• Calais: Mémoire en image, tome 1

    Calais: Mémoire en image, tome 1

    Table des matières

    Entrons dans la ville

    Sports et loisirs

    Arts et culture

    Jours de fête

    La vie religieuse

    Vie militaire, casernes et uniformes

    La dentelle

    Evénements divers

    Commerces et entreprises

      

     

    Calais: Mémoire en image

    Cette affiche touristique a été éditée en 1908 par la Compagnie des chemins de fer du Nord.

    Calais: Mémoire en image

    Le carrefour du Théâtre est traversé au petit bonheur avant l’apparition des feux tricolores. Le beffroi de la mairie ne domine pas encore l’horizon. Jusqu‘à l’aménagement des rocades, la totalité du trafic routier par Calais transitait par ce carrefour.

    Calais: Mémoire en image

    Un corset de maisons enserre la Tour du Guet. Elle a survécu à la guerre. Moins chanceux, habitations et beffroi ont été anéantis, ne laissant pas même subsister leur emplacement.

    Introduction

     Ramené à Calais de nos jours par quelque magie scientifique, le président de la République, Armand Fallières, se frotterait les yeux et caresserait sa barbe blanche. Qu’est devenue la ville qu’il traversa en 1908 du nord au sud, dans une calèche escortée de dragons, avec casque à crinière et sabre au clair ? Il reconnaîtrait sans doute le phare, la Tour du Guet, l’église Notre—Dame... En revanche, que de disparitions mais aussi que de constructions nouvelles, à commencer par cet hôtel de ville en briques rouges pointant un beffroi hardi !

    La ville a subi beaucoup de modifications ces dernières décennies. En sont responsables les plans d’urbanisme des lendemains de guerre, la reconstruction, l’extension urbaine sur la périphérie avec des ensembles H.L.M., opportuns mais peu gracieux, le percement des rocades, l’arrivée des autoroutes, les unes et les autres dévorant la couronne verte au—delà des fortifications obsolètes.

     Combien de monuments anciens, de vestiges qui firent la richesse architecturale de la ville, se sont évanouis pendant la guerre sous l’effet des bombes aveugles et des incendies insatiables ! Des trésors de souvenirs : objets, photos, gravures, y compris une grande partie des collections du musée, se sont volatilisés, comme effacés par un coup de gomme gigantesque. Il n’y a pas que des malheurs pour expliquer la métamorphose de la ville. Le souci de mieux—être, les modernisations, l’aménagement des commerces au goût du jour, ont aussi transformé la cité pour la rendre plus attractive.

     Tous ces changements indispensables et souvent bénéfiques ne font pas oublier le passé. Les plus âgés se souviennent avec nostalgie des défilés d’avant—guerre, avec chars et musique (“Ah ! on savait s’amuser en ce temps—là !”). Les quartiers regrettent leurs ducasses avec les bals populaires et les manèges, les “bidets de bois à Duval” et les casse—cou, désormais interdits de voie publique pour ne pas gêner la circulation. Le temps des visites présidentielles, attirant sur les boulevards des foules chaleureuses, revit parfois dans les conversations.

    Comment ne pas se rappeler aussi les tramways brinquebalant leur ferraille sur la ligne place d’Armes—Cimetière ? Et les petits bistrots sympas où le tulliste matinal prenait la sacro—sainte “bistouille” avec les “armonteurs” ?

     L’évocation n’en est que plus réaliste quand elle s’appuie sur une photo cent fois manipulée, une page de magazine repliée soigneusement ou une coupure de journal effritée.

     Mémoire en Images s’est donnée pour mission de réunir les sites urbains et les paysages tels qu’ils existaient entre le début et le milieu du XXe siècle avec, ici et là, un visage connu, un groupe dont l’activité perdure, une façade commerciale aujourd’hui modernisée.

     Monuments, sociétés musicales et sportives, établissements publics ou privés, événements qui illustrèrent le quotidien des anciens ne sont pas tous là mais le choix embrasse un éventail représentatif de la vie calaisienne sous les 111€ et IVe Républiques. Cet éventail est même si large que nous avons choisi de laisser de côté dans le présent ouvrage l’évocation de la vie maritime et portuaire de la ville.

     Partez à la découverte d’un monde disparu ou transfiguré. La rencontre ne manquera pas de vous surprendre et, peut—être, de vous émouvoir.

     

     

     

     

     

     

     

