• Le boulevard Jacquard et son tramway

    C’est après la guerre de 1870 que le tramway prenait vraiment son essor en France, d’abord par l’allongement du réseau parisien, puis quand il fut adopté par les principales grandes villes. En 1879, Calais sera une des premières villes moyennes à se doter d’un réseau de tramways, à l’époque hippomobile. Mais la traction animale a rapidement montré ses limites : dès 1879 s’ouvraient des lignes électrifiées avec captage aérien par fil trolley. En 1908, Calais électrifiait à son tour son réseau, date à laquelle cette photo a été prise. Le beffroi de l’hôtel de ville n’était pas encore construit ni la banque du Crédit Lyonnais à l’angle de la rue de Vic. Juste à côté, au commerce A la Pensée succéderont après guerre les établissements Brunet, l’actuel magasin de la chaîne Mim dont l’immeuble est en cours de réfection. J-.P.P. (CLP)

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  • La rue de la Tannerie vers 1910

    Voici la rue de la Tannerie à son extrémité ouest, donnant sur le quai du commerce et le canal. Cette rue renommée rue Bercy puis rue des Tanneurs, devint finalement la rue de la Tannerie au milieu du XIXe siècle. On peut voir au-delà du canal, sur cette carte postée en 1910, la chapelle de la maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres. Un immeuble résidentiel a depuis été construit face au canal. Au premier plan, ces entrepôts appartenaient à Mr Vancouyghem-Detruitte qui y entreposait du charbon anglais et français. Les marchands de charbon s’y sont succédé. Le dernier Mr Thorez a fermé au milieu des années 1970. Sur l’angle du quai du Commerce s’ouvrait en 1964 la salle de gymnastique de l’Etoile. Dans les années 1990, des petits immeubles sortaient de terre, donnant un coup de jeune à cette rue. J-.P.P. (CLP)

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  • La gendarmerie, construite en 1894

    La nouvelle gendarmerie a été ouverte en 1894. Elle était située en bordure du quai de l’Est, qui deviendra en 1910 le quai de la Gendarmerie. L’immeuble possédait de vastes dépendances et des écuries qui abritaient les chevaux de patrouilles. En 1945, l’armée britannique occupait l’immeuble, qu’elle avait transformé en prison militaire. La police locale a utilisé ensuite les lieux. La gendarmerie sera détruite et remplacée en 1973 par une biscuiterie, l’Alsacienne. Passée sous contrôle de Danone, elle fermera en 2002 après le mouvement social des Ptits Lus. La biscuiterie est devenue l’immeuble de l’OPH. Quant au quai, il se nomme toujours Quai de la Gendarmerie alors que celle-ci se trouve désormais rue Descartes. J-.P.P. (CLP)

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  • Les commerces de la place d'Armes

    Après guerre la place d’Armes était raccourcie d’une trentaine de mètres à l’ouest afin d’assurer l’alignement de la nouvelle rue Royale avec la rue de la Mer. Les immeubles, au rez-de-chaussée desquels se trouvaient des commerces, ont été reconstruit dans un style cubique. Sur la gauche, à l’angle de la rue de la Citadelle, le commerce de journaux d’avant-guerre est toujours présent. Le café-friture le Moniteur le jouxtant abritait après-guerre la brasserie Au Moniteur qui est devenue le café de la Tour. Au centre, le magasin A la Tour du Jouet remplaçait le commerce Au Bon Marché, puis a été transformé en café Le Centaure. Le café d’avant-guerre Le Carvalho et la bijouterie de Henry Godefroy correspondraient à l’actuelle Civette. Face à eux se trouvait le terminus de la ligne hippomobile de tramways. J-.P.P. (CLP)

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  • Le café du pont de Vic plus que centenaire

