• Blog de alorsraconte :CALAIS, Les funérailles

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    Aux vingt-sept victimes s’en rajoutera une vingt-huitième : un spectateur se penchant à une fenêtre pour voir passer le cortège funèbre tombera du troisième étage.

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    Après une messe de requiem, les cercueils sont dirigés jusqu’à la chapelle ardente, près de l’épave du Pluviôse. Les discours prononcés par les ministres successifs, les victimes sont dirigées vers les cimetières respectifs de leur terre natale.

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    Les corps réunis dans la salle des pas-perdus de l’hôtel de ville sont chargés sur des affûts de canon pour être conduits à l’église Notre-Dame. Quatre mille soldats montent la garde tout au long du parcours, et parmi eux Charles de Gaulle qui effectue son service militaire à Saint-Omer.

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    Des funérailles nationales sont organisées pour les victimes le 22 juin, un train spécial amène à Calais quatre-vingt députés et sénateurs, un second train salué par cent coups de canon amène le Président de la République Armand Fallières, le Président du conseil Aristide Briand, le ministre de la Guerre le général Jean Brun, le ministre de la Marine l’amiral Boué de Lapeyrère, des consuls, des officiers anglais, allemands, japonais, américains, etc.

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    Victimes du devoir, les marins du Pluviôse eurent droit à des funérailles nationales. Elles eurent lieu le 22 juin en présence du Président de la République Armand FALLIERES, du chef du gouvernement Aristide BRIAND, du ministre de la Guerre, Jean BRUN et du ministre de la Marine, l'amiral BOUE de LAPEYRERE. L'arrivée de leur train fut saluée par cent coups de canon tandis qu'un second train transporta quatre-vingt sénateurs et députés. De nombreuse délégations étrangères furent également présentes composées entre autres, de consuls et d'officiers anglais, allemands, américains.

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, Monument

    En 1913, en commémoration de la catastrophe du Pluviôse, on inaugure en présence du vice-amiralJauréguiberry le monument du souvenir « LE PLUVIOSE » œuvre du sculpteur Guillaume

    Le Pluviôse, un monument de bronze à la mémoire des vingt-sept victimes, fut inauguré le 22 juin 1913 à Calais. On peut y lire la phrase suivante : « Aux marins du Pluviôse morts pour la Patrie »

    Un autre monument a été élevé à la mémoire des 27 victimes du Pluviôse dans le cimetière de Bavilliers (90). C'est le père de Pierre Engel, enseigne de vaisseau, qui l'a fait ériger en 1912. Tous les ans, la commune rend hommage à l'un de ses fils, et à ses 26 camarades. Le 100e anniversaire a été célébré le 26 mai 2010.

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    • Capitaine de frégate Ernest Prat, commandant de la base sous-marine de Calais. Célibataire. Inhumé à Castres (Tarn).
    • Lieutenant de vaisseau Maurice Callot, commandant du Pluviôse. Marié, 2 enfants. Inhumé à Pariscimetière du Père-Lachaise.
    • Enseigne de vaisseau Pierre Engel, officier en second. Célibataire. Inhumé à Mulhouse (Haut-Rhin).
    • Premier maître torpilleur Jules Fontaine. Marié, 2 enfants. Inhumé à Granville (Manche).
    • Second maître Alexandre Le Prunennec, patron-pilote. Marié. Inhumé à Cherbourg (Manche).
    • Quartier-maître torpilleur Pierre Lemoine. Marié, 1 enfant. Inhumé à Pleurtuit (Ille-et-Villaine).
    • Quartier-maître torpilleur Hilaire Huet. Marié, 2 enfants. Inhumé à Barbeville (Calvados).
    • Quartier-maître timonier Pierre Le Breton. Marié. Inhumé à Plouha (Côtes d'Armor).
    • Quartier-maître de manœuvre Roland Le Moal. Célibataire. Inhumé à l'Hôpital-Camfrout (Finistère).
    • Quartier-maître timonier Claude-Joseph Le Floch. Célibataire. Inhumé à Plonéis (Finistère).
    • Quartier-maître torpilleur Pierre-Louis Le Floch. Célibataire. Inhumé à Plouharnel (Morbihan).
    • Quartier-maître torpilleur Prosper Liot. Célibataire. Inhumé à Bricqueville-sur-Mer (Manche).
    • Matelot torpilleur Joseph Batard. Célibataire. Inhumé à Lantic (Côtes d'Armor).
    • Matelot torpilleur Adrien Gautier. Célibataire. Inhumé à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor).
    • Second maître mécanicien Jean-Louis Moren. Marié, 2 enfants. Inhumé au Faouët (Morbihan).
    • Second maître mécanicien torpilleur Albert Gras. Marié. Inhumé à Cherbourg (Manche).
    • Quartier-maître mécanicien Abel Henry. Marié, 1 enfant. Inhumé à Calais (Pas-de-Calais).
    • Quartier-maître mécanicien Yves Appéré. Marié, 2 enfants. Inhumé à Brest (Finistère).
    • Quartier-maître mécanicien torpilleur Joseph-Marie Scollan. Marié, 2 enfants. Inhumé à Brest (Finistère).
    • Quartier-maître mécanicien torpilleur Marcel Brésillon. Célibataire. Inhumé à Conflans-sur-Seine (Marne).
    • Quartier-maître mécanicien Louis Gauchet. Marié, 1 enfant. Inhumé à Montgivray (Indre).
    • Second maître mécanicien Jean-Joseph Moulin. Célibataire. Inhumé à Saint-Maurice (Val-de-Marne).
    • Quartier-maître mécanicien torpilleur Georges Warin. Célibataire. Inhumé à Paris.
    • Quartier-maître mécanicien Henri Chandat. Célibataire. Inhumé à Saligny-sur-Roudon (Allier).
    • Quartier-maître mécanicien torpilleur Auguste Delpierre. Célibataire. Inhumé à Calais (Pas-de-Calais).
    • Quartier-maître mécanicien torpilleur François Manach. Célibataire. Inhumé au Tréhou (Finistère).
    • Matelot cuisinier Alfred Carbon. Célibataire. Inhumé au Havre (Seine-Maritime).

