• Calais, balade en tramway

    Calais, balade en tramway

    22. La ligne A bifurquait boulevard Victor-Hugo vers la gare de Saint-Pierre-Halte
     
    Venant du théâtre, la ligne D du tramway poursuivait son chemin tout droit vers le Cimetière- Sud par le boulevard de l'Égalité.
    La ligne A tournait sur la droite, place de la Nation, pour rallier la gare de Saint-Pierre-Halte via le boulevard Victor-Hugo. Dès juillet 1879, une ligne hippomobile empruntait déjà cette artère. Les motrices circulaient sur deux voies sur ces larges boulevards, avec des aiguillages qui permettaient de bifurquer vers le boulevard Victor-Hugo juste en face de la Coopérative Socialiste.
    Il empruntait ce boulevard qui s'était nommé jusqu'en 1881 route de Saint-Omer. Tout au fond, l'immeuble est celui de la Pharmacie de la Nation. À droite, à l'angle de la rue Rouget-de-Lisle, ce magasin aux stores baissés sera tenu pendant des décennies par M. Wierre, spécialiste en chapeaux puis, après-guerre, en vêtements de travail.
    Les arbres n'avaient encore été plantés en bordure des trottoirs, cela n'allait pas tarder. Le tramway passait ensuite devant la biscuiterie Vendroux, puis devant l'église Saint-Benoît-Labre. Il desservait la gare de Saint-Pierre-Halte au Virval, le terminus. Cette petite gare avait été ouverte le 10 août 1876 lors de la construction de la ligne de chemin de fer Calais-Dunkerque.
    Photographié ci-dessous en 1914, le tramway arrivait place de la Nation pour rejoindre le centre-ville. Les chevaux étaient encore très présents pour tout ce qui concernait le transport de marchandises. Cette traction hippomobile perdurera jusque dans les années soixante à l'exemple des tombereaux des éboueurs. Les piétons étaient ici nombreux sur le boulevard, a priori des ouvrières et ouvriers de la biscuiterie Vendroux qui, comme l'usine Brampton du boulevard La Fayette, contribuait à l'animation du quartier. L'usine Vendroux avait été ouverte en 1872. Le 11 avril 1908, un spectaculaire incendie s'y était déclaré, dû à une combustion spontanée des poussières de farine. Le chômage fut inévitable pour une bonne partie des employés. •  J.-P. PRUVOT (CLP)
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