• La gare centrale vue du quai l'Escaut

    La façade nord de la gare centrale a été photographiée du quai de l'Escaut, sur cette carte postale du début du Xxe siècle. Une résidence a été depuis construite sur l'ancienne place de la gare. A droite de cette dernière, la passerelle enjambant les voies est encore visible. A l'extrémité du chemin de halage, quai du Rhin, les deux hangars à droite servaient à abriter les bateaux du Cercle de l'Aviron. Une péniche, en provenance des douves de la citadelle, se dirige vers le pont Richelieu. L'immeuble à gauche de la gare est celui de l'hôtel Métropol, qui existe toujours. Après la Seconde Guerre mondiale, la gare touchée par les bombardements a été rasée, il a été question, un temps, de combler cette partie du bassin de la Batellerie, entre les ponts Georges V et Freycinet, pour y construire un stade. La citadelle lui sera préférée ? J.-P.P. (CLP)

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  • La rue Nehou et le pensionnat Saint-Pierre

    A l’extrémité de cette petite rue, nommée rue Belidor, était posée le 2 novembre 1857 la première pierre du pensionnat Saint-Pierre . Le fondateur de cet établissement scolaire était l'abbé François Crèvecoeur, décédé chanoine en 1869, l'un des fils de Jean-Louis lequel fit don à la ville du terrain qui donna naissance à la place Crèvecoeur. A l'origine la façade du pensionnat devait ouvrir sur cette future place mais les nouvelles constructions, dont le lavoir municipal sur la gauche, la cachèrent à la vue. Le portail restait cependant visible de la place par cette petite rue nommée Nehou en 1883 (ingénieur en chef du port de Calais décédé en 1962 qui avait supervisé la construction du phare et l'allongement des jetées). Quant au lavoir il a été remplacé par l'immeuble abritant la Bourse du Travail. J.-P.P. (CLP)

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  • Les six bourgeois à Calais-Nord

    Le 3 juin 1895, le sculpteur Auguste Rodin était présent pour l'inauguration d'une de ses œuvres majeures, le bronze des Six Bourgeois érigé face au jardin Richelieu sur un piédestal de deux mètres de haut. Un matin de 1924, les Six Bourgeois étaient transférés sur la places d'Armes devant le musée. Le conseil municipal avait décidé d'édifier face au parc Richelieu un monument aux enfants morts pour la France durant la 1ere guerre mondiale . Durant la Seconde Guerre, le monument souffrait énormément à tel point qu'il était décidé de le détruire. Face au jardin Richelieu, l'emplacement restait vide. Une pendule florale garnissait l'endroit en 1956. Pourtant, le monument du souvenir n'était pas oublié. Sa conception était confiée à Yves de Coelogan et l'inauguration a lieu en 1962. J.-P.P. (CLP)  

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  • La place de la République

    Au XIXe siècle la place de la République était un vaste espace voué aux foires et marchés. A l'étroit dans les locaux du lavoir municipal place Crèvecoeur, l'école primaire supérieure (EPS) migrera place de la République, dans ce nouveau bâtiment construit à partir de 1897. Le 1er octobre 1900, les élèves pouvaient franchir les portes de cet établissement nommé Institut Pigault-Lebrun pour honorer l'écrivain calaisien. Le corps du bâtiment existe toujours. Deux ailles seront ajoutées en 1912, entourant la cour de récréation, l'ancienne place de la République. Après la guerre, l'EPS deviendra le lycée de garçons accueillant les élèves de la quatrième à la terminale. Au début des années 1970, les classes du collège resteront dans ce qui sera baptisé en 1973 « CES », puis collège République. J.-P.P. (CLP)

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  • Le carrefour des quatre boulevards

    Voici le carrefour des quatre boulevards dans les années 1930. Les passages matérialisés par des clous n'existait pas encore et les piétons n'hésitaient pas à couper au plus court malgré la présence de cet agent de la circulation placé au milieu du carrefour, sous l'horloge tricéphale. Cela serait actuellement de la folie. Les tramways déficitaires, étaient en perte de vitesse et les autobus commençaient à prendre le relais. A l'angle de la place Albert 1er et du boulevard Pasteur, devant la statue Jacquard, cet autobus était caractéristique de l'époque ; pas de nez plat comme cela est devenu la règle afin de donner de la visibilité au conducteur et pour gagner de l'espace dans l'habitacle. La brasserie Royale à l'angle de la rue Antoine Bénard et du boulevard Gambetta était encore un lieu de rendez-vous mondain. J.-P.P.(CLP)

