• Le quai de la Colonne et le phare

    Une fête foraine était installée au début du Xxe siècle face au quai de la Colonne. A cette époque, le niveau de la mer variait encore avec les marées et les bateaux reposaient sur leur quille à marée basse le long des quais. Sur ces photos prises du chemin Risban, le phare permet de reconnaître les lieux car lui seul à traversé la Seconde Guerre Mondiale sans dommage ce qui n'est pas le cas des maisons du Courgain maritime dont il ne reste rien. Avant-Guerre une rue s'ouvrait du quai Auguste Delpierre vers le phare : la rue du Mink qui a disparu dans la restructuration du quartier. Désormais la base du phare est cachée par l'immeuble de la Matelote. Les cafés étaient nombreux sur ces quais très fréquentés avant-guerre. Ils le sont encore rue Jean-Pierre Avron derrière la pelouse où se dresse le bronze du Sauveteur. J.-P.P. (CLP)

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  • Le boulevard Lafayette

     Boulevard et trottoirs pavés, voici le boulevard Lafayette des années trente, vers le pont de Saint-Pierre. Les automobilistes étaient encore rares et le stationnement aisé et gratuit. Les commerces sur la droite étaient ceux de J. Frastel, une librairie qui faisait buvette et débit de tabac situé au n° 140, et de M. Follet-Guilbert, fournisseur en plomberie et xingage, au n° 142. Au fond on peut apercevoir un tramway, face aux établissements Brampton, qui fabriquaient des chaînes de transmission. La chaussée et les trottoirs ont été réhabilités au début du troisième millénaire. Les arbres sont restés en place. Sur la droite, le tabac est désormais fermé. Le commerce de plomberie à fait place à la menuiserie Hugo. Sur la gauche, deux magasins ont été rasés afin de construire une salle de sport et une salle de danse. J .-P.P. (CLP)

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  • Boulevard de l'Egalité

    Voici l'entrée du boulevard de l'égalité en 1901. A l'origine route de Dunkerque, il devint en 1885 le boulevard Ferdinand de Lesseps du nom de l'homme qui avait fait percer le canal de Suez. Lesseps fut mêlé ensuite au scandale de Panama et Emile Salembier, le maire, débaptisa cette artère qui devint boulevard de l'Egalité en 1897. Les commerces étaient nombreux, les les pignons des maisons déjà couverts de publicités (peinture Ripolin, chocolat Damoy). J.-P.P. (CLP)

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  • Un livreur de charbon rue de Valenciennes

    La rue de Valenciennes fait 800 mètres de longueur, de la place d'Alsace à la Porte de Lille. Elle porta le nom de la rue Onze des Fleurs jusqu'en 1882. Il faudra attendre 1896 que cette rue, qui débutait rue des Malines, soit percée à travers les chantiers Pagniez jusqu'au rond-point de la place d'Alsace. Valenciennes ne faisait pas référence à la ville mais à un point de dentelle comme le point maline, le point d'alençon. Elle est devenue un axe important de circulation vers le centre ville depuis l'ouverture des rocades. La voici à l'angle de la courte rue Bobino. Le marchand de charbon debout sur son attelage fait partie d'un passé récent, une cinquantaine d'années. Les livraisons de charbon sont devenues rares, surtout en ville. Le fioul, le gaz ou l'électricité les ont avantageusement remplacées. J.-P.P. (CLP)

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  • L'entrée de la rue de Thermes

    Appelée d'abord Samport Street lors de l'occupation anglaise, la rue de Thermes aura comme nom rue des Camionneurs puis rue de la Poissonnerie avant d'être baptisée au 17e siècle du nom de Maréchal de Thermes, premier gouverneur de Calais. La rue se poursuivait à l'origine jusqu'à la place de Suède. Elle avait été raccourcie en 1935, pour devenir la rue du Commandant Bonningues, à partir de la rue Berthois. Cette coupure était confirmée en 1951. A son entrée, l'hôtel Au Nègre, haut de 4 étages, et l'imprimerie qui le jouxtait on été remplacés par un supermarché tout plat. Au premier plan, la place d'Armes était pavée et sans trottoirs. Les magasins sur la gauche – des commerces de proximité – ont été remplacés après-guerre par un nombre croissant de café . J.-P.P. (CLP)

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  • La rue Galilée à l'angle de la rue Masséna

