• Le quai de la gendarmerie des 50

    Cette vue a été prise de la passerelle du pont de Vic dans les années 50. A l’horizon, le clocher de l’église Notre-Dame n’était pas encore reconstruit et la gendarmerie existait encore. Le quai était à cette époque le lieu de déchargement de nombreuses péniches chargées de charbon, mais aussi des pulpes de betteraves, de sable. Des grues transféraient les matériaux des cales des péniches vers les bennes surélevées sous lesquelles venaient prendre livraison des camions. Sur la droite existaient encore des entrepôts, ceux de M. Leclercq de l’entreprise Tassart, ceux de M. Gerrebout. La petite rue dans le prolongement de la rue Anatole-France, appelée alors rue du  Canal, était bordée de baraquements provisoires, ceux des citées Descartes et des Douanes, qui s’étiraient aussi le long de la rue Descartes. J.-P.P. (CLP)

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  • On pêchait avenue Louis Blériot

    Il est difficile d’imaginer que l’avenue Blériot pouvait être un cours d’eau aux berges herbues. Pourtant cette photo le prouve, il était possible d’y taquiner le poisson. Au XIXe siècle, ce canal, le canal de Marck, était bordé par deux quais étroits, le quai Augustin-Thierry et Louis-David. Il était même emprunté par des balandres de transport. Puis cette voie devint obsolète. Les berges délaissées étaient envahies par les herbes folles. Les riverains n’hésitaient pas à se servir du canal comme poubelle. Les rats proliféraient. Le canal s’envasa. Ce fut donc un soulagement lorsque la décision fut prise de la combler en 1948 pour y faire une avenue inaugurée en 1949, lors de la célébration du quarantenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot. Le nom de l’aviateur lui fut donné et l’avenue baptisée en présence de la veuve de l’aviateur. J.-P.P. (CLP)

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  • La plage en 1950

    La digue Gaston-Bert n’était pas encore construite. Elle le sera en 1952. Pour cheminer le long de la plage, il fallait marcher sur des poutrelles de ciment puis dans le sable de l’ancien talus. Au fond, la jetée était encore morcelée. Elle sera reconstruite en 1953. Sur le sable, un grand blockhaus. Il sera dynamité en 1952. Les chalets commençaient à se multiplier. La première rangée était complète et une deuxième rangée était amorcée. Ces chalets, provenant en majeure partie de l’entreprise Sense, étaient installés en début de saison puis stockés en octobre au camp Jules-Ferry. En bordure de mer, les loueurs de tentes étaient nombreux. La plage était surveillée et l’on peut voir sur la mer le canot de sauvetage patrouiller. J.-P.P. (CLP)

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  • La rue des Fontinettes en 1967

     L’affiche avec le général De Gaulle permet de dater cette photo. Le mouvement gaulliste venait de se nommer le parti de la Ve république pour les législative de mars 1967, il deviendra l’UDR en 1968. Les commerces rue des Fontinettes étaient nombreux : de droite à gauche l’épicerie de Mme Lacroix, le café de la gare des Fontinettes de Mme Podevin, Opalux la chemiserie de Mme Vandelanoitte, la pharmacie de Mme Pauchet, derrière le camion de livraison la quincaillerie Au Logis Moderne de M. Rofidal, la boucherie Drollet, à l’angle de la rue Leavers le café-tabac le Calumet et sur l’autre angle l’épicerie de M. Crépin. En face sur l’angle, sous l’affiche se trouvait la quincaillerie de Mme Coupigny. Seuls la pharmacie et le café-tabac le Calumet n’ont pas été transformés en maison particulière. J.-P.P. (CLP)

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  • Un café à l'angle de la rue Paul-Bert

     La photo ancienne date du début des années trente. L’hôtel de ville, dont la construction avait débuté en 1911, n’avait été inauguré qu’en 1925. Le beffroi troué par une torpille en septembre 1917 avait été réparé en 1924. L’immeuble de la Caisse d’Epargne n’existait pas. Il sera inauguré en 1959. Des palissades clôturaient cet emplacement car  les immeubles situés sur le pont Jacquard avaient été détruits par les bombardements qui visaient la gare centrale. A cet emplacement se trouvaient deux commerces. Le premier était un café, le Paul-Bert visible à gauche au premier plan. Le magasin le côtoyant était les Galeries de l’hôtel de ville, un magasin de souvenirs avec au premier étage le cabinet d’un chirurgien-dentiste, M. Cavry. Cet immeuble existe toujours mais le commerce au rez-de-chaussée a disparu. P.-P.P. (CLP)

