• Latham à Calais

    Latham à Calais

    Monoplan Antoinette, pilote Latham. Constructeur, Levasseur, poids 540 kgr., 50 HP. Reims (2ème prix) 154 kilomètres en 2 h 18, altitude (1er prix) 155 m.;

    Latham à Calais

     Latham après son débarquement 1909 [photographie de presse]  Agence Meurisse

    Latham à Calais

      Latham dans sa nacelle  1909[photographie de presse]  Agence Meurisse

    Latham à Calais

     Latham et Lavavasseur  1909[photographie de presse]  Agence Meurisse

    Latham à Calais

      Latham et Levavasseur  1909[photographie de presse]  Agence Meurisse

     II. Expériences d'aviation

    — 1909, 13 Juillet.  L'aviateur Latham s'élève d'une falaise près de Calais et brise son appareil.

    — 19 Juillet. Voyage aérien Douai Arras. — L'aviateur Paulhan, parti de l'aérodrome de La Brayelle, près de Douai, à 5 heures et demie du matin, atterrit à Saint-Nicolas-lèsArras (2), après un vol de vingt-deux minutes. Il repart pour Douai à 7 h. 30, mais est rabattu sur le sol par un remous d'air, à 3 kilomètres d'Arras.

    — 19 Juillet. — Latham, parti de Sangatte (3) à 6 h. 47 du matin pour tenter la traversée de la Manche, tombe en mer après un vol de 5 kilomètres.

    — 27 Juillet. — Latham, parti de Sangatte pour tenter de nouveau la traversée de la Manche, tombe en mer en vue de Douvres et est recueilli par la vedette d'un cuirassé anglais.

    Latham à Calais

     

    L'Antoinette en plein vol au dessus de la Manche

    Latham à Calais

     

    Début juillet 1913, l’aviateur français Hubert Latham arrive à Calais. Il est accompagné de son aéroplane à moteur huit cylindres nommé l’Antoinette, calfeutré dans un hangar situé non loin du Blanc-Nez. Tout à la fois dandy et aventurier, Latham est le premier à répondre à l’offre du Daily Mail qui propose un prix de mille livres sterling à l’aviateur réussissant à traverser la Manche en avion.

    6 h 45, lundi 19 juillet 1909. Le soleil est levé. Pas un souffle de vent. La brume se dissipe. Suivi par une horde de photographes et d’une poignée de spectateurs en délire, Hubert Latham va s’élancer au-dessus de la Manche sur son monoplan. Après avoir coiffé son casque à lunettes de chauffeur, il décolle du Blanc-Nez. Il n’a effectué qu’un seul vol d’essai le 13 juillet.

    L’aéroplane, qui atteint rapidement une altitude de 60 m, se dirige d’abord, à une allure d’environ 60 km/h, vers Sangatte. Puis le grand oiseau mécanique vire et fait cap vers la mer. Semblant glisser sur l’air, il prend encore de l’altitude et de la vitesse. La durée du raid est estimée à vingt-cinq minutes.

    Le contre-torpilleur Le Harpon, à bord duquel a pris place le constructeur de l’aéroplane, Léon Levavasseur, lui sert d’escorte. Le rédacteur sportif du Petit Calaisien, A. Lemaire, qui naviguait à bord du second bateau convoyeur, le remorqueur Calaisien, raconte : « Nous avancions lentement dans la direction de Douvres, lorsque soudain notre attention fut attirée par deux coups de sifflet stridents, jetés par la sirène du contre-torpilleur. Nous nous retournâmes : à deux ou trois milles environ à notre arrière, l’Antoinette apparaissait dans les airs, superbe et majestueux. [Il] planait, se rapprochait doucement de la surface des flots. Il tombait. Son moteur avait eu une panne. Lorsque [Le Harpon] arriva près de l’Antoinette, Latham était tranquillement assis dans son baquet, fumant une cigarette. Il avait de l’eau à peine jusqu’aux chevilles. On le tira de sa position à l’aide d’un canot ».

    Amerrissage triomphal

    À l’aide d’amarres, l’Antoinette aux ailes brisées et à l’hélice tordue est hissée contre le bordage du remorqueur, et ramenée au port de Calais. Une foule énorme a déjà envahi les jetées et les ponts pour accueillir Latham. Le flegmatique aviateur est littéralement ovationné sur le quai de la gare maritime. Il confirme aux reporters que c’est une panne de moteur qui l’a fait chuter à 10 milles de la côte.

    Derrière son sourire éclatant, l’aviateur est probablement très dépité. Il repart vers Paris. Certes, il n’a pas dit son dernier mot. Mais il faudra compter plusieurs jours avant de pouvoir disposer d’un autre appareil. Et le 19 au soir, un nouveau concurrent se déclare : un certain Louis Blériot… On connaît la suite de l’histoire. Reste que c’est au « malchanceux de la Manche », et non à celui qui a accompli l’exploit, que l’Aéroclub de France érigera par la suite une belle statue au Blanc-Nez. Magali DOMAIN (CLP)

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