• La rue Jean Quéhen, ex rue de la Cloche

    Avant guerre, la rue au fond donnant sur la place d’Armes s’appelait rue de la Cloche. Sous l’occupation anglaise, elle s’appelait Castle Street car elle menait au château de Calais à l’emplacement de l’actuelle citadelle. Elle devin rue de Lorraine en 1558 après la libération de la ville par le Duc de Guise. Le nom de rue de la Cloche attribué plus tard venait d’une enseigne d’une auberge à laquelle pendait une cloche. Cette rue était très animée. En 1939 on y dénombrait encore une dizaine de cafés. Tout ce quartier sera détruit. Lors de la reconstruction, son tracé sera maintenu tout comme celui de la rue de la Mer. En 1951, elle devint rue Jean-Quéhen du nom de ce Calaisien, conseiller municipal, second maître radio à bord du Emile-Deschamps, tué alors que son navire sautait sur une mine le 4 juin 1940. J.-P.P. (CLP)

    Pin It

    2 commentaires
  • Du jardin Risban au square Brazy

    L’accès à la plage était agrémenté en 1925 d’un jardin encaissé contre les fortifications du fort Risban. Ce jardin encaissé était vaste et constituait une halte agréable sue le chemin de la plage, bien à l’abri des vents. En 1929, Laurent Eynac, ministre de l’air, y venait inaugurer la stèle de l’aviateur calaisien Gilbert Brazy, disparu en 1928 au pôle nord avec Romuald Amundsen. Les Calaisiens fréquenteront se jardin jusqu’au milieu des années 1960. Le nouveau front de mer, alors en construction, lui sera fatal. Il était enseveli sous des tonnes de sable afin de mettre à niveau la nouvelle avenue Raymond Poincaré. L’ancien jardin était amputé des trois-quarts de sa surface puis transformé en square en 1969 dans l’espace laissé libre par le giratoire gazonné qui accueillera le monument du Pluviôse en 1980. J.-P.P. (CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • La nouvelle place d'Armes se raccourcie

    Le phare, au fond, et la rue du Havre à gauche, sont les seuls points de repère si l’on compare ces photos de la place d’Armes d’avant et d’après-guerre. Tous les immeubles anciens ont disparu, détruits lors des bombardements et des incendies de la seconde guerre mondiale. Le fiacre-taxi était stationné face au parvis du musée. Le musée et son beffroi ont été rasés pour laisser place à la nouvelle rue Royale qui, comme on le voit, traversait l’ancienne place d’Armes. Celle-ci a été raccourcie vers l’ouest lors du déplacement de la rue Royale et son alignement avec la rue de la Mer. Cette place qui servait de parking de marché et qui accueillait la foire a été récemment rénovée. Seuls les marchés s’y tiennent. Des fontaines sont venues l’égayer et une grande halle est en en construction vers la rue de Thermes.J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • Le quai des pêcheurs

    A la belle époque, les pêcheurs accostaient sur ces quais. Les charrettes à bras stationnées près de la colonne Louis XVIII servaient au transport des poissons, tâche dévolue aux femmes et enfants des pêcheurs. Au tout premier plan, dans la descente du chemin de ronde du mur du Courgain maritime, se trouvait une fontaine Wallace. Sur la droite, la halle du Minck ouvrait alors sur l’avant-port. Ces quais deviendront ensuite le lieu de débarquement des excursionnistes anglais qui passaient quelques heures en ville ou au casino de la plage. Après-guerre, les « no-passport » prenaient le relais, débarquant sur le quai face à l’immeuble des matelotes. Depuis plus de trente ans, il n’y accostent plus. Le quai est à nouveau dédié aux pêcheurs qui ont à leur disposition ces aubettes. La salle du Minck servant aux festivités.J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • La porte de la Mer et les remparts

    Cette photo date de 1880, cinq ans avant la fusion se Saint-Pierre et Calais. Les portes et les murs d’enceinte allaient être abattus sous peu. L’étroitesse des portes posait des problèmes de circulation. Les remparts rasés allaient faire gagner de la surface à la vieille ville étouffée par ce carcan afin de construire de nouveaux quartiers. Le bassin du Paradis est le seul point de repère à avoir franchi les siècles. Au nord, deux portes permettaient de sortir ou de rentrer de Calais. La porte de la Mer, qui permettait de sortir vers la plage, sera détruite en 1882. Les murailles le seront aussi et les fossés bouchés. Au-dessus du mur d’enceinte, la Tour du guet et le beffroi du musée sont visibles. La porte du Havre à quelques mètres de là permettait de sortir de la ville vers le bassin du Paradis. Elle sera détruite en 1884.J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • Les gares centrales d'antan

