• 24 octobre 1974

     Une garde d'honneur était assurée par la Marine nationale et le corps de sapeurs-pompiers. On remarquait également les Scouts Marins et Mousses de la "1re Calais”, et des membres du groupe folklorique du Courgain Maritime.

     De nombreuses couronnes et grebes de fleurs avaient été offertes, notamment par la division de dragage de Boulogne, le pilotage de Calais, l'Union Maritime de dragage, le personnel du siège de l'U.M.D.; la ville de Calais, le conseil municipal de Dunkerque, le président du Conseil général du Pas—de—Calaia, le préfet du Pas-de-Calais, etc... Après l‘office, elles l‘furent prises sur la pilotine pour êtres jetées en mer sur les lieux du naufrage.

    Plus de dix prêtres concélébraient la messe. Parmi eux. citons Mgr Huyghe, évêque d'Arras ; Mgr Evrard, ancien évêque de Meaux, qui fut archiprêtre de Calais : les abbés Wasselynk archidiacre des Flandres, représentant Mgr Gand, évêque de Lille; Vamberghe, archidiacre pour la partie littorale du docèse d’Arras : André Delepoule, archiprètre de Dunkerque ; Michel Boulard, curé de St-Pierre ; Henri Costenoble, ancien curé du Courgain-Maritime ; Thuillier, doyen de gravelines : Bernard Gometz, curé de Grand-Fort—Philippe : Bernard Aye, le Père François Schneider, les aumôniers de la Marine de Dunkerque et Boulogne. etc.

     Le cérémoniaire était l‘abbé René Hameau, directeur des classes primaires de l'institution Saint-Pierre, tandis que l'abbé Pierre Musy, responsable de la pastorale pour la paroisse Notre-Dame, dirigeait les prières et chants de l'assemblée.

     Avant que ne commence l'offire, un laic appartenant aux milieux maritimes. rappela comment la solidarité des gens de mer s'est manifestée pendant la longue attente qui suivit le naufrage de la drague “Cap de la Hague”

     “C’est, dit-il, cette même solidarité qui se manifestait au cours de cet hommage à des hommes qui nous ont enseigné le sens de la vie humaine”.

     

     

         Mgr Huyghe

    « La vie de l'homme est au-delè de tout prix »

     

     Au début de son homélie, Mgr Huyghe releva que la mort tragique de ces hommes

    a blessé beaucoup de cœur, a fait couler bien des larmes. Puis, il expliqua pourquoi avait été choisie l'église du Courgain, malgré son exiguité : c'est celle des marins. Après ces propos l'évêque d'Arras commenta les deux passages d'Evangile qui venaient d'être lus. “Jésus, dit-il, a voulu travailler, souffrir et mourir comme un homme, ressusciter comme ressusciteront tous les hommes... En se faisant homme, Dieu a voulu nous montrer la valeur de la vie d‘homme,qui est au-delà de tout prix” .

     La deuxième lecture biblique étant celle annonçant le "jugement dernier". Mgr Huyghe souligna : «Tous ceux qui aiment leurs frères rencontrent un jour ou l‘ame Jésus sur leur route… Ce qui nous unit, c‘est notre volonté de servir nos frères». Et Il conclut : “Les corps peuvent mourir, l'amour ne meurt pas et c'est pourquoi il y a place pour une immense espérance”.

     A l‘issue de l‘office suivi avec émotion par des centaines de personnes. les condoléances furent présentées aux familles des disparus. «La Voix du Nord- y joint les siennes.

    24 octobre 1974

    Il y avait foule sur la place de l'Eglise St-Pierre-St-Paul pour assister au service religieux en la mémoire des victimes.

    A l’extérieur de l’église du Courgain Maritime

    Calais a participé avec émotion et ferveur

     au service religieux en la mémoire des onze disparus

    24 octobre 1974

     

    Les personnalités.

    24 octobre 1974

     

    Les familles des victimes à l'intérieur de l’église.

    24 octobre 1974

     

    La haie d'honneur avec les marins de « L'Infatigable » et les scouts marins.

    24 octobre 1974

     

    De nombreuses fleurs qui furent jetées après le service religieux sur les lieux du naufrage.

    (Ph. “La Voix du Nord”) .

    24 octobre 1974

     

     A gauche, très approximativement reconstituées, les dispositions des lieux au pont des cabines de marins, indiqué en (5) sur le plan de l’arrière en couge apres chavirement.

     (1)-B. Vandermeersch s’évade par un hublot. Dans la même cabine, Daniel Yon, qui passera sans doute à son tour, mais qui sera retrouvé noyé.

     (2)-La cabine qu‘occupait le marin audomarois.

     (3)-La cabine de Daniel Yon.

     (4)-La cabine de H. Bechet.

     (6)-Le compartiment étanche du moteur de guindeau donnant acces au compartiment machine par la desrente indiquee en (8).

     (7)-Dans la coursive, que l'eau envahit dans le sens de la flèche, M. Bechet est tombe au pied de l’escalier donnant accès au pont des officiers

     (9)-Le cuisinier, J.M. Bouland, gît inanimé dans le compartiment frigo.

     (10)-Le compartiment étanche du puits à chaines  sur l’arrière.

    « Il fallait que le lieu où nous sommes parle au cœur des marins... On aime être chez soi pour pleurer ». Mieux que toute autre explication, ces citations de l’allocution prononcée par Mgr Gérard Huyghe, évêque d’Arras, feront bien comprendre pourquoi l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, du Courgain Maritime, avait été choisie pour abriter les personnes désirant prendre part au service solennel célébré, hier mercredi, à 10 h, à la mémoire des péris et disparus en mer de l’équipage du ” Cap de la Hague ”.

     

     En réalité, l’autel étant dressé sous le porche de l’église, seuls les familles des défunts, les représentants de l’armement et les personnalités officielles prirent place dans l‘édifice religieux, la plus grande partie de l’assemblée étant sur la place qui porte le nom du chanoine Bourgois, un ancien curé du Courgain.

     

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