    Cette carte du haut a été postée en 1907. En contrbas de la passerelle construite en 1893, le pont de Vic très étroit tournait sur un pivot central. Il avait été construit en 1891 et sera démonté en 1942 par les Allemands pour en récupérer la ferraille. A l’angle de la rue Descartes, la famille Puget tiendra ce café jusqu’aux années cinquante. A côté se trouvait un salon de coiffure qui sera absorbé par le café lors de l’agrandissement. La maison a l’angle du quai de la gendarmerie vient d’être détruite comme l’avaient été les entrepôts la côtoyant. Le café existe toujours dans un quartier en pleine rénovation. Le pont de Vic a été éloigné de la passerelle. Il est désormais quasiment aligné sur le trajet avenue Louis Blériot –rue de Vic, ce qui n’était pas nécessaire à l’époque car l’avenue était un canal. J.-P.P. (CLP)

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  • La ville de Saint-Pierre, construite au-delà des fortifications de la cité médiévale de Calais, connaît une forte croissance liée notamment au développement de l’industrie dentellière au début du XIXe siècle.

    L’évolution de la ville de St-Pierre

    Saint-Pierre en 1750.

    L’évolution de la ville de St-Pierre

    Saint-Pierre en 1890.

    En 1787, la paroisse de Saint-Pierre obtient une assemblée autonome et les réformes administratives de la France révolutionnaire officialisent en 1790, la naissance de cette commune pour en faire une ville peuplée de 2 600 habitants et d’une superficie de plus de 2 200 hectares soit l’une des plus vastes du département du Pas-de-Calais. Après 1815, Saint-Pierre connaît un développement très important grâce à l’apparition de l’industrie dentellière avec notamment un quadruplement de sa population qui permet de dépasser, en 1846, la cité rivale et voisine Calais, avec 10 924 habitants. Mais toute cette croissance ne s’est réalisée que progressivement, divers terrains de locations ont permis l’établissement de maisons communes et l’ancienne mairie de Saint-Pierre n’est définitivement édifiée qu’en 1825 à proximité du canal de Saint-Omer et d’une ancienne église qui fut détruite ultérieurement en 1882 afin d’y édifier l’hôpital au même emplacement que celui que nous connaissons aujourd’hui. Il est à noter que ce canal est la voie principale de communication pour les coches d’eau et pour le drainage des terres marécageuses. En 1836, afin de répondre aux volontés des habitants et aux besoins de la municipalité souhaitant s’afficher aux yeux de sa rivale, le cœur de la bourgade de Saint-Pierre est transféré dans un endroit précis dénommé le Carré grâce à un don de Monsieur Jean-Louis Crèvecœur, notable Saint-Pierrois, qui apporte un terrain destiné à l’établissement de marchés et de foires.  

    L’évolution de la ville de St-Pierre

    Le pont de Saint-Pierre en 1825.

    Une seconde donation de la famille agrandissant l’espace initial permet l’édification en 1858 de nouveaux bâtiments à savoir un nouvel hôtel de ville, un lavoir polyvalent avec locaux à fonction éducative et administrative (ces 2 bâtiments au caractère architectural similaire apparenté au style néo-classique1, se faisant face). Mais les bombardements de la Première Guerre mondiale détuisent partiellement ce lavoir qui est remplacé en 1935 par un nouvel édifice abritant la Bourse du Travail. L’ancienne église de Saint-Pierre, située Quai du Commerce étant devenue vétuste et exiguë elle est remplacée par un nouveau lieu de culte édifié au fond de la place Crèvecœur entre l’hôtel de ville et le lavoir. 

    L’évolution de la ville de St-Pierre

    Evolution du même lieu en 1890.

    Avec ses bâtiments emblêmatiques, la place Crèvecœur devenait le symbole de la réussite de Saint-Pierre, se caractérisant notamment par la réunion avec Calais en 1885 ; l’hôtel de ville devenant celui de la cité unifiée ralliant d’une part le cachet médiéval et historique de Calais avec la cité nouvelle et industrielle de Saint-Pierre. Cette place reste et restera le témoin, grâce à ses bâtiments, d’une époque dynamique et prospère. 

    L’évolution de la ville de St-Pierre

    La place Crèvecœur vers 1870. 

