• Produits de la mer chez M. Lamour

    Rue de la Mer, les commerces étaient nombreux entre les deux guerres. Il y avait, entre autres, le café-cinéma Calaisiana et aussi des magasins de souvenirs, des cafés, des restaurants, des hôtels comme de nos jours. Sur l’angle de la rue de la Mer et du boulevard des Alliés, ce grand-hôtel-restaurant était tenu par M. Lamour. Cette portion du boulevard des Alliés changera de nom en 1955 pour devenir le boulevard de la Résistance. La spécialité de M. Lamour était les menus de la mer : moules-frites, crevettes et harengs marinés. Sa terrasse semblait  très appréciée. La tradition a été maintenue puisqu’il a été remplacé par la Sole Meunière. A cette époque, la rue de la Mer était déjà en sens unique mais dans l’autre sens comme l’indique le panneau sur l’angle. Les véhicules venant de Calais-Nord empruntaient la rue du Havre. J.-P.P. (CLP)

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  • Le carrefour du pont de l’Enceinte était in endroit stratégique pour les Allemands afin de protéger les entrées de la ville. Les blockhaus avaient fleuri à cet endroit. Celui-ci se trouvait à l’entrée du boulevard de l’Egalité et de la rue de Maubeuge, les autres rue Haguenau, le long du watergang du sud, où ils sont toujours présents. C’est en 1922 que le conseil municipal avait décidé de conserver le nom de Phalsbourg à la portion allant de la rue Mollien aux Quatre-Ponts et de transformer son nom en rue de Maubeuge de la portion allant des Quatre-Ponts au boulevard de l’Egalité. En 1972, ce blockhaus était détruit. Ce ne sera pas le cas pour deux autres intra-muros ; celui de la place de la République, devenu le garage à vélo du collège, et celui du parc Saint-Pierre aménagé en musée de la guerre. J.-P.P. (CLP)

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  • La maternité sortie de terre aux forceps

    Le chantier de construction de la nouvelle maternité se situait rue Verte face à la rue Willaume, sur un terrain vague à l’arrière de l’hôpital. Le projet date de 1937, le premier coup de pioche de novembre 1938 a eu lieu sous le majorat de Lucien Vadez. La maternité ne verra cependant pas le jour lors de cette décennie ni même lors de la suivante, pour cause de guerre. Les travaux reprennent en 1949. Cette photo date d’octobre 1952, sous le mandat d’André Parmentier. Elle a été inaugurée en juillet par le ministre de la santé publique Paul Rybeyre. Les bébés y naitront pendant soixante ans. La maternité a été transférée en 2012 dans le nouvel hôpital du Virval. Les bâtiments abritent désormais l’institut de formation d’infirmiers et d’infirmières de la Croix-Rouge. J-.P.P. (CLP)

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  • Les pont Vétillard inaugurés en juin 1889

    Le président Sadi Carnot était présent en juin 1889 pour l’inauguration du nouveau port. Pour l’occasion, un arc de triomphe et des drapeaux ornaient les nouveaux ponts qui permettaient de franchir les écluses Carnot et de rallier la ville à la nouvelle gare maritime inaugurée par la même occasion. Ils seront baptisés Vétillard en novembre 1889 du nom de l’ingénieur en chef du service maritime des Ponts et Chaussées qui avait œuvré à la construction du port. Quatre ponts tournants en acier faisaient communiquer les deux rives. Celui photographié ici se situait en amont et portaient les rails qui reliaient la gare centrale, située face au bassin du Paradis, à la nouvelle gare maritime. Les ponts seront détruits en 1944 par les Allemands. Ils ne seront reconstruits qu’en 1959. L’actuel pont date de 2002. J-.P.P. (CLP)

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  • Pittoresque rue Reine

    Avant-guerre, six rues parallèles, très étroites, étaient caractéristiques du quartier des pêcheurs, les rues Gavet, Maréchal, Benoit, Jubilin, Reine, Magret et Ledoux. La rue Reine, la plus photographiée, avait la palme du pittoresque car la plus étroite. Des fils couraient même d’une façade à l’autre pour étendre le linge. Appelée jusqu’en 1885 la rue Cinq du Courgain-Maritime, cette rue fut baptisée Reine du nom de Dominique-Edouard Reine, officier, fils d’un constructeur de navires calaisien. Ces maisons accolées seront victimes des incendies consécutifs aux bombardements allemands de mai 1940. En 1951, le nom était repris et donné à cette rue allant du boulevard des Alliés à la rue Pierre Mulard. Cette nouvelle rue n’a que le nom de commun avec l’ancienne. J-.P.P. (CLP)

     

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  • La jetée détruite datait de 1895

