• Calais, balade en tramway

    Blog de alorsraconte :CALAIS, Balade en tramway dans le Calais d'autrefois
    20. Via le boulevard La Fayette, les terminus gare de Saint-Pierre-Halte et Cimetière-Sud
     
     Un tramway circulant boulevard La Fayette, cela deviendra d'une grande banalité.
    Ces deux cartes postales de l'éditeur Omer Lefebvre datent de 1908, l'année de la mise en service des motrices électriques, années aussi où les photographes en feront leur principal fonds de commerce : les tramways électriques sont encore une curiosité. Sur la vitre avant du tramway ci-dessus, était inscrit le terminus : Saint-Pierre Halte. Il se trouvait ici boulevard La-Fayette, entre les rues du Four-à-Chaux et d'Orléans face à la charcuterie Pollet-Caulier au n° 74, au tabac Lhote-Vasseur au n° 72, et à la boulangerie Vanuxem-Caulier au n° 70. M. Lefebvre avait semble-t-il demandé au wattman d'arrêter sa machine pour organiser une mise en scène avec l'aide des passants, afin de rendre sa carte postale plus vivante. Ce tramway desservait la ligne A, dont le terminus se situait à Saint-Pierre-Halte, la petite gare du Virval. Le grand bâtiment au fond était l'usine Debray, où étaient regroupés plusieurs fabricants de tulle, usine détruite par les bombardements alliés en 1944, remplacée après-guerre par un immeuble résidentiel.
    Ci-dessous, Le tramway électrique est photographié à l'angle de la rue des Prairies et du boulevard La-Fayette avec à droite un attelage en contre-sens. On peut observer le très mauvais état de la chaussée avec des pavés disjoints. À l'instar des tramways hippomobiles, les voitures électriques possédaient l'autonomie suffisante pour permettre les arrêts hors des stations ce qui donnait l'opportunité aux piétons de monter lors des ralentissements. Cette photo montre aussi la densité des fils électriques tissés au-dessus des boulevards, d'un esthétisme très relatif ! Le bruit n'était pas absent comme le soulignaient les chroniqueurs de l'époque, grincements des voitures, bruits de roulage sur les rails, accentués par la fréquence des passages des rames. Il en avait été dénombré plus de cinq cents journaliers au carrefour des Quatre-boulevards avec les nuisances sonores que l'on peut imaginer. •
      J.-P. PRUVOT (CLP)
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