    L’évolution de la ville de St-Pierre

    Vue intérieure du Palais de Justice aujourd’hui.

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  • Le dernier dimanche de juin ou le premier dimanche de juillet, Calais se réveille enfiévrée. Le déjeuner est rapide dans bien des foyers… 
    Il faut être bien placé !

    La fête de Calais

    Musiciens

    Aujourd’hui, dès le tout début d’après-midi, les grandes artères de la ville s’animent. Une foule bon enfant envahit les trottoirs, les quatre boulevards bouchonnent. Marchands de glace, marchands de ballons sillonnent le parcours du défilé, pliants et chaises de camping rappellent la plage sous les pavés, la police s’affaire autour d’automobiles à évacuer. On tend l’oreille… écoutez… 
    Ils arrivent !

    Orchestre d’Harmonie et batterie municipale en tête, voilà les premiers. On admire les costumes, on applaudit les évolutions, on compte les groupes. Sur une tribune installée pour la circonstance, élus, personnalités et invités regardent le cortège passer. Place d’Armes, c’est l’arrivée. Après une dernière parade, il faut se séparer. Les manèges sont maintenant absents des festivités : c’est la Grande Parade et la fête de Calais.  

    La fête de Calais

    Défilé sur le boulevard La Fayette vers 1930, avec les deux géants : Jehan de Calais et Constance du Portugal. Dans les chars des reines de beauté saluent la foule.

    La fête au XVIIe siècle 
    Quelle est l’origine de ces fêtes de juin à Calais ? Voici quelques pistes pour vous éclairer. On trouve trace de cette fête calaisienne au XVIIème siècle. Le style en était alors différent. On processionnait, on chantait, on banquetait … et on buvait plus qu’à l’accoutumée. La Place d’Armes était au centre des animations. Là, on jouait : javelot, tir à l’arc, quilles, fléchettes, chacun s’en donnait à cœur joie.

    Quelques temps après, le raccroc survenait et la fête reprenait. On s’amusait. Parfois, il y eut des excès.

    La fête de Calais

    On pourchasse les chats considérés, au XVIIe siècle, comme des suppôts de satan.

    Les chats de la cité, considérés comme les suppôts du grand Satan, furent pourchassés et malmenés par les fêtards avec l’accord des notables et du clergé. En ces temps-là, l’obscurantisme sévissait. Pierre Antoine de la Place, littérateur calaisien né en 1707, évoquant son père, se souvient de l’avoir souvent entendu raconter une grande procession qui animait Calais le 2 juillet. Il écrit : “dès l’aurore de ce jour solennel, tous les canons de la citadelle et des forts, joints au carillon du beffroi et de toutes les cloches de la ville, annonçaient avec le plus grand éclat la fête. Vers 10 heures du matin, tous les citoyens assemblés ou à l’Hôtel de Ville ou dans les environs en partaient avec le Conseil municipal et l’état-major à leur tête, pour se rendre à l’église paroissiale où le curé les attendait, accompagné de son clergé pour commencer la cérémonie”.  

    La fête de Calais

    Grand défilé au 18e siècle sur la place d’Armes avec, à la tête du cortège le clergé suivi par le corps d’arme, les notables, les fanfares et les saltimbanques.

    Ils se rangeaient en haie autour de l’église d’où, lorsque le clergé était sorti, ils se mettaient en marche à sa suite, au son de tous les instruments que fournissaient le pays. Chacun était en habit de fête, tenait à la main ou des bouquets ou des branches de laurier et chantait dans les intervalles que leur laissaient les fanfares qui les accompagnaient les couplets suivants : 

    Le deuxième du mois de Juillet
    Les Bourguignons vinrent à Calais
    Pour surprendre la ville
    Mais le brave Comte de Charost
    Leur fit bientôt tourner le dos 

    Qu’il faisait beau voir 
    Monsieur le Saint Martin
    Avec son grand sabre à la main
    Un pistolet dans l’autre
    S’écriant : Calaisiens mes amis
    Allons battre les ennemis