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  • La rue du 29 Juillet, ex rue du Petit-Paris

    Les rues de Calais ayant une date pour nom ne sont pas légion. En voici deux, la rue du 29 Juillet prolongée, après avoir franchi le bd Léon Gambetta, par la rue 11 Novembre, avec au fond la silhouette de l’église du Sacré Cœur. Jusqu’en 1870, cette rue du 29 Juillet s’appelait rue du Petit-Paris prolongée. Son nom fait référence à la Révolution de 1830 dont elle est une des Trois Glorieuses. La voici vers 1925, quelques maisons avant son intersection avec la rue du Château d’eau. Au  niveau de la charrette à bras stationnée, l’épicerie était tenue par Mme Gest-Allaert, avec en face le café de M. Jouglet. Sur l’autre angle de la rue du 29 Juillet se trouvait la droguerie de Mlle Géneau, avec en face la boulangerie de M. Coudeville. Aujourd’hui, de ces commerces de proximité, il ne reste qu’une boulangerie. J.-P.P.(CLP)

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  • La passerelle du pont de Vic, en 1893

    La passerelle du pont de Vic est une très vieille dame. Elle a été construite en en 1893 à la fonderie de Marquise. Le pont de Vic était le deuxième du nom. Le premier datait de 1869 et avait été remplacé en 1891 par ce pont de fer très étroit à pivot central, doublé deux ans plus tard par cette passerelle afin de réduire la durée d’attente lors du passage des péniches. Elle résistera à la seconde guerre mondiale. Cela ne sera pas le cas du pont de Vic, qui sera tronçonné par les Allemands en 1942. La passerelle sera démontée puis remontée en 1951 après rénovation. Elle se révélera encore bien utile lorsque les ponts successifs tomberont en panne. Le nouveau pont de Vic, cinquième du nom, a été inauguré en juin 1997. A l’angle de la rue de Vic, l’immeuble de l’URSSAF, construit en 1988, est venu remplacer les vieilles maisons. J.-P.P.(CLP)

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  • La pendule florale de Calais-Nord

    Une pendule florale garnissait le terre-plein situé face au jardin Richelieu. Il remplaçait le monument aux Morts détruit. Au début des années 60, l’édification d’un nouveau mémorial a chassé cette pendule que l’on retrouve sur le terre-plein face à la tour du Guet. De nombreuses cartes postales témoignent de la popularité de cette pendule qui faisait la fierté des jardiniers municipaux. Elle fut l’objet de dégradations répétées de la part des noctambules. En 1977, l’horloge était démontée et seul le massif restait en place. Depuis la rénovation de Calais-Nord, cette placette accueille des chaises. A l’entrée de la rue André Gerschel, seule la Maison du Fromage a traversé les décennies. Disparues la boulangerie, la boucherie, la crèmerie et l’enseigne La Ruche. J.-P.P.(CLP)

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  • Une halle sur la place d'Armes

    On lui donna le nom de place d’Armes en 1558, à la libération de Calais de l’occupation anglaise. Elle s’appelait Market Place, place du Marché. Les immeubles qui la bordaient étaient totalement détruits lors des bombardements de 1940. Lors de la reconstruction, le style cubique des nouveaux immeubles n’avait pas été du goût de tous. La rénovation récente de la place se termine avec la construction à son extrémité nord d’une halle. Une construction d’une envergure telle qu’elle change profondément l’aspect de la place d’Armes. Il faudra désormais s’habituer à cette nouvelle construction. On est loin des images d’avant guerre, où l’on voit, sur la photo du haut, évoluer les enfants lors d’une fête des écoles publiques. J.-P.P.(CLP) 

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  • La rue de la Paix, ex rue des Boucheries

    Avant-guerre, il existait le grand et le petit marché de Calais-Nord. Le grand occupait la place d’Armes. Le petit, surnommé le marché aux herbes, s’étendait sur cette petite place à droite. La Tour du Guet reste le seul point de repère. Sa base était alors cachée par les commerces qui y étaient adossés. Derrière elle, on aperçoit le beffroi du musée. Cette rue s’appelait la rue des Boucheries, commerces implantés au milieu du XVIe siècle et disparus au début du XIXe siècle. La rue fut baptisée en 1919 rue de la Paix. Elle longeait la Tour du Guet pour se terminer rue Royale. La rue de la Paix traverse désormais la rue Royale actuelle pour se terminer à la Maison du  Fromage. Débute alors la rue André Gerschel. Cette bizarrerie fait référence à l’angle de l’ancienne rue de la Paix avec l’ancienne rue Royale. J.-P.P.(CLP)

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