• Avant la construction des ponts Henri-Hénon, mis en service en 1906, le seul moyen de rallier la plage était ce pont en bois enjambant le bassin des chasses. Cette photo date de l'époque de la construction des pont Henri-Hénon. Une deuxième passerelle provisoire, visible à l'arrière, avait été installé allant du bassin du Paradis au chemin Risban. Le long pont était très étroit et les voitures hippomobiles ne pouvaient s'y croiser. On y voit l'omnibus de l'entreprise Boldin tracté par un cheval blanc qui assurait la liaison avec le casino. Le long pont survivra jusqu'en 1926 servant à acheminer les matériaux nécessaires à la construction de la nouvelle jetée ouest. Des rails pour un petit train de type Decauville ralliant le chantier y avaient étaient installés. La jetée terminée, le long pont était démonté. J.-P.P. (CLP)

     

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  • La photo ancienne de la place d'Armes date du début du XXe siècle. Au fond à gauche, vers le phare, s'ouvrait la rue de Thermes. Face aux magasins se trouvait un kiosque à musique souvent utilisé par les fanfares militaires. Comme de nos jours, des commerces occupaient le fond de la place; à l'angle de la rue de Thermes un hôtel-restaurant, puis l'imprimerie Tartar, la pharmacie Serret, les meubles Pillet, le cafè l'Industrie, le café Frère, l'hôtel-restaurant Le Globe. Le Déballage roubaisien, la boucherie Damiens, et, derrière, l'attelage la charcuterie Bailly. C'est immeubles seront détruits en 1940. Les commerces étaient reconstruits en rez-de-chaussée devant une barre de logement de trois étages. Le paysage vient d'être profondément modifié avec la construction d'une halle dédiée aux spectacle. J.-P.P. (CLP)

     

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  • L'hôtel de ville quasiment achevé

    La construction du nouvel hôtel de ville a débuté en 1911. Le site choisi était une étendue sablonneuse, la plaine du Sahara, qui séparait Calais-Nord et Saint-Pierre-lés-Calais. Ici, les travaux sur le beffroi se terminent. Il reste encore un échafaudage sur la pointe de celui-ci. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale empêcha l'inauguration qui n'aura lieu qu'en 1925. Au fond, les maisons bordant la rue Paul-Bert étaient rares. Il a fallu aussi détruire le vélodrome qui existait à l'emplacement de l'actuel collège Jean-Jaurès. L'hôtel de ville semblait alors bien seul sur cette place qui se nomme depuis 1929 la place du Soldat-Inconnu. Épargnés par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, la majestueuse mairie, et son beffroi classé, font la fierté des Calaisiens. J.-P.P. (CLP) 

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  • Le pont Mollien s'appelait encore le pont Thiery et venait d'être reconstruit sur cette photo datant du milieu des années 1880. François Thiery était, en 1645, le nom du fonctionnaire chargé des droits de péage à cette entrée de la ville. Le pont enjambait la rivière de Guines, non encore canalisée, qui se jetait dans le port, traversant le vieux Calais en longeant l'église Notre-Dame. Les travaux entrepris pour moderniser le port avec le creusement des bassins intérieurs allaient entraîner la construction d'un nouveau pont. En effet, la gare prévue désormais en centre ville nécessitait la création d'un pont plus solide à la fois routier et ferroviaire afin de rallier la nouvelle gare maritime. C'est en 1889 qu'il était baptisé Mollien. Toujours fonctionnel malgré ses 130 ans il est le plus vieux pont de la ville. J.-P.P. (CLP) 

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  • Les coopérateurs rue Rouget-De-L'Isle

    Née en 1919 sous le nom d' Union des coopérateurs d'Handschoote, l'enseigne deviendra Coopérateurs de Flandre et d'Artois en 1931 suite à la fusion avec les autres coopérateurs de la région du Nord. A la fin des années trente, il existait 24 succursales à Calais, plus de 400 dans les Flandres. Voici la succursale n° 7 à l'angle des rues Rouget-De-L'Isle et Sainte-Beuve. Elle avait remplacé un café tenu par M. Magniez. En 1965, les épiceries à l'enseigne Coopérateurs de Flandre et d'Artois comptaient 860 magasins dont 34 à Calais. Le développement de la grande distribution sonnait le glas des coopérateurs qui n'avaient pas su s'adapter. Ils disparaîtront en 1988. Ces petites épiceries de quartiers ne retrouveront pas de repreneurs et seront rachetées par des particuliers qui les transformeront en logement. J.-P.P. (CLP)

