• La folle journée

    La folle journée

    Dans le cœur des Français, le l2 juillet 1998 résonnait du timbre sacré de l'exploit : en ce soir d'été, les Bleus d’Aimé Jacquet avaient célébré leurs noces avec tout le peup!e de France. Le 7 mai 2000 constituera désormais une seconde référence pour les Calaisiens. Ce jour restera à jamais comme l'avènement d’une équipe amateur, appelée à disputer, face aux professionnels du F.C. Nantes, la finale de la coupe de France. Un fait historique qui a largement franchi les murs de la cité maritime pour emballer, à nouveau, l‘Hexagone du ballon rond.

    En ce dimanche de fête, le bon peuple de Calais, par les voies du rail et de la route, avaiî rallié la Capitale et le mythique Stadé de France. L‘espace d’une folle journée, cette transhumance éphémère s’est organisée au rythme du standard “Allez Calais ! Le drapeau tricolore prit l'accent du Nord et les couleurs du CRUFC: noir jaune et rouge. Dans un tourbillon d enthousiasme, toute une ville, toute une région ont alors communié avec leurs héros : petits poucets aux cœurs vaillants qui ébranlèrent la hiérarchie. Les valeureux petits amateurs du CRUFC, tour après tour, avaient renversé les montagnes les plus hautes : après Lille, Cannes, Strasbourg et Bordeaux, les Canaris nantais leur lançaient un ultime défi…

     Une dernière fois, la bande du fier Lozano, se remit à l'ouvrage : tandis que les artères calaisiennes vibraient au rythme de la Coupe, les troupes de Capitaine Becque montaient à l’assaut... Et Dutitre, d’une frappe pleine d‘opportunisme, transporta de joie les vingt mille Calaisiens montés au front de Saint—Denis : le CRUFC menait l—O. Calais et ses joueurs de foot ordinaires nageaient alors en plein bonheur.

    Et qu’importe qu'un penalty généreux ait offert aux Nantais le trophée argenté ; ce 7 mai 2000, Calais entra en épousailles avec son football. Depuis des années, le Calaisien, des grises travées de Julien— Denis, admirait avec envie les parcours successifs du voisin boulonnais en coupe de France. La dernière année du millénaire aura offert à la cité des “ Six—Bourgeois “ et au CRUFC bien plus qu’une belle opération financière. Le 7 mai 2000 restera à jamais comme le jour où Calais s’éveilla au ballon rond.

     

     C’est l’album souvenir de cette folle journée que nous vous invitons à feuilleter tout au long de ces pages empreintes d‘un frisson indélébile.

     

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