• Guines

     Le moulin à huile aujourd’hui. Les arbres ont été coupés, ce qui permet de le voir beaucoup mieux de la route.

     

    GUINES. Lorsque l’on prend la route de Guînes à Ardres. On ne peut pas manquer le moulin à huile ou ce qu‘il en reste. Mais saviez-vous qu’au XIX siècle, Gaines comptait sept moulins à vent ?

     QUATRE MOULINS EN BOIS...

     Quatre de ces moulins étaient construits en bois. Le moulin du petit Brisquet était un moulin à pivot en bois de chêne et servait à moudre les grains. Ce moulin fut vendu en 1878 à un meunier qui ne put honorer l'achat. L‘adjudication du moulin tombant en ruine ne put avoir lieu en 1883 car il fut détruit par un incendie. Il était situé sur la route de Guînes à Hardinghen, connue un autre moulin en bois pivotant, le moulin Pottez. Il tient son nom de trois générations de meuniers qui acquirent le moulin en 1839. Ce moulin était pour moudre le grain. Il fut démoli peu avant 1914 par Jules Pottez, dernier meunier.

    Le moulin à Tan était un moulin en bois pivotant sur socle en dur. Il se situait au carrefour des Cinq—Chemins. D’abord moulin à grain, il devient en 1834, moulin à Tan, (écorce de chêne qui sert au tannage des peaux) puis il revient à sa fonction initiale de moudre le grain.

    Le dernier moulin en bois se tenait non loin de celui-ci, sur la route d’Ardres. C’est le moulin du blanc Moncelet datant du XVII°siècle. Il fut détruit en 1900. Ce moulin à grain était le plus ancien de Guînes.

     ... ET TROIS MOULINS EN PIERRE

     A ces quatre moulins en bois s'ajoutent trois moulins construits en pierre qui avaient chacun une fonction différente. Le moulin à huile est aujourd'hui le plus connu des jeunes générations. Il reste sa tour le long de la route d’Ardres. Il servait à moudre les oléagineux. Une carte postale du début du XX°siècle nous le montre coiffé de sa toiture aujourd’hui disparue.

    Le moulin à Cormeilles était quant à lui situé au bout de la rue du calvaire. Ce moulin à vent avait pour vocation de moudre le grain. Il cessa toute activité vers 1928. En 1854, on enterra non loin de là des réservoirs d’eau. Il reste aujourd’hui sa tour de pierre dans une propriété privée. Le dernier des moulins de Guînes se dressait en bordure du canal de Guînes à Calais. Le moulin Rogez ne servait ni à moudre le grain, ni à moudre les oléagineux ou le tan mais à assécher le marais. Il fut détruit pendant la Première Guerre mondiale.

    Aujourd’hui, son emplacement est marqué par le calvaire Rogez visible de la route de Guînes, à Calais. S. D. (CLP)

    Guines

    Le moulin à huile, au début du XX° siècle, déjà en mauvais état mais avec sa toiture.

    Guines

    Le calvaire Rogez, le long du canal, marque l'emplacement du moulin Rogez.

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  • Le projet du monument aux morts dans un premier refusé

    Autingues

    Le monument aux morts pour la France érigé en 1921.

    Autingues

    Notre—Dame-de-Lourdes, monument voulu par la population pour la remercier la Vierge.

    Autingues

    AUTINGUES. L'église d’Autingues se trouve sur la place non loin de la mairie. Petite place qui n'a guère changé depuis le début du siècle dernier. L'édifice religieux date de 1742 et est placé sous le vocable de Saint-Louis. Sa cloche date de 1 861. C'est dans le cimetière à côté de l'église que se trouve le monument aux morts pour la France.

    Ce monument en granit est un calvaire avec un Christ en fonte. Il fut dans un premier temps refusé par la préfecture, au prétexte qu’il « n’avait pas de caractère et n'était qu’un simple monument funéraire ».

