• La barque du casino à la disposition des enfants

    CALAIS. En scrutant les cartes postales du bord de mer calaisien à la Belle Epoque, une constatation s'impose: les enfants n’avaient que peu l’occasion de jouer sur l’eau. Sur le sable, les loisirs étaient eux aussi rares : pas de jeux de ballons ou de raquettes. Il y avait les incontournables châteaux de sable, les promenades à dos d’âne et, à partir des années 1920, d’énormes ballons qu’ils faisaient rouler et sur lesquels ils tentaient de rester en équilibre. Sur l’eau, pas de bouée ou autre engin gonflable, seule la barque du casino permettait de passer un moment agréable. Un employé du casino proposait des promenades payantes aux enfants. Souvent en tenue de ville, ils ne portaient pas le gilet de sauvetage devenu obligatoire de nos jours. Seules les familles bourgeoises pouvaient s’offrir le luxe d’une promenade en canoë de bois. J.-P.P. (CLP)

    La barque du casino à la disposition des enfants

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  • Des cartes postales colorisées à la main

    CALAIS. Sur les tourniquets des magasins, les vacanciers trouvaient en majorité des cartes postales noir et blanc. Quelques unes, plus rares et donc plus chères, étaient en couleur. Les photographes n’ayant pas encore de pellicule couleur à leur disposition, les éditeurs utiliSaient une technique manuelle pour injecter sur ces cartes postales le rayon de soleil qu’il leur manquait. La technique utilisée était celle des pochoirs que l’on découpait selon les différentes surfaces à colorier. Les couleurs étaient déposées dans chaque fenêtre à la main avec des tampons encreurs. Les inconvénients de cette technique étaient que les couleurs pouvaient dépasser et n’étaient pas forcément fidèles à la réalité. La carte postale ci-dessus date de 1904, prise lors du départ de la course de canots Calais—Douvres; celle ci—dessous, plus saturée, date de la fin des années 1920. J.—P. P. (CLP)

    Des cartes postales colorisées à la main

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  • Une rangée de chalets entre le casino et la jetée Ouest

    CALAIS. Cette photo de Paul Villy est datée de 1930, à une époque où les congés payés n’existaient pas encore. Et pourtant, la plage, que l’on découvre sur cette vue prise de la jetée Ouest, était très fréquentée. On se rend compte du volume énorme occupé par le casino et du nombre important de chalets et de tentes. Entre le casino et la jetée existait une rangée de chalets, privés et commerciaux. En 1938, pour répondre à la loi Littoral de l'époque, un grand coup de balai était décidé par la municipalité de M.Vadez. Tous les chalets étaient démontés, excepté le poste de secours, afin de laisser cette zone libre d’accès aux estivants.

    Une rangée de chalets entre le casino et la jetée Ouest

    Ci-dessus ce secteur de digue avait été aménagé en 1926 et, comme de nos jours, les automobilistes se stationnaient face à la mer. Dès l’été 2018 cela ne leur sera plus possible, avec la restructuration programmée de cette partie de la digue. J.-P.P.(CLP)

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  • 50 cabines à roues et très peu de chevaux

    CALAIS. Selon les plages, la forme des chalets-baignoires différait. A Calais, ils étaient caractérisés par leur toit à double pente. Deux grandes roues à l'arrière. deux petites à l'avant qui pivotaient. Les cabines avaient une ou plusieurs fenêtres latérales avec rideaux, une porte avant, une porte arrière et un escalier escamotable. L’intérieur était divisé afin d’isoler un cabinet de toilette qui permettait de se rincer après le bain dans une cuvette installée sur un lavabo puis de se rhabiller. Le cocher avançait la cabine dans la mer, la faisait tourner vers le large puis l’abandonnait. Après la baignade, la dame remontait dans la cabine et actionnait de l’intérieur une tige de fer relevant un drapeau indiquant à un des cochers de revenir afin de ramener cabine et dame vers la plage (ci-dessous). Le nombre de chevaux étant réduit, l’attente s’avérait parfois longue. J.-P.P.(CLP)

    50 cabines à roues et très peu de chevaux

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  • La plage a peu changé en 80 ans

    CALAIS. Cette Carte postale date du milieu des années 30 et pourtant on pourrait penser qu’elle représente notre plage actuelle. Le sable est toujours aussi beau et la plage aussi fréquentée. Cherchons les différences. Les chalets sont toujours alignés de la même façon, mais sont différents: montés sur pilotis, colorés, plus grands, plus cossus. Leur toit présentait quatre pentes. Le chemin de planches visible n’existe plus sur notre plage. Les tentes en lourd coton dressées sur une armature de bois ont laissé place à des tentes légères en toile polyester et armature en fibre de verre. Les vacanciers en costume de ville se sont faits rares. Les maillots de bain une pièce à bretelles font désormais partie du folklore. 

