• Eglise Sainte-Marie Madeleine

    Eglise Sainte-Marie Madeleine

    Paroisse Sainte Marie—Madeleine

     Situation

     Entre la mer et la route de Marek, à l’est de Calais-Nord, se trouvait une immense plaine : le Petit Courgain. Ce quartier peuplé de jardiniers et de maraîchers n’avait pas été touché par l’extension de l’industrie du tulle. Une seconde église, ou plutôt une chapelle avait été érigée à Saint-Pierre, sans que la date en soit connue. Elle était placée à l’est des glacis de Calais, en face de la rue de Thermes, et servait aux habitants du quartier du Petit-Courgain; mais elle fut détruite pendant le siège des Espagnols en 1596.

     Historique

     Le 6 mars 1863, une délibération du Conseil municipal de Calais, votant la construction d’une église, apporta satisfaction aux quelques 1500 habitants de ce quartier qui souhaitaient se détacher de la «Grande Paroisse», autre nom donné à la paroisse de Saint-Pierre. Le terrain fut offert par M. et Mme Elmore qui habitaient le château de la Remonte. La donation fut enregistrée les 24 novembre 1865 et 16 février 1866 en l’étude de Me Dubroeuille. Les travaux furent rapidement conduits et l’édifice fut achevé bien avant Saint-Pierre et le Sacré-Coeur pour un montant de 27 000 francs pour l’église et de 8 000 francs pour le presbytère.

     Le 8 mars 1868, le doyen de Notre-Dame, le chanoine de Lencquesaing, délégué par Mgr. Lequette, évêque d’Arras, procéda à la bénédiction et à l’inauguration de l’église qui fut placée sous le patronage de sainte Madeleine. Ce choix peut s’expliquer par l’origine sociale de nombreux habitants du quartier, sainte-Madeleine ayant pris le Seigneur pour le jardinier lorsqu’elle l’avait rencontré. Étaient présents entre autres à cette cérémonie, le maire de Saint-Pierre, le chanoine Dollet et les donateurs du terrain.

    L’église fut construite à une nef unique avec une inspiration romane prononcée, notamment au niveau du porche d’entrée. Son fin clocher dut exiger des fondations solides. L’autel, en pierre et en ciment, ne déparait pas : un ensemble sans grande originalité, mais somme toute assez réussi. L’édifice assez modeste, plutôt grand oratoire que petite église, contient 130 places dans la nef. La cloche porte les inscriptions suivantes : << J’ai été nommée Marie-Madeleine par Mr Henry Leblond, maire de la ville de Saint-Pierre-Les-Calais ' et par Mme Elmore née Zoé Seguin propriétaire au Petit Courgain >> et << L’an 1868 Mr Florentin Darcy étant curé du Petit Cougain,  j ’ai été bénite par Mr Alphonse de Lencquesaing curé doyen de Calais ».

     Le premier curé fut M. Louis Florentin Darcy, décédé en 1871, lui succéda M. Alfred Bultel qui resta en poste jusqu’en 1899. Il se retira ensuite dans une maison proche de l’église Notre-Dame. Le 7 août 1899, M. Louis Hennuyer fut nommé à Sainte—Marie—Madeleine. En 1910, il fit bâtir une salle paroissiale dans la Grande Rue du Petit Courgain par M. Catoire, sur les plans de M. Masson, architecte, connu pour la construction d’usines à tulle. L’année 1910 fut aussi marquée par la bénédiction d’une statue de Jeanne d’Arc, acquise à la demande de paroissiens et grâce à une quête. Lui succédèrent ensuite M. François Patinier de 1913 à 1921, M. Sauvage jusqu’en 1925, et M. Pierre Guillemin de 1925 à 1929.

    C’est sous l’office de M. Guillemin qu’une statue de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus fut bénie en 1926. A cette occasion plus de 400 fidèles s’étaient rassemblés dans l’édifice trop petit. L’Echo du Petit—Courgain décrit ainsi la cérémonie : << La décoration de l’église avait pris plusieurs jours. La nef entière était coupée de guirlandes, de couronnes et de croix fleuries. La promesse de sainte Thérèse : << Je ferai tomber une pluie de roses sur la terre », s’inscrivait en lettres de roses autour du bâtiment. Dans le choeur, sous un dôme léger de roses qui se prolongeait en guirlandes formant comme un manteau royal, apparaissait, gracieuse, la blanche statue de sainte Thérèse sur son socle clair au milieu d’un bosquet de palmiers et de plantes vertes. Cette statue constituait un don de Mme Couvelard-Goumas, guérie d’une maladie grave à la suite d’une neuvaine à sainte Thérèse. »

     De 1929 à 1939, le curé fut M. Marcel Vincent, qui pour sa conduite brillante lors de la Grande Guerre au sein du 16e bataillon de chasseurs à pied, fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1937. Deux ans plus tôt, en 1935, des travaux furent entrepris pour revêtir l’église d’une nouvelle parure de pierre blanche. Cette même année, le tableau du fond du choeur qui représentait sainte Madeleine aux pieds du Seigneur ressuscité fut enlevé et remplacé par une statue de sainte Marie-Madeleine placée avant au-dessus du banc de communion. L’autel fut aussi remis à neuf et l’éclairage amélioré. A l’époque, quatre fenêtres et trois rosaces restaient toujours sans vitraux. Des lambris furent également posés dans le choeur.

     En 1939, l’abbé Vincent fut mobilisé, il ne rentra dans la région qu’en 1943. Ce fut le chanoine Marius Sence, collaborateur puis successeur de Mgr. Piedfort à l’Institut Jacquard, qui administra la paroisse pendant la durée des hostilités et jusqu’en 1959, date à laquelle il reprit la direction de son école. Un de ses neveux, l’abbé Domé lui succéda, mais mourut dans la première année de son ministère.

     L’abbé Emile Ruffin fut nommé curé de Sainte—Madeleine le 28 janvier 1960. Il mena à bien la pose de nouveaux vitraux et du carrelage de la nef. Le grand crucifix du choeur fut posé en 1962. En 1964, l’abbé René Choteau remplaça l’abbé Ruffin. Ce fut lors des travaux entrepris sur l’autel en 1966 par l’abbé Choteau, pour répondre au nouvel esprit de la réforme liturgique, que l’on retrouva le parchemin qui marquait la bénédiction de la première pierre.

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  • Commentaires

    1
    dilog
    Samedi 2 Février à 19:27

    bonjour, l'Abbé Rufin est le parrain de mon beau père ! trop heureuse de retrouver enfin ça trace.

    Si vous avez des infos sur lui( date de naissance, décès, domicile, photos...)je suis preneuse.

    Merci d'avance.

    ODILE OOGHE.

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