• Calais 1939-1945

     

    39-45 à Calais

    Tiré du livre (n'est plus édité, on peut encore le trouver sur certain site) de Philippe Caron et Xavier Gellé "Calais 1939-1945" aux édition Alan Sutton.

    39-45 à Calais

    Avant guerre, Calais est une cité portuaire florissante. La tour du Guet (à gauche), symbole de la longue et riche histoire de la ville, est encore coiffée de son phare. A côté, on peut apercevoir l'ancien hôtel de ville, reconverti en musée après la destruction de la nouvelle mairie sur la plaine du Sahara.

    39-45 à Calais

    Juillet 1941. Les bombardements de mai 1940 ont radicalement changé l'aspect de ce quartier. La tour du Guet a perdu son phare. Quant au musée, ce n'est plus qu'une carcasse vide. De mai 1940 à septembre 1944, date de sa libération par les troupes canadiennes, Calais va subir l'occupation des armées du Reich et de nombreux bombardements qui modifieront à tout jamais l'aspect de la ville.

  • Calais brisé, 1er partie

    En mai 1940, la garnison française de Calais est sous les ordres du chef de bataillon Raymond Tellier. Elle est composée de la 202e compagnie de mitrailleuses, déployée à 200 m du fort Nieulay, d'un peloton positionné au bastion XI, d'un bataillon réduit du 265e RI (272e demi-brigade) défendant la route de Coquelles et des éléments du 32e GRDI. les unités de la marine française défendent, quant à elles, les bastions I, II, IX, XII ainsi que le fort Lapin, sous le commandement de Charles de Lambertye. Ci-dessus, rue Saint-Denis, alors que la bataille pour la conquête de la ville est en cours, plusieurs officiers d'état major prennent le temps de se faire photographier devant les habitations détruites. Sur les motos BMW 750, les estafettes attendent les ordres.

    Calais brisé, 1er partie

    Les 22 et 23 mai, les troupes britanniques commandés par le général Nicholson arrivent à Calais. Elles sont composées du 3e bataillon du Royal Tank Regiment comprenant 21 chars Vickers et 27 chars Cruisers A9, A10 et A13, de la 30e brigade de la garde, du 2e bataillon du King's Royal Rifle Corps, du 1er bataillon de la Rifle Brigade, ainsi que du 1er bataillon Queen Victoria's Rifles. L'armement est constitué principalement de canons légers et lourds ainsi que de matèriel antiaérien. Le boulevards Jacquard est désert, seuls les véhicules militaires, dont des camions Kfs 69 Krupp Protze, sont stationnés devant les magasins de chaussures Bata et André.

    Calais brisé, 1er partie

    Le 23 mai, un escadron du 3e RTP est envoyé en reconnaissance vers Saint-Omer, mais il sera détruit autour de Guines par la PZ Div. D'autres chars subiront le feu de l'ennemi de la 1 . PZ Div. au niveau des Attaques. La plupart des chars restant seront sabotés dans le port de la ville. Ci-dessus, un canon Pak 37 est mis en défense. 

    Calais brisé, 1er partie

    Un groupe de 55 hommes du 1er bataillon Queen Victoria's Rifles est envoyé sur la route de Boulogne mais ils doivent se replier sur le fort Nieulay. Celui-ci est défendu par 150 soldats français et 75 britanniques. L'armement consiste en mitrailleuses de 13.2 mm Hotchkiss, en chenillettes Bren et en mitrailleuses FM 24/29. Quai de l'Escaut, un barrage dérisoire constitué de véhicules calcinés tente de bloquer l'accès du pont Freycinet. On peut apercevoir, en arrière plan, le beffroi de la mairie.   

    Calais brisé, 1er partie

    Au matin du 24 mai, quatre véhicules équipés de canons antiaériens, de 75 mm tirent sur des éléments avancés allemands. Afin d'éviter qu'ils ne tombent aux mains de l'ennemi, les canons sont retirés du fort Nieulay. Les allemands progressent dans la ville. Les véhicules des chefs de compagnie et de régiments occupent la place du Soldat Inconnu. 

    Calais brisé, 1er partie

    Le 24 mai, la 10. PZ Div attaque la ville par le sud-ouest. Le 86e régiment Schützen, soutenu par le 90. Panzer Aufklärung Abteilung, est chargé de prendre le fort et Coquelles selon les objectifs du Major Général Schaal. Sous la pression des forces allemandes, les français doivent reculer au cimetière de Coquelles puis au fort Lapin. Le fort Nieulay se verra attribuer un canon de 25 mm. Les soldats allemands sont enterrés rapidement dans les jardins de l'hôtel de ville. A l'arrière plan, on distingue le café-cinéma L'Alhambra avec son style oriental caractéristique. Après être resté fermé pendant neuf mois, l'établissement rouvrira ses portes le 24 novembre 1940. Dans le parc Saint-Pierre, plusieurs officiers se recueillent devant leurs camarades tombés au combat. Les combats ont fait de nombreuses victimes, tant civiles que militaires.  

