• Le charme discret de Saint-Pierre, fin

    Le charme discret de Saint-Pierre, fin

    Eglise Saint-Pierre 1930

    Signé, en bas et à gauche: P. ViIly. Il existe dans une collection particulière un cliché identique daté 1930 Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.48)

     La petite Sainte Thérèse est bien solitaire dans l’église déserte au cœur d’un quartier où l’anticléricalisme s’est développé lors des luttes ouvrières du début du siècle. On devine au fond la chapelle “mortuaire” aujourd’hui disparue.

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    Baptême à l'église Saint—Pierre 1932

    Signé et daté, en bas et à droite : P. Villy 1932 Calais, collection particulière

     Grande rigueur dans ce second document sur la vie religieuse des Saint-Pierrois dont le posé est aussi emprunté que celui des angelots. Le doyen Dufour est à l’époque assisté de trois vicaires Jean-Baptiste Goumau et Louis Bailleul. C’est le troisième vicaire qui officie ici. Louis Rivelon ne semble exercer son sacerdoce que sur la marraine et de jeunes enfants. L’enfant de chœur porte les habits de circonstance: soutane rouge avec surplis de dentelle, le camail sur les épaules, une médaille en sautoir et une calotte.

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    Le boulevard Jacquard à l’intersection des rues de Vic et des Quatre Coins en direction du sud                   

    Signé, en bas et à droite: P. Villy Calais, musée des Beaux-Ans (Inv. 90.415)

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    Boulevard Jacquard 1929

    Signé et daté, en bas et à droite: P. Villy 1909 Mention manuscrite en bas et à droite: Bd Jacquard Calais, collection particulière

     Le boulevard Jacquard à l’ancien pont de l’Horloge, en direction du nord. Ce n’est qu’en 1925 que fût définitivement comblé le watergang connu sous le nom de l’Abyme qui justifiait la présence du pont de l‘horloge. Large fossé à ciel ouvert de 856 mètres de long compris entre le canal de Calais et l'aqueduc de la rue du Petit Paris devenu après 1918 la rue du Onze Novembre. Rien ne laisse soupçonner la présence de l’ancien égout à ciel ouvert (4).

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    Jeunes femmes en chapeau cloche sur le boulevard Jacquard 1927

    Signé et daté, en bas et à droite : P. Villy 1927 Calais, collection particulière

     Un angle de vue et des personnages qui, au chapeau cloche près, rappellent de manière frappante l’affiche d‘une campagne de promotion municipale toute récente, réminiscence ou inconscient collectif ?

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    Travaux au pavé et aux rails de tramways au carrefour des Quatre Boulevards Calais, collection particulière

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    Le monument Jacquard et le théâtre municipal

    Signé, en bas et à droite: P. Villy Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.63)

     La grande cheminée que l’on aperçoit à gauche est sans doute celle de l’usine à tulle Valdelièvre située rue des Fleurs. Le générique du théâtre municipal tel qu’il apparaît dans une notice de l’époque mérite d’être rappelé:

    “Ce remarquable édifice a été construit dans l’important faubourg de Calais qui est considéré, actuellement, comme la nouvelle ville. L’exécution en a été confiée en 1901 à Monsieur Malgras Delmas, architecte à Saint-Quentin, à la suite d’un concours. Commencé en 1903, les travaux ont été terminés le 1er octobre 1905. Le gros œuvre a couté six-cent—mille francs et les installations intérieures trois—cent-cinquante—mille francs. Le théâtre contient miHe-quatre—cent places. Le rideau est l’œuvre de M.Jobbé Duval. Les plafonds et les peintures murales sont de Monsieur Eugène Henri Delacroix. La statuaire est de Messieurs Lormier et Graf, la sculpture ornementale de Messieurs Coin et Vandenbeusch.

    La charpente en fer, la machinerie en fer et le rideau de fer ont été exécutés par la maison Bériot Frères de Fives-Lille. L’ameublement de la salle et l‘aménagement de la scène par la maison Wesbecher. Enfin, la maçonnerie par la maison Brueder d’Epinal”

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    Le boulevard Lafayette; vue en direction de l’ouest 1901

    Signé, en bas et à gauche: P. Villy Calais, collection particulière

     Ce n’est pas une vue de Denver à la fin de la conquête du Far West mais bien le boulevard Lafayette où les voitures des maraîchers ne connaissent pas encore la conduite à droite. Sur fond de neige sale, la silhouette de l’usine Debray domine le côté gauche tandis qu’à droite le jardin du Château Pagniez demeure d’un des plus importants négociants en bois de Calais rappelle le passé rural de la commune du tulle et de la dentelle.