    La gare sera mise en service le 6 juin 1889 du côté du parc Saint-Pierre, qui en sera l’entrée principale. Les services vers l’entrée nord cesseront au fil du temps de fonctionner à certaines heures, faute de personnel. L’édifice était monumental. Les deux façades nord et sud étaient identiques et symétrique par rapport à la halle vitrée couvrant les voies. Pour remplacer la gare centrale détruite pendant la guerre, une modeste gare était construite à la libération avenue du Président Wilson. La gare actuelle sera inaugurée en 1964. Une passerelle de fer permettait aux piétons de franchir les voies. Cette passerelle avait un passé. Elle enjambait le pont de l’Alma à Paris, lors de l’exposition universelle de 1889. Elle sera remontée à Calais en 1891. Elle survivait aux deux deux guerres. Elle sera démontée en 1968.J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • La place de la Nation

    La place Emile Salembier et le bd Victor Hugo, épargnés par les bombardements, ont ardé la majeure partie des maisons bourgeoises et ouvrières. A l’époque de l’édition de la carte postale, la place s’appelait encore place de la Nation. Elle sera baptisée place Emile Salembier en 1923. Sa première appellation reste utilisée. Sur le refuge, l’horloge Coutançon dressée en 1894 indiquait 15h20. Une paysanne y avait installé son étal et vendait les légumes provenant de sa ferme. Le bd Victor Hugo était proche de la campagne environnante. Derrière, le commerce de graines et fourrages Prudent-Lefèbvre prospérait et perdurera après la libération. Signe des temps, s’y est ouvert une pizzeria. La place était un carrefour important desservi par les tramways pour rallier l’usine Vendroux et la gare de Saint-Pierre au Virval. J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • Le cinéma Pax, fermé en 1968

    A la fin des années 60, le Pax était contraint de fermer, comme la majorité des cinéma calaisiens. Situé à l’entrée du boulevard de l’Egalité, il faisait face au café le Gallodrome, plus récemment fermé. Voici la façade du Pax en 1970, en attente d’un repreneur. C’est en 1916 qu’à cet endroit débutèrent les premières séances de cinéma dans un immeuble qui appartenait alors à la coopérative ouvrière. Il s’appela ensuite le Familia. Après la Seconde Guerre mondiale, il prit le nom de Pax. Fermé en 1968, il accueillera un photographe, un dancing (le Paryland), puis sera transformé en garage. Désormais à l’abandon, l’immeuble est en attente d’un acheteur. A sa gauche, le café Au Siroco est devenu une agence Manpower. A sa droite, deux commerces, le fleuriste et la pharmacie, ont résisté au temps. J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  • Le quai de la Tamise

    Des maisons cossues avaient été bâties à l’emplacement des anciennes fortifications du front sud, le long du quai de la Tamise. Elles appartenaient à des notables calaisiens. A la fin du XIXe siècle, la presse signalait que les Calaisiens patinaient sur la glace du bassin, du pont Richelieu au pont Faidherbe, tant les hivers étaient rigoureux. Le long du quai des marchands ambulant s’installaient pour vendre des boissons chaudes et des petits pains fourrés. Des feux d’artifice étaient tirés du pont Faidherbe. Dans le bassin de la Batellerie, lors des années 30, on y apprenait à nager avec l’école de natation et de sauvetage. Des péniches y venaient décharger leurs cargaisons. Le quai est maintenant désert. Des arbres y ont été plantés, derrière lesquels une barre d’immeubles a remplacé les maisons d’antan. J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Le pont sur lequel circulaient des tramways tirés par des chevaux s’appelait encore le pont Richelieu. Sur l’angle du quai de la Tamise, le café Richelieu existait déjà. Les maisons bourgeoises en construction le jouxtant seront les résidences de Mme Andrau, auteur du roman Le Passager de Calais-Douvres, et  celle à côté d’un des président de la chambre de commerce, M. Vermeulen. Le pont comportait deux voies sur berges. Les quais servaient au déchargement des marchandises. Le pont était élargi en 1957. Les deux passages sous le pont étaient bouchés, les quais de l’Escaut et du Rhin ayant été désertés par les péniches. Un passage sur berge était voté en 1970 pour joindre les ponts Faidherbe et Freycinet afin de rendre l’accès à l’avenue Courbertin plus aisé. Cette route était mise en service en 1972. J.-P.P.(CLP)

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique