• La rue du 29 Juillet, ex rue du Petit-Paris

    Les rues de Calais ayant une date pour nom ne sont pas légion. En voici deux, la rue du 29 Juillet prolongée, après avoir franchi le bd Léon Gambetta, par la rue 11 Novembre, avec au fond la silhouette de l’église du Sacré Cœur. Jusqu’en 1870, cette rue du 29 Juillet s’appelait rue du Petit-Paris prolongée. Son nom fait référence à la Révolution de 1830 dont elle est une des Trois Glorieuses. La voici vers 1925, quelques maisons avant son intersection avec la rue du Château d’eau. Au  niveau de la charrette à bras stationnée, l’épicerie était tenue par Mme Gest-Allaert, avec en face le café de M. Jouglet. Sur l’autre angle de la rue du 29 Juillet se trouvait la droguerie de Mlle Géneau, avec en face la boulangerie de M. Coudeville. Aujourd’hui, de ces commerces de proximité, il ne reste qu’une boulangerie. J.-P.P.(CLP)

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  • La passerelle du pont de Vic, en 1893

    La passerelle du pont de Vic est une très vieille dame. Elle a été construite en en 1893 à la fonderie de Marquise. Le pont de Vic était le deuxième du nom. Le premier datait de 1869 et avait été remplacé en 1891 par ce pont de fer très étroit à pivot central, doublé deux ans plus tard par cette passerelle afin de réduire la durée d’attente lors du passage des péniches. Elle résistera à la seconde guerre mondiale. Cela ne sera pas le cas du pont de Vic, qui sera tronçonné par les Allemands en 1942. La passerelle sera démontée puis remontée en 1951 après rénovation. Elle se révélera encore bien utile lorsque les ponts successifs tomberont en panne. Le nouveau pont de Vic, cinquième du nom, a été inauguré en juin 1997. A l’angle de la rue de Vic, l’immeuble de l’URSSAF, construit en 1988, est venu remplacer les vieilles maisons. J.-P.P.(CLP)

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  • La pendule florale de Calais-Nord

    Une pendule florale garnissait le terre-plein situé face au jardin Richelieu. Il remplaçait le monument aux Morts détruit. Au début des années 60, l’édification d’un nouveau mémorial a chassé cette pendule que l’on retrouve sur le terre-plein face à la tour du Guet. De nombreuses cartes postales témoignent de la popularité de cette pendule qui faisait la fierté des jardiniers municipaux. Elle fut l’objet de dégradations répétées de la part des noctambules. En 1977, l’horloge était démontée et seul le massif restait en place. Depuis la rénovation de Calais-Nord, cette placette accueille des chaises. A l’entrée de la rue André Gerschel, seule la Maison du Fromage a traversé les décennies. Disparues la boulangerie, la boucherie, la crèmerie et l’enseigne La Ruche. J.-P.P.(CLP)

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  • Une halle sur la place d'Armes

    On lui donna le nom de place d’Armes en 1558, à la libération de Calais de l’occupation anglaise. Elle s’appelait Market Place, place du Marché. Les immeubles qui la bordaient étaient totalement détruits lors des bombardements de 1940. Lors de la reconstruction, le style cubique des nouveaux immeubles n’avait pas été du goût de tous. La rénovation récente de la place se termine avec la construction à son extrémité nord d’une halle. Une construction d’une envergure telle qu’elle change profondément l’aspect de la place d’Armes. Il faudra désormais s’habituer à cette nouvelle construction. On est loin des images d’avant guerre, où l’on voit, sur la photo du haut, évoluer les enfants lors d’une fête des écoles publiques. J.-P.P.(CLP) 

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  • La rue de la Paix, ex rue des Boucheries

    Avant-guerre, il existait le grand et le petit marché de Calais-Nord. Le grand occupait la place d’Armes. Le petit, surnommé le marché aux herbes, s’étendait sur cette petite place à droite. La Tour du Guet reste le seul point de repère. Sa base était alors cachée par les commerces qui y étaient adossés. Derrière elle, on aperçoit le beffroi du musée. Cette rue s’appelait la rue des Boucheries, commerces implantés au milieu du XVIe siècle et disparus au début du XIXe siècle. La rue fut baptisée en 1919 rue de la Paix. Elle longeait la Tour du Guet pour se terminer rue Royale. La rue de la Paix traverse désormais la rue Royale actuelle pour se terminer à la Maison du  Fromage. Débute alors la rue André Gerschel. Cette bizarrerie fait référence à l’angle de l’ancienne rue de la Paix avec l’ancienne rue Royale. J.-P.P.(CLP)

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  • Le jardin Richelieu et l'église Notre-Dame