    De nos vieux Bourgeois les braves descendants
    Aux Ennemis montrant les dents
    Si bien les chamaillèrent
    Que sans avoir pris la ville, ni fort
    Le fier Bourguignon court encore…

    Prions Jésus-Christ, prions le Rédempteur
    Que nos enfants aient leur valeur
    Garde-clefs de la France
    Toujours braves, qu’ils soient à jamais
    Toujours Chrétiens, toujours Français

    La fête de Calais

    Les vainqueurs des troupes espagnoles rentrent dans Calais sous les acclamations de la population !

    Pierre-Antoine de la Place, qui écrit vers 1760, regrette d’ailleurs vivement que la fête soit alors affadie et réduite à une simple procession. 

    Autre interprétation des faits
    De la Place et la fière chanson guerrière nous amènent à nous retourner un peu plus loin sur le passé. Jusqu’à l’achat de Dunkerque par le Roi Louis XIV (1662), Calais est la forteresse avancée qui garde la frontière nord de la France : sentinelle à l’entrée d’un détroit fréquenté et disputé. Le vieil ennemi espagnol, à l’étroit dans Gravelines, a toujours un œil sur Calais. Il prend d’ailleurs la ville par surprise en 1596. Plus de 900 bourgeois en perdent la vie. C’est la paix de Vervins en 1598 qui rendra la cité au Roi Henri IV. Vient ensuite une toute relative tranquillité, mais, en 1657 (nuit du 1er au 2 juillet), des hommes du grand Condé, rallié à l’Espagne par haine de Mazarin, et des troupes espagnoles soit 1 200 mousquetaires et 4 000 fantassins se dirigent à nouveau vers Calais. La garnison calaisienne a heureusement été prévenue par des gens de Vieille-Eglise et d’Oye. Le Colonel de la milice, Gaspard Mollien a fait appel aux volontaires ce qui lui a permis de disposer 4 compagnies aux endroits stratégiques de la Cité. L’assaillant arrive, il est fort étonné du feu nourri qu’il lui faut essuyer. La défense mise en place est si énergique que les Espagnols se retirent en laissant une centaine de morts derrière eux. Après ce haut fait de bravoure collective, la cité décide que le 2 juillet sera désormais jour de réjouissances. Il y aura Te Deum, revue des troupes et feux de joie… Notre fête communale rappelle-t-elle ce jour-là ?
    Les mots qui s’y trouvent accolés : parade musicale / parade internationale autrefois “cavalcade” fleurent les troupes armées. Un étonnement pourtant ! Actuellement, le jour de la Fête de Calais est fixé le dimanche le plus près de la fête de Pierre et Paul au calendrier. Mais alors, St Pierre St Paul, c’est l’église du Courgain maritime de Calais ? Le questionnement n’est pas terminé. En attendant, allons regarder le défilé !  

     

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  • Au XIXe siècle, les hommes se sentent attirés par les plaisirs de la plage et des bains de mer. Calais et sa belle plage ne pouvaient que susciter des projets d’aménagement.

    Le casino et les bains de mer

    Le 1er établissement de bain en 1869

    Au XIXe siècle, les hommes se sentent attirés par les plaisirs de la plage et des bains de mer. Calais et sa belle plage ne pouvaient que susciter des projets d’aménagement. connu Calais. En 1835, quelques Calaisiens se réunirent pour étudier l’idée de la création d’un établissement de bains (à l’époque on ne disait pas encore casino). Le 1er juin 1837, le bâtiment des établissements de mer, conçu sur les plans de l’Architecte de la ville, M. Vilain fut inauguré. Cet édifice élégant, surnommé “Sableville”, était élevé sur un plateau qui dominait la plage au milieu de jardins. Il comprenait : salon, chambre de repos, salles de lecture avec journaux français et étrangers, une salle de billard située dans un bâtiment annexe pour que le bruit des billes ne puisse déranger les personnes venant se reposer, un salon avec piano pour les dames, un buffet... Un escalier conduisait à une belle plate-forme qui recouvrait tout l’édifice, des tentes y étaient disposées pour mettre les visiteurs à l’abri du soleil. En 1869, un restaurant et un kiosque furent créés, le jardin fut clôturé ce qui entraîna un droit d’entrée de 10 centimes. Concerts, tirs aux pigeons, bals et fêtes de nuit étaient organisés. Pour 1870, on annonçait la construction de chalets mais la guerre franco-prussienne retarda les projets. Après le conflit, l’aspect de la ville et du port évolua considérablement. Le casino fut séparé de la mer par une courtine, une digue de protection et entre ces deux ouvrages un fossé, de quoi décourager les amateurs de bains !

