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    Classe de neige

    CLASSE DE NEIGE A LA CHAPELLE D’ABONDANCE

     Depuis 1968, sous la conduite de Sœur HELENE, les élèves de CM2 quittent l’institution pour trois semaines de séjour à la CHAPELLE D’ABONDANCE, village haut savoyard, au centre du Val d’ABONDANCE, au pied du Mont de Grange (2432), et des Cornettes de Bise, entre le lac LEMAN et le MONT BLANC.

     A la sortie du village, en direction de la station de Sports d’Hiver réputée de CHATEL, le chalet «LA CHAUX» accueille une cinquantaine de petites pensionnaires.

     Elles y séjourneront aux meilleures neiges, début février, peu avant les vacances de mardi-gras. Monsieur et Madame CARPENTIER ont une longue expérience de se séjour, si bien qu’aucun détail n’est laissé au hasard.

     C’est pour beaucoup de fillettes, d’une dizaine d’années, la première séparation, du moins assez longue, du milieu familial, mais elle sera très bien supportée, car Sœur Hélène, comme toutes les accompagnatrices, les entourent d’une maternelle sollicitude, n’oubliant pas le dernier petit baiser avant de s’endormir.

     Classe de neige ne veut pas dire Vacances de Neige. Certes, on a emporté anorak et fuseau, mais aussi les manuels indispensables pour les cours dispensés toute la matinée et à l’étude du soir.

    Et si l’on apprend grammaire, géographie, histoire, mathématiques, on va apprendre à faire du ski ou se perfectionner. Et lors de la grande fête qui termine ce séjour à la montagne, on recevra les récompenses de l’école de ski (étoiles et flèches), en attendant les heureux résultats des compositions.

     Qui aurait pensé, en 1888, que des petites filles de JEANNE D’ARC emmenées par des Sœurs Dominicaines iraient aussi loin de chez elles, sans papa, sans maman, risquer de se rompre les os sur des pentes neigeuses qui paraissent alors inaccessibles...

     Cette classe de neige restera pour chacune un merveilleux souvenir de son passage à JEANNE D’ARC. Elle lui aura appris à vivre en communauté, elle lui aura permis de développer l’amitié, la plus durable, celle que l’on acquiert sur les bancs de l’école.

     Chaque année scolaire se termine par une fête de l’école : une kermesse qui est animée par toutes les classes, depuis les maternelles jusqu’aux troisièmes.

     Des spectacles de qualité où se mêlent danses et jeux, sont applaudis par les parents' fiers des capacités scéniques de leurs enfants en particulier les plus petits qui réalisent de nombreux tableaux sur un thème.

     La générosité des participants permet quelques bénéfices qui serviront à financer une partie de la classe de neige.

    Classe de neige

    Chalet "La Chaux" Chapelle d'Abondance

    Classe de neige

    Soeur Hélène chassant le Dahu

    Jeanne d’Arc d’hier, d’ aujourd’ hui, mais aussi de demain.

    Certes Jeanne d’Arc a cent  ans mais a t'elle des rides ? Chaque fois que l’on fête un centenaire on lui demande la recette de sa longévité.

     Pour notre Institution c’est d’avoir su au fil des ans, d’adapter aux nombreuses et rapides mutations que l’industrialisation & provoqué dans nos habitudes et modes de vie.

     Les jeunes filles dont l’instruction était très relative et superficielle jusqu’à la fin de ce siècle sont devenues les égales des garçons. Il faut se souvenir qu’il a fallu faire voter une loi en 1900 pour autoriser une femme à devenir avocate. Actuellement les femmes sans difficultés accèdent aux études supérieures et y remportent des succès comparables à ceux des garçons.

     Début de ce siècle, les études dans un établissement privé tel que Jeanne d’Arc s’adressaient à des jeunes filles de la bourgeoisie.

     Elles devaient acquérir au cours d’une scolarité souvent courte sanctionnée si possible par le brevet, une instruction générale qui lui permettait après le mariage de «tenir salon» et d’être une parfaite femme d’intérieur. C’est dire que les travaux ménagers et les arts d’agrément occupaient une bonne partie du programme.

     Dès avant la guerre 1914, Jeanne d’Arc accompagna les mouvements d’émancipation féminine en préparant ses élèves au baccalauréat, voie d’accès aux études supérieures. Elle développera l’éducation physique. Jeanne d’Arc n’est pas peu fière d’avoir remporté en 1987 pour la 16 ème fois consécutive, la coupe du cross de la jeunesse.

    Elle s’adaptera aux progrès technologiques en équipant un chantier informatique ouvert aux plus jeunes, en faisant découvrir les réalités d’un monde en mouvement par des voyages éducatifs en France, à l’étranger,_en multipliant les conférences d’orientation professionnelle.

     Elle sut participer aux mutations sociologiques en ouvrant ses classes à toutes les classes sociales, sans distinction de race ni de religion, en permet- tant aux jeunes par la mixité continue depuis la maternelle, d’affronter les problèmes de l’adolescence habitués qu’ils auront été à vivre ensemble dès leur plus jeune âge. Et ceci est très important dans une période où hélas chaque enfant a rarement frère ou sœur.

     Cette adaptation aux réalités de la vie depuis un siècle voit sa récompense dans la progression régulière du nombre d’enfants accueillis à Jeanne d’Arc, 125 lors de la création, 900 à la rentrée de 1987.

     L’avenir peut être envisagé avec optimisme.

     Le personnel enseignant donne l’exemple de qualités morales reconnues et de qualités professionnelles sans cesse remises en question lors des stages pédagogiques.

     

    Avec l’aide de Parents responsables, l’enfant qui sort de Jeanne d’Arc a toutes les chances pour affronter le grand combat de la vie et d’y réussir.

     

    « Jeanne d'Arc 1987-19881939 -1945 »
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