    Calais brisé, 1er partie

     

    Calais brisé, 1er partie

    (Photo de gauche).A partir de Coquelles, les troupes allemandes se déplacent vers la côte. Les canons Hotchkiss basés au fort Nieulay ouvrent le feu à plus de 1500 m, dévoilant ainsi la défense et l'occupation de fort par l'ennemi. L Kommandantur de Calais est installé boulevard Lafayette. Le beffroi servira un temps de poste d'observation. 

    (Photo de droite). Le fort Nieulay essuie un bombardement de l'artillerie allemande. La Royal Navy ripostera par des tir effectués à partir du destroyer Wessex HMS, navire coulé plus tard par les bombardiers allemands. Un sous-officier de la Luftwaffe* a installé une binoculaire en haut du beffroi. Observe t-il les côtes anglaise ou les combat qui font encore rage sur Dunkerque.

    *Armée de l'air

    Calais brisé, 1er partie

    Le 24 mai, vers 14 h, un deuxième assaut des troupes allemandes, avec l'appui d'une cinquantaine de panzers, est lancé contre le fort Nieulay qui capitulera finalement 16 h. Mais l'ennemi aura subi de lourdes pertes, laissant aux Alliés le temps de se réorganiser. Un autre groupe de sous-officiers regardent Calais-Nord. L'Angleterre, qui n'est pas loin, reste le dernier objectif du Reich.

    Calais brisé, 1er partie

    (Photo de gauche). Ce même jour, le 86. Schützen Regiment, soutenu par trois pelotons du 49e bataillon de Panzer Pionnier ainsi que deux unités de chars légers et moyen, charge sur le fort Lapin à Blériot ainsi que sur le bastion XII. Les Stukas* ont rempli leurs missions comme le prouve ce cratère de bombes, rue Wilson.

    (Photo de droite). Le 24 mai, vers 13 h, le fort Lapin tombe à son tour. Avant de s'enfuir, ordre est donné de saboter les canons. Les troupes se replient dans le bastion XII. Pont Henri Hénon, un soldat se fait photographier devant Calais-Nord en flammes.

    avion de combat en piqué

    Calais brisé, 1er partie

    Calais est totalement encerclé dans la soirée du 24 mai 1940. Les combats font rage sur la partie orientale du bastion II. Sur cette vue prise du beffroi, on peut apercevoir le pont Georges V, le pont Freycinet ainsi que les grues de levage du bassin à flot Ouest. 

    Calais brisé, 1er partie

    Les voies ferrées sont une des cibles de la Luftwaffe. Quant à la gare centrale, elle subira plusieurs bombardements. Au premier plan, des carcasses de véhicules sont abandonnées. Sur l'un d'entre eux, on peut remarquer le sigle de la SS peint à la hâte. Une tragédie survient en cette soirée du 24. En effet, pris pour des éléments de la 5e colonne, les deux commandants des garnisons françaises du fort Lapin, l'enseigne de vaisseau Roulet et le lieutenant de vaisseau Lavier, sont capturés et exécutés par les Anglais. Laissé pour mort, l'enseigne de vaisseau Roulet, frappé de trois balles, survivra et parviendra à s"échapper. 

    Calais brisé, 1er partie

     Une chenillette française Renault UE ainsi qu'un camion finiront leur repli devant la gare. A côté de ces véhicules calcinés, le panneau indique la direction du cimetière militaire de  Calais nord. Le photographe de propagande y a-t-il vu un symbole ?

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  • Calais brisé, 2ème partie

     La gare centrale a perdu de sa richesse architecturale. La façade côté nord est durement touchée. Il ne subsiste plus alors que l'armature métallique de la verrière. En arrière plan, le Métropol hôtel est, quant à lui épargné.

    Calais brisé, 2ème partie

    Toujours dans la soirée du 24 mai, la 10. PZ Div lance une attaque contre la ville mais la résistance acharnée des troupes alliées permet de stopper cet assaut. La rapidité et la violence des combats n'auront pas permis le déchargement des marchandises, comme le prouve ce camion encore sur son wagon.

    Calais brisé, 2ème partie

    Pendant la nuit, la partie sud de Calais est envahie. Seule résiste encore la partie nord, la citadelle ainsi que le port où les troupes sont fortement ancrées. Un soldat de la 10. Panzer Division*, portant l'uniforme noir de cette arme, se fait photographier devant la gare en feu.

    *Division blindée de l'armée allemande 

    Calais brisé, 2ème partie

    Vue de la sortie côté sud de la gare. Certains wagons de voyageurs n'ont pas été atteints par les projectiles. 

