• Le jardin Richelieu et l'église Notre-Dame

    Cette carte postale très ancienne a pour légende « Calais, vue prise des anciens remparts ». C’est à partir de 1862 que les remparts ont commencé à être arasés. Ceux dont il est fait mention se situaient à l’ouest au niveau de l’actuel pont Georges V. Leur destruction permettra au Calais historique d’étendre sa superficie afin de construire de nouveaux quartiers. A cet endroit, entre les remparts et l’église Notre-Dame, existait une zone très boisée qui donnera l’idée d’aménager un vaste jardin public, le jardin Richelieu. Le mur qui ceinturait le parc à l’angle des rues de Strasbourg et d’Edimbourg, rues qui ont conservé noms et tracés de nos jours, existe toujours et des maisons seront construites autour du parc dans ce quartier de l’Europe fortement ravagé par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale. J.-P.P.(CLP)

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  • Le boulevard Jacquard en 1929

    L’immeuble, à l’angle de la rue de Vic et du bd Jacquard, avait été construit en 1876 à l’emplacement de l’Auberge du Cheval Noir. Les établissements  Debabo y fabriquaient et y vendaient entre autre des chemises Conforta. Georges Rébier, le propriétaire, avait fait éditer cette carte postale du bd Jacquard comme carte de vœux adressée à ses clients pour l’année 1930. Lorsque arrêta son activité, il loua l’immeuble à la ville qui y installera en 1935 la bibliothèque municipale. Celle située à Calais-Nord, au premier étage de l’hôtel des Postes, était devenue trop exiguë. La bibliothèque y demeura jusqu’en 1987 avant d’investir la nouvelle médiathèque Louis Aragon rue du Pont Lottin. Depuis l’immeuble a été rénové et abrite au rez-de-chaussée un commerce de chaussures. J.-P.P.(CLP) 

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  • L'impasse Debienne rue Watteau

    Un vieux coin de Saint-Pierre, telle est la légende de cette carte postale du début du XXe siècle qui montre cette impasse alors qu’elle ouvrait sur des champs. Au n° 34 de la rue Watteau se trouvait l’atelier mécanique de M. Debienne qui fit construire dans cette impasse cinq maisons. Elles eurent toutes comme adresse le n° 34 bis avant d’être numérotées de 1 à 5 selon les époques. Cette courée Debienne ouvre toujours rue Watteau juste avant la résidence construite en 1981 face au canal à l’angle du quai de l’Yser et de la rue Watteau. Pour construire cet immeuble qui domine l’impasse, le propriétaire de la maison situé à l’angle de la rue Watteau avait été exproprié et sa propriété, devenue gênante, rasée. Curiosité : ces 5 maisons en retrait ont le même numéro ; 34 bis, impasse Debienne, rue Watteau. J.-P.P.(CLP)

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  • La rue Jean Quéhen, ex rue de la Cloche

    Avant guerre, la rue au fond donnant sur la place d’Armes s’appelait rue de la Cloche. Sous l’occupation anglaise, elle s’appelait Castle Street car elle menait au château de Calais à l’emplacement de l’actuelle citadelle. Elle devin rue de Lorraine en 1558 après la libération de la ville par le Duc de Guise. Le nom de rue de la Cloche attribué plus tard venait d’une enseigne d’une auberge à laquelle pendait une cloche. Cette rue était très animée. En 1939 on y dénombrait encore une dizaine de cafés. Tout ce quartier sera détruit. Lors de la reconstruction, son tracé sera maintenu tout comme celui de la rue de la Mer. En 1951, elle devint rue Jean-Quéhen du nom de ce Calaisien, conseiller municipal, second maître radio à bord du Emile-Deschamps, tué alors que son navire sautait sur une mine le 4 juin 1940. J.-P.P. (CLP)

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  • Du jardin Risban au square Brazy

    L’accès à la plage était agrémenté en 1925 d’un jardin encaissé contre les fortifications du fort Risban. Ce jardin encaissé était vaste et constituait une halte agréable sue le chemin de la plage, bien à l’abri des vents. En 1929, Laurent Eynac, ministre de l’air, y venait inaugurer la stèle de l’aviateur calaisien Gilbert Brazy, disparu en 1928 au pôle nord avec Romuald Amundsen. Les Calaisiens fréquenteront se jardin jusqu’au milieu des années 1960. Le nouveau front de mer, alors en construction, lui sera fatal. Il était enseveli sous des tonnes de sable afin de mettre à niveau la nouvelle avenue Raymond Poincaré. L’ancien jardin était amputé des trois-quarts de sa surface puis transformé en square en 1969 dans l’espace laissé libre par le giratoire gazonné qui accueillera le monument du Pluviôse en 1980. J.-P.P. (CLP)