    La plage a peu changé en 80 ans

    Ci—dessus, le casino qui attirait tous les regards n’a jamais été reconstruit et l’installation des chalets entre le casino et la jetée a été interdite.J.-P.P. (CLP) 

     

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  • La terrasse du casino était très appréciée

    CALAIS. La photo a été prise de l’intérieur de la terrasse du casino en 1911. On peut deviner à travers les vitres les chalets sur la plage. Elle Se situait à l’avant du restaurant et pouvait accueillir 300 personnes. La photo ci-dessus date de 1907, certainement prise un dimanche, seul Jour de congé à l’époque. Toutes les tables étaient occupées et les clients se pressaient à l’entrée. La terrasse sera agrandie en 1926. Sa capacité d’accueil passait à 1500 personnes. En 1978 dans Les Dossiers de l’histoire calaisienne, Robert Malahieude écrivait : « La vue sur'la terrasse était très agréable, un orchestre jouait de beaux morceaux et ceux qui fréquentaient, la plage en profitaient également. Je me souviens le soin revenant de notre chalet, nous nous sommes souvent arrêtés pour écouter quelques morceaux avant de reprendre le dernier tram qui nous ramenait en ville... » J.-P. P. (CLP)

    La terrasse du casino était très appréciée

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  • CALAIS. En 1902, le ministère des Armées cédait les terrains qui jouxtaient le fort Risban, que l’on nommait le glacis des fortifications. Cela permettait de percer un nouvel accès vers la plage dans le prolongement de la rue de la Mer. Les constructions des ponts Henri-Hénon en 1906, puis du pont du Casino en 1909, permettaient cette jonction directe vers le front de mer. C’était une avenue sympathique, creusée entre les dunes, agrémentée de bancs. L’avenue de la Plage était baptisée avenue Raymond—Poincaré en 1934. En 1948, le pont du Casino, devenu inutile, était démonté. Il se situerait au milieu de l’actuel parking Europa. En 1969, une nouvelle avenue était percée, plus à l’est. L’ancienne avenue disparaissait. Elle se situait à l’arrière de l’immeuble Rodin. Une nouvelle avenue vient d’être créée ouvrant cette fois sur les jetées: l’avenue . Winston—Churchill. J.-P. P. (CLP)

    La première avenue de la plage traversant les dunes

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  • Des affiches publicitaires pour mettre en valeur la plage de Calais

    Voici une affiche publicitaire du début du XXe éditée par les Chemin de fer du Nord. Elle vantait les mérites de la plage. Lors du renouvellement du bail du casino en 1892, trois candidats étaient sur les rangs : M. Lateux qui dirigeait l’ancien Établissement des bains de mer, M. Guilbert qui louaient des tentes et des chalets-baignoire, et Achille Bresson qui avait dirigé le Kursaal d’Ostende. Ce dernier proposait un nouveau casino cette fois en bordure de plage. Il remportait la décision. M. Bresson, fermier des Bains de mer, avait des idées plein la tête et désirait faire de la plage une station balnéaire incontournable afin de concurrencer Boulogne, Malo et les stations belges.

    Des affiches publicitaires pour mettre en valeur la plage de Calais

    Ci-dessus, sur cette carte postale envoyée à Saint-Ghislain en Belgique, le dessinateur avait même embelli le front de mer en adjoignant au casino des bâtiments qui n’existaient pas. 

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  • Face au casino, une épave appréciée par les enfants

    Il n’était pas de plus grand plaisir pour les enfants que d’aller jouer sur cette épave qui apparaissait à chaque marée basse. Plusieurs cartes postales la montrent. Celle-ci a été postée en 1913. Le nom de cette épave n’est pas connu, sans doute celle d’une de ces barges chargées de pierres qui faisaient la navette entre les carrières du Boulonnais et le port. Elle était encore présente dans les années soixante et les pêcheurs de crevettes pestaient contre ces vestiges qui arrachaient leurs filets. Peu de baigneurs à l’époque : toutes ces personnes photographiées avaient gardé leur tenue de ville, longues robes pour ces dames, pantalon de golf pour ce monsieur. Même les enfants restaient habillés.

    Face au casino, une épave appréciée par les enfants

    Ci-dessus, il y avait foule sur l’épave. Le photographe n’avait pas hésité à se mouiller les pieds pour inclure le casino dans la prise de vue.

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snow