    Calais brisé, 2ème partie

    Rue de la Couleuvrine, les incendies se sont propagés de maison en maison, réduisant le Courgain maritime en un tas de cendres. Seul le phare semble avoir résisté à la violence des bombardements. 

    Calais brisé, 2ème partie

    Le boulevard des Alliés n'est plus qu'un champ de ruines, prouvant si besoin était l'intensité des combats et des moyens de destruction mis en oeuvre. A droite, la rue Pierre Mulard où des cyclistes s'attardent devant les gravats. 

    Calais brisé, 2ème partie

    Certains de la victoire, les officiers allemands parcourent la ville, n'hésitant pas à s'attarder dans de longues discussions. 

    Calais brisé, 2ème partie

    Inspection ou "visite touristique" pour ces soldats à bord d'une Mercedes décapotée qui découvrent le le monument des sauveteurs Gavet, la façade de la chambre de commerce, le phare, ainsi que le quartier du Courgain maritime. 

    Calais brisé, 2ème partie

    Une compagnie pose fièrement, Mauser 98K à la main, devant les décombres encore fumants. 

    Calais brisé, 2ème partie

     Plusieurs véhicules, dont une chenillette anglaise Bren-Carrier et des camions ambulanciers, sont abandonnés place de l'Europe. Plusieurs effets traînent à terre, les pilleurs sont passés par la. A droite apparaissent les hangars Paul Devot, le clocher de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, et Notre-Dame.

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  • Calais brisé, 3ème partie

    Quai de la Colonne, des officiers de la Luftwaffe se promènent tout souriants devant la capitainerie. 

    Calais brisé, 3ème partie

    Le général Guderian veut prendre la ville le 25 mai mais, malgré l'appui de nombreux bombardements, il ne parviendra à faire enter ses chars dans la ville. Un soldat en tenue de sortie, dragonne à la baïonnette, regarde ce qui pourrait être récupérable dans cet amoncellement de ferraille à la gare maritime.

    Calais brisé, 3ème partie

    La gare maritime n'est que désolation. Camions anglais, voitures civiles attendent la rouille au pied de la cheminée de la machinerie de la cale de raboud et des pont Vétillart. 

    Calais brisé, 3ème partie

     La place de Suède est jonchée de carcasses. Un canon de 75 français est resté en position de défense antiaérienne.

    Calais brisé, 3ème partie

    Le 25 mai 1940, quatre destroyers britanniques soutiennent les Alliés dans leur combat. Ces derniers ne contrôlent plus que la citadelle, les bastions XI et XII. Les hangars de Calais sont en feu; au premier plan, les hangars Paul Devot cachent en partie ceux de Crespin et Fournier.  

    Calais brisé, 3ème partie

     Le 25 mai, à 16 h, l'artillerie lourde allemande pilonne la ville, avant une attaque en piqué des redoutables bombardiers Junker 87 Stuka. Dans le bassin Carnot, les Anglais qui cherchaient à regagner l'Angleterre ont abandonné leur véhicule devant les quais. 

    Calais brisé, 3ème partie

     Les murs épais de la citadelle résistent aux tirs d'artillerie. Mais les dépôts de nourriture et de munitions sont en feu, ainsi que l'hôpital. Néanmoins, l'infanterie allemande est de nouveau repoussées. Un soldat allemand inspecte les véhicules et inventorie ceux qui peuvent être utilisables.

    Calais brisé, 3ème partie

    25 mai 1940, le fort Risban tombe aux mains de l'ennemi. Un soldat regarde les noms des soldats français enterrés Hâtivement. Les bombardements d'artillerie allemande sur la citadelle, dernier rempart, s'abattrons toute la nuit.

    Calais brisé, 3ème partie

    Une Peugeot traîne à l'intérieur des rempart du fort Risban. Les Allemands ont déjà trié le butin de guerre. En arrière, en partie cachée par les murailles du fort, la tour de la capitainerie dont on distingue la pointe.  

    Calais brisé, 3ème partie

     25 mai, le bastion I est réduit au silence. Ce canon de 240 mm Mle 1884 GP semble attiser la curiosité des soldats.

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  • Calais brisé, dernière partie

    Les bastions I et XII seront maintes fois photographier par les Allemands qui croyaient le port défendu par des canons datant de 1870 ! En arrière plan, on aperçoit le casino qui, bien que fortement endommagé, est encore debout. Mais pour combien de temps ? 

    Calais brisé, dernière partie

    Le 26 mai, plusieurs destroyers et un croiseur fournissent un feu d'appui à la citadelle. A 11h30, après une forte activité de l'artillerie allemande, les bastions XI et XII sont submergés par l'infanterie ennemi. A 14h30, la citadelle est entourée par la 10. Pz Div et la porte sud est détruite. La garnison se rend. Ci-dessus, au bastion I, des officiers allemands étudient le futur aménagement du port et des jetées. L'Angleterre est toute proche. 

