• Calais, balade en tramway

     

    Calais, balade en tramway

     33. En 1936, difficultés financières, grèves, licenciements et arrêt de trois lignes
     
    1936 sera une année noire pour les tramways. La concurrence des autobus pesait et la compagnie était contrainte de déposer son bilan.
    Malgré l'augmentation du prix de la section, parfois trois fois plus cher que dans les autres villes, la STCE (société des tramways de Calais et extension) ne s'en sortait pas. Le plan de redressement était très dur. À l'été, la compagnie, qui exploitait aussi des lignes d'autobus, annonçait 35 suppressions d'emplois sur les 132 existants. Toutes les corporations étaient touchées, wattmen, receveurs, personnel d'entretien. L'envoi des lettres de licenciement déclenchait la grève. Elle durera six semaines du 27 septembre au 16 novembre. La direction, en réaction, licenciait tout le personnel et ouvrait une nouvelle embauche profitant de l'essoufflement du mouvement. Une cinquantaine d'agents seront réembauchés. Sous la protection de la police, le service reprendra mais à quel prix ! Les boulevards calaisiens avaient été abandonnés aux seules automobiles, les gagnantes de ce conflit avec les autobus. La STCE avait été mise en liquidation judiciaire puis avait obtenu un concordat.
     
        Arrêt d'exploitation de trois lignes
    La situation ne se redressant pas, en 1937, la Société des Tramways suspendait provisoirement l'exploitation de trois des cinq lignes, celles de la place Salembier-Halte Saint-Pierre ; place Albert 1er-Fort-Nieulay ; place de l'Hôtel de ville-Porte-de-Gravelines. Elle n'en gardait que deux jugées plus rentables, avec des tarifs d'ailleurs réajustés à la hausse : la ligne Casino-Cimetière et la ligne Calais-Guînes. Sur cette dernière des autobus étaient en passe d'être substitués aux tramways. La Ville souhaitait trouver des solutions pour remplacer la STCE sur les lignes abandonnées. La STCE, qui avait investi dans la création du réseau, menaçait la ville d'un procès afin de réclamer des indemnités pour utilisation frauduleuse de son réseau. Lors de l'arrivée de l'armée allemande en mai 1940, la situation n'était donc pas brillante pour le réseau de tramways. •  J.-P. PRUVOT (CLP)
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