• Le port de Calais de 1190 à 1777

    Le port de Calais était à l’origine une sorte de baie formée par la nature, à l’embouchure de la rivière de Hames et de celle de Guînes. Il fut amélioré au X siècle par ordre de Baudouin IV, comte de Flandre. A cette époque, toute la défense de la ville et de la baie consistait en deux grosses tours dont l’une était située sur les sables, au nord de Calais, et l’autre à l’angle nord-ouest.

    On présume que la première remontait à l’empereur Caligula et que l’autre était une de celles bâties par Charlemagne pour protéger les côtes de la Morinie contre les dévastations des Normands. Elles ont donné naissance au Risban et au château.

    Calais, Porte de France

    En 1190, Henri de Lorraine donna l’autorisation d’établir un port qui constitua le vieux Paradis. Le petit Paradis fut creusé sous la domination anglaise, en 1397, afin de donner satisfaction aux besoins du commerce qui avait pris, une importance considérable.

    Le petit bassin, ou Paradis, situé en face du Courgain, et qui sert à abriter les bateaux de pêche, est le seul reste de l’ancien port du Moyen-Age ; sous la domination anglaise, on l’appelait le « Fisher’s Gap ».

    En 1405, on construisit les premières jetées qui sont orientées vers le nord -nord-ouest. Celle-ci furent prolongées en 1700 et 1822 sur une longueur de 550 toises.

    Dans la suite des siècles, et à différentes reprises, on éleva des forts pour défendre le port contre les attaques de l’ennemi. Le plus ancien, et en même temps le plus important, qui a résisté aux siècles, est le Fort Risban. A la grosse tour attribuée à Caligula, Philippe Hurepel, comte de Boulogne, fit ajouter d’autres ouvrages. En 1604, le Risban fut entouré d’une nouvelle enceinte, flanquée de deux bastions qui défendent une digue en pierre aboutissant à la digue de Sangatte.

    Les autres forts défendant la rade ou le port étaient les forts Lapins, de l’Estram, des Crabes, le Fort Rouge et le Fort Vert. Les trois premiers furent construits en 1690. Le Fort Lapin est situé sur la dune ouest , et il est revêtu de maçonnerie. Le fort de l’Estram se trouvait entre le Fort Rouge et le Fort Lapin : il était en bois, sur pilotis, et baigné par la mer ; il fut incendié en 1739 par l’imprudence de la garde.

    Le fort des Crabes, revêtu de pierres taillées était à peu près à mi-chemin entre la Citadelle et le Fort Nieulay, sur une digue qui communiquait de l’un à l’autre de l’ouvrage fortifié.

     

    Le fort rouge fut construit après le bombardement de Calais par les Anglais en 1695. Il était en bois, sur pilotis, au nord de Risban et presque attenant à la jetée ouest. L’année suivante, en 1696, un second bombardement des Anglais du côté est, donna l’idée de construire le fort Vert. Il était comme le fort Rouge, en bois, sur pilotis, baigné par la mer, mais à une certaine distance de la jetée est. Il fut démoli en 1777.

    « Au XIXe siècleLA MANUFACTURE PAIN, BAYLEY, SHIRLEY ET CIE À SAINT-PIERRE-LES-CALAIS (1823-1828) »

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