    Le maire de l'époque demanda au préfet de bien vouloir autoriser l'érection du monument en argumentant que la population du village l'avait choisi et que d'autres communes du canton en avaient fait ériger de similaires. En effet, Landrethun—lès-Ardres a exactement le même monument qu’Autingues.

     SUR LE MONUMENT, QUATRE NOMS DE POILUS

     L‘accord fut obtenu et le monument érigé dans le cimetière en 1921. Il a coûté 2500 francs à l'époque et est dû au marbrier d'Audruicq Ravert Victor et fils.

    Sur ce monument, quatre noms de poilus: Paul Dhune et Paul Lannoy, morts tous deux en 1917 et les frères Ricouart décédés tous deux en 1914. Sur le monument il est bien stipulé deux frères. Auguste et Joseph Ricouart étaient les enfants de Joseph Ricouart, et d'Euphrasie Mahieu.

    Ils sont tous les deux morts en novembre 1914 : Auguste, 26 ans, décède le 7 novembre 1914 dans l’Aisne à Soupir et Joseph, 27 ans, meurt le 19 novembre 1914 au bois de la Gruerie dans la Marne.

    Deux enfants décédés à douze jours d’intervalle. Dure réalité de cette guerre que ce monument illustre bien aujourd’hui.

    Non loin de là se trouve le monument érigé en hommage à Notre-Dame—de-Lourdes, inauguré le 15 septembre 1947, afin de remercier la Vierge d'avoir épargné le village lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle se situe sur la voie romaine de la Leulène. La statue sur le monument est une vierge de Massabielle, du nom du rocher de Lourdes où la Vierge est apparue à Bernadette Soubirous.

    La Vierge est d'ailleurs posée sur un rocher. S. D. (CLP)

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  • Au temps des grandes processions de la Sainte-Trinité et du 15 août 

    Andres

    Le reposoir devant la maison Declémy, lors de la fête du 15 août 

     

    ANDRES. Jusqu’au milieu du XXe siècle, dans de nombreux villages, les fêtes de la Sainte-Trinité et du 15 Août étaient l'objet de magnifiques célébrations. A Andres, c'était l'occasion pour tout le village de se parer de rubans et de fleurs, aux barrières des maisons. Les enfants étaient costumés en ange, et jetaient des pétales de fleurs, tout le long de la procession. Tout le village était en fête et rassemblé derrière l'abbé. Les chants et la musique se mêlaient aux prières.

    Les processions se faisaient toujours au départ de l’église mais empruntaient deux parcours différents. En effet, lors de la Sainte-Trinité, le cortège prenait la rue de l’Eglise, la rue des Ecoles puis la route de Balinghem, pour finir à la ferme des Rohart.

    Lors de ce trajet, le cortège s‘arrêtait devant le Sacré-Cœur, érigé après la Seconde Guerre mondiale par la famille Rohart, en remerciement pour le retour des prisonniers.

    Au 15 Août, en revanche, le cortège, qui partait aussi de l’église, passait par la rue de l’Eglise et la rue des Ecoles, puis tournait rue du Pont pour finir devant la maison des Declémy et la chapelle Notre-Dame—de-Lourdes, situées route de Guînes. A cette chapelle, une messe était alors célébrée.

    Il y a quelques années, lors de sa rénovation, le village a renoué avec cette tradition, et le curé Jean-Paul Hazelard est venu célébrer une messe devant cette petite chapelle. Le cortège des processions s‘arrêtait devant divers reposoirs, petites chapelles installées devant certaines maisons joliment décorées. Les habitants étaient fiers de préparer ces reposoirs pour la procession. L‘abbé avançait lors de la procession, recouvert d’un dais soutenu par les hommes du village. A Andres, ces cérémonies cessèrent vers le milieu du XXe siècle. S. D. (CLP)

    Andres

    La chapelle Notre—Dame—de—Lourdes, après sa rénovation, accueillait autrefois la messe en plein air du 15 Août.

