choisi, les invités étaient nombreux, et l’inauguration l’occasion de festivités. Le bronze était érigé sur un piédestal de deux mètres de haut, et entouré d’une grille en fer forgé.

    Rodin était cependant déçu. Il aurait préféré voir ses bourgeois posés à même le sol et au milieu de la place d’Armes. Le maire Omer Dewavrin et le ministère des Beaux-Arts en avaient décidé autrement. Lorsque le voile tomba, les applaudissements furent nombreux. Les Six Bourgeois resteront à cet endroit une petite trentaine d’années, sur leur stèle d’origine entourée d’une grille en fer forgé.

    Le monument connaîtra de multiples déménagements. Après la Grande Guerre, il se retrouvera sur la place d’Armes, point de rassemblement et de départ des bourgeois en 1347 vers le camp anglais, puis place de l’hôtel de ville actuel en 1945. Le monument des Six Bourgeois en sortira allégé de la grille et plus conforme aux volontés de l’artiste, le socle réduit au minimum permettant la proximité du spectateur avec l’œuvre.

     

     

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