• Avant-guerre, la rue Courtenveau s'ouvrait sur le boulevard des Alliés pour descendre vers la rue de Thermes avec dans son prolongement la rue Eustache de Saint-Pierre. On voit ici un pêcheur descendant cette rue en pente avec au fond le clocher de l'église Notre-Dame. Les historiens s'interrogent sur l'origine de son nom; la Cour-aux-Veaux, la maison Grande Courtenveau, le pont d'Anveau, ou encore le marquis de Courtanvault... cle mystère demeure. Cette rue non nivelée, dont les caves n'étaient pas alignées sera rasée et remplacée par la rue du Commandant Charcot. Son nom sera repris et donné à une rue moins pittoresque qui débouche non plus au bout de la rue de Thermes mais au début de celle-ci, en impasse, vers le boulevard des Alliés. Seul le clocher de l'église Notre-Dame y reste visible en perspective.J-.P.P. (CLP)

     

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  • C'est sur terrain offert par la famille Elmore, qui habitait le château de la Remonte situé dans le virage de la Grande-rue-du-Petit-Courgain, que fut construite en 1866 à 1868 l'église Sainte-Marie-Madeleine photographiée ici en 1904. Le terrain se situait rue du Pont-Trouille, rue qui à l'époque débutait au canal de Marck et qui, depuis 1922, débute à l'intersection de la Grande-rue-du-Petit-Courgain. Le quartier comptait alors 1500 habitants en majorité des jardiniers et des maraîchers. La petite église fut inaugurée le 8 mars 1868 par le chanoine Lenequesaing. Seize curés s'y sont succédé. La nef unique d'inspiration romane peut contenir 130 paroissiens. La salle paroissiale, nichée derièrre l'église, fut construite en 1910. Elle ouvrait Grande-rue-du-Petit-Courgain. Elle a été revendue récemment.J.-P.P. (CLP)

     

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  • Le bassin de la batellerie, avant-guerre, était fréquenté par de nombreuses péniches avec en toile de fond le pont Mollien et l'hôtel de ville. Sur la droite, quai de la Meuse, elles déchargeaient leurs soutes, gravillons et sables, pierres taillées et macadam pour routes, à destination de l'entreprise Létendart-Farrand spécialisée dans la fabrication d'objets moulés en ciment armé. Les trains de marchandise avaient alors encore accès à la berge. L'entreprise Létendart poursuivra un temps ses activités après-guerre puis les péniches se feront rares. Le bassin déserté a trouvé une nouvelle vocation avec l’aménagement de pontons quai de la Meuse pour accueillir le tourisme fluvial. En juin 2013, la Majest'in, ce bateau panoramique qui sillonne la ville en empruntant les canaux, y a établi son port d'attache. J.-P.P. (CLP)

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  • Avant la construction des ponts Henri-Hénon, mis en service en 1906, le seul moyen de rallier la plage était ce pont en bois enjambant le bassin des chasses. Cette photo date de l'époque de la construction des pont Henri-Hénon. Une deuxième passerelle provisoire, visible à l'arrière, avait été installé allant du bassin du Paradis au chemin Risban. Le long pont était très étroit et les voitures hippomobiles ne pouvaient s'y croiser. On y voit l'omnibus de l'entreprise Boldin tracté par un cheval blanc qui assurait la liaison avec le casino. Le long pont survivra jusqu'en 1926 servant à acheminer les matériaux nécessaires à la construction de la nouvelle jetée ouest. Des rails pour un petit train de type Decauville ralliant le chantier y avaient étaient installés. La jetée terminée, le long pont était démonté. J.-P.P. (CLP)

     

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  • La photo ancienne de la place d'Armes date du début du XXe siècle. Au fond à gauche, vers le phare, s'ouvrait la rue de Thermes. Face aux magasins se trouvait un kiosque à musique souvent utilisé par les fanfares militaires. Comme de nos jours, des commerces occupaient le fond de la place; à l'angle de la rue de Thermes un hôtel-restaurant, puis l'imprimerie Tartar, la pharmacie Serret, les meubles Pillet, le cafè l'Industrie, le café Frère, l'hôtel-restaurant Le Globe. Le Déballage roubaisien, la boucherie Damiens, et, derrière, l'attelage la charcuterie Bailly. C'est immeubles seront détruits en 1940. Les commerces étaient reconstruits en rez-de-chaussée devant une barre de logement de trois étages. Le paysage vient d'être profondément modifié avec la construction d'une halle dédiée aux spectacle. J.-P.P. (CLP)

     

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