  • Entrons dans la ville, 1e partie

    Parmi les différentes entrées de la ville, le chemin des Régniers traverse le Pont—du—Leu, où se frôlent les carrioles campagnardes. A droite, le café Goret fait l’angle de la rue du Brésil. Après avoir été repris par monsieur Robbe puis par monsieur Matton, il devint lingerie—bonneterie avant de revenir à son activité première. A gauche, le café de la Gaieté n’affiche pas une joie délirante. Tenu par le ménage Poison—Andricq, il a fait place à une succursale des Nouvelles Epiceries du Nord, puis à un fleuriste.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Aujourd’hui désaffectée, la gare des Fontinettes avait été ouverte à la fin du XIXe siècle. A gauche, on aperçoit le bureau de l’octroi et la guérite de son préposé. Pour pallier la gêne du passage à niveau, un passage supérieur avait été mis en service en 1948. Escamoté par la rocade, il a été éliminé en 1993.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Cette réunion originale a été concoctée par le photographe Omer Lefebvre sur la Grande rue du Petit Courgain, à l’angle de la rue du Pont Trouille. Au fond, le parc du château des Dunes abrite de nos jours une maison de retraite.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    En venant des Attaques, le café du Virval, de monsieur Caron—Lecocq, est au centre de l’y formé par les routes de Saint—Omer et de Coulogne. Il sera modernisé sous la nouvelle enseigne Lecocq—Coudeville. Il s’augmentera d’un commerce de grains et fourrages et d’une station d’essence qui perdure.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Desservant la ligne ferroviaire Calais—Dunkerque, inaugurée en 1876, la halte de Saint—Pierre jouxte le passage à niveau. Désaffectée, elle a maintenant pour voisin un supermarché ouvert en 1972.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Place de la Nation, un tramway hippomobile, comme il en existe depuis 1879, fait la pause. Au pied des horloges de la colonne Coutançon, une marchande de légumes a installé son étai. Le commerce de grains derrière elle est au nom de madame veuve Prudent—Lefebvre.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Les tramways sont électrifiés en 1908. Ils remorquent des motrices inertes en guise de baladeuses. Le commerce de grains n’a pas bougé. L’enseigne précise que c’est aussi un café. La maison voisine abrite l’atelier de carrosserie de monsieur Notebaert—Beaubois.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Allant vers le centre—ville, il faut passer le pont de Saint—Pierre, construit en 1850. A droite, un tombereau stationne devant l'estaminet de Louis Gengembre.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Reconstruit en 1900, le pont de Saint—Pierre (vu ici dans l’autre sens) s’ouvre plus largement aux péniches et à la circulation urbaine. La coopérative ouvrière, sur la droite, a été créée par Emile Salembier, pionnier du socialisme calaisien.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    L’entrée du boulevard La Fayette en 1904. Le café tenu par A. Chalopin a sorti sa terrasse. En face, les Grands Magasins de Céramique font étalage sur le trottoir.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    Cette vue est prise à l’entrée de la rue du Four à Chaux. Sur le boulevard La Fayette, un tramway passe devant une propriété privée, devenue le magasin Majuscule.

    Entrons dans la ville, 1e partie

    L‘apparition des tramways électriques crée une révolution dans les transports en commun et les habitudes. Des usagers montent à l’arrêt de la rue d’Orléans (devenue rue du Commandant Mengin).

    Entrons dans la ville, 1e partie

    La rencontre de deux techniques : un tram électrique, boulevard La Fayette, et un tram hippomobile, boulevard Pasteur, devant le Grand café, qui a cédé la place, de nos jours, à une agence bancaire.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Entrons dans la ville, 2e partie

    Le boulevard Jacquard (et non La Fayette comme l'a indiqué par erreur l’éditeur) ne connaît guère de règles de circulation ! De chaque côté de la chaussée, une relève de chevaux attend les tramways.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    L’angle du boulevard Jacquard et de la rue des Quatre—Coins est déjà occupé par une pâtisserie. Une pierre au deuxième étage porte la date de 1834. Ses voisins sont un magasin de chaussures et, comme de nos jours, un débit de tabac, dont la clientèle est sortie.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    A l'entrée du boulevard Gambetta, des palissades entourent le théâtre en construction. A droite, se trouve la librairie Sance qui ne deviendra un café qu'après la Première Guerre mondiale.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    La vaste étendue qui séparait Calais de Saint—Pierre avant leur fusion était la place Centrale. On l‘appelait plus communément le Sahara, car les jours de grand vent le sable y volait bas. C’est là qu’a été construit l'hôtel de ville, remplaçant à la fois celui de la place Crèvecœur (pour Saint—Pierre) et celui de la place d’Armes (pour Calais nord).

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Cette belle photo de l’hôtel de ville a été prise au débouché du pont Faidherbe dans l’entre—deux—guerres. En 1885, lors de la réunion des deux villes, la construction d’une mairie centrale avait été décidée. Les choses traînèrent. En 1910, le maire, Emile Salembier, confia la réalisation de l’édifice à un jeune architecte, Louis Debrouwer. L’édification fut longue et difficile. Un sol instable obligea à creuser et à bétonner des fondations en profondeur. La Première Guerre mondiale interrompit le chantier. Après la guerre, le travail ne reprit qu’en 1923 en raison de mille autres contraintes. En 1925, enfin, la mairie fut inaugurée sous le majorat de Hans Apeness.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Dans la salle des mariages, le tableau Les étapes de la vie est d’Adrienne Ball—Demont. Le 6 avril 1921, le capitaine Charles de Gaulle et Yvonne Vendroux prirent place dans ses fauteuils pour échanger leurs consentements de mariage devant le maire, Joseph Duquenoy-Martel. Depuis, des milliers de couples en ont fait autant !

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l'hôtel de ville bombardé présente un trou au sommet de sa tour. Sur la gauche de ce cliché, une banderole annonce l’ouverture du café—restaurant Paul Bert. Aujourd hui, c est le siège de la Caisse d’épargne.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Deux chevaux noirs tirent un tramway sur le pont Richelieu, devenu le pont George V. Les immeubles qui se construisent au second plan disparaîtront au cours de la Seconde Guerre mondiale. A côté des échafaudages, le café Richelieu ne sera pas davantage épargné. Il a été reconstruit un peu plus à droite, quai de la Tamise.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Dans le fond de la rue Edison, on aperçoit les arbres du jardin Richelieu. Le café-restaurant Maurice offre ses chambres aux voyageurs arrivant de la gare Centrale par le pont Freycinet. Longtemps occupé par les entrepôts et les écuries de la Société des rouleurs, le site a fait place récemment à un ensemble résidentiel.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Cette vue panoramique a été prise du haut du beffroi de la place d’Armes. La rue des Boucheries (aujourd’hui rue de la Paix) n’est pas encombrée ! Le vieux Calais était une ville plutôt assoupie.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Les bombardements ont anéanti le dernier vestige de l’Etape des laines, un ensemble datant de l’époque anglaise. Le roi Henri II l’avait offert au duc de Guise pour le remercier de la reconquête de Calais. L‘historique porte de l’Hôtel de Guise valait surtout par l’ancienneté de ses pierres. Son environnement laissait à désirer ; on le comparait assez souvent à la Cour des Miracles.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    Dans cette maison de la rue Française, vécut et mourut, dans l’indifférence générale, la célèbre lady Hamilton, “tendre amie” de l’amiral Nelson, une des plus belles femmes de l’époque. L’immeuble a été détruit en 1940. Une plaque commémorative en situe l’emplacement approximatif.

