• Eglise Notre-Dame de Consolation

    Eglise Notre-Dame de Consolation

    Paroisse Notre—Dame de Consolation

     Situation

     La fondation de la paroisse Saint—Benoît—Labre isolait une partie du territoire de Saint-Pierre, le Beau-Marais, qui s’étendait au-delà des fortifications jusqu’aux limites de Marck. Le quartier abritait quelque mille personnes, des cultivateurs mais aussi des ouvriers. Le vicaire en charge était l’abbé Louis Flodrops. Celui-ci constata que la situation religieuse des habitants était fort précaire.

    En effet, pour suivre le catéchisme, les enfants devaient aller rue de Chantilly et les fidèles prenaient le train pour se rendre à l’église.

     Historique

     Le premier soin de l’abbé Flodrops fut de réunir les enfants du catéchisme dans leur quartier. Le 20 juillet 1909, il lança un petit journal mensuel «L'Avenir du Beau-Marais >> pour recueillir des fonds en vue de bâtir une église. Contre vents et marées, il entreprit cette oeuvre. En septembre, le terrain pouvait déjà être acheté grâce à un don anonyme de 3000 francs. Les dons, souvent modiques, mais très nombreux affluaient de toute la France mais il fallait réunir près de 55000 francs selon les estimations de l’abbé Flodrops.

     La première pierre fut bénie le dimanche 28 août 1910 à 16h00. La cérémonie fut présidée par le chanoine Bourgain, doyen de Saint-Pierre et le sermon fut prononcé par l’abbé Hu, curé de Saint—Benoît-Joseph-Labre. Mais, la veille de la Toussaint 1910, une violente tempête jeta bas le premier mur achevé. L’abbé se remit à l’ouvrage et réalisa une église entièrement en ciment armé, une véritable révolution pour l’époque.

     Oeuvre de l’architecte A. Nasouski, qui s’était inspiré de l’édifice de Vézelay en Bourgogne, elle mesurait trente mètres de long sur douze mètres de large mais n’avait pas encore de clocher.

    Cette chapelle annexe de Saint—Pierre fut immédiatement dédiée à Notre-Dame de Consolation comme l’avait proposé M. Flodrops à l’évêque d’Arras le 26 septembre 1909, ce vocable répondant à la situation de l’église non loin du cimetière. Mais l’initiative ne fut pas tout de suite approuvée par l’autorité diocésaine, si bien que M. Flodrops fut éloigné de Calais et nommé curé de Haisnes. La population réclama son retour et début juillet 1912, l’Evêché créa la paroisse de Notre-Dame de Consolation et l’en nomma curé.

     L’année suivante, l’abbé Flodrops dota le Beau—Marais d’écoles privées situées dans les locaux entourant l’église et le presbytère. C’étaient de lourdes charges financières, il lança des souscriptions et répandit largement dans toute la région un bulletin paroissial « La Bonne Souffrance », qui succéda à «L’Avenir du Beau-Marais ». Son talent d’écrivain, son esprit, son humour et surtout l’intérêt qu’il manifestait pour toutes les détresses physiques ou morales donnèrent à cette publication une très large diffusion et de nombreux dons en faveur de la paroisse et de ses écoles affluèrent. Une neuvaine pour les défunts, au début de novembre, attirait les fidèles calaisiens.

     La guerre de 1914-1918 ralentit le rythme des réalisations de M. Flodrops, qui fut mobilisé en 1916 en qualité de caporal infirmier au centre sanitaire de Calais. Ce fut en bleu horizon qu’il passa les épreuves du brevet de capacité afin d’exercer aussi en tant qu’instituteur. Après les hostilités, l’église fut dotée d’un cinéma gratuit et d’une bibliothèque et onze classes gratuites furent créées entre 1921 et 1939.

     La première cloche fut baptisée en mai 1923, elle allait rester de nombreuses années sans clocher, posée sur de simples madriers.

     Nommé chanoine honoraire le 6 février 1932, l’abbé Flodrops devait se préoccuper, avant de quitter le Beau-Marais, de compléter l’église par la tour qu’on lui connaît. Elle fut édifiée en 1937, à l’occasion des noces d’argent de la paroisse, grâce aux dons recueillis. Haute de 30 mètres, elle fut couronnée par une statue de Notre-Dame de Consolation de 3 mètres, sculptée par l’épouse de l’architecte. Deux cloches furent aussi installées pour compléter le carillon, l’une, de 270 kilos, fut baptisée Marie-Victorine-Andrée-Georgette, elle est aussi appelée cloche de la Reconnaissance, l’autre, de 190 kilos, fut nommée Louise—Paule—Germaine— Simone.

    Ce fut l’abbé Georges Orient, succédant au chanoine Flodrops, devenu directeur de l’enseignement primaire privé, qui, le 31 octobre 1937, célébra l’inauguration de la tour de l’église et la bénédiction des cloches et de la statue.

     En 1940, l’abbé Orient fut nommé à Oye-Plage et évacué de Calais-Nord, le chanoine Flodrops revint au Beau-Marais. Aidé des gens du quartier il y ramena tout ce qu’il put sauver de l’église Notre-Dame. Le lundi de Pentecôte, le 29 mai 1944, un terrible bombardement causa d’importants dommages dans le quartier, sans qu’il y eut de victimes à déplorer. Le 28 septembre, 150 pièces d’artillerie canadiennes pilonnèrent Calais, si bien qu’ au sortir de la guerre, il ne restait pratiquement que les murs de l’église.

     Ce fut le troisième curé de Notre-Dame de Consolation, l’abbé Pierre Jénicot, nommé en 1948, qui présida à sa renaissance.

    Les travaux de restauration durèrent de 1951 à 1954 et pendant ces années, le culte fut célébré dans la salle paroissiale.

     -Après vingt ans de pastorat, l’abbé Jénicot fut remplacé par l’abbé Raoult, auquel succédèrent l’abbé Marcel Macquet jusqu’en 1977, l’abbé Raymond Forestier jusqu’en 1983 puis l’abbé Paul Falala, qui est encore aujourd’hui le curé de Notre-Dame de Consolation.

     En 1983, d’importants travaux de réfection furent entrepris. En effet, le ciment armé fait de galets, de grillages et de fers utilisé pour bâtir l’église avait mal supporté l’action du temps et de nombreuses fissures rendaient l’édifice dangereux. Il suffisait d’actionner les cloches pour que la statue placée au sommet vacillât sur son socle. On jugea qu’elle était trop abîmée pour être restaurée et elle tomba sous les coups de burin des démolisseurs, toutefois la tête put être sauvée et fut conservée quelques années. La statue fut remplacée par la grande croix que l’on connaît aujourd’hui.

     Chargé aussi de la mission ouvrière, l’abbé Falala est à l’origine de nombreuses actions auprès de la population. En 1985, lorsque des troubles faisant suite à des rumeurs d’enlèvements d’enfants, agitèrent le quartier, il fut l’un des médiateurs qui permirent le retour au calme. Il est aussi le créateur de la Fête du Jeu qui réunit chaque année des centaines d’enfants du quartier et plus récemment en avril 2001, il a organisé les << chantiers de l’espérance >>. Malgré les travaux effectués au cours de la dernière décennie, il reste encore beaucoup à faire et les cloches ne sonnent plus à cause de la fragilité du clocher.

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