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  • Le terre-plein qui entourait le théâtre après son inauguration avait laissé la place à des massifs fleuris et un bassin coté boulevard Pasteur. Ce secteur sera longtemps une station de départ des fiacres-taxis remplacés ensuite par les taxis à essence. Ce sont ces envahissantes automobiles qui feront disparaître, dans les années 70, les jardinets au profit de parkings. Puis, dans les années 80, le bassin se videra de son eau remplacé par une pelouse. Fleurs, pelouses et poissons rouges ont laissé place à des couloirs de circulation pour les autobus lors des travaux de rénovation des boulevards du centre ville au début des années 2000. Le théâtre est ensuite devenu le « point » autour duquel les automobilistes circulent en provenance des quatre boulevards. Le projet déplacement de la gare routière pourrait changer la donne. J.-P.P. (CLP)

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  • Les bombardements allemands de la citadelle et du port en mai 1940 avaient aussi détruit les immeubles de la rue de la mer vue ici de bassin du Paradis. A gauche, donnant sur le boulevard des Alliés, se trouvait le café-restaurant « Au filet de sole », tenu par Mme veuve Gorré. Sur la droite, l’hôtel-restaurant tenu par M. Bach. La rue de la mer était alors très étroite et en sens unique vers la place d’Armes, ce qui est redevenu la règle récemment. Ces deux restaurants et les immeubles de la rue de la Mer seront rasés durant l’occupation allemande pour dégager la rue vers le port en cas de débarquement allié. Lors de la reconstruction de Calais-Nord, la rue de la Mer sera élargie. Sur la gauche un café, le Vendôme, devenu le Black Pearl ; sur la droite, la Sole Meunière, ont les restaurants d’avant-guerre. J.-P.P. (CLP)

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  • Un Calais-Nord méconnaissable

    Avec la construction des ponts Risban, mis en service en 1906 et plus tard baptisés Henri-Hénon, l’accès à la plage était devenu direct. Au premier plan, l’écluse du bassin des chasses était encore mobile. Un tramway électrique reliait la ville au casino de la plage avec cette publicité très voyante pour l’apéritif Picon. Le clocher de l’église Notre-Dame dominait l’horizon. Détruit en 1944, il a été reconstruit en 1969. Au-delà du bassin du Paradis, le long du boulevard des Alliés, trônait l’impressionnante chambre de commerce entourée de ces immeubles, tous détruits pendant la guerre. La chambre de commerce a été reconstruite au même emplacement, dans un style résolument moderne. Les nouveaux immeubles n’ont plus rien de commun avec ceux d’avant-guerre. J.-P.P. (CLP)

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  • La fontaine du parc

    Le conseil municipal de Saint—Pierre—lès-Calais a décidé, en 1854, de convertir les terrains dits Les Petites Communes en promenade publique, les Champs Elysées qui prendra ensuite le nom de parc Saint—Pierre. La plantation des arbres a débuté en 1857. En 1863, le conseil municipal y implantait ce bassin circulaire doté d'un jet d’eau, copie d'une vasque de Versailles avec une fontaine. haute de 6.50m. Les enfants au pied de la fontaine étaient inspirés d'Edmé Bouchardon et les Trois Grace de Germain Pilon. Le parc et son nouveau bassin étaient inaugurés le 15 août 1863. Non loin du bassin, les Allemands construisaient en 1940 un énorme blockhaus poste de commandement de leur marine. Le dynamiteur présentait trop de risques pour les habitations alentour. Il accueille désormais le musée mémoire. J.-P.P. (CLP)

     

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  • Les pavés du Bd La-Fayette

    Le boulevard La-Fayette est ici photographié au début des années 1950, avant l’intersection avec les rues du Général Chanzy et du Four-à-Chaux. Les établissements Noel, marchand de meubles, sont toujours présents. Ce commerce côtoyait le parc du château Pagniez, disparu lors de la construction d’un vaste magasin, devenu un commerce de textile. Sur la gauche, une 402 Peugeot est en stationnement derrière les cyclistes. Une minuscule Simca 5 décapotable suit l’autobus. Caractéristiques de l’époque, les pavés et les rails de tramways étaient le cauchemar des cyclistes. Le boulevard La-Fayette sera bitumé et les rails démontés à la fin des années 1950. Au début des années 2000, le boulevard a pris un sacré coup de jeune, avec une rénovation totale de la chaussée et des trottoirs. J.-P.P. (CLP)

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