    Entrons dans la ville, 2e partie

    La rue Royale, en direction de la place d’Armes, laisse apercevoir le beffroi qui s’élance au—dessus des toitures.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Entrons dans la ville, 3e partie

    Les Calaisiens étaient attachés à cet ensemble architectural. La Tour du Guet aurait été bâtie sous Charlemagne en 810 puis reconstruite en 1214. Durant des siècles, elle a servi de logement au guetteur qui sonnait le tocsin en cas d‘incendie.

     

     Entrons dans la ville, 3e partie

     

    Le musée, ses collections et son beffroi ne sont plus qu’un tas de décombres au lendemain de la Libération. Datant de 1609, reconstruit en 1740, l’élégant beffroi renfermait l’un des plus anciens carillons de la Flandre française. Chaque heure, il jouait l’air de “Gentille Annette” de Boieldieu.

     

     Entrons dans la ville, 3e partie

     

    Rodin aurait préféré voir ses Six bourgeois à ras du sol, séparés les uns des autres, mêlés au bon peuple. Cédant au classicisme, la municipalité les hissa, en 1895, sur un “perchoir”, ceint d’une grille, devant le jardin Richelieu.

     

     Entrons dans la ville, 3e partie

     

    Après avoir été mis à l’abri pendant la Première Guerre mondiale, les Six bourgeois, à leur retour, se voient frustrés de leur premier emplacement, retenu pour le monument aux Morts. On les réinstalle place d’Armes, sur un simple soubassement.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Sur le côté nord de la place d’Armes, les magasins de souvenirs attendent les touristes. A droite, A la Pêcheuse propose coquillages et filets à crevettes. Suivent un marchand de chaussures, A la Botte d’Or, et le magasin de jouets d’Emile Pillets. Dans l’enfilade, apparaissent la rue du Havre, le magasin Aux Deux Villes (souvenir de la fusion !), un fleuriste et le café Belle Vue.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Revoici la façade blanche du Belle Vue auquel succèdent le café Henri, dit “café du Méridien”, le café Boulonnais et la rue de la Mer. Au fond, la rue de la Cloche aboutit à l’esplanade de la Citadelle, en traversant un quartier de réputation peu recommandable.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Terminons ce chapitre par un clin d’oeil aux “chères têtes blondes”. L’E.P.S., ou institut Pigault—Lebrun, du nom d’un écrivain calaisien, est construit en bordure d’une place publique où se tient la foire d’hiver. Des agrandissements successifs du site scolaire ont totalement dévoré cette place de la République.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Le professeur de dessin donne son cours à des élèves occupés à reproduire une amphore.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Dans la cour de l’E.P.S. la gymnastique, quasi—militaire, exige un alignement parfait. Sur la gauche, on aperçoit l’ancien marché couvert datant de 1880, qui fut bouclé à la fois par les commerçants et les clients. A son fronton figurent les armoiries de Saint—Pierre—les—Calais.

    Entrons dans la ville, 3e partie

     A la section professionnelle, le cours de dactylographie requiert l’attention de tous.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Le collège Sophie Berthelot possédait un portail monumental sur le boulevard Gambetta. Sa clôture ajoutée a été remplacée par un mur hideux. Un estaminet avec écurie occupe, à droite, l‘emplacement de la future boulangerie Vanacker.

    Entrons dans la ville, 3e partie

    Devant le bâtiment principal du collège de jeunes filles, l’espace ne manque pas. Issu du couvent du Sacré—Coeur, racheté par la ville en 1907, il a été transformé en hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale et en caserne de la Kriegsmarine, sous l’Occupation.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Sports et loisirs, 1e partie

    Les coureurs sont au départ sur la piste du vélodrome, inauguré le 23 mai 1897, sur la plaine du Sahara. A gauche, on distingue le clocher de Notre—Dame. Sur la pelouse centrale, divers sports sont pratiqués .- football, course à pied, athlétisme. La location du terrain est prévue pour dix ans, délai jugé nécessaire pour ficeler le dossier du nouvel hôtel de ville. Aucune prolongation n'est accordée. En 1907, les démolisseurs font disparaître ce temple éphémère du sport calaisien.

     

     Sports et loisirs, 1e partie

     

     

    Un groupe de coureurs de l’Etoile vélocipédique au Grand prix du Pont—du—Leu, en septembre 1927. Assis au premier rang de gauche à droite, on reconnaît : Charles Pagnières, Lecoustre dit Tit Frère, Marceau (Marck), Deckmidt et Henri Magniez. Au second rang : Robert Brouttier, Pruvot (Guînes), Louis Menneson, Marceau Cailly, Marceau Danel, Gaston Leclercq, Robert Vilain, Marcel Radenne, Louis Parenty, Léon Bélard et Henri François.

    Sports et loisirs, 1e partie

    Deux coureurs calaisiens ayant pris part au Tour de France sont reçus à l’hôtel de ville : Jules Nempon (à gauche) et Félix Goethals, tous deux fleuris comme sur la ligne d’arrivée.

    Sports et loisirs, 1e partie

    L'équipe 2 du Racing club de Calais en 1938. Au premier rang, de gauche à droite : X, Gaston Fauchois, Crespi, André Théry, Marcel Lefebvre et Robert Caillez ; au second rang : Roger Huez, X, Roger Champenois, Philippe, Lucien Lambert, Gambiez et le délégué André Duquenoy.

     

     Sports et loisirs, 1e partie

     

      A la police, on aime le football. Voici l’Amicale de la police en 1950. Accroupis, de gauche à droite : R. Christophe, Albert Imbert, ]ulien Verschelle, C. Pierru, Crinquette, Claude Vergriete. Au second rang : le délégué Eugène Leroy, Raymond Temperville, J. Delannoy, R. ]oly, Millechamps, F. Bouthemy, ]ules Verschelle, Marcel Dewet.

    Sports et loisirs, 1e partie

     

     Le basket a toujours été largement pratiqué à Calais. Voici l’excellente équipe première de l’Amicale Diderot durant la saison 1931—32. De gauche à droite : Emile Roussel, délégué, André Bardyn, Paul Brismalein, Marcel Fourmanoir, Marcel Lhomel, René Bricout et Auguste Roussel, délégué.

    Sports et loisirs, 1e partie

    Sous l’impulsion d’Emile Ramon, la natation se développe sur une grande échelle. Une école est ouverte à la Rivière—Neuve. Cette course de fond a lieu au bassin Richelieu. En arrière—plan. on aperçoit le quai de la Tamise.

    Sports et loisirs, 1e partie

     A l'Union ouvrière, les demoiselles en jupette s’adonnent à la danse et à la gymnastique.

     

     Sports et loisirs, 1e partie

     

     

    Les courses à l’hippodrome du Beau—Marais sont une des attractions du début du siècle. Les turfistes se retrouvent entre gens de bonne compagnie à la buvette du pesage. Après une mise en sommeil due aux hostilités, un autre champ de courses verra le jour dans les années 1920.

    Sports et loisirs, 1e partie

    L‘été, la grande sortie dominicale se fait en direction de la mer. Pour s’y rendre, il faut contourner le bassin ouest et franchir le bassin des Chasses sur le Long pont, où il n’y a de place que pour une voiture.

     

     Sports et loisirs, 1e partie

     

     

     Une route mène à la plage et à la jetée à travers les dunes. C’est véritablement... le parcours du combattant !

     Sports et loisirs, 1e partie

     

    A partir de 1906, grâce à l’abandon des terrains militaires par l'armée et à la construction des {MMS Henri Hénon, du nom d’un président de la Chambre de commerce, un accès direct s‘ouvre vers la plage. A pied et en voiture, on s‘y précipite.

    Sports et loisirs, 1e partie

    La nouvelle avenue de la Plage (et non de la Gare, erreur de l‘éditeur) se trouve dans le prolongement des ponts Henri Hénon. Au fil des ans, elle sera améliorée, embellie et légèrement déplacée.

    Sports et loisirs, 1e partie

    Aménagé à partir d’un pavillon provenant de l’Exposition universelle de 1889, le casino réunit trois bâtiments où l’on trouve salle de spectacle, restaurant, jeux, expositions. Le directeur. Achille Bresson, mise sur une clientèle huppée. L‘ouverture a lieu le 25 mai 1901.

     

     Sports et loisirs, 1e partie

     

     

    Des chevaux conduisent des cabines à la mer afin que les dames puissent se mettre à l’eau à l’abri des regards indiscrets.

      

      

     

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  • Sports et loisirs, 2e partie

    En maillots à rayures, les messieurs exhibent leurs biceps et bombent le torse.

     

     Sports et loisirs, 2e partie

     

    Cette vue, prise du casino, montre les tentes louées (à l’heure ou à la journée) sur la plage et les cabines roulant jusqu’aux premières vagues.

    Sports et loisirs, 2e partie

    La longue terrasse couverte du casino peut accueillir quatre cents personnes. Le dimanche, un orchestre, parfois féminin, charme les estivants.

     

     Sports et loisirs, 2e partie

     

     

    “Faites vos jeux ! Rien ne va plus !” La salle des petits chevaux est ouverte de 15 h à 1 h du matin.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Dans le music»hall du casino, nombre d’artistes renommés se firent applaudir : Cléo de Mérode, Jules Berry, Suzy Prim, Noël—Noël. On y joua des opérettes et des pièces, des tournées Baret, dont une avec Abel Gance, jeune comédien avant de devenir cinéaste.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Derrière le casino, à côté de quelques rares villas, on joue au tennis. Avec une robe longue les passing—shots ne doivent pas être garantis.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Les tramways assurent la liaison entre le centre—ville et la plage. Au second plan, la “tapissière" du casino, tirée par un cheval blanc, continue de promener les amateurs.

    Sports et loisirs, 2e partie

    L‘automobile fait son apparition. Elle est découverte. Il faut être chaudement vêtu et tenir sa casquette pour passer le pont de la Plage, à pleine vitesse : 40 km à l’heure !

     

     Sports et loisirs, 2e partie

     

     

     Malgré la saison avancée, la plage refuse du monde. On est en complet veston et chapeau de feutre. Ce cliché semble dater des années 1920.

     Sports et loisirs, 2e partie

     

     

     Fait—il si frisquet que l'on n’ose se mettre en maillot de bain ? Au second plan, la jetée Ouest est en cours de prolongement en 1925—26.