    Le charme discret de Saint-Pierre, fin

    Le boulevard Lafayette à l'intersection des rues du four à chaux et du général Chanzy ; vue en direction du nord

    Signé, en bas et à gauche: P. Villy Calais, collection particulière

    Le charme discret de Saint-Pierre, fin

    Le boulevard Lafayette à l’intersection des rues du four à chaux et du général Chanzy ; vue en direction de l’est 1927

    Signé et daté, en bas et à gauche: P. Villy 1927 Calais, collection particulière

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    L’ Alimentation Lafayette

    Signé, en bas et à droite: P. Villy Calais, collection particulière

     Le magasin dont l’architecture essentielle avait été conservée jusqu’à nos jours vient d’être victime d’un important incendie en février 1992. On aperçoit à gauche l’enseigne peinte de Villy dont il reste encore des traces de nos jours, même si le magasin du photographe est récemment devenu un sympathique café.

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    Le salon de coiffure pour dames Charles Boudry

    Calais, collection particulière

     La superbe boutique du coiffeur pour dames Boudry-Gaillard est située à l’angle des rues du Commandant Mangin dont elle porte le numéro 24 et du boulevard Lafayette au 102. Vue ici vers 1930, elle devient à la veille de la Seconde Guerre mondiale coiffeur pour hommes.

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    La boutique du Fourreur au Renard, 100, Boulevard Lafayette 1928

    Signé et daté, en bas et à droite: P. Villy 1928 Calais, collection particulière

     Voisin de la boutique du coiffeur Boudry le fourreur avait élaboré en 1929 une “réclame” très percutante: Le renard, 100, boulevard Lafayetre Calais et 57, rue de Calais à Saint-Omer reste toujours imbattable : qualité, prix, choix, pas de boniments. Mesdames ! Nos étalages vous montrent toujours du nouveau, Haute couture, ouvert le dimanche jusqu’à midi.

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    Le magasin de Paul Villy, Comptoir moderne de Photographie 1930

    Calais, collection particulière

     La boutique du photographe vers 1930 occupe les numéros 86 et 88 du boulevard Lafayette. Villy est installé dans cet immeuble depuis 1903, à cette époque la maison porte le numéro 66—68 et le nom de Comptoir moderne des inventions nouvelles. La publicité que Villy fait insérer dans le Dictionnaire des adresses de Calais fait foi du caractère résolument nouveau de ses produits: “Nouveautés scientifiques, sel excitateur supérieur le puissant, piles de tous systèmes, jouets et moteurs électriques, electro médicaux, verrerie pour chimie et optique, physique, acoustiques, signaux, appareils de sûreté, paratonnerres, thermomètres avertisseurs électriques, moteurs, dynamos, ventilateurs, nouvelles lampes à arc et à incandescence quarante francs le mille, plans devis et renseignements sur demande, réparation de tout appareil de précision, travaux soignés, prix modérés”.

    Le magnifique portrait de son magasin que nous livre Paul Villy peut être daté d’avant 1932 puisqu’ une des photos du panneau des actualités des pellicules Lumière-Jougla représente Aristide Briand mort en mars de cette année. Les deux étalages forment comme un petit inventaire de la photo et du cinéma amateur de l’époque; léchons ces vitrines ensemble. Celle de gauche est consacrée toute entière à la photographie : sur fond de “film Kodak” gît une belle série d’appareils sur un lit de pellicule Vélox “c’est plus sûr” dit la réclame. Celle de droite est dédiée au cinéma auquel peuvent désormais accéder les amateurs grâce au Pathé—Baby “le cinéma chez-soi. “Toutes les vues du Pathéorama Cocorico” sont accessibles grâce à la profusion de projecteurs qui feront pâlir d’envie les collectionneurs d’aujourd’hui.

     

    4. Mulard (Nelly), “La rivière de l'Abyme“, Dossiers de l‘histoire calaisierme, 30 décembre 1979, pp. 21—22.

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