    Pourquoi le photographe a t'il eu l'idée d'immortaliser dans les années 30 cette rue excentrée et sans histoire pour en faire une carte postale ? Mystère... Mais tant mieux pour nous, car bien des rues n'ont pas eu cette chance. Cette rue Galilée longue de 380 mètres débute rue des Poilus et se termine Bd Curie, dans un quartier ou bien d'autres rues portent le nom d'un physicien. Plus loin à droite débouche la rue Ampère. A l'angle de la rue Masséna, ces enfants devaient quitter l'école. Ils sont groupés devant la boucheries Louis Varenne dont les rideaux sont baissés. Sur l'autre angle se trouvait une épicerie, la Ruche picarde, dont la gérante était Mme Vansteene. L'épicerie n'est plus un commerce, la boucherie est elle aussi fermée. Seul commerce encore ouvert à ce carrefour : le tabac le Palaray. J.-P.P. (CLP)

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  • Les barres du Beau-Marais ont disparu

    Dans les années 1960, les immeubles poussaient à la vitesse des champignons dans la ZUP du Beau-Marais. De nouvelles rue voyaient le jour. La route de Dunkerque, dont le nom datait de 1891, devenait avenue de Saint-Exupéry en janvier 1968. La voici en 1970 à l'angle de la rue Henri-Matisse, baptisée du nom du peintre en juillet 1967. Dans un premier temps, ces barres de HLM voyaient leurs façades rénovées mais ce type de construction était passé de mode. A l'aube du 3ème millénaire, les appartements étaient progressivement murés puis les barres détruites. Elles laissaient place à de nouveaux immeubles aux dimensions plus humaines ? L'avenue Saint-Exupéry était dotée de terre-pleins centraux afin d'assagir la circulation automobile. A l'angle de la rue Matisse, la maison elle aussi été rasée. J.-P.P. (CLP)

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  • La gare centrale vue du quai l'Escaut

    La façade nord de la gare centrale a été photographiée du quai de l'Escaut, sur cette carte postale du début du Xxe siècle. Une résidence a été depuis construite sur l'ancienne place de la gare. A droite de cette dernière, la passerelle enjambant les voies est encore visible. A l'extrémité du chemin de halage, quai du Rhin, les deux hangars à droite servaient à abriter les bateaux du Cercle de l'Aviron. Une péniche, en provenance des douves de la citadelle, se dirige vers le pont Richelieu. L'immeuble à gauche de la gare est celui de l'hôtel Métropol, qui existe toujours. Après la Seconde Guerre mondiale, la gare touchée par les bombardements a été rasée, il a été question, un temps, de combler cette partie du bassin de la Batellerie, entre les ponts Georges V et Freycinet, pour y construire un stade. La citadelle lui sera préférée ? J.-P.P. (CLP)

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  • La rue Nehou et le pensionnat Saint-Pierre

    A l’extrémité de cette petite rue, nommée rue Belidor, était posée le 2 novembre 1857 la première pierre du pensionnat Saint-Pierre . Le fondateur de cet établissement scolaire était l'abbé François Crèvecoeur, décédé chanoine en 1869, l'un des fils de Jean-Louis lequel fit don à la ville du terrain qui donna naissance à la place Crèvecoeur. A l'origine la façade du pensionnat devait ouvrir sur cette future place mais les nouvelles constructions, dont le lavoir municipal sur la gauche, la cachèrent à la vue. Le portail restait cependant visible de la place par cette petite rue nommée Nehou en 1883 (ingénieur en chef du port de Calais décédé en 1962 qui avait supervisé la construction du phare et l'allongement des jetées). Quant au lavoir il a été remplacé par l'immeuble abritant la Bourse du Travail. J.-P.P. (CLP)

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  • Les six bourgeois à Calais-Nord

    Le 3 juin 1895, le sculpteur Auguste Rodin était présent pour l'inauguration d'une de ses œuvres majeures, le bronze des Six Bourgeois érigé face au jardin Richelieu sur un piédestal de deux mètres de haut. Un matin de 1924, les Six Bourgeois étaient transférés sur la places d'Armes devant le musée. Le conseil municipal avait décidé d'édifier face au parc Richelieu un monument aux enfants morts pour la France durant la 1ere guerre mondiale . Durant la Seconde Guerre, le monument souffrait énormément à tel point qu'il était décidé de le détruire. Face au jardin Richelieu, l'emplacement restait vide. Une pendule florale garnissait l'endroit en 1956. Pourtant, le monument du souvenir n'était pas oublié. Sa conception était confiée à Yves de Coelogan et l'inauguration a lieu en 1962. J.-P.P. (CLP)  

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