     Sports et loisirs, 2e partie

     

     

     La Seconde Guerre mondiale a tout effacé. Un modeste Petit casino de la Digue remplace le grand frère anéanti.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Les amateurs de promenades en mer sont emmenés par le “Pingouin”, un camion amphibie des surplus de l’armée américaine, acquis par J. Sense, le fermier de la plage.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Les jardins publics sont des havres de paix pour ceux que rebutent le sable et la bousculade balnéaire. lnauguré le 15 août 1863, le parc Saint—Pierre s’étendait loin à l’ouest, bien au—delà de la rue Alfred Delcluze. La construction de la gare Centrale entraîna le percement de rues nouvelles en 1880 et la réduction du parc, désormais limité par la rue du 11 Novembre.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Lors d’une fête des écoles, parents et spectateurs entourent le kiosque où la jeunesse de la société L’Etoile (toujours en activité) exécute des mouvements soigneusement mis au point.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Ouvert lui aussi en 1863, le Front Sud, devenu jardin Richelieu, a été créé à l’emplacement des anciennes fortifications. Son kiosque reçoit régulièrement des Harmonies pour des concerts. Dans un cadre transformé, son successeur n’a pas autant de chance.

    Sports et loisirs, 2e partie

    Le culte du pigeon—voyageur connaît de nombreux adeptes jusqu’à ce que la guerre et la vie dans les grands ensembles ne condamnent beaucoup de colombiers. Les coulonneux disposaient d’un éventail de sociétés : La Concorde, L’Essor, En avant et progrès, L‘Express, Le Martinet, La Messagère, La Poste aérienne, La Société du Centre, Le Siège unique etc.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

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  • Arts et culture

    La musique tient une grande place dans la vie des anciens. Les bals et les concerts se succèdent à un rythme impressionnant. Sur ce cliché du photographe Pouge, dont le studio est à l’entrée de la rue de Vic, l’harmonie municipale réunit une soixantaine de musiciens en 1913 devant le kiosque du jardin Richelieu. Au centre, le maire, Charles Morieux, est assis à la droite du président.

     

     Arts et culture

     

    C’est le 14 juillet. La clique des pompiers emmène d'un pas alerte les autorités et les sociétés qui s’étaient rassemblées à l’ombre de la rue de l’Hospice pour se protéger du soleil ardent.

    Arts et culture

    La place d’Armes offre son kiosque à musique aux concerts, entre deux airs du carillon du beffroi.

    Arts et culture

    Fondée en 1901, la Fanfare des trompettes ne boude aucun défilé. Présidée par monsieur Cardon, on l’entendit encore après la Libération.

     

     Arts et culture

     

     

     Une petite marche à l’accordéon est promise par cette formation, rangée en 1935 devant le café Roussel, rue des Fontinettes. Derrière la grosse caisse, se tiennent le maire, Lucien Vadez, et le député, Roger Vantielcke.

    Arts et culture

    Joue—t'elle “Le régiment de Sambre—et—Meuse”, cette fanfare longeant le parc Saint»Pierre en 1908 ? A gauche, une palissade entoure l'Exposition internationale. Le café de la Renaissance, au second plan, laissera place au cinéma Alhambra, devenu Les Arcades.

     

     Arts et culture

     

     Marcel Bourselle est un orchestre à lui seul. Difficile, cependant, de tenir l’accordéon et de jouer de la batterie. En tout cas, il soigne sa réclame.

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     Le Jazz Engival révèle le nom de son chef d’orchestre quand on lit son nom à l'envers. F. Lavigne anime les soirées dansantes du casino dans les années 1920.

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    Ci—dessus, le café Moderne, tenu par Emile Deleu, 22, rue de Thermes. Son orchestre réunit deux hommes et deux femmes autour du champion de France de l’accordéon, A. Depringe.

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    Née à la Nouvelle—France, la chorale des Bigophones égaie les fêtes carnavalesques. Le bigophone est un petit instrument ressemblant à un mirliton. A gauche, les dirigeants, messieurs Ringot, Legrand et Duchêne. A droite, messieurs Sellier et Méquinion. La photo a été prise en 1935 devant le siège, un café du boulevard de l’Egalité, à l’angle de la rue Rubens.

     

     

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    Le cercle Comoedia, présidé par monsieur Courties, regroupe des comédiens amateurs. Il a son siège rue Fulton en 1934. Au centre, Jules Courquin, auteur de revues locales, qui dirigea le Ciné—Gymnase, rue Champaillier.

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    Le théâtre a toujours tenu une place privilégiée dans les distractions avant l’apparition d‘autres formes de spectacles. L‘ouverture du nouveau théâtre, en 1905, était impatiemment attendue par les Calaisiens, obligés de fréquenter une salle vétuste.

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    L‘architecte Malgras—Delmas a conçu le théâtre pour accueillir 1 400 spectateurs. Ce chiffre est aujourd’hui revu à la baisse pour des raisons de sécurité. Le photographe Omer Lefebvre a pris ce cliché intérieur en octobre 1904, alors que les travaux étaient déjà bien avancés. Le premier opéra joué fut “Faust” et la première opérette “Les cloches de Corneville”, des titres indétrônables du répertoire durant des décennies.

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    La façade du théâtre est pavoisée le jour de son inauguration, le 1er octobre 1905.

     

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     Le soir de l’ouverture, deux mille lampes électriques rouges et blanches illuminent le monument devant lequel une statue de Jacquard sera installée en 1910, grâce à une souscription publique.