    Calais brisé, dernière partie

    (Photo de gauche) Le 26 mai 1940, les combats sont finis. Calais est « tombé » aux mains de l'envahisseur. Devant les chalets en bois, l'Oberst* Kraiss, Kommandeur** du Stab IR 90 serre la main de l'Oberstleutnant*** Traut, Kommandeur du I/IR 90.

    (Phot de droite) Le détroit est petit et l'Angleterre est à portée de main. Les Allemands préparent la prochaine opération. Baptisée Seelöwe****, elle doit assurer la maîtrise de l'espace aérien et maritime avant le débarquement des troupes sur le territoire de monsieur Churchill.

    *Supèrieur,**Commandant,***Lieutenant-colonel,****Lion de mer

    Calais brisé, dernière partie

    Après une visite des différentes unités ayant participé aux combats de la ville, le colonel Kraiss salue une dernière fois la ville des six bourgeois. 

    Calais brisé, dernière partie

    Des escarmouches ont malgré tout encore lieu. Les Stukas et Messerchmitt mitraillent quelques chaloupes qui tentent de gagner le large. Une cinquantaine d'hommes de la 30e brigade et du bataillon du Royal Tank Regiment, réfugiés au bout des poutres du brise-lame de la jetée, attendront la nuit pour lancer un SOS avec une lampe de poche. 

    Calais brisé, dernière partie

     Au bout du nouveau pont du casino, des soldats allemands à bord d'un side-car demandent leurs route à un Feldgendarme*. Un cargo dunkerquois est échoué sur la plage depuis le 15 mai 1940. Il y restera jusqu'en juillet, date à laquelle il sera renfloué.

    *Gendarme allemand

    Calais brisé, dernière partie

    Le port de Calais résistera jusqu'au 27 mai 1940. A l'heure du matin, le départ du patrouilleur HMS Gulza marque la capitulation des Alliés. Afin de pallier toute éventualité d'un retour par la mer, un obusier est mis en batterie, munitions à portée de main. 

    Calais brisé, dernière partie

    Les Allemands renforcent leur présence le long de la plage. Ici, un soldat s'entraîne, fusil Mauser 98K à la main. Le tireur est protégé par deux plaques d'acier pour le tir de pièces légère. Ce système sera très certainement complété par la suite d'une casemate. 

    Calais brisé, dernière partie

    Les Allemands prennent progressivement possession des installations laissées par les Alliées. Elles seront améliorées et réutilisées. Ci-dessus, le bastion II, qui comprenait trois pièces de 194 mm Mle 1902 sabotées par les marins français, est rendu opérationnel par la Kriegsmarine*. Ce bastion protégeait la « flaque à guerlettes » et le bassin des chasses. 

    *Marine de guerre

    Calais brisé, dernière partie

     Un canon de type Bofors de 40 mm antiaérien est mis en batterie entre les bastions I et II, au niveau de la flaque à guerlettes. Un télémètre est mis en position car, si les Alliés ont quitté la ville, l'aviation anglaise est loin d'être réduite au silence.

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  • Calais martyrisé, 1er partie

    La ville a énormément souffert des combats. Sur cette vue générale de la place d'Armes prise du clocher de l'église Notre-Dame, on peut mesurer l'étendue des dégâts. A certains endroits, il ne reste que des pans de murs. La place du marché aux Herbes, rue du  Havre et la rue Ravisse ne sont plus que gravats. Au loin, on peut apercevoir les portiques du bassin à flots Ouest avant qu'ils ne soient démantelés et acheminés en Allemagne.

    Calais martyrisé, 1er partie

    De nombreuses épaves jonchent la ville, comme ici sur le pont Georges V, rendant la circulation difficile. Tous les points stratégiques de la cité sont contrôlés. 

    Calais martyrisé, 1er partie

     Aucun quartier n'a été épargné. Partout, ce sont due ruines et désolation. Rares sont les civils qui osent s'aventurer dans les rues.

     

    Calais martyrisé, 1er partieCalais martyrisé, 1er partie

     Au dessus de ces voitures retournées (photo de gauche), on entrevoit le toit de la gare et les premiers immeubles de Calais-Nord. Place Richelieu (photo de droite), en face du parc du même nom, le monument aux morts de la première guerre mondiale, bien qu'endommagé, est toujours debout. L'immeuble qui marque l'entrée de la rue Royale sera, quant à lui, arasé.

     

    Calais martyrisé, 1er partie

    La rue Jean de Vienne avec, à gauche, la façade de l'hôtel Continental et celle, calcinée, de l'hôtel des Postes qui abritait la bibliothèque municipale. Au fond, la rue Royale.

