• La brasserie de la digue et la buvette

    Monsieur Jules Sense, nommé fermier de la plage dès l’après-guerre, avait dans son cahier des charges la construction d’une brasserie pour remplacer celle qui existait avant la guerre. Seules les fondations de cette dernière ont résité et tout naturellement, le nouvel établissement a été érigé dessus. Il s’appellera Petit Casino puis deviendra la Brasserie de la Digue. La voici photographiée à la fin des années 1950, avec en sous sol une buvette et des box de location de matériel. Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1987, la Brasserie de la Digue s’est effondrée, victime d’une forte tempête. Les fondations ont alors été utilisées pour construire un poste de secours en dur. Jusque là, il était installé sur le sable dans trois chalets. La construction sera rapide et le bâtiment ouvert dès l’été 1988. J.-P.P. (CLP)

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  • La gare routière détruite en 1996

    Construite entre 1950 et 1953, la gare routière, nommée aussi la gare de transit, se situait à la sortie des ponts Vétillart. Elle était constituée de deux halles (l’une pour les arrivées, l’autre pour les départs), construites sur les quais jouxtant l’écluse carnot, et d’une cafétaria. Les automobilistes y stationnaient le temps de remplir les formalités douanières, avant d’embarquer. Dans les années 1960, la halle était prêtée les dimanches d’hiver aux club sportifs de basket et de volley, qui manquaient de salles couvertes. Dans lesannées 1970, le terre-plein de l’autre côté de l’écluse Carnot était à son tour aménagé afin de gérer le nombre croissant de véhicules. La gare routière était détruite en 1996, lors de la construction du nouveau terminal. Des barbelés ont fleuri à sa place. J.-P.P.(CLP)

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  • La rue du Havre d'avant-guerre

    Lorsque la ville était entourée de remparts, la rue de Havre, qui menait à la porte du même nom, était la voie principale de communication vers le Courgain Maritime. Les commerces y étaient florissants. Lorsque d’autres rues s’ouvrirent vers le port, cette rue du Havre garda sa vocation commerciale d’autant que le tramway l’empruntait afin d’effectuer une boucle pour revenir par la rue de la Mer. La rue du Havre débouchait vers le Bassin du Paradis au niveau du bronze du Sauveteur. A l’entrée de la rue, sur la gauche, ce grand magasin Aux deux Villes était spécialisé dans la bonneterie et la mercerie. Sur la droite, de trouvait la magasin de jouets et de coquillages de Mr Pillet. Rien à voir avec l’actuelle rue du Havre qui a pourtant gardé le même tracé mais perdu ses commerces lors de la reconstruction. J-.P.P. (CLP)

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  • Boulevard de l'Egalité

    Voici l’entrée du boulevard de l’égalité en 1901. A l’origine route de Dunkerque, il devint en 1885, le boulevard Ferdinand de Lesseps du nom de l’homme qui avait fait percer le canal de Suez. Lesseps fut mêlé ensuite au scandale de Panama  et Emile Salembier, le maire, débaptisa cette artère qui devint boulevard de l’Egalité en 1897. Les commerces étaient nombreux, les pignons des maisons déjà couvert de publicités (peinture Ripolin, chocolat Damoy). J-.P.P. (CLP)

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  • La pittoresque avenue de la plage

    L’avenue de la plage, percée au début du XXe siècle, devint l’avenue Raymond Poincaré en 1934. Pourtant, beaucoup de Calaisiens la désignent encore sous son premier nom. L’avenue avant-guerre et jusqu’en 1967, traversait un paysage dunaire. A l’ouest, deux restaurants, le Beau Séjour et la Potinière construits en 1936, étaient juchés sur la butte. A l’est, un camping municipal était ouvert en 1962. Il est fermé depuis 2012. L’urbanisation de la plage sous la municipalité Vendroux sera fatale à cette avenue. Une nouvelle avenue située une cinquantaine de mètres à l’est était percée fin 1967. La surface du camping était réduite et un immeuble de huit étages était construit face à lui, la résidence Rodin. Les premiers propriétaires s’y installeront fin 1970. Quel contraste entre la pittoresque avenue Raymond Poincaré des années 1950 et celle actuelle impersonnelle. J-.P.P. (CLP)

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  • Le boulevard Jacquard et son tramway

