• Bombardement du 27 février 1945

    Bombardement du 27 février 1945

    Il est 17h30, ce mardi 27 février 1945 : les enfants sortent graiement des écoles et les ouvriers tranqui lement quittent leur travail. Tous arpentent les rues de Calais, où la paix est revenue depuis la fin du mois de septembre 1944, date de la libération de la ville. Toutà coup, un sourd vrombissement se fait entendre : des avions survolent la cité. Aucune sirène ne retentit : qu'y aurait—il à craindre ? Mais, à la surprise générale, d'énormes explosions secouent le quartier de la place Crèvecœur.           48 bombes fauchent 98 personnes dont près de vingt enfants. Certains corps sont ulvérisés. On compte environ 150 blessés.

    Les dégâts matériels sont considérab es. Des pilotes britanniques, partis de Vitry-en-Artois et ayant pour mission de bombarder Dunkerque encore aux mains des Allemands, se seraienttrompés de cible en raison de mauvaises conditions climatiques. Certains se sont aventurésà remettre en cause cette explication, sans jamais apporter autre chose que des hypothèses. Dans Calais, déjà défigurée par les intenses bombardements De 1940 et 1944, cet épisode résonne telle une malédiction. Les obsèques des victimes se déroulent dans une atmosphère d’intense recueillement, sur la place Crèvecoeur, le 3 mars 1945. Ironie de l'Histoire, les cercueils sont transportés vers leur dernière demeure sur des camions anglais. M.D.

    Bombardement du 27 février 1945

    Source : Calais Photos Nostalgie

     

  • Autour d'un salon de coiffure

    Un salon de coiffure a longtemps accueilli de nombreux clients rue du Four à Chaux : le salon de coiffure André. Pourquoi ce prénom ? La propriétaire, Blanche Thomas née Queste, rendait ainsi hommage à son mari, le sergent André Thomas, tué à son poste de combat le 3 juin 1940 à 37 ans, dans le Dunkerquois. Il fut le premier militaire calaisien mort pour la France à venir reposer en terre natale. Blanche trouve à son tour la mort à 39 ans lors du bombardement du 27 février 1945, dans son salon de coiffure, en même temps que son employée Micheline Lutic (22 ans) et Evelyne Agneray, la meilleure amie de sa fille... Andrée, qui porte au féminin le prénom de son père et qui, orpheline, a survécu à la tourmente.

     

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  • Trois copines à la rencontre de leur destin

    Antoinette Chatelain, aînée d’une famille de sept enfants, vient de s'unir, trois semaines plus tôt,à Robert Porquet, engagé dans la Marine. Le 27 février 1945, elle se rend chez un marchand de vaisselle, sans doute pour fournir son ménage. Elle est accompagnée de deux de ses camarades de travail de la biscuiterie Vendroux, Berthe Caron et Jacqueline Detrait. Les trois sont fauchées par les bombes s‘abattant rue du Four à Chaux. Berthe a été décapitée, le corps de Jacqueline n‘a jamais été retrouvé mais sa mort a été reconnue par jugement du tribunal civil de Boulogne en août 1945.

     

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