    Calais martyrisé, 1er partie

     A partir du 10 juin, les civils seront autorisés à chercher leurs biens dans les décombres, avant que Calais-Nord ne devienne un secteur totalement interdit. Sur cette photo prise de la rue de Rome, des civils passent devant l'hôtel des Postes.

    Calais martyrisé, 1er partie

     L'hôtel Continental, ultramoderne pour l'époque, a échappé à la destruction mais l’intérieur est totalement calciné. Il ne "survivra" pas à la reconstruction de la ville.

    Calais martyrisé, 1er partie

     A l'entrée de la rue Royale, les opérations de déblaiement ont commencé, aidant ainsi la population dans ses recherches. A gauche, la devanture de la pharmacie Richelieu qui marquait l'angle avec la rue Française.

    Calais martyrisé, 1er partie

     La rue Leveux n'est plus qu'un amas de briques. Cet infirmiers allemand chercherait-il des survivants sous les décombres ?

    Calais martyrisé, 1er partie

     Proche de la citadelle, la rue Française fut particulièrement touchée lors des bombardements. Seuls les arbres donnent une "lueur" de vie. Cet officier allemand prendrait-il ce paysage en photo pour une belle page de propagande dans la revue Signal ?

    Calais martyrisé, 1er partie

    Le beffroi se dresse encore fièrement au-dessus des arbres du parc Richelieu. La porte de l'hôtel du Duc de Guise reste reconnaissable parmi les décombres de la rue portant le même nom. A droite, l'étroite rue Royale. 

    Calais martyrisé, 1er partie

    A cet emplacement figurait l'enseigne et la cour des magasins Bertrand, rue de la Citadelle. Dans le fond, les maisons en bordure de la rue de la Cloche offrent un triste bilan des combats dans la cité. 

    Calais martyrisé, 1er partie

     Les opérations de nettoyage s'intensifient. La rue Royale, qui mène à la place d'Armes, est de nouveau praticable. A droite, on distingue le beffroi de l'ancienne mairie de Calais-Nord, devenue musée par la suite, et la tour du Guet dont seul le dôme a été endommagé par le souffle des bombes.

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  • Calais martyrisé, 2ème partie

    Dorénavant, seules les cartes postales du début du XXe siècle peuvent témoigner de la physionomie de la ville, de sa richesse architecturale avec ses quartiers typiques, de sa prospérité due en grande partie à l'industrie de la dentelle.  

    Calais martyrisé, 2ème partie

    La place d'Armes prise prés du socle du monument des Six Bourgeois sur lequel repose, à la place de cette sculpture emblématique de la cité, une mitrailleuse Bren, sans doute mise en place pour la propagande allemande. En face, , il est difficile de discerner les rues de la Mer et du Havre. Quant au café-restaurant Lamour, aux magasins de souvenirs A la Pêcheuse, La Botte d'Or et Aux Deux Villes, chers aux touristes, il ne reste rien. 

    Calais martyrisé, 2ème partie

    Le désarroi se lit sur le visage des Calaisiens à l'entrée de la rue Royale. Tous les moyens sont bons, du vélo à la charrette, en passant par le véhicule hippomobile, afin de récupérer le minimum de ses biens dans ce qui fut son domicile.

    Calais martyrisé, 2ème partie

    Des civils se frayent un chemin dans la rue de la Paix (ancienne rue des Boucheries) afin de regagner ce qu'il reste de leur domicile. A droite, le musée éventré et, en face, la rue Notre-Dame.

    Calais martyrisé, 2ème partie

     Les maisons de style espagnol qui faisaient le charme de la rue de la Citadelle n'ont pas survécu aux combats. Cette rue aboutissait devant le beffroi : il abritait l'un des plus beaux carillons flamands et sonnait les heures au son de Gentille Annette. A droite, la tour du Guet prise de la rue Royale, au niveau du cinéma Crystal.

    Calais martyrisé, 2ème partie

    Contrairement aux maisons environnantes qui ont souffert du souffle des explosions et de la propagation du feu, l'église Notre-Dame a miraculeusement échappé à la destruction.

    Calais martyrisé, 2ème partie

    La rue de Havre prise du côté de la place d'Armes avec, dans le fond, le monument des sauveteurs en mer. 

    Calais martyrisé, 2ème partie

    Cette photographie est prise au niveau du bassin du Paradis. Tout au long de l'occupation, ce secteur subira de nombreux bombardements, notamment en février, juin et décembre 1941, ainsi qu'en avril 1943 et les mois précédant juin 1944.

    Calais martyrisé, 2ème partie

    Sur ce cliché, sans doute à l'angle de la rue du Cygne, l'église Notre-Dame se dresse au milieu des décombres. L'édifice religieux sera très endommagé en septembre 1944. 

