•  La tour du Guet miraculeusement préservée

     La tour du Guet miraculeusement préservée

    L’origine de la tour du Guet n’est pas certaine. Elle aurait été érigée dans les années 800 sous le règne de Charlemagne, puis reconstruite en 1214. Le 6 avril 1580, la tour fut fendue en son milieu par un tremblement de terre et dû être reconstruite. En 1658, les charpentes furent détruites par un incendie provenant des écuries attenantes. En 1696, une bombe anglaise endommagea sa flèche qui fut remplacée par une plate-forme entourée d’une balustrade de fer.

    Sa destruction envisagée

    Au début du XIXe siècle, la municipalité envisagea de la détruire. Des pierres se décrochaient et menaçaient les maisons qui s’y étaient accolées. Heureusement, sa destruction coûtait plus chère que sa réhabilitation qui fut donc entreprise en 1811. Elle devint utile à cette époque, en 1816 pour recevoir le nouveau système de télégraphe aérien de Chappe, puis de 1818 à 1848, pour faire fonction de phare. À cette occasion la plate-forme fut agrémentée d’une cage de verre avec un toit de cuivre. Le sommet de la Tour du Guet était orné d’une découverte qui servait d’abri au guetteur qui sonnait le tocsin en cas d’incendie. La tour du Guet fut rachetée par la ville en 1910 puis classée monument historique en 1931.

    Elle était entourée d’immeubles avec en particulier l’épicerie Faillie-Bonvarlet spécialisée dans les denrées coloniales en plus du vin, des liqueurs, et autres conserves alimentaires. Elle était située au n° 2, place d’Armes sur l’angle de la place et de la rue de Calais qui prolongeait la rue de Guise. Cette rue très courte séparait l’arrière du musée de la tour.

     Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Tour du Guet échappa miraculeusement aux nombreux bombardements. La barrière en fer forgée sortait indemne, pas la cage de verre ni le toit de cuivre. La tour fut restaurée de 1948 à 1958.

    Pin It

    votre commentaire
  • La rue Royale et ses commerces

    La rue Royale et ses commerces

    Les immeubles de la rue Royale venaient de sortir de terre, terme approprié car toute cette zone avait été arasée et la rue redessinée plus à l'est. La photo du haut date du milieu des années cinquante. Cette Renault 4 cv, stationnée au bord d'un trottoir inachevé, était la voiture familiale par excellence. Quelques commerces commençaient à ouvrir. Au premier plan, un antiquaire, A la Tour du Guet, avec ce landau devant la vitrine, est devenu une banque. Josy, un institut de beauté, une agence immobilière. Un café-tabac perdure et a pour enseigne la Mazarin. Un tailleur West-End Tailors est l'actuel magasin de chaussures Benjamin. Frimas, une mercerie, est devenue un magasin de vêtements, un magasin de fleurs a été transformé en café (La Crypte) et la crèmerie de M.Rambour en magasin de fleurs, le Baccara.

    Source La Voix du Nord 

    Pin It

    votre commentaire
  • La rue Edison face aux Six Bourgeois de Calais

    La rue Edison face aux Six Bourgeois de Calais

    Avant guerre, la rue Edison débouchait déjà sur le jardin Richelieu et, photo du haut, sur la statue des Six Bourgeois. Ceux-ci y resteront visibles de 1895 à 1914 et de 1919 à 1924. Ils seront déplacés ensuite vers la place d'Armes face au musée. Ce quartier sera bombardé et ravagé en mai 1940 par l'aviation allemande qui visait la citadelle où les troupes alliées étaient retranchées. Le tracé de la rue Edison sera confirmé en 1951 avec un léger décalage vers Saint-Pierre qui lui laisse encore une vue sur le jardin Richelieu mais cette fois sur la friterie. A l'époque, la gare centrale possédait une sortie nord et il suffisait aux voyageurs de franchir le pont Freycinet pour rallier Calais-Nord. Ceci explique la présence des deux hôtels de voyageurs situés aux angles de la rue Edison et de la rue du Quai de l'Escaut

    source La voix du nord

    Pin It

    votre commentaire