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  • La légende de cette carte postée en 1903 indique «Angle du boulevard Gambetta. Emplacement de l'ancien cimetière de Calais-Nord». Sur cette carte ancienne, le théâtre n'était pas encore construit. Lors de sa construction, débutée en 1903, de nombreux ossements seront mis à jour. Ce cimetière de Calais-Nord (de nos jours Calais-centre) avait été ouvert en 1816 au centre de la ville voisine de Saint-Pierre-lès-Calais, route de Boulogne (l'actuel Bvd Gambetta). Le cimetière sera fermé en 1871, les dernières tombes retirées en 1880. Au fond, les immeubles de la rue Antoine-Bénard étaient en construction. Auparavant, les «Calais-nordais» étaient enterrés autour de l'église Notre-Dame puis dans le cimetière de la Duchesse situé entre les remparts de la vieille ville, au niveau de l'actuel bassin de la Batellerie. J.-P.P. (CLP)

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  • La photo du haut représente l'ancien pont du Fort-Bâtard construit en 1880. Il enjambe le canal de Calais et de St Omer et permet de relier Audruicq à Oye-Plage par la route. Le nom de cet endroit a été donné lors de l'occupation anglaise entre 1347 et 1598. Ce fort était le fief de Jean Hennequin, bâtard de Luxembourg. Sur la photo actuelle, on aperçoit à l'arrière-plan le nouveau pont qui a été ouvert à la circulation en 1952. La procession de Note-Dame de Boulogne, qui faisait le tour des villages fut la première à l'emprunter. Les fondations de l'ancien pont sont toujours visible. B.B. (CLP)

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  • La tempête du 12 janvier 1978

    Mercredi 11 janvier 1978, 23h49, premier appel à la caserne des pompiers et le standard téléphonique était vite submergé. Une terrible tempête soufflait sur le Calaisis. Antennes, tuiles, toitures volaient dans la nuit. Des vitrines étaient brisées, des arbres déracinés. A Coquelles, le moulin était à terre. Quelle ne fut pas la surprise des habitants du front de mer en regardant vers la plage le jeudi matin. Les dégâts étaient considérables. La conjonction d'une mini tornade venue du nord et d'une marée forte avait eu raison des frêles chalets. La digue avait tenu son rôle de dernier rempart face aux flots envahissants mais quel spectacle. Tout était cabossé, enchevêtré. Certains chalets avaient été repoussés contre la digue. Beaucoup étaient fracassés, d'autres encore emportés vers le large. J.-P.P. (CLP)  

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  • Boulevard Lafayette et la rue Charost

    Dans les années 1930, deux enseignes bien connues se trouvaient à l'angle de la rue Charost : la quincaillerie Cupillard et A la Forte Toile, où M. Coucke proposait toiles, rideaux, chemises, trousseaux, layettes, bonneterie. Le 4 septembre 1917, l'immeuble avait été incendié lors d'un raid aérien allemand. Rénové, le magasin poursuivra son activité jusqu'à la seconde guerre mondiale, ayant échappé aux bombardements alliés qui détruisaient l'usine Debray en face. S'y ouvrait un magasin de confection pour hommes, dont l'enseigne est toujours présente. La quincaillerie Cupillard fermait en 1990. Après le décès de M. Cupillard en 1971, son fils Claude poursuivait l'activité jusqu'en 1986, puis son épouse. Depuis, des enseignes de vêtements lui ont succédé sans trop de succès. J.-P.P. (CLP)

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  • La rue du Brésil

    C'est en 1895 que la rue Cinq du Pont du Leu était nommée rue du Brésil par le docteur Cuisinier, conseiller municipal. Les rues de ce quartier recevaient alors des noms de villes et de pays des Amériques. L'école que l'on voit sur la droite s'appelait l'école Cuvier depuis 1900. Elle était détruite en 1971 et reconstruite. L'école neuve recevait le nom de Félix Cadras, résistant calaisien fusillé en 1942. En 2012, les enfants quittaient leur école de la rue du Brésil lors de la fusion de celle-ci avec l'école de la rue Montréal. Les bâtiments étaient reconvertis en 2014 en maison de quartier et accueillaient trois associations, les Amis du Vieux Calais, Espace Fort, et le comité des Fêtes du Pont du Leu. Sur la gauche, la première maison a été détruite. La villa qui la côtoyait est toujours présente. J.-P.P.(CLP)

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