    Calais martyrisé, 2ème partie

     Boulevard des Alliés, le restaurant de grande renommée Au Filet de Sole n’accueillera plus les Calaisiens et les touristes. Les ruines seront, par la suite, comme dans les autres quartiers, aplanies par les Allemands afin de dégager une meilleure vue sur la plage en cas de débarquement.

    Calais martyrisé, 2ème partie

    Afin de pouvoir continuer à se repérer dans ce champ de désolation, les plaques indiquant le nom des rues sont posées tant bien que mal sur des supports de fortune. 

    Calais martyrisé, 2ème partie

     

    Le monument Cuverville-Gavet, qui depuis 1899 rappelle le sacrifice de deux marins, sera amputé de son ancre. Cette sculpture d'Edouard Lormier sera transférée en 1960 sur une pelouse du Courgain. La façade de la chambre du commerce apparaît en arrière-plan.

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  •        Calais martyrisé, dernière partie                                 Calais martyrisé, dernière partie

    Constitué de rues étroites, le quartier du Courgain maritime (photo de gauche) fut la proie des incendies. Du fait de l'étroitesse des rues et des maisons accolées les unes aux autres, le feu se propageait de toit en toit. Au coin de la place d'Armes (photo de droite) et de la rue de Guise, la tour du Guet, seul vestige d'un château médiéval du XIIIe siècle, apparaît bien isolée sans les maisons qui la bordait.

    Calais martyrisé, dernière partie

     Un camion civil est réquisitionné pour l'effort de guerre. La chambre du commerce semble intacte. L'avancée de la guerre ne la laissera malheureusement pas dans cet état. 

     

    Calais martyrisé, dernière partieCalais martyrisé, dernière partie

    Construit en 1848 sur un ancien bastion militaire, le phare (photo de gauche) aura échappé aux bombardements et incendies pourtant nombreux dans ce secteur urbain. Des soldats allemands "en goguette" se fond surprendre par le photographe. Cette vue (photo de droite) prise de Calais-Nord, au niveau du pont Freycinet, montre Calais Saint-Pierre avec la mairie au fond. La partie sud de la ville a moins souffert, seule la gare sera la cible de l'aviation. Ces deux soldats préfèrent se faire photographier devant les rares monuments qui n'ont pas été détruits.

     

    Calais martyrisé, dernière partie

     Fierté de cette cité portuaire, les rues qui constituaient le quartier marin ont presque toutes disparu. Les rues Reine, Gavet, Mareschal, Benoit, Minck ne retrouveront jamais leurs splendeur d'antan.

    Calais martyrisé, dernière partie

    Juillet 1941. Les soldats arborent des tenues plus décontractées et se permettent de jouer les touristes en posant devant l'église Saint-Pierre-Saint-Paul épargnées par les bombardements.

    Calais martyrisé, dernière partie

    Vue d'ensemble de Calais-Nord en juillet 1941. Malgré les nombreux combats qui s'y déroulèrent en mai 1940, la gare maritime semble avoir peu souffert des tirs d'artilleries et des bombardements. Pourtant, l'intérieur est totalement dévasté. La cheminée de la machinerie, au fond à droite, est toujours debout ainsi que les hangars Paul Devot dont seule la toiture est endommagée. Au centre, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul se dresse parmi les décombres du Courgain maritime. La chambre de commerce est entourée des ruines des rues du Havre, Ravisse et Dubout. 

    Calais martyrisé, dernière partie

    La gare maritime en septembre 1941. Les bassins sont désormais utilisés par la Kriegsmarine qui y rassemble des remorqueurs et des chaloupes en vue en vue d'un exercice d'embarquement. Cette photo rapprochée permet de voir que l'aile es t a souffert des bombardements des 10, 17 et 18 mai 1940, lors du deuxième raid de la Luftwaffe.

    Calais martyrisé, dernière partie

     Depuis le bassin à flot Ouest, ce cliché permet de voir la pont Henri Hénon qui a résisté aux combats et au sabotage des troupes du génie anglais. Les deux cheminées d'un navire coulé émergent hors de l'eau.

    Calais martyrisé, dernière partie

    Cette vue est prise de la rue Mulard. Les habitations qui faisaient la fierté des Courguinois et des marins-pêcheurs ne sont plus que ruines et désolation. On aperçoit, en arrière-plan, le phare de ainsi que la façade de la chambre de commerce. 

    Calais martyrisé, dernière partie

    Ce quartier historique de Calais-Nord, constitue de rues étroites élaborées selon les remparts de Vauban, n'a pas résisté aux bombardements du 10 mai 1940. Il sera complètement arasé par les Allemands afin de dégager la vue sur la mer.