    C’est après la guerre de 1870 que le tramway prenait vraiment son essor en France, d’abord par l’allongement du réseau parisien, puis quand il fut adopté par les principales grandes villes. En 1879, Calais sera une des premières villes moyennes à se doter d’un réseau de tramways, à l’époque hippomobile. Mais la traction animale a rapidement montré ses limites : dès 1879 s’ouvraient des lignes électrifiées avec captage aérien par fil trolley. En 1908, Calais électrifiait à son tour son réseau, date à laquelle cette photo a été prise. Le beffroi de l’hôtel de ville n’était pas encore construit ni la banque du Crédit Lyonnais à l’angle de la rue de Vic. Juste à côté, au commerce A la Pensée succéderont après guerre les établissements Brunet, l’actuel magasin de la chaîne Mim dont l’immeuble est en cours de réfection. J-.P.P. (CLP)

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  • La rue de la Tannerie vers 1910

    Voici la rue de la Tannerie à son extrémité ouest, donnant sur le quai du commerce et le canal. Cette rue renommée rue Bercy puis rue des Tanneurs, devint finalement la rue de la Tannerie au milieu du XIXe siècle. On peut voir au-delà du canal, sur cette carte postée en 1910, la chapelle de la maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres. Un immeuble résidentiel a depuis été construit face au canal. Au premier plan, ces entrepôts appartenaient à Mr Vancouyghem-Detruitte qui y entreposait du charbon anglais et français. Les marchands de charbon s’y sont succédé. Le dernier Mr Thorez a fermé au milieu des années 1970. Sur l’angle du quai du Commerce s’ouvrait en 1964 la salle de gymnastique de l’Etoile. Dans les années 1990, des petits immeubles sortaient de terre, donnant un coup de jeune à cette rue. J-.P.P. (CLP)

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  • La gendarmerie, construite en 1894

    La nouvelle gendarmerie a été ouverte en 1894. Elle était située en bordure du quai de l’Est, qui deviendra en 1910 le quai de la Gendarmerie. L’immeuble possédait de vastes dépendances et des écuries qui abritaient les chevaux de patrouilles. En 1945, l’armée britannique occupait l’immeuble, qu’elle avait transformé en prison militaire. La police locale a utilisé ensuite les lieux. La gendarmerie sera détruite et remplacée en 1973 par une biscuiterie, l’Alsacienne. Passée sous contrôle de Danone, elle fermera en 2002 après le mouvement social des Ptits Lus. La biscuiterie est devenue l’immeuble de l’OPH. Quant au quai, il se nomme toujours Quai de la Gendarmerie alors que celle-ci se trouve désormais rue Descartes. J-.P.P. (CLP)

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  • Les commerces de la place d'Armes

    Après guerre la place d’Armes était raccourcie d’une trentaine de mètres à l’ouest afin d’assurer l’alignement de la nouvelle rue Royale avec la rue de la Mer. Les immeubles, au rez-de-chaussée desquels se trouvaient des commerces, ont été reconstruit dans un style cubique. Sur la gauche, à l’angle de la rue de la Citadelle, le commerce de journaux d’avant-guerre est toujours présent. Le café-friture le Moniteur le jouxtant abritait après-guerre la brasserie Au Moniteur qui est devenue le café de la Tour. Au centre, le magasin A la Tour du Jouet remplaçait le commerce Au Bon Marché, puis a été transformé en café Le Centaure. Le café d’avant-guerre Le Carvalho et la bijouterie de Henry Godefroy correspondraient à l’actuelle Civette. Face à eux se trouvait le terminus de la ligne hippomobile de tramways. J-.P.P. (CLP)

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  • Le café du pont de Vic plus que centenaire

    Cette carte du haut a été postée en 1907. En contrbas de la passerelle construite en 1893, le pont de Vic très étroit tournait sur un pivot central. Il avait été construit en 1891 et sera démonté en 1942 par les Allemands pour en récupérer la ferraille. A l’angle de la rue Descartes, la famille Puget tiendra ce café jusqu’aux années cinquante. A côté se trouvait un salon de coiffure qui sera absorbé par le café lors de l’agrandissement. La maison a l’angle du quai de la gendarmerie vient d’être détruite comme l’avaient été les entrepôts la côtoyant. Le café existe toujours dans un quartier en pleine rénovation. Le pont de Vic a été éloigné de la passerelle. Il est désormais quasiment aligné sur le trajet avenue Louis Blériot –rue de Vic, ce qui n’était pas nécessaire à l’époque car l’avenue était un canal. J.-P.P. (CLP)

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