    Cette carte postale très ancienne a pour légende « Calais, vue prise des anciens remparts ». C’est à partir de 1862 que les remparts ont commencé à être arasés. Ceux dont il est fait mention se situaient à l’ouest au niveau de l’actuel pont Georges V. Leur destruction permettra au Calais historique d’étendre sa superficie afin de construire de nouveaux quartiers. A cet endroit, entre les remparts et l’église Notre-Dame, existait une zone très boisée qui donnera l’idée d’aménager un vaste jardin public, le jardin Richelieu. Le mur qui ceinturait le parc à l’angle des rues de Strasbourg et d’Edimbourg, rues qui ont conservé noms et tracés de nos jours, existe toujours et des maisons seront construites autour du parc dans ce quartier de l’Europe fortement ravagé par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale. J.-P.P.(CLP)

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  • Le boulevard Jacquard en 1929

    L’immeuble, à l’angle de la rue de Vic et du bd Jacquard, avait été construit en 1876 à l’emplacement de l’Auberge du Cheval Noir. Les établissements  Debabo y fabriquaient et y vendaient entre autre des chemises Conforta. Georges Rébier, le propriétaire, avait fait éditer cette carte postale du bd Jacquard comme carte de vœux adressée à ses clients pour l’année 1930. Lorsque arrêta son activité, il loua l’immeuble à la ville qui y installera en 1935 la bibliothèque municipale. Celle située à Calais-Nord, au premier étage de l’hôtel des Postes, était devenue trop exiguë. La bibliothèque y demeura jusqu’en 1987 avant d’investir la nouvelle médiathèque Louis Aragon rue du Pont Lottin. Depuis l’immeuble a été rénové et abrite au rez-de-chaussée un commerce de chaussures. J.-P.P.(CLP) 

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  • L'impasse Debienne rue Watteau

    Un vieux coin de Saint-Pierre, telle est la légende de cette carte postale du début du XXe siècle qui montre cette impasse alors qu’elle ouvrait sur des champs. Au n° 34 de la rue Watteau se trouvait l’atelier mécanique de M. Debienne qui fit construire dans cette impasse cinq maisons. Elles eurent toutes comme adresse le n° 34 bis avant d’être numérotées de 1 à 5 selon les époques. Cette courée Debienne ouvre toujours rue Watteau juste avant la résidence construite en 1981 face au canal à l’angle du quai de l’Yser et de la rue Watteau. Pour construire cet immeuble qui domine l’impasse, le propriétaire de la maison situé à l’angle de la rue Watteau avait été exproprié et sa propriété, devenue gênante, rasée. Curiosité : ces 5 maisons en retrait ont le même numéro ; 34 bis, impasse Debienne, rue Watteau. J.-P.P.(CLP)

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  • La rue Jean Quéhen, ex rue de la Cloche

    Avant guerre, la rue au fond donnant sur la place d’Armes s’appelait rue de la Cloche. Sous l’occupation anglaise, elle s’appelait Castle Street car elle menait au château de Calais à l’emplacement de l’actuelle citadelle. Elle devin rue de Lorraine en 1558 après la libération de la ville par le Duc de Guise. Le nom de rue de la Cloche attribué plus tard venait d’une enseigne d’une auberge à laquelle pendait une cloche. Cette rue était très animée. En 1939 on y dénombrait encore une dizaine de cafés. Tout ce quartier sera détruit. Lors de la reconstruction, son tracé sera maintenu tout comme celui de la rue de la Mer. En 1951, elle devint rue Jean-Quéhen du nom de ce Calaisien, conseiller municipal, second maître radio à bord du Emile-Deschamps, tué alors que son navire sautait sur une mine le 4 juin 1940. J.-P.P. (CLP)

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  • Du jardin Risban au square Brazy

    L’accès à la plage était agrémenté en 1925 d’un jardin encaissé contre les fortifications du fort Risban. Ce jardin encaissé était vaste et constituait une halte agréable sue le chemin de la plage, bien à l’abri des vents. En 1929, Laurent Eynac, ministre de l’air, y venait inaugurer la stèle de l’aviateur calaisien Gilbert Brazy, disparu en 1928 au pôle nord avec Romuald Amundsen. Les Calaisiens fréquenteront se jardin jusqu’au milieu des années 1960. Le nouveau front de mer, alors en construction, lui sera fatal. Il était enseveli sous des tonnes de sable afin de mettre à niveau la nouvelle avenue Raymond Poincaré. L’ancien jardin était amputé des trois-quarts de sa surface puis transformé en square en 1969 dans l’espace laissé libre par le giratoire gazonné qui accueillera le monument du Pluviôse en 1980. J.-P.P. (CLP)

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