• Eglise Saint-Antoine de Padoue

    Eglise Saint-Antoine de Padoue

    Paroisse Saint-Antoine de Padoue

     Situation

     Situé sur le quartier du Sacré-Coeur, le Fort-Nieulay possédait déjà une paroisse au XVIe siècle dans l’enceinte du fort où vivait une garnison, avec un curé, un cimetière, une chapelle dédiée à Saint Louis et des registres de catholicité. Cette chapelle servait également de lieu de culte pour les habitants de Coquelles. Avant la Révolution, elle était desservie par un aumônier militaire, le père Basile. Elle disparut en 1792.

     Ce vaste secteur commença à se peupler le long de la route nationale. En effet, l’implantation de la première gare de Calais en 1848 a été à l’origine du développement de ce quartier extra—muros entre la ville de Calais et le Fort-Nieulay.

     Historique

     L’Abbé Debras curé du Sacré-Coeur, initiateur de la paroisse de Notre-Dame des Armées, soucieux des besoins religieux de ce quartier, y fit édifier une chapelle en 1894 et une école de garçons.

     La paroisse actuelle fut véritablement fondée en septembre 1907, sous le patronage de saint Antoine de Padoue. Franciscain portugais, il entra chez les Frères Mineurs en 1220. Prédicateur renommé en France et en Italie, sa science scriptuaire et son éloquence lui valurent d’être proclamé docteur de l’Eglise (1946).

    On l’invoque pour retrouver les objets perdus. Le chanoine Debout sollicita le poste de curé de cette nouvelle paroisse, qui comptait alors 2 000 habitants, pour un de ses , anciens professeurs d’Arras, l’abbé Augustin Fournier.

     En 1908, fut construit un presbytère. Le 7 décembre 1909, l’abbé Fournier fut nommé doyen d’Auxi-le-Château. Il revint à Calais comme doyen du Sacré-Coeur, successeur de M. Milléquant.

    Le 18 décembre de cette même année, l’abbé Coquelle lui succéda. Né à Ruyaucourt le 13 mars 1874, ordonné prêtre en 1901, ancien professeur de l’Institut Saint-Stanislas de Boulogne, il était vicaire au Sacré-Coeur depuis le 27 août 1906. Il demeura à Saint- Antoine de Padoue jusqu’en 1942. La paroisse se développa rapidement sous son ministère. La vie paroissiale était active, il y avait un cinéma paroissial fonctionnant deux fois par mois et qui avait pour double but d’instruire et de récréer. Des conférences étaient organisées régulièrement. L’apostolat de l’abbé Coquelle fut marqué par la création de jardins ouvriers en 1914. Chaque année était célébrée la fête des Jardins ouvriers. En 1926, celle-ci était présidée par l’abbé Lemire, maire d’Hazebrouck, député du Nord et fondateur de ces jardins. La lecture d’un rapport lors de cette cérémonie montre l’existence de 750 jardins dans la banlieue immédiate de Calais dont 375 au Fort-Nieulay. Un buste en hommage à l’abbé Lemire fut érigé sur le terrain paroissial en 1929.

     L’abbé Coquelle était très apprécié de ses paroissiens, chaque année ceux-ci célébraient la saint Georges : << la fête de Monsieur le Curé ». Les Comités des Oeuvres du Fort organisaient ainsi une fête de famille.

     Cependant, l’église n’était toujours pas achevée. Par le lancement de souscriptions, l’abbé fit construire une église, la chapelle de l’abbé Debras étant trop exiguë. Il publia un bulletin paroissial, intéressa les fidèles de Calais à son projet en les invitant à la neuvaine annuelle de saint Antoine en octobre. Cette neuvaine était appelée «Les treize mardis de saint Antoine». L’Echo de Saint-Antoine de Padoue de mars 1927 en relate l’origine. «L’usage de consacrer le mardi plus particulièrement à saint Antoine provient de ce que le saint fut enseveli un mardi au milieu d’une fête et d’innombrables prodiges. Les amis de saint Antoine gardèrent le souvenir de ces merveilles et vinrent prier de préférence ce jour-là sur son tombeau. Or en 1617, un miracle fameux vint répandre davantage encore cette pratique. En effet, une dame de Boulogne demandait avec insistance une très grande faveur à saint Antoine...

    Une nuit, le saint lui apparut, lui disant d’aller 9 fois de suite visiter sa chapelle, lui promettant qu ’elle serait exaucée. Cette pieuse dame s ’empressa d’obéir et obtint [ ’objet de ses désirs. De nombreux fidèles désirant montrer leur reconnaissance envers le grand saint portèrent à treize le nombre de semaines consacrées à honorer saint Antoine en souvenir de sa bienheureuse mort le 13 juin 1231. »

     En novembre 1928, une statue de saint Antoine fut offerte en souvenir des vénérés défunts à la paroisse. La même année, une nouvelle sacristie fut édifiée au côté droit du choeur de l’église dans le jardin du presbytère. Les amis de saint Antoine avaient remis pour cela 5 000 francs. 11 restait alors 13 000 francs à réunir pour finir la construction et acheter le mobilier nécessaire. Le 13 juin 1929, la sacristie fut bénie.

     En 1930, l’abbé Coquelle faisait encore appel aux bienfaiteurs pour la propreté et la beauté de l’église. En effet, l’année suivante marquait le septième centenaire de l’entrée au ciel de saint Antoine. Il fallait que pour cette période, l’église soit restaurée et en possession d’un orgue car l’harmonium se faisait vieux.

     En 1932, les orgues furent commandées, les travaux dans la salle paroissiale et les nouveaux décors étaient terminés. Le 8 janvier 1933, les orgues furent inaugurées et bénies. L’église ne fut ouverte au culte qu’en 1934. C’est un petit édifice de style néo-gothique à une nef avec un chœur construit en brique rouge et jaune. L’entrée se fait par un porche dans l’esprit du XIIIe siècle, surmonté d’une niche et d’une cache abritant la cloche de l’église.

     Plus tard, en 1945, une communauté de religieuses dominicaines des Saints—Anges s’établit dans la paroisse.

     

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