    Andres

    Le reposoir à la ferme Rohart lors de la fête de la Sainte—Trinité. Photo archives SHA

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  • Cholardes et péqueux au Courgain Maritime

    CALAIS. Une peinture d'Henry Jacquet avait servi de support à cette carte postale éditée en 1912 pour le salon de la Société des Artistes Français. L’illustrateur y représentait une scène de rue du quartier des pêcheurs, le Courgain Maritime.

    Ces deux vendeuses de poissons sortant d’une des rues étroites du Courgain s'y faisaient apostropher par un groupe de pêcheurs. L’artiste avait intitulé la scène Les Cholardes. Dans le patois calaisien, le terme plus courant et encore utilisé serait les « choleuses », traduisez par celles qui traînent les rues. Henry Jacquet aurait pu aussi parler des pêcheurs hélant les jeunes filles en employant le terme patois de pêqueurs ou de pêqueux. La carte postale ci-dessous était plus respectueuse en légendant « un vieux matelot ». Cette carte postée en 1907 le montre appuyé sur un des canons retournés qui bordent les quais du bassin du Paradis. J.-P.P. (CLP)

    Cholardes et péqueux au Courgain Maritime

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  • Rue Eustache-de-Saint-Pierre, le monastère ravagé des Fransciscaines

    CALAIS. Voici la rue Eustache—de-Saint-Pierre en 1940 avec, à droite, la chapelle des sœurs franciscaines, où Sœur Edwige avait prononcé ses vœux. Infirmière, elle se trouvait à l'hôpital lors des bombardements.

    Extraits de ses mémoires : « L’occupant autorise les sinistrés à retourner à leur maison. Accompagnés de sœur Élisabeth et d’un employé de l’hôpital nous arrivons à notre maison mère.

    Les quatre murs de la chapelle sont encore debout, le toit a disparu. » Dans les décombres, sœur Edwige aperçoit la tête intacte de la statue brisée de saint François d’Assise. « Près de la tête nous apercevons le corps d’un homme en civil gisant à terre. Il est mort. Après une courte prière, nous nous précipitons pour prendre la tête de saint Français que nous emportons dans notre charrette ». Ci-dessous, sœur Edwige, le général Erskine, Jacques Vendroux, maire, le Docteur Vinay, M. Wattenay en 1945. J.-P.P. (CLP)

    Rue Eustache-de-Saint-Pierre, le monastère ravagé des Fransciscaines

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  • "A la Mine d'Or" en 1921, une bijouterie pittoresque

    CALAIS. Emile Malherbe (le monsieur avec la casquette) pose avec sa famille sur le pas—de-porte de sa bijouterie en 1921. Le magasin se situait au n°73 boulevard La—Fayette.

    Il avait pour enseigne A La Mine D’Or. Ventes, réparations, transformations, achat d’or, d’argent et de pierres précieuses ont été le quotidien du bijoutier. La bijouterie fermera en 1927, remplacée par un magasin d'instruments de musique tenu par M. Verbecke. Emile Malherbe deviendra courtier en bijouterie rue Van-Grutten. Après-guerre son petit-ls Alphonse tiendra à son tour, et jusqu'à sa retraite, une bijouterie située au n“63 boulevard de l'Egalité à l'angle de la rue Francia (ci—dessous dans les années 1950). La bijouterie àlaissé place de nos jours à un commerce spécialisé dans la vente de fenêtres, portes et volets. L‘épicerie La Ruche sur l'autre angle est devenue une agence bancaire.         J.-P.P. (CLP)

    "A la Mine d'Or" en 1921, une bijouterie pittoresque

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  • L'église Sainte Germaine ouverte au culte en 1934

    CALAIS. Si une chapelle en bois accueillait les paroissiens du Pont-du-Leu dès 1912, il faudra attendre 1934 pour qu’ils puissent proter d’une église en dur. Le terrain sur lequel elle allait être construite avait été acheté grâce aux dons, avant la Grande Guerre, par l‘abbé Holuigue.