    Le casino et les bains de mer

    C’est à l’occasion d’un voyage à Calais qu’Achille Bresson se rendit compte du potentiel offert par la plage. Il souhaitait utiliser la nouvelle digue en promenade et en même temps comme assise à un bâtiment développant ses salles de jeux et ses terrasses parallèlement à la mer. Le large fossé, qui avait causé tant de tort au premier établissement, serait alors utilisé pour des fêtes nautiques ou des régates.

    En 1892, il se présenta au renouvellement du bail de la société de bains et obtint une concession de 25 ans. Le nouveau casino ne se fit pas attendre et ce grâce à une brillante idée de Bresson. Il acquit un pavillon en bois à un étage qui avait été édifié aux Champs-Elysées pour l’exposition de 1889 et en fit un casino. Dès 1893 l’établissement accueillait ses premiers visiteurs. 

    Le music-hall
    était une élégante construction carrée en fer abritant une vaste salle de spectacle de 300 places pour les concerts et les pièces de théâtre. Le premier étage accueillait un dancing. La toiture était surmontée d’une lyre. 

    L’accès au casino
    n’était pas aisé et ce fut par la construction d’un barrage écluse et des ponts Henri Hénon en 1906 qu’un accès direct entre Calais-Nord et la plage fut réalisé. En 1910, l’ancienne passerelle en bois fut remplacée par un ouvrage en pierre permettant aux tramways d’amener les touristes et les Calaisiens à la plage directement. 

    Le bâtiment central,
    construit en 1896 abritait les services du casino. On y trouvait les comptoirs de pâtisseries, de confiserie. On voyait même un vieux canon trouvé lors des travaux dans le port. La salle de restaurant accueillait jusqu’à 400 convives. Les visiteurs pouvaient prendre place sur la terrasse surélevée qui longeait ce bâtiment, déguster un café à l’abri du soleil sous une marquise* en ferronnerie, et jouir de la vue en écoutant des concerts en après-midi et en soirée. 

    La salle des petits chevaux
    ouverte de 15 h à 1 h du matin se trouvait dans le pavillon de l’exposition. Sur une sorte de table représentant les pistes d’un hippodrome, un mécanisme faisait avancer des petits chevaux, il fallait parier sur le numéro d’un cheval, le premier qui avait franchi la ligne d’arrivée avait gagné. Ce jeu de paris, très en vogue dans les casinos, a été remplacé par le jeu de la boule. A l’étage un salon était ouvert à diverses expositions d’art. Ce bâtiment était coiffé d’un belvédère avec un balcon surplombé par quatre horloges et un dôme.

    Achille Bresson
    organisa des bains populaires pour les Calaisiens défavorisés grâce à l’installation d’une vaste tente avec gardien et où, moyennant 20 centimes au lieu d’un franc pour les cabines individuelles, on pouvait se changer et se sécher. 

    Le casino et les bains de mer

    La plage et le casino

    Les bains de mer
    étaient reconnus pour avoir des vertus médicinales. Il y avait trois façons de se mettre à l’eau : dans le bain à la lame, le baigneur se jetait lui même dans les vagues ou il était saisi et jeté à l’eau par son matelot. 