    En haut, la photo aérienne de l’entrée du chenal date de 1910. La jetée Est avait été construite en 1895. La jetée Ouest était plus courte, plus étroite et son tablier constitué de poutres de bois. Elle sera allongée et élargie entre 1912 et 1921, et son tablier sera cette fois en béton. La jetée Ouest, toujours présente, avait été inaugurée le 15 août 1926. La flaque à Guerlettes n’avait pas encore laissé place au nouveau bassin Henri Ravisse en eau profonde qui sera mis en eau en 1990. Afin d’élargir le chenal et d’accéder au nouveau port à l’Est, une nouvelle jetée était construite, faite de blocs de béton. Moment rare en 1984, trois jetée cohabitaient sur la photo du bas. La nouvelle jetée Est était en cours de finition et les jours de l’ancienne jetée comptés. Elle sera détruite en 1985. J-.P.P. (CLP)

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  • La nouvelle jetée ouest inaugurée en 1926

    L’implantation de la jetée Ouest au port de Calais date du XVe siècle. Celle photographiée vers 1910 avait été allongée en 1822. Elle était construite en bois et sa partie piétonne très étroite. Les pêcheurs étaient déjà fidèles au poste mais l’accès de la jetée se faisait alors essentiellement par le chemin Risban. La digue sera aménagée pour l’arrivée des tramways ce qui permettra alors aux promeneurs d’y accéder avec plus de facilité. La jetée Ouest sera allongée et élargie entre 1912 et 1921 et son tablier sera cette fois constitué de béton. La jetée telle nous la connaissons a été inaugurée le 15 Août 1926. La jetée Est disparaîtra au milieu des années  80 lors de l’élargissement du chenal pour ouvrir à l’est vers le bassin du Président-Ravisse creusé à l’emplacement de la flaque à Guerlettes. J-.P.P. (CLP) 

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  • Le boulevard Jacquard des années 1950

    En cette fin des années 1950, une renault Nova 4 circule sur un boulevard Jacquard bien paisible. A l’angle de la rue Neuve est stationnée une camionnette D3 Peugeot et face au Prisunic, une Peugeot 402. La chaussée était encore pavée et les rails des tramways d’avant-guerre toujours en place. Sur la droite, le magasin avec son pare-soleil rayé était une parfumerie nommée Bocado et à côté un grand magasin, déjà présent avant-guerre, Aux Fabriques Françaises, il sera remplacé dans les années 1960 par une autre enseigne nationale, Le Printemps. A l’angle de la rue de la villa se trouvait la Taverne des Trois Suisses. De la rue Neuve à la rue du  Temple, tous les immeubles ont disparu pour faire place au centre commercial Calais Cœur de vie. En face, le Prisunic détruit a été remplacé par l’école d’art du Calaisis. J-.P.P. (CLP)

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  • Les chalets encore colorés en 1967

    La photo du haut a été prise de la terrasse d’un chalet de la digue. En 1967, ces derniers étaient encore présents, plus pour longtemps. La digue Gaston-Berthe était alors à une voie. Elle passera à deux en 1987. Les chalets sur la plage n’étaient plus remisés dans les dunes depuis l’hiver 1965 comme cela était la réglementation depuis l’après-guerre. Les effractions étant alors rare, les vitres des portes étaient agrémentées de rideaux, leurs volets n’étant pas encore solidement vissés. Leurs propriétaires n’avaient pas l’obligation de les peindre en blanc. Cette disposition prendra effet après la tempête de 1978 qui verra la quasi-totalité des chalets de ce secteur détruits  par les flots déchaînés. Revenir à des chalets colorés est dans l’air du temps comme cela est le cas sur d’autres plages du Nord. J-.P.P (CLP)

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  • L'église du Beau-Marais

    L’église Notre-Dame de Consolation est située dans le quartier du Beau-Marais, avenue de Saint-Exupéry. La première pierre avait été posée en 1910 par l’abbé Louis Flodrops. Il fut nommé curé de cette nouvelle paroisse en 1912 et y œuvra durant vingt ans, créant deux écoles pour garçons et filles. A son départ, alors qu’il était nommé chanoine honoraire, onze classes gratuites fonctionnaient. La tour, haute de trente mètres, sera édifiée en 1937. Elle était alors surmontée d’une statue de Notre-Dame de Consolation. Lors de la libération, l’église était pilonnée par l’artillerie canadienne. Les travaux de restaurations s’achevèrent en 1954. Lors du  décès de l’abbé Flodrops en 1965, par autorisation exceptionnelle, il a été inhumé dans cette église dans un caveau se trouvant sous la grotte de Notre-Dame de Lourdes. J-.P.P. (CLP)

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