• Calais, balade en tramway

    34. Le 18 août 1940, les tramways calaisiens abaissaient définitivement leurs trolleys
     
     C'est aujourd'hui le dernier épisode de notre série consacrée aux tramways d'antan.
    On aurait d'ailleurs pu penser que les bombardements et l'état de guerre étaient la cause principale de l'arrêt des tramways calaisiens. Certes la guerre avait accéléré le processus. Pourtant, lors du déclenchement des hostilités, la Société anonyme des tramways de Calais et extensions vivait toujours sous le régime de la liquidation judiciaire, sous la tutelle d'un syndic. Elle tentera de remettre la dernière ligne en fonction avec l'autorisation de l'autorité allemande. Cela sera relativement aisé sur le tronçon Théâtre-Cimetière. La ligne sera rétablie le 22 juin 1940. La ligne Hôtel de Ville-Théâtre sera rétablie le 13 juillet. Mi-août 1940, la STCE jetait l'éponge, la ligne n'étant pas rentable. Le 14 août le commandant Hauptmann donnait son autorisation pour l'arrêt du service. La mairie décidait de suspendre le service des tramways le 18 août au soir. Le personnel sera licencié, d'ailleurs plus aucun salaire n'avait été versé depuis le 8  août.
    La STCE, dont le siège était basé à Nantes, poursuivra uniquement l'exploitation des lignes d'autobus le temps de pouvoir réparer le matériel et d'obtenir les autorisations. Elle tentera le 27 décembre 1940 de se faire rembourser l'utilisation des tramways par les soldats allemands durant la période du 22  juin au 18 août 1940 : le nombre de voyageurs transportés durant cette période a été d'environ 50 000. Nous estimons que le total des personnes appartenant à l'armée allemande représentait approximativement la moitié du nombre de voyageurs payants transportés, soit 25 000 personnes environ. La STCE réclamait à l'autorité allemande la perte de recette de 0.92 F x 25 000 soit 23 000 F, somme jugée exorbitante par l'occupant. La STCE fera d'autre part constater, en octobre 1941, la récupération par les Allemands des fils de cuivre rouge du réseau. Le bon de réquisition n'étant jamais parvenu à Nantes, la STCE faisait parvenir au maire les témoignages attestant l'enlèvement de 8 710 mètres de fils, en pure perte
    ...t J.-P. PRUVOT (CLP)
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