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    Autour du théâtre, boulevard Pasteur et rue Darnel, les fiacres attendent le client toute la journée et à la sortie du spectacle.

     

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     Sous l‘Occupation, vitres brisées par les bombardements, le théâtre est réquisitionné par l'organisation Kraft durch Freude (la force par la joie). On y projette des films entre des séances de music—hall et des concerts. Les civils n’y sont pas admis. Cette photo clandestine est de Henri Mangin.

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    Le septième art est né.… Pour assurer sa publicité en 1924, le café—cinéma Calaisiana fait circuler une voiture—réclame avec des affiches du film de la semaine.

     

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     Remplaçant une ancienne auberge, le cinéma—théâtre Alhambra ouvre en 1920. Endommagé par une bombe, il renonce à son style hispano—mauresque, à l’heure de la reconstruction, pour être en meilleure conformité avec son voisin, l’hôtel de ville.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Jour de fête, 1e partie

    Parmi les attractions populaires du changement de siècle, prédomine l’ascension d’un aérostat. Précédée et suivie d’un concert, elle rassemble la foule autour d’un ballon gonflé sur une place publique. Le moment du “lâchez tout", accompagné de la Marseillaise quand la nacelle quitte le sol, fait battre la chamade dans les cœurs. En général, les ballons atterrissent au plus près. L’intérêt est surtout concentré sur l'envolée et non sur la distance parcourue.

    Jour de fête, 1e partie

    Le programme de la fête des écoles, le 13 juin 1909, s’agrémente de l’ascension du ballon L’Artois, au Sahara, sous la direction de l’aéronaute Richard Dupuis.

     

     Jour de fête, 1e partie

     

    L‘Artois vient de s’attacher du sol, salué par les cris de mille enfants. Seul dans la nacelle, l’aéronaute salue la foule.

    Jour de fête, 1e partie

    De la plaine Brochet, emplacement actuel du théâtre, le ballon Météore s’envole le 1er mai 1900 devant l’objectif d’Henri Testelin. L‘aéronaute Tiberghien emmène plusieurs passagers pour ce voyage qui trouve sa conclusion dans une pâture entre le fort Nieulay et Coquelles. L’immeuble au centre de la photo existe toujours, à l’angle Pasteur—Darnel. Il abrita longtemps un magasin de vente à crédit : Au Bon Génie. Depuis 1972, c’est une banque.

    Jour de fête, 1e partie

    Les ballons ne sont pas tous ronds ! Cet aérostat fusiforme, piloté par Désiré Gheuse, est lâché le 15 août 1909 près du phare, lors des fêtes du Courgain—Maritime.

    Jour de fête, 1e partie

    La place Crèvecœur voit partir en juillet 1925 le ballon Ville de Calais, de l’aéronaute Georges Ravenne. Il emmène un passager (en pantalon blanc et chaussures blanches), Henry Sainsard, promoteur de l’aéronautique et figure locale, dont une rue perpétue le nom.

     

     Jour de fête, 1e partie

     

     

     Le groupe des Olympic Gyms s‘est fait applaudir à la fête communale de 1938.

    Jour de fête, 1e partie

    Les écoles proposent des séances de variétés par le truchement de fêtes d’amicales ou des remises de prix. L‘école des garçons de la rue du Vauxhall offre, le 21 avril 1932, un spectacle sur le thème des vieilles chansons de France.

    Jour de fête, 1e partie

    Pas de lendemain pour l’Exposition internationale de 1908. Elle n’eut qu’un succès mitigé. Au centre, le maire, Emile Salembier, jette du grain aux pigeons.

    Jour de fête, 1e partie

    Pour illustrer l‘Exposition internationale, un dessinateur édite quelques cartes dont un tramway “hippo” avec la mention : “Souvenir du bon vieux temps”, l’électrification se faisant cette année—là.

    Jour de fête, 1e partie

    Les géants ont pour vocation de dominer les fêtes locales. En 1901, Jehan de Calais fait son apparition. Sur cette photo, il passe devant la boucherie Dubuis—Folcke, 168, boulevard La Fayette. Une compagne, Constance du Portugal, lui fut donnée l’année suivante. Démoli et reconstitué, le couple grandissime existe toujours mais ses sorties se font rares.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Jours de fête

    Clément, marchand de moules populaire : ce géant est né en 1954 dans le quartier des Cailloux. Après sa disparition, un autre géant a vu le jour et maintient la tradition.

     

     Jours de fête

     

    Les défilés offrent parfois des aspects imprévus, telle cette fanfare cycliste du Nord Touriste, venue en 1908. Elle pédala en musique de la place Crèvecœur au monument Gavet.

    Jours de fête

    Les “gaziers”, débarqués du train de Paris en 1908 également, se font applaudir place Crèvecœur dans des mouvements d‘ensemble avant d‘aller faire trempette à la plage.

    Jours de fête

    Les cortèges font toujours se déplacer les foules. Les trottoirs ne suffisent plus, comme le montre cette vue du boulevard La Fayette en 1901, lors d’une fête des géants.

    Jours de fête

    Chaque année, un ou deux grands cirques débarquent de leurs trains spéciaux. Ici, le cirque Barnum, installé au Sahara en 1902. On y verra, en 1905, le cirque Buffalo Bill.

    Jours de fête

    De tout temps, notre République fut hospitalière aux reines. Le 15 août 1906, la reine du Courgain, Louisa Neuburger, et ses dauphines, au dernier rang, sont rejointes par les reines de Paris, de Lens et de Béthune. Omer Lefebvre les photographie à l’entrée de son magasin du boulevard La Fayette, sous bonne garde!

