• Au XXe siècle

    Dès 1912

    La Chambre de Commerce s’intéressa au projet consistant à utiliser le bassin des chasses de l’Est pour en faire un grand bassin à flot avec quais et darses. Le 13 octobre 1916, elle délibéra sur le projet de transformation du bassin des chasses de l’Est en nouvel avant-port et bassin à flot avec écluse à sas de 25 mètres de larges.

    De 1916 à 1925

    Divers projets d’aménagement à l’Est étaient présentés à l’agrément des Pouvoirs Publics. Entre autre, la chambre préconisa en 1919 la création d’un port-canal s’étendant de Calais vers Dunkerque dans la plaine d’alluvions des Flandres.

    En 1924

    Une décision ministérielle stipula qu’à l’avenir tout projet d’extension du Port de Calais devrait être orienté vers l’Est.

    Les décisions du 19 juillet 1928, du 23 septembre 1929, du 22 mai 1930, du 26 juillet 1935, du 1er juillet 1946 prescrivaient des études d’aménagement du port à l’Est mais aucune de ces études n’aboutissait. Lasses par tous ces atermoiements, les usagers du port demandèrent à la Chambre de commerce de suppléer l’Etat dans la reconstruction de certains ouvrages portuaire . Ce qu’elle fit, puis d’orienter sa politique d’aménagement du port vers l’Ouest.

    1939-1945

    Malheureusement, la guerre 1939/1945 est venue ruiner l’activité portuaire et en 1945 le port était presque entièrement détruit et tout était à refaire. Un travail considérable fut alors entrepris pour rendre le plus rapidement possible le port accessible aux navires à voyageurs et à marchandises.

    Après la remise du port par les armées anglaises en 1946 aux autorités françaises, on s’attaqua tout de suite à la restauration du quai de la gare maritime pour rétablir les relations maritimes et ferroviaires avec l’Angleterre. Puis on entrepris la restauration des quais de l’avant-port et du Bassin Carnot qui avaient été minés par les Allemands.

    Enfin, on s’attaqua au bassin Ouest qu’avait en partie été comblé et dès 1950, le port avait presque retrouvé ses capacités d’avant guerre. Des grues et des portiques que les Allemands avaient démontés ont pu être récupérés en Allemagne, en Autriche et en Bulgarie et le port put ainsi s’équiper rapidement de grues anglaises et américaines grâce au plan Marshall.

    Toutefois, la guerre avait apporté de profondes modifications dans la construction navale avec des navires de plus en plus grands et des navires spécialisés tels que les tankers, les minéraliers, les pétroliers, les vraquiers, les navires roll-on-roll-off, navires porte-container, etc…, ce qui exigea les ports à s’équiper de nouveaux moyens pour la réception et la manutention des marchandises.

    C’est ainsi que le quai Paul Devôt fut aménagé pour recevoir des navires de 15/20 000 tonnes et que des installations pour navires roll-on-roll-off furent édifiées au bassin Carnot.

    1970

    Il a fallu attendre les années 1970 pour que la Chambre parvienne à faire réactualiser le projet de port à l’Est. En effet, de nouveaux éléments étaient intervenus entre temps :

    - Les revenus du port transmanche permettaient d’envisager un tel investissement.

    - L’implantation de nouvelles entreprises, telles que Tioxide,Union Carbide, sur la zone des Dunes, avait été possible, grâce au caractère portuaire de Calais.

    Le projet des années 70 prévoyait l’accueil de navires d’environ 40 000 tonnes de port en lourd, ce qui correspond à un tirant d’eau de 12,5m.

    Lorsque Monsieur Henri Ravisse accéda à la présidence de la CCI en 1980, tous les dossiers étaient prêts mais les autorités de tutelles n’accordaient qu’une oreille distraite à la demande des Calaisiens. C’était l’époque où, par ailleurs, remontait à la surface un nouveau projet de tunnel sous la Manche.

    Pour le Président Ravisse, il était temps de monter au front afin de faire savoir l’importance du poids économique du port dans l’économie calaisienne et la nécessité de pérenniser l’activité portuaire au-delà de la mise en service d’un hypothétique lien fixe. Le message était difficile à porter car comment intéresser des interlocuteurs à un dossier aussi concret que l’avenir d’un port moyen français alors qu’il était tellement plus facile de faire rêver un mythe d’un lien fixe.

    Grâce à sa ténacité, le président Ravisse a su se faire entendre. Durant son mandat, la liste des réalisations est impressionnante

    §  Réalisation du nouveau terminal transmanche (1980)

    §  Déplacement de la jetée Est (1984)

    §  Extension du terminal transmanche ( 1987)

    §  Doublement des postes 3 et 4 (1979-1980)

    §  Port à l’Est

    §  Raccordement à la rocade Est

    §  Grues du port à l’Est

    §  Remorqueur Le Calaisien

    §  Poste VI ( 1987)

    §  Poste VII (1990)

    §  Poste VIII (1995)

    §  Reconstruction du poste V (1996)

    §  Poste ro-ro pour les voitures neuves ( 1992)

    §  Poste catamaran du port à l’Est (1991)

    §  Réaménagement du poste 2 pour les catamarans

    §  Réorganisation du terminal transmanche

     

    §  Réalisation des chaussées dénivelées sur le terminal

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