    La Marine nationale donnera le nom du commandant du Pluviôse au sous-marin mouilleur de mines qu'elle lancera le 23 juin 1921 à Bordeaux. Le Maurice Callot achèvera sa carrière à Toulon en janvier 1938.

    Les villes natales des officiers sous-mariniers morts dans la catastrophe continuent d'honorer la mémoire de leurs disparus au travers des noms qu'elles ont donnés à l'une de leurs rues :

    la rue du Commandant-Prat à Castres, la rue du Commandant-Callot à La Rochelle et la rue Pierre-Engel à Bavilliers (Territoire-de-Belfort).

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  • 26 mai 1910 : catastrophe du Pluviôse à Calais

    La journée du jeudi 26 mai 1910 restera dans la mémoire de la Marine Nationale et des Calaisiens comme une journée noire. Elle avait pourtant bien débuté : le temps est beau, la mer calme, dans le port l'activité se déroule normalement. À 13 heures 30, le ferry Pas de Calais de la Société du Chemin de Fer du Nord quitte son quai après avoir embarqué 289 passagers à destination de Douvres, le commandant Salomon dirige la manœuvre.

    Plus tôt dans la journée, les sous-marins Pluviôse et Ventôse de la Marine Nationale avaient appareillé pour effectuer des essais en mer. À bord du Pluviôse, 27 officiers, officiers-mariniers et marins. Parmi eux, se trouve le lieutenant de vaisseau Maurice Callot, le commandant et son second, l'enseigne de vaisseau Pierre Engel ainsi que le capitaine de frégate Ernest Prat, commandant de la base sous-marine de Calais et invité du commandant. Dessiné par Laubeuf et construit à Cherbourg, Pluviôse est le premier d'une série de neuf bateaux lancés de 1907 à 1910. 

    Une demi-heure après son départ, le ferry est au large de la passe du port sur sa route habituelle. Soudainement, un choc ébranle le navire, des passagers perdent l'équilibre. Un accident improbable vient de se produire : le Pas de Calais vient d'éperonner l'arrière du Pluviôse au moment où celui-ci faisait surface. Immédiatement, le commandant fait mettre à la mer tous les canots de sauvetage de son navire. Ils se dirigent vers le sous-marin, mais celui s'enfonce rapidement et les sauveteurs restent impuissants. Le ferry est endommagé, il ne peut poursuivre sa route et il faut donner l'alerte au plus vite. Il fait donc route aussi vite que possible vers Calais. Dès sa mise à quai et les autorités portuaires informées, les secours s'organisent. Plusieurs bateaux se dirigent vers le lieu de l'accident. Parmi eux, le canot de sauvetage du port de Calais Edmée et Renée, le remorqueur Calaisien et les deux contre-torpilleurs Tourbillon et Grenadier. En quelques heures, l'épave est repérée. Elle se trouve à 22 mètres de la surface. Des scaphandriers descendent et frappent des coups sur la coque à plusieurs reprises. Aucun son ne leur parvient en retour, la conclusion s'impose : il n'y a plus de vie humaine à bord du Pluviôse. Mais la mer grossit et il faut interrompre les travaux. 

    Dès le lendemain, les activités reprennent. Les premiers personnages officiels sont arrivés à Calais. Ainsi, il y a là le préfet du Pas-de-Calais qui accompagne l'amiral Boué de Lapeyrère, ministre de la Marine. Mais les moyens techniques de l'époque sont faibles, peu adaptés aux travaux en profondeur. Les travaux de renflouement sont difficiles à mener. La mer, très forte, va les rendre impossibles pendant plusieurs jours. Ce n'est que le 3 juin que quelques opérations peuvent être effectuées. Des bâtiments supplémentaires sont en route, venant d'autres ports. Mais il faudra attendre le 10 juin pour que les Calaisiens voient la coque du sous-marin amarrée dans le port. Les corps vont pouvoir être dégagés. Leur examen permettra de conclure que le décès est dû à l'inhalation de produits toxiques dégagés par les batteries lors de leur aspersion d'eau de mer au moment de la collision.

    Des funérailles nationales sont organisées. Elles se déroulent le 22 juin. Les plus hautes personnalités de l'État y assistent : le président de la République Armand Fallières et Aristide Briand (alors président du Conseil) sont arrivés par un train spécial. Le général Jean Brun (ministre de la Guerre) et l’amiral Boué de Lapeyrère sont bien sûr présents également. La foule nombreuse voit également des députés et des sénateurs mais aussi des diplomates de plusieurs nations. La présence de ces derniers montre le retentissement de la catastrophe sur les opinions publiques de l'époque. Les affûts de canon chargés des corps forment cortège, escortés par plusieurs centaines de soldats et parviennent à l'église Notre Dame. Après la messe, les cercueils sont dirigés à proximité de l’épave du Pluviôse. Plusieurs discours sont prononcés. Enfin, les cercueils sont acheminés vers les lieux de sépulture choisis par les familles.

    Le sous-marin sera remis en état et affecté à la flotille de la Manche. Il y patrouillera au cours de la Première guerre mondiale et sera vendu à la démolition en 1925


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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, Le sous-marin

    La seconde carrière

    Après avoir été trainé de cale en cale, le Pluviôse est réparé à Cherbourg le 4 août 1910. Rendu à la navigation en janvier 1911, il est réaffecté à la première escadrille de sous-marins de la Manche. Pendant la guerre de 1914-1918, il patrouille le long du littoral français et au sud des côtes anglaises, chargé de la protection du pas de Calais.

    Désarmé le 12 novembre 1919, sa coque est utilisée à Cherbourg pour des essais de décompression puis est vendue 83 103 francs par les Domaines pour la casse le 4 septembre 1925.

    Un second sous-marin portant ce nom devait être mis en chantier à Toulon à partir d'avril 1940. L'occupation allemande mit un terme au projet qui ne fut pas repris après la guerre.

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  • Blog de alorsraconte :CALAIS, Le paquebot 'Pas de Calais'

    Calais – Le Paquebot  « le Pas de Calais » partant pour l’Angleterre ( Entré en collision avec le sous marin le  » Pluviose » qui se perdit corps et bien en rade de Calais le 26 mai 1910 

     
     Voici en partie  le récit du Capitaine Salomon qui commandait le Pas de Calais

    Comme d’habitude,. j’avais quitté le port à la marée haute ; il était deux heures quand le Pas-de-Calais, qui avait embarqué deux cent quatre-vingt-neuf passagers, entra dans la pleine mer, à une vitesse d’environ vingt nœuds à l’heure. Nous marchions ainsi depuis un quart d’heure à peine, quand j’aperçus, émergeant en droite ligne, devant moi, à une dizaine de mètres, quelque chose qui ressemblait au bout d’un gros bâton.
    Presque aussitôt, une forte secousse ébranla le navire. J’aperçus des débris de planches flotter sur les eaux, puis, au milieu, dans le sillage du transport, tout l’avant d’un submersible se dressa. Je compris alors seulement que ce que j’avais pris pour l’extrémité d’un bâton n’était autre chose qu’un périscope, et le périscope, vous le savez, est un tube optique employé dans les sous-marins comme appareil de vision.

    Le temps de stopper, de faire machine en arrière : dix minutes s’écoulèrent. J’arrivai trop tard, et j’eu la douleur de voir disparaître le Pluviôse en moins d’une seconde, comme si un trou immense s’était ouvert sous lui. Le Pas-de-Calais lui avait passé dessus et l’avait écrasé, comme une automobile écrase un piéton dans la rue! »  En dix minutes à peine, le Pluviôse  sera englouti avec les vingt-quatre hommes d’équipage et les trois officiers qui étaient enfermés dans ses flancs.

    Le paquebot "Pas de Calais"

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