    Jours de fête

    Les falbalas ont moins de panache en août 1922 pour la reine du commerce, Nelly Elleboode, et ses demoiselles d’honneur.

     

     Jours de fête

     

     

    La fête des fleurs de 1906 donne lieu à un cortège de voitures abondamment fleuries et garnies de verdure. Celle—ci passe devant le café Richelieu.

    Jours de fête

    Orchestrée par Léon Vincent, un maire populaire, la fête des Poupées, le 5 juillet 1926, est restée célèbre pour son faste et sa diversité. Le char circule place d’Armes, devant l’imprimerie Baillard.

    Jours de fête

    Un char aux allures de château fort est arrêté devant la boucherie Bertout—Bouquet, à l’entrée du boulevard Victor Hugo. Le défilé doit être important car le char porte le numéro 63. Un lecteur retrouvera peut—être le jour et le thème de ce défilé ?

     

     Jours de fête

     

     

     Une noce campagnarde est accompagnée du drapeau de l’amicale Constantine, d'un maire d’opérette et d’un tambour—major. La photo a été prise dans les années 1930, à l’angle de la place d’Armes et de la rue de Thermes. Un garçon porte le panneau numéroté 40. S’agit—il de la même cavalcade que sur la photo précédente ?

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • La vie religieuse

    L’église Notre—Dame remonte au XIIIe siècle. Maîtres de la ville en 1347, les Anglais mêlent le style Tudor à l'ogival en agrandissant et embellissant le sanctuaire. La flèche qui surmonte la tour carrée du clocher culmine à 58 mètres. Ce dessin de Duthoit date de 1846. On aperçoit le porche, à gauche, donnant accès au transept nord et le grand vitrail remontant à l’époque anglaise. Les deux tours, plus anciennes, donnent à l’église l’apparence d’un château fort.

    La vie religieuse

    Jouxtant l’église dont elle recueillait les eaux de pluie s‘écoulant des toitures, la citerne, dont la construction fut ordonnée par Vauban en 1695 pour les besoins de la garnison, cache la meilleure vue sur le portail principal.

    La vie religieuse

    En septembre 1944, des bombes frappent l’église. Un trou subsiste à l'emplacement du clocher. Le cinéaste, Louis Verneuil, a utilisé ces ruines pour une séquence de son film “Week—end à Zuydcoote" tourné en 1964. On y voit Jean—Paul Belmondo et Georges Géret abattre deux espions déguisés en religieuses.

     

     La vie religieuse

     

     

    De grandes fêtes religieuses franco—anglaises ont lieu en août 1913, présidées par le cardinal Bourne, archevêque de Westminster. Le cortège passe devant l’atelier de peinture—vitrerie de J. Meunier, 27, rue Notre-Dame.

     La vie religieuse

     

     Le sacre de monseigneur Evrard, archiprêtre de Calais, nommé évêque de Meaux, constitue, le 8 avril 1937, l’une des plus grandes cérémonies dans l’histoire de l’église Notre—Dame. Monseigneur Evrard, au centre, est entouré de dignitaires de l’Eglise, dont monseigneur Dutoit, évêque d’Arras.

    La vie religieuse

    Le plus illustre mariage jamais bénit à l‘église Notre—Dame est celui du capitaine Charles de Gaulle avec mademoiselle Yvonne Vendroux, le 7 avril 1921. Cette photo est la seule connue pour avoir été prise le jour de la cérémonie nuptiale. La messe a été dite par l‘abbé Baheux, ami de la famille Vendroux. Le chanoine Occre, archiprêtre de Calais, a reçu les consentements.

    La vie religieuse

    Les cloches de Notre—Dame qui ont chanté l’allégresse pour cette union sont retrouvées en 1944, dans les ruines du clocher effondré. A gauche, Marcel Rouillard, carillonneur, journaliste et auteur de revues locales.

     

     La vie religieuse

     

     

    Une vue intérieure de l’église Notre Dame. Protégé par un mur épais de sacs de sable, le maître—autel a survécu, tout comme un certain nombre de statues et de tableaux mis à l’abri mais dont la dispersion compliqua le regroupement après la guerre.

    La vie religieuse

    Parmi les activités de la paroisse Notre—Dame, la société Saint—Joseph, présidée en 1913 par le docteur Le Roy, joue des pièces de théâtre ou représente la Passion.

     

     La vie religieuse

     

     L’église du Courgain—Maritime, au quartier des Pêcheurs, a été construite en 1864 et livrée au culte trois ans plus tard. Détruite en 1940, elle est remplacée par un sanctuaire moderne conçu par un Calaisien pure souche, l’architecte et historien Georges Wiart.

    La vie religieuse

    Au quartier des Cailloux, longtemps habité par les familles de cheminots, l’église Notre—Dame—des—Armées est le fruit d’une souscription. Elle a été bénie en 1924. Auparavant, il n’existait qu’un modeste sanctuaire en pitchpin.

     

     La vie religieuse

     

    Saint—Pierre—les—Calais possédait la plus vieille église, dite “pétresse”, dont la tour crénelée remontait au IXe siècle. Elle a été rasée, ainsi que l’ancien bâtiment de l’hospice, en 1882, pour permettre la construction d’un hôpital.

    La vie religieuse

    Une nouvelle église, dont la pointe du clocher culmine à 65 mètres, s’ouvre sur la place Crèvecœur depuis 1870. Par coïncidence, le premier enterrement qui y fut célébré fut celui du maire Leblond, à l’origine de sa construction. Les plans de l’église sont de l’architecte Boeswillward, élève de Viollet-le—Duc, qui s’est inspiré des constructions du XIIIe siècle. Le financement des travaux fut assuré en partie par une tombola autorisée par Napoléon III, qui offrit un magnifique service en argent comme premier lot.