    Calais martyrisé, dernière partie

     Au bord de la digue, le casino de Calais, fierté de la bourgeoisie, avec sa salle de spectacle, ses terrasses et ses jardins, à énormément souffert lors des bombardements des 10 et 19 mai 1940. Un véhicule de reconnaissance est stationné devant le pavillon provenant de l'exposition universelle de 1889. Les occupants sont-ils rentrés pour visiter la salle des petits chevaux ou le music-hall ?

    Calais martyrisé, dernière partie

     Sur cette photo de la façade du casino datée de juin 1940, les structures en bois ont disparu ainsi que le pavillon. Seule l'architecture de pierre permet de deviner l'importance du bâtiment, haut lieu de divertissement calaisien.

    Calais martyrisé, dernière partie

     Deux soldats posent fièrement avant la destruction du bâtiment. En effet, les Allemands décident de dynamiter les ruines en mai 1941. La plage est interdite aux civils et doit être dégagée de tout élément susceptible de servir d'abris en cas d'attaque alliée. Après l'échec du débarquement en Angleterre, le front de mer servira à la construction du mur Forteresse Europe.

    Calais martyrisé, dernière partie

     

     

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  • Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    L'Angleterre reste le point noir de l'Allemagne. Hitler décide, en juillet 1941, de lancer l'opération Seelöwe* par un débarquement de divisions et l'anéantissement de la RAF. La première phase de cette opération débute le 10 juillet 1940 pour s'achever le 12 août de la même année. Elle a pour objectif de neutraliser les convois dans la Manche (Kanalkampf). Ci-dessus, des camions lourdement chargés passent devant la gare centrale avec, sur leurs remorques, un canon Flak 36.

    *L'opération Lion de Mer était un plan d'invasion allemand du Royaume-Uni au début de la Seconde Guerre mondiale. Retardé à fin 1940, il fut définitivement abandonné en 1943.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    Le plan d'invasion

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

     La deuxième phase (Adlertag ou jour de l'aigle) débute le 13 août pour s'achever le 23 août. Elle consiste cette fois-ci à attaquer les bases et les radars de la RAF. les soldats profitent d'une pause devant la mairie pour se dégourdir les jambes après une longue route à bord de ces semi-chenillés Famo 8 tonnes.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

     La troisième phase débute le 24 août et s'achève le 6 septembre 1940. Les principaux objectifs visés sont les postes de commandement et les usines aéronautiques. Derniers instant pour se faire photographier avant de reprendre les manœuvres.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    La quatrième phase s'échelonne de 7 septembre au 31 octobre 1940. Londres devient la cible principale. Le 15 septembre est la journée qui voit le plus d'appareils en vol. Le Blitz débute le 1er octobre. La gare centrale est partiellement remise en fonction afin de livrer, par rails, le maximum d'hommes et matériel.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    les convois ne cessent de se succéder. Les camions Opel Blitz transportent de nombreuses troupes en ville. Tout doit être prêt afin de lancer, dans les meilleures conditions, l'assaut contre la nation qui résiste au troisième Reich.  

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

     Les bassins Carnot, de l'ouest et du Paradis servent de point d'encrage à la Kriegsmarine* pour les vedettes rapides et tout navire capable de débarquer les troupes sur les côtes ennemies. Ces soldats de la Marine observent les mouvements.

    *Marine de guerre

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    Les navires de la 3e flottille de défense navale portuaire (3. Hafenschutz Flotille) sont à quai et opérationnels pour mettre en oeuvre la première phase d'attaque. Les ports de Dunkerque et de Boulogne se verront ultérieurement équipés d'un abri bétonné.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    Alors que la Luftwaffe* essaye de prendre la maîtrise de l'espace aérien, on s'affaire au sol dans les derniers préparatifs. Quai Carnot, l'infanterie embarque des obusiers de 105 sur les chaloupes. 

    *Armée de l'air

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

     Toujours quai Carnot, on embarque un camion Famo . L'état d'alerte est maximal : les fusils Mauser 98k sont sur leur ratelier, les casques mis à chaque siège. On contrôle la stabilité des chenilles.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    Les troupes testent les capacités de chargement des navires. L'ambiance est décontractée, les manœuvres vont pour le mieux. 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    Ces bouées flottantes sont en attente d'être dispersées dans le détroit de la Manche. Elles seront très utiles pour les pilotes tombés en mer. Elles contiennent le matériel de survie et l'aviateur pourra s'y cramponner en attendant l'arrivée des secours. 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

    Malgré un nombre impressionnant de divisions aériennes stationnant dans les parages, la RAF reste active et il faut protéger la ville et les préparatifs. Un canon de 88 Flak 18 est en position au Stp75 Löwe du bastion XII pour parer à toute incursion de Spitfire, Blenheim ou Mosquito. 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, 1er partie

     Autre vue, sur la jetée ouest, d'un canon de 88 Flak 18 lors d'un entraînement au tir. En arrière, un chargeur tient un obus de 88, prêt à le charger dans la chambre de tir.