    Le casino et les bains de mer

     

    Un baigneur

    Le baigneur pouvait rester assis sur les marches de sa cabine pour une immersion totale et se frictionner ou encore ne baigner que certaines parties du corps. Au début des années 1900, la baignade tendit plus à devenir une distraction. Les vêtements

    dissimulaient le corps le plus possible, décence oblige. Les femmes, par exemple, portaient des pantalons bouffants, des vareuses fermées jusqu’au cou, des bonnets et même des bas noirs contre les méduses. Les guides-baigneurs gardaient même dans l’eau un pantalon et une veste longue de laine, les guides-baigneuses étaient vêtues d’une longue robe de laine attachée au cou et couvrant entièrement le corps. Hommes et femmes se baignaient dans des zones séparées délimitées par des poteaux plantés en mer.

    La digue carrossable
    avec trottoirs carrelés fut dotée de l’éclairage électrique en 1894. Après 1918, la terrasse fut prolongée vers l’est, des courts de tennis furent créés.  

    Le casino et les bains de mer

    La tapissière

    Les premiers chalets en bois
    s’établirent d’abord sur la digue puis, le succès, aidant sur le sable en doubles rangées. Après la Grande Guerre les chalets continuèrent leur progression et finirent par rejoindre Blériot-Plage. 
    Les enfants s’ébattaient entre les tentes multicolores. 

    Le casino et les bains de mer

    Une cabine de bain roulante

    Une trentaine de voitures-baignoires
    tirées par de vieux chevaux conduisait les baigneurs jusqu’aux premières vagues. Chaque voiture était accompagnée d’une matelote pour les dames et d’un marin bon nageur pour les hommes.  

    Le casino et les bains de mer

    Le glacier

    Le casino et les bains de mer

    Promenade sur un âne

     

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  • Un fleuron du patrimoine Calaisien

    L’usine Boulart

    L’atelier d’échantillonnage permettant de présenter les articles aux clients.

    Edifiée en deux phases principales à partir des années 1870, cette fabrique est composée de trois corps de bâtiment disposés en U, s’élevant sur quatre niveaux et libérant une grande cour centrale utilisée pour la desserte des ateliers et la circulation des personnes. Cette architecture de grandes manufactures correspond à la deuxième génération de la production dentellière mécanique. 

    L’usine Boulart

    Livraison de fil, coton, soie, grandes bobines, à l’usine Boulart.

    Les dispositions spatiales répondent à une nouvelle organisation du travail qui s’impose. Les métiers sont de plus en plus grands, la force motrice est la vapeur, ce qui suppose des capitaux importants, le personnel est également plus nombreux. De plus, l’usine Boulart est une usine collective créée 
    par un constructeur-investisseur, usinier. Chaque fabricant-locataire occupe des espaces sur plusieurs niveaux correspondant aux différentes étapes de la production. Le propriétaire fournit aussi par bail la force motrice, l’éclairage, le chauffage.
    En 1874, on dénombre 10 ateliers. En 1902, la fabrique abrite 80 métiers.

    Calais, capitale de la dentelle 
    Cet ensemble est un élément remarquable et original du patrimoine industriel dentellier. Ces évolutions ont des similitudes avec les grands centres de l’industrie textile : l’implantation en milieu urbain au point de développer de nouvelles villes, le parti pris de constructions à étage, la taille et le rythme des baies vitrées nécessaires à l’éclairement du travail.
    En revanche, on relève des particularités communes aux fabriques de dentelle de cette génération : l’architecture est sobre, aucun signe, aucun emblème ne distingue l’établissement. Seul le dispositif visible de la cour intérieure révèle le fonctionnement spécifique de ces bâtiments : les coursives pour la circulation, les tourelles-escaliers, les nombreuses portes d’entrée d’ateliers. 

    L’usine Boulart

    L’usine Boulart

    Le travail à la chaufferie.

    L’usine Boulart

    Le laçage des cartons servant aux métiers Jacquard. Ce travail pouvait être effectué par des enfants.

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