     

     La vie religieuse

     

     Dans un style ogival du XIIIe siècle, l'église du Sacré—Coeur a été érigée pour répondre aux besoins d'un quartier en voie de développement. Sa consécration remonte au 16 juin 1878. Une usine à tulle, incendiée à la Libération, lui fait face de façon inesthétique. Un bloc résidentiel, bâti plus en retrait, la remplace.

    La vie religieuse

    Il n’y a pas que les anciens combattants qui se réunissent pour évoquer les souvenirs du “bon temps". Les anciennes du Sacré—Coeur, rassemblées le 31 mai 1938, ont certainement parlé des événements du temps passé, dans un registre moins gaillard.

    La vie religieuse

    Parmi les œuvres de la paroisse du Sacré—Coeur, la Jeanne d’Arc, avec sa clique et son drapeau, réunit les adolescents sous la férule du curé et de ses vicaires.

    La vie religieuse

    Conçu pour être en façade sur la place Crèvecœur, le pensionnat Saint—Pierre se trouve relégué rue du Four—à—Chaux. Sa première pierre date du 3 novembre 1857.

     

     La vie religieuse

     

     

     Au pensionnat Jeanne—d’Arc, les demoiselles de bonne famille jouent au croquer. L’institution, construite sur l’emplacement d‘une ancienne usine, fut créée en 1888 par les dominicaines de Calais nord, désireuses d’étendre leur action.

    La vie religieuse

    Les petites filles font de la gymnastique dans le hall d’hiver de l’institution de la rue Champaillier.

     

     

     

     

     

       

     

     

     

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  • Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Au cours d’une revue militaire sur la place Crèvecœur, en décembre 1938, la Légion d’honneur est remise au capitaine Raymond Véniez, dont la pharmacie du boulevard La Fayette était bien connue et perdure. Jusqu’à la dernière guerre, Calais fut une ville de garnison. Le 8e R.I., devenu 110e R.l. (deuxième bataillon) logeait à la citadelle, dite caserne Vauban, et à la caserne des Maréchaux, dite caserne de Guise. Au lendemain de la Libération, l’autorité militaire tira un trait sur Calais et fit abandon des terrains. La citadelle devint un stade et la caserne des Maréchaux un groupe scolaire.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Les fantassins du 8e R.I. rentrent de l’exercice. Ils traversent la place d'Armes pour regagner la citadelle.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    C'est l’heure de la pause sur les remparts. Le 8e R.I. combattit avec vaillance durant la Première Guerre mondiale. Il se distingua notamment à la bataille de Dinant (Belgique) où il réussit à reprendre la citadelle.

     

     Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

     

     

     Les chasseurs du 8e bataillon, venus pour l’inauguration du monument du Souvenir français, défilent au retour de la cérémonie. En toile de fond, la gare Centrale et sa passerelle.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Ils sont en bleu horizon ces soldats groupés pour la photo dans les années 1920, en face de la caserne Vauban. L’un d’eux a mis une croix au—dessus de la fenêtre où il a ses quartiers, pour renseigner sa famille.

     

     

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Construite en 1632 par Richelieu, la citadelle remplace un château fort bâti au XIIIe siècle. Les troupes françaises et britanniques y résistèrent farouchement à l’envahisseur en 1940 avant de succomber sous le nombre. L‘entrée principale a été reconstituée avec soin pour donner accès, de nos jours, au stade du Souvenir.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Ils ont déjà de la bouteille, ces fantassins, baïonnette au canon. Nous sommes le 10 octobre 1916. Ces militaires sont des gardes—voies et communications (G.V.C.) du poste 46 bis.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    En plein Calais nord, la caserne de Guise rythme la vie de tout le quartier, par ses réveils au clairon et... les effluves malodorantes de ses écuries. Le nom de la rue des Maréchaux évoque précisément la fonction des maréchaux—ferrants.

     

     Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

     

     

    Le premier bataillon de chasseurs—mitrailleurs—voltigeurs, quatrième compagnie, se fait photographier avant la corvée de patates.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Les bombardements de la Première Guerre mondiale, menés par avions, par zeppelins et par mer, ont laissé des traces durables dans les souvenirs transmis de génération en génération. Sur cette photo des ruines d’une maison de la rue Dognin, éventrée par la bombe d’un dirigeable, on voit le capitaine Pilard, chef des pompiers, accompagné d’un autre officier.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Le bâtiment administratif, surnommé le “lavoir”, place Crèvecœur, a été coupé en deux par une bombe. A sa place, on a construit la bourse du travail.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Des bombes incendiaires ont ravagé plusieurs magasins du boulevard La Fayette, près de la rue Charest, notamment chez Coucke : A la Forte Toile.

     

     Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

     

     

     Le monument aux Morts de la Première Guerre mondiale rend hommage aux        2382 Calaisiens qui ne sont pas rentrés. Endommagé durant la guerre suivante, le monument a été remplacé par une oeuvre nouvelle.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    L’enfer de mai 1940 engloutit la vieille ville et ses trésors architecturaux et historiques. Les incendies ravagent le Courgain—Maritime. Le phare est visible à travers la fumée. A droite, on aperçoit l’hôtel consulaire de la Chambre de commerce.

    Vie militaire, casernes et uniformes, 1e partie

    Les incendies du port sont vus de la jetée ouest où les Allemands ont installé un canon léger pour défendre l’entrée du Chenal.

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

     

     

     

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