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  • Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

    Une mitrailleuse MG 34 mise en position antiaérienne, boîtes de 7.62 mm en stock, en attente des consignes de tir du sous-officier, jumelles rivées sur la Kanlküste

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

    Autre MG 34 mise en batterie derrière une butte constituée de sable et de sacs pour protéger la plage. La bataille d'Angleterre touche à sa fin, Hitler a d'autres vues stratégiques, les côtes françaises seront mises en défense. 

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

     Ce canon de Flak 20 mm en position de tir sur le chenal est installé dans une ancienne position française.

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

    Changement de stratégie après l’échec de la bataille d'Angleterre et le déclenchement des hostilités contre la Russie en 1941, sans oublier l'entrée en guerre des Etats-Unis. Désormais, on protège les côtes. Les plages sont fortifiées par des positions  lourdes et légères comme cette MG 42 sur affût à la flaque à Guerlettes. 

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

     Les défenses côtières se font de plus en plus denses. Ces officiers et soldats de la Luftwaffe* observent au télémètre longue portée dans une position bétonnée du Stp75 Löwe**. Au loin sur la plage, des éléments Cointret ou portes belges sont mis en place.

    *Armée de l'air,**Lion

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

    Stp74 Marder* au bastion XI, à l'ouest de Calais. Une position fortifiée par des sacs de sable. L'espace aérien est plutôt calme et ces deux soldats discutent tranquillement, l'un est appuyé sur la chaise d'un canon Flak de 20 mm. 

    *Martre

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

     Au bastion II (photo de gauche), la défense antiaérienne a construit et améliorée les positions. Au bastion I (photo de droite), les canons français de 240 mm GP sont encore en encuvement, malgré leur inefficacité, et protégés par une MG34 dont la bande de cartouche est enclenchée en défense antiaérienne.

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

     On multiplie la construction des bunkers et on protège les plages avec des encuvements pour Flak, positions de Pak et nids de mitrailleuse comme ici au Stp Löwe, près du fort Risban. Les opérations touchent à leur fin. L'entraînement se fait encore mais ne serait ce pas une préparation de Barbarossa ? Ce soldat inspecte avec minutie un Stug III. Tout doit être en conformité.

    Calais , base pour l'opération Seelöwe, 2ème partie

     A gauche, plusieurs officiers testent la résistance au sable et l'étanchéité du véhicule. A droite, exercice de débarquement des troupes sur la plage, équipement d'assaut au complet, masque à gaz, baïonnette et fusil à la main.

     

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  • Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

    Après l'infanterie, on débarque les canons, munis de leur protection. Ils viendront en soutien de l'infanterie et pour briser les barrages de chars ou naturels. 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

     Dans les dunes du fort Mahon, près du fort Lapin, à Blériot, des canons d'artillerie sont mis en position d'exercice, ils serviront à soutenir les divisions d'infanterie dans la prise des objectifs étabis par l'OKW et l'OKH.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

    L'exercice est fini et une sentinelle veille près des bateaux pneumatiques de débarquement. La plage est très calme et on pourrait presque penser que l'Angleterre n'est plus qu'un souvenir, que l'Europe va devenir une forteresse avec la construction d'un mur.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

    Canon de 20 mm, Stp74 Marder. Malgré l'arrogance de Goering, la Luftwaffe n'a pu se rendre maîtresse des airs et la défense aérienne a fort à faire car les raids anglais se multiplient sur Calais et se font de plus en plus précis, comme ce 8 décembre 1941 avec le bombardement des rues du centre ville. 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

    l'aviation allemande subit même de nombreux échecs et perd beaucoup d'appareils et de pilotes. Ce Messerchmitt Bf 109 E s'est écrasé dans le secteur de Sangatte.

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

     Les bombardements subissent également de nombreuses pertes, à l'image de ce Bf 110 C4 (immatriculé 3583 U8+AL) de la 3./ZG26, abattu le 30 août 1940 par trois appareils ennemis. On y récupérera les pièces susceptibles de servir encore l'effort de guerre... 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

     

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

    Des avions anglais sont également abattus lors des combats aériens. Ci-dessus un Hurricane I du Squadron 56, piloté par le Sgt J.J Whitfield rt J.R Coweill, abattu par la JG51 le 13 juillet 1940 au-dessus de Calais. 

    Calais, base pour l'opération Seelöwe, dernière partie

    Ce Blenheim a été abattu le 28 juin 1940, à 16h27, par l'Ofw Werner Hübner du 4./JG51. 

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