• Bombardements meurtriers pendant la Grande Guerre

     Bombardements meurtriers pendant la Grande Guerre

    En 1915, rue de la Rivière, dans la cave de cette maison, une employée de la chambre de commerce avait été tuée.

     

    La situation des Calaisiens durant la Première Guerre mondiale était très différente de celle vécue lors du second conflit. Calais était une base stratégique. Cinq mille soldats y vivaient : Belges, Anglais, Portugais Américains, Français... Les Allemands n’occupaient pas Calais et les bombardements étaient alors nettement moins sophistiqués, et pourtant très meurtriers car les civils n’avaient pas été évacués de Calais-Nord. Des immeubles seront détruits sans atteindre le degré des destructions qui défigureront Calais-Nord lors de la Seconde Guerre mondiale. Les bombardements de la Première Guerre avaient débuté le 15 septembre 1914. La dernière alerte aura lieu le 25 septembre 1918.

    En quatre ans, les Allemands bombarderont Calais 68 fois, six fois par zeppelins, une fois par mer, le reste par avions, causant 278 morts, dont 108 civils, et 528 blessés, dont 206 civils. Les habitants du quartier, proches d’objectifs militaires, payeront un lourd tribut. Les impacts de bombes n’épargnaient pas non plus les quartiers résidentiels. Les trésors patrimoniaux seront protégés ou mis à l’abri. Portes et fenêtres au rez-de-chaussée du musée ont ainsi été protégées par des sacs de sables et des collections ont été mises à l’abri. La façade du musée subit pourtant quelques dégâts le 27 septembre 1917.

     

    Les Bourgeois de Calais seront déplacés en mars 1918 pour être remisés dans les caves de la mairie. L’église Notre-Dame ne sera pas épargnée. Lors d’un bombardement en mars 1915 ayant pour cible la rue de la Rivière, l’église toute proche avait été touchée. La chapelle latérale et la chapelle absidiale ont été sévèrement touchées, soufflées par l’explosion d’une torpille lâchée d’un zeppelin. En décembre 1917, des bombes larguées endommageront cette nuit-là le presbytère de Notre-Dame.

     

     Bombardements meurtriers pendant la Grande Guerre

    Un biplan, de type Gotha, abattu en janvier 1918 et exposé comme trophée de guerre devant le jardin Richelieu

    « les « Six Bourgeois » remplacés par le monument aux mortsLa tour du Guet miraculeusement préservée »
    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :