• Calais, la clef de la France

    Calais, la clef de la France

  • L'Hôtel de ville

    Calais (71.500 habitants, à l'époque de la sortie du livret) est la ville la plus peuplée, la plus étendue, la plus industrielle, la plus propre, la plus salubre du département du Pas-de—Calais : c’est l’œuvre vivante du génie humain.

    Des siècles de travail ont transformé l'antique Pétresse des Romains en une grande cité coupée de larges artères déployant un réseau de 160 km de rues, sillonnée de tramways électriques, accolée à un port très pratique aux navigateurs et laissant une large place, à côté du vieux Calais, place forte, à une ruche ouvrière en pleine activité.

    Le joyau de Calais moderne est sans conteste son Nouvel Hôtel de Ville, conçu par l'architecte Debrouwer.

    La place d'Armes

    La pointe du Beffroi perce la nue à 75 mètres de hauteur. La façade est de style Renaissance, heureusement combiné à l’art flamand. Toute l'œuvre intérieure a été confié à des mains d'artistes qui ont collaboré d'un même cœur à la réalisation d'un merveilleux ensemble. Dans la Salle des Mariages on remarque un panneau décoratif dû au pinceau de Mme Adrienne Ball-Demont.

    La Place d'Armes est le centre du Calais historique, qui a conservé son aspect ancien.

    Le Musée (ancien Hôtel de Ville), dont la construction primitive remonterait à Philippe Hurepel, comte de Boulogne, au conservé, du moyen-âge, le soubassement de sa tour et ses caves.

    Son Beffroi est du XVe siècle, restauré au XVIIe sa Façade du XVIIIe.

    Le carillon joue l'air de la « Gentille Annette » et deux cavaliers joutant à la lance marquent d'un point chaque heure qui tombe dans le passé.

     Sur le parvis du Musée, haut juchés sur des stèles, les bustes de Guise et de Richelieu, rédempteur et bienfaiteur de Calais. Au fronton de l'édifice le buste d'Eustache de Saint-Pierre, par Cortot, et enfin, sortant de la maison commune et se rendant au supplice, les « Bourgeois de Calais » en un groupe génial de Rodin.

     Tout près du Musée la massive Tour du Guet, l'ancêtre des Monuments Calaisiens, si vieux qu'on n'en connaît pas l'origine, mais qui, tout en défiant les temps, fut cependant ébranlé par un tremblement de terre en 1580.

    De l'autre côté, à l'entrée de la rue de la Citadelle, des maisons de style espagnol, dont le premier étage surplombe en avancée hardie le rez-de-chaussée.

    Escalier d’Honneur (Coupole). Peintre—verrier : Dagrant.

    Le casino municipal et la plage

    Les Bourgeois de Calais

    La nature a gratifié Calais d'une plage incomparable, au sable fin, sans rochers, sans récifs ni galets, d‘une immense étendue en profondeur et en longueur, lisse comme un tapis d'Orient, exempt de bas-fonds sournois, où l'on joue en toute sécurité avec le flot mourant.

    Le Casino, dominé par un élégant campanile, luxueux établissement avec terrasse fleurie et orchestre, salle de dégustation, salle de jeu et music-hall, Salon de lecture et salon des dames.

    Sur la droite : le Chenal, large de 120 mètres, jalonné par les deux jetées de plus d'un kilomètre de longueur, qui constitue la plus agréable promenade.

    De la terrasse du Casino, on aperçoit la côte anglaise, toute blanche dans sa falaise de craie gardée par le Château-fort de Douvres.

     Le paquebot franchit en 55 minutes les 28 kilomètres du « Channel ».

    L'église Notre-Dame

    Le Maître-Autel et le Chœur

    « L'Église Notre-Dame décèle en certaines parties des origines du XIIe siècle ; elle fut terminée sous l‘occupation anglaise.

    Les fenêtres du chœur et du transept sont du plus pur style Tudor. Le retable en marbre du maître-autel, œuvre du sculpteur Lottman, du XVIIe siècle, est d'une grande richesse ; le tableau de l'Assomption, qui le surmonte, est un chef-d'œuvre du peintre Anversois Seghers.

    D'autres toiles de l'Eglise, des écoles de Rubens, Le Titien et Ribeira, sont classées comme monuments historiques, de même que l'Eglise, le retable et les grilles du chœur en fer forgé.

    En plein centre de la Ville, au carrefour des quatre boulevards, sur la place Albert 1 er, s'élève le Théâtre municipal, inauguré en 1905, œuvre de l'Architecte Malgras.

    Le théâtre municipale

    L’intérieur du Théâtre municipale

    Les proportions harmonieuses de sa façade, le foyer, la scène et ses décors (de Moisson) retiennent l'attention.

     En face du Théâtre la statue de Jacquard, l'ingénieux adaptateur du métier à tulle, à qui la ville doit prospérité, fortune et renommée mondiale. A ses pieds, le sculpteur Roussel a drapé de merveilleuses dentelles deux femmes dont une tend à l'inventeur la couronne de l'immortalité.

     

     

    La Gare Maritime est un but de promenade. Sur le quai qui _y conduit repose, à droite, le pittoresque Courgain, aux rues étroites, muraillé du XVIIe siècle, dominé par le Phare qui, du haut de ses 270 marches, promène ses rayons dans la nuit, à 64 mètres au-dessus du niveau du la mer.

    Le port est le point terminus de tous les trains internationaux qui conduiront les voyageurs à Paris, Bâle, Berlin, Brindisi, la Côte d'Azur, Bruxelles. Constantinople, Varsovie, vers les Indes. 580.000 passagers par an.

    D'immenses docks, des quais spacieux, un outillage moderne, sont l'œuvre de la Chambre de Commerce.

    Métier à tulle.

     

    L'Industrie dentellière s'est grandement développée à Calais depuis sa naissance en 1815. Elle s'est ouvert plus de 600 fabriques; avec 30.000 ouvriers des deux sexes.

    Le chiffres d'affaires d'exportation atteint près de 300 millions de francs par an.

    Le Sauveteur

    le Monument du Souvenir

    En sortant de l'Hôtel de Ville, le regard s’arrêtera sur le Monument du Souvenir Français, œuvre magistrale de l'architecte M. Ghesquier, Maugendre, statuaire, élevé à la gloire du héros Calaisien de Sidi-Brahim, le Capitaine Dutertre, et des soldats de 1870-1871.

     Les Morts de la grande guerre ont, sur la place Richelieu, leur monument particulier, œuvre puissante et d'une originalité hardie du grand sculpteur Moreau — Vauthier.

    Courgain Maritime. — Il est plaisant de rencontrer dans ce quartier populeux l'accorte pêcheuse courguinoise court-vêtue quand elle se rend à la pêche aux crevettes ; mais coquettement habillée les jours de fête dans son costume original, corsetée à l'antique, longuement juponnée et auréolée, sur des cheveux noirs d'un type franchement espagnol, d'une blanche coquille de Saint-Jacques.

     

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