• De la roue à l'hélice, 2e partie

    De la roue à l'hélice, 2e partie

    Le car—pullman des wagons—lits offre le charme feutré des voitures—salons de la Belle Epoque évoqué par Maurice Dekobra dans son roman célèbre : “La Madone des Sleepings”. Créé en 1883, l'Orient»Express contournera les Alpes par le Nord jusqu'à ce que le tunnel du Simplon soit ouvert en 1906. Sa clientèle est surtout composée de riches aristocrates, appréciant la moquette, l‘acajou, l'argenterie et le personnel stylé, sachant sabrer le champagne.

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    Dans l'entre—deux—guerres, le développement de l'automobile laisse augurer une nouvelle forme de transport maritime. Des cargos embarquent les voitures à la grue, une par une. Le car—ferry n'est plus loin.

    De la roue à l'hélice, 2e partie

    Paquebot, train et gare maritime disparaîtront du panorama avant même la fin du XXe siècle. Le dernier train quitte Calais—Maritime le 21 janvier 1995. Les voies ferrées sont aussitôt enlevées pour permettre la réutilisation des surfaces libérées.

    De la roue à l'hélice, 2e partie

    Rois, chefs d'Etats, ministres sont accueillis avec faste et tapis rouge quand le voyage est officiel. Après avoir longtemps utilisé un paquebot réquisitionné, le roi Edouard VII d'Angleterre (ici sur le pont supérieur) se fait construire un yacht spécial.

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    Le yacht du souverain britannique est un véritable petit paquebot, baptisé Alexandra, du nom de la reine. Reconnaissable à ses deux cheminées jaunes, il est souvent l'hôte de l'avant—port de Calais.

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    Le roi George V, grand—père de la reine Elisabeth, utilisera aussi l'Alexandra pour ses déplacements hors du royaume. En uniforme d'amiral, coiffé d'un bicorne, il débarque en grande pompe en gare maritime, le 21 avril 1914. On le voit franchissant la passerelle.

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    Aki Hiro, prince impérial, devenu de nos jours l'empereur du japon, arrive à Calais à bord du Côte—d’Azur, dans les années 1950, après un voyage d'études à Londres. Le sous—préfet Marcel Cor lui souhaite la bienvenue au nom de la France. Au second plan, le commandant Moreau.

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    Avant que l'avion ne prenne la relève, les chefs d'Etats utilisaient forcément la voie maritime pour se rendre en Angleterre. Sur le Nord, en 1908, le président Fallières salue la foule à grands coups de chapeau.

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    Le président Poincaré débarque à Calais en 1913. Sa calèche le conduit au monument du Pluviôse, fraîchement inauguré, et à l'hôtel de ville, place Crèvecoeur. Les Calaisiens reverront le président Poincaré à trois ou quatre reprises, pendant et après la Première Guerre mondiale.

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    Allant aux funérailles du roi George V, le président de la République Albert Lebrun embarque sur le Côte—d'Argent, le 27 janvier 1936, accompagné de ministres et de généraux. Le président apparaît au—dessus du drapeau que présente un détachement militaire. A l'extrême—gauche, se tient le général Gamelin, futur généralissime.

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    Dernier président à utiliser la voie maritime, Vincent Auriol embarque le 7 mars 1950 sur un transmanche spécialement affrété à son intention. Il est invité à Londres par le roi George VI. Toujours fort élégante, madame Auriol l'accompagne ainsi qu'une suite de généraux et de ministres, dont Robert Schuman, alors aux Affaires étrangères.

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    Le petit homme au chapeau melon, au centre, est le docteur Zamenhof, créateur de l'esperanto, de retour d'Angleterre en août 1905. Les adeptes calaisiens de la langue verte, dont monsieur Perrin à sa droite, l'accueillent à sa descente du paquebot.

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    Le ministre du Travail, Viviani, est salué à son arrivée en gare maritime en 1908 par le maire Salembier, écharpe à la ceinture. Une Musique joue une marche guillerette.

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    En février 1935 Léon Vincent chapeau à la main salue Pierre Laval, ministre des Affaires étrangères, de retour d'une conférence à Londres où il fut question du réarmement de l'Allemagne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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