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  • La nouvelle place d'Armes se raccourcie

    Le phare, au fond, et la rue du Havre à gauche, sont les seuls points de repère si l’on compare ces photos de la place d’Armes d’avant et d’après-guerre. Tous les immeubles anciens ont disparu, détruits lors des bombardements et des incendies de la seconde guerre mondiale. Le fiacre-taxi était stationné face au parvis du musée. Le musée et son beffroi ont été rasés pour laisser place à la nouvelle rue Royale qui, comme on le voit, traversait l’ancienne place d’Armes. Celle-ci a été raccourcie vers l’ouest lors du déplacement de la rue Royale et son alignement avec la rue de la Mer. Cette place qui servait de parking de marché et qui accueillait la foire a été récemment rénovée. Seuls les marchés s’y tiennent. Des fontaines sont venues l’égayer et une grande halle est en en construction vers la rue de Thermes.J.-P.P.(CLP)

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  • Le quai des pêcheurs

    A la belle époque, les pêcheurs accostaient sur ces quais. Les charrettes à bras stationnées près de la colonne Louis XVIII servaient au transport des poissons, tâche dévolue aux femmes et enfants des pêcheurs. Au tout premier plan, dans la descente du chemin de ronde du mur du Courgain maritime, se trouvait une fontaine Wallace. Sur la droite, la halle du Minck ouvrait alors sur l’avant-port. Ces quais deviendront ensuite le lieu de débarquement des excursionnistes anglais qui passaient quelques heures en ville ou au casino de la plage. Après-guerre, les « no-passport » prenaient le relais, débarquant sur le quai face à l’immeuble des matelotes. Depuis plus de trente ans, il n’y accostent plus. Le quai est à nouveau dédié aux pêcheurs qui ont à leur disposition ces aubettes. La salle du Minck servant aux festivités.J.-P.P.(CLP)

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  • La porte de la Mer et les remparts

    Cette photo date de 1880, cinq ans avant la fusion se Saint-Pierre et Calais. Les portes et les murs d’enceinte allaient être abattus sous peu. L’étroitesse des portes posait des problèmes de circulation. Les remparts rasés allaient faire gagner de la surface à la vieille ville étouffée par ce carcan afin de construire de nouveaux quartiers. Le bassin du Paradis est le seul point de repère à avoir franchi les siècles. Au nord, deux portes permettaient de sortir ou de rentrer de Calais. La porte de la Mer, qui permettait de sortir vers la plage, sera détruite en 1882. Les murailles le seront aussi et les fossés bouchés. Au-dessus du mur d’enceinte, la Tour du guet et le beffroi du musée sont visibles. La porte du Havre à quelques mètres de là permettait de sortir de la ville vers le bassin du Paradis. Elle sera détruite en 1884.J.-P.P.(CLP)

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  • Les gares centrales d'antan

    La gare sera mise en service le 6 juin 1889 du côté du parc Saint-Pierre, qui en sera l’entrée principale. Les services vers l’entrée nord cesseront au fil du temps de fonctionner à certaines heures, faute de personnel. L’édifice était monumental. Les deux façades nord et sud étaient identiques et symétrique par rapport à la halle vitrée couvrant les voies. Pour remplacer la gare centrale détruite pendant la guerre, une modeste gare était construite à la libération avenue du Président Wilson. La gare actuelle sera inaugurée en 1964. Une passerelle de fer permettait aux piétons de franchir les voies. Cette passerelle avait un passé. Elle enjambait le pont de l’Alma à Paris, lors de l’exposition universelle de 1889. Elle sera remontée à Calais en 1891. Elle survivait aux deux deux guerres. Elle sera démontée en 1968.J.-P.P.(CLP)

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  • La place de la Nation

    La place Emile Salembier et le bd Victor Hugo, épargnés par les bombardements, ont ardé la majeure partie des maisons bourgeoises et ouvrières. A l’époque de l’édition de la carte postale, la place s’appelait encore place de la Nation. Elle sera baptisée place Emile Salembier en 1923. Sa première appellation reste utilisée. Sur le refuge, l’horloge Coutançon dressée en 1894 indiquait 15h20. Une paysanne y avait installé son étal et vendait les légumes provenant de sa ferme. Le bd Victor Hugo était proche de la campagne environnante. Derrière, le commerce de graines et fourrages Prudent-Lefèbvre prospérait et perdurera après la libération. Signe des temps, s’y est ouvert une pizzeria. La place était un carrefour important desservi par les tramways pour rallier l’usine Vendroux et la gare de Saint-Pierre au Virval. J.-P.P.(CLP)

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