    Il se situait entre les rues Montréal et Panama. Le 29 juillet 1928, la première pierre était bénie. Sur ce terrain marécageux, il fallut couler 160 colonnes en béton pour atteindre un banc de cailloux, les relier au niveau du sol par des poutres de ciment, puis élever des murs soutenant une dalle de ciment armé. Ces travaux non prévus avaient coûté cher. Faute de fonds, les travaux étaient stoppés de 1929 à 1932. L'église était ouverte en 1934. Le clocher élancé, que l‘on voit sur ce croquis de 1928, n’était achevé qu‘en 1988, moins haut que celui prévu à l’origine (ci-dessous en 1987). J.—P.P. (CLP)

    L'église Sainte Germaine ouverte au culte en 1934

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  • Le pont du casino, pour franchir un fossé à sec

    CALAIS. Depuis l'ouverture du casino en 1894, une frêle passerelle de bois permettait aux seuls piétons de franchir le fossé de la Courtine pour y accéder. Ce fossé était à sec. Son comblement aurait permis de construire une route à moindres frais. Les militaires exigeaient son maintien an de pouvoir le noyer en cas d'invasion anglaise par la mer ! Un superbe et coûteux pont a donc été construit.

    Prévu pour supporter le poids de plusieurs tramways, il comportait trois arches de 15 mètres d’ouverture séparées par des piliers constitués de pierres de taille. 11 a été mis en service en 1909 sans être inauguré. Les Calaisiens le baptiseront « Pont du Casino ».

    A la n de la Seconde Guerre mondiale, le fossé avait disparu, comblé par le sable que chalets et casino disparus ne stoppaient plus. Devenu inutile, le pont et ses 600 tonnes d'acier seront vendus à des ferrailleurs en 1948.           J.-P.P.(CLP)

    Le pont du casino, pour franchir un fossé à sec

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  • Aucune automobile sur la digue durant six étés

    CALAIS. En 2001, sous l‘autorité du maire Jacky Hénin, la Ville prenait à sa charge le contrat de fermage de la plage accordé jusque-là à la société Sense. Dès l'été 2002, la circulation des véhicules à moteur était interdite sur la partie centrale de la digue : « Du 15 juin au 22, septembre 2002, la digue est en voie piétonne », pouvait-on lire sur ce dessous-de-table distribué aux cafetiers. Par beau temps l‘idée semblait judicieuse. Encore aurait-il fallu que la digue présente un intérêt touristique avec une zone commerciale attirante. Si une annexe de la médiathèque y était installée, les commerçants ambulants sollicités n’y feront pas long feu car la digue était désertée par mauvais temps. Le résultat était mitigé avec des embouteillages monstres face au poste de secours.

    Dès son élection en 2008, Natacha Bouchart rétablissait une circulation apaisée sur la digue. J.—P. P. (CLP)

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  • En 1947, la ville déléguait à Jules Sense le fermage de la plage

    CALAIS. Durant l'été 1946, 1'accès de la plage restait limité an d’éviter les accidents dus aux mines. La gestion par la Ville de la plage avant-guerre avait été désastreuse pour les finances.

    Pour l’été 1947, M. Desfachelles, le maire, décidait de confier l’exploitation de la plage et de la digue à Jules Sense, patron de la menuiserie Mon Chalet, pour une durée de neuf ans.

    L‘arrêté précisait : « M. Sense ne pourra en aucun cas être rendu responsable des accidents qui pourraient survenir par suite de la présence d ’explosifs, armes, débris de fortifications, engins quelconques ».

    Ci-dessous, M. Sense était entouré des gardiens de la paix Delpierre et Herbez. Le fermier possédait alors un contingent de chalets à vendre ou à louer comme indiqué sur la publicité (chalets ci-dessous en construction rue Descartes en 1948). L’entreprise Sense gardait le fermage jusqu‘à l‘été 2000. J.-P. P. (CLP)

    En 1947, la ville déléguait à Jules Sense le fermage de la plage

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