• La seconde vie du sous-marin "Pluviôse" basé à Calais

    CALAIS. Le 4 août 1910, le sous- marin Pluviôse renfloué quittait le port de Calais remorqué par le Buffle direction Cherbourg. Remis en état, à nouveau opérationnel, il reprenait du service à Calais le 20 juillet 1911 à la base des sous-marins située au fond du bassin Carnot (ci-dessous). II participait à la sécurisation de la Manche et de la mer du Nord durant la Première Guerre mondiale. Il était désarmé en 1919 et vendu aux ferrailleurs du chantier de démolition de Cherbourg en 1925. Le Pluviôse avait été coulé à 14 heures le 26 mai 1910 au large du port, percuté par le paquebot Pas-de-Calais. Le 10 juin, l'épave, tirée par trois remorqueurs, était échouée dans l'avant-port. A partir du 19 juin, les corps des vingt-sept sous-mariniers étaient extraits de la coque. L'équipage n'avait pas survécu plus de dix minutes (les montres de sous-mariniers s'étaient arrêtées à 14h10). J.-P. (CLP)

    La seconde vie du sous-marin "Pluviôse" basé à Calais

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  • Le Pluviôse renfloué

     

    A Cherbourg : le Puviose renfloué, est remorqué depuis Calais, entre au port pour être remis  en état de service.

    Contrairement à ce qu’on avait pensé d’abord, la sinistre épave du Pluviôse a pu être renflouée, et va être remise en état.

    Les travaux, commencés au lendemain des obsèques des malheureuses victimes de la catastrophe, conduits intelligemment par les ingénieurs, viennent d’aboutir.

    Dans la cale sèche de Calais, où il été échoué, les blessures ouvertes aux flancs du malheureux navire furent d’abord aveuglées. Au début de la semaine dernière, le bassin de radoub était rempli d’eau ; le navire flottait ; alors on décida de l’amener à Cherbourg.

    L’aviso Buffle fut chargé de cette tâche. Le 4 aout, il se mettait en route et arrivait sans encombre, le lendemain, à destination.

    Le Pluviôse est maintenant dans une des formes de radoub du port. Les travaux de réparation sont commencés d’urgence et seront poussés activement. On voudrait, en effet, que le submersible reprit son service dans la flotte au mois de décembre prochain. Et d’autres marins au cœur vaillant de nouveau se confieront à lui.

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  • Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

    Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

    Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

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    Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

    Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

    Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

    Correspondance d'un jeune sauveteur à sa famille

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, Le paquebot

         À 13 heures 30, le ferry Pas de Calais de la Société du Chemin de Fer du Nord quitte son quai après avoir embarqué 289 passagers à destination de Douvres, le commandant Salomon dirige la manœuvre.

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, Le sous-marin

     CARACTERISTIQUES  PRINCIPALES

    Sous-marin de défense côtière lancé à Cherbourg en 1905

    En service le 5 octobre 1908

    Longueur 51 m 20  -  Largeur 5 m - Tirant d'eau 3 m

    Propulsion en surface, vapeur 2 x 360 CV, en plongée, électrique 2 x 200 CV

    Vitesse  en surface 12 nœuds, en plongée 7.5 nœuds

    Déplacement en surface 398 t., en plongée  550 t.

    Autonomie 2000 NM en surface

    7 torpilles de 457 mm

    Equipage normal : 2 officiers, 22 hommes

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, Plan de l'accident

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, L'accident

    Le 26 mai 1910 à 13 h 36, les deux sous-marins de la même série Pluviôse et Ventôse se livrent à des exercices de plongée au large de Calais où ils sont basés tous les deux. Parmi les vingt-sept hommes dont trois officiers, le capitaine de frégate Prat, commandant la base sous-marine de Calais se trouve à bord du Pluviôse, sur invitation du commandant Callot, pour assister à des manœuvres de torpillage.

    Le sous-marin commence à faire surface lorsque le paquebot Pas-de-Calais l’atteint à l’arrière et éventre les caisses à eau et les réservoirs de naphte ; la coque déchirée, l’eau s’engouffre très rapidement, faisant se retourner le sous-marin.

    Le port de Calais immédiatement alerté, le capitaine au long cours Salomon, commandant le Pas de Calais fait mettre à l'eau une embarcation de manière à passer une aussière sous le sous-marin, afin de le maintenir à la surface de l’eau. Les appels restent vains, aucun signe de vie à l’intérieur, puis soudain le Pluviôse s’enfonce puis disparaît engloutit par la mer.

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, La perte du sous-marin

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, le renflouage
    Le navire repose par 17 mètres de fond. En raison de mauvaises conditions climatiques mais surtout des puissants courants qui traversent
    le détroit, les scaphandriers éprouvent les plus grandes difficultés à attacher des chaînes aux huit boucles de relevage dont le submersible est équipé. Le 30 mai, une seule a été fixée ! Les travaux de relevage, supervisés par le préfet maritime et le capitaine de vaisseau Amet, s’avèrent d’une lenteur désespérante. Ce n’est que le 3 juin que le Pluviôse peut enfin décoller de sa souille sous l’action de la marée montante, grâce à la traction de chalands reliés à des remorqueurs. Le bâtiment progresse étape par étape vers le port, mais il n’y est pas encore rentré. Dans la matinée du 5 juin, sous l’effet d’une forte houle, le chaland DP 42 qui soutient l’arrière du sous-marin vient en heurter la
     
    superstructure et s’y défoncer. Une des chaînes qui le reliaient à l’engin se brise : tout est à recommencer ! Il faut attendre le 8 juin pour que les dégâts soient réparés. Mais le sort s’acharne sur le Pluviôse et des chaînes se rompent à nouveau le lendemain. Le public s’impatiente, des critiques sont émises à propos de la façon dont la marine gère l’affaire. C’est seulement le 11 juin que le submersible est enfin ramené au port. La manœuvre, très délicate, est menée à bien par le pilote calaisien Eugène Rivet ; son expérience est décisive, la moindre erreur de direction pourrait provoquer un nouvel échouage qui bloquerait tout trafic !
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snow