• Les positions d'artilleries lourdes, dernière partie

    Les positions d'artilleries lourdes, dernière partie

    L'heure de la "popote" arrive. La cuisine est assez rudimentaire, on aperçoit le commis s'afférant sur une cuisine de campagne hippomobile. Les denrées sont à portée de main et la distribution du repas va s’effectuer. 

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    Les soldats de la batterie s'affairent au creusement d'une tranchée reliant des points d'appui de défense rapprochée. Le coffrage qui sert à retenir le sable est en bois. Il n'y aura pas de bétonnage de ce boyau. 

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    Moments de distraction ou répétition en vue d'accueillir la visite d'officiers: l’orchestre du régiment se livre à de nombreuses répétitions.  

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    Les soldats profitent de ces moments de détente pour lire le courrier. La batterie du fort Lapin sera libérée le 25 novembre 1944 par le North Shore Regiment, qui s'attaquera ensuite aux positions fortifiés de Calais.  

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    La MKB Oldenburg est mise en service en 1941, au lieu-dit le Moulin-Rouge, près du Fort-Vert, à l'est de Calais. Le site est occupé par la 2./MAA 244. La construction de la batterie se déroule en deux phases. La première consiste à bétonner deux encuvements, encadrés par deux soutes à munitions qui sont reliées à chaque pièce de 24 cm SKL/50 par une voie d'alimentation de type Decauville. La portée des canons est de 23.8 kms. En 1942, la seconde phase consistera à incorporer des locaux supplémentaires.

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    En 1943, les deux embrasures se voient équipées de filets en maille d'acier permettant de protéger les servants de la batterie contre les éclats d'obus. Avec l'arrivée des Canadiens en septembre 1944, les Allemands n'auront pas le temps d'achever un poste de tir supplémentaire. Seule la partie inférieure de l'ouvrage est transformée en infirmerie de campagne.

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    Le projet Sofort Programm, mis en place à partir de 1935 par Hitler, va consister à équiper la Wehrmacht* de canons lourds sur voie ferrée. Ces canons, de type K et Bruno, sont fabriqués par la firme Krupp AG, d'Essen. Ci-dessus, ce canon de type K5 de  280 mm et d'un poids de 208 tonnes a une portée de 62 kms. Installé à la cimenterie de Coquelles, codée Stp124 Brennen**, il appartient au 725e groupement d'artillerie sur voie ferrée (725. Schweres Artillerie in Eisenbahn Abteilung).

    *Forces armées,**Brûler

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     Un autre canon du même type, appartenant à la batterie E.710 basée au fort Nieulay. Il opère à Calais, entre la digue Royale et Frethun.

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     Des officiers de la marine viennent observer la mise en position du canon sur son aire de tir du Wn73 Ursula, à l'ouest de la citadelle. I appartient à la 1./710 E.

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    La batterie forme un véritable convoi ferroviaire composé d'une, voire deux, locomotive diesel et de plusieurs wagons : 2 à 4 pour le transport des munitions (les gargousses étant séparées  des douilles), 1 à 2 pour les pièces de rechange et d'entretien; 1 à 2 pour le personnel et, enfin le wagon de commandement avec cartes et appareils de tir. 

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    Ce K5 du Wn 73 tire sur Douvres. A partir du mois de juillet 1940, les Allemands érigent des protections en béton appelés Dombunker*. Rappelant la forme d'une cathédrale, ce bunker, long de 80 m, large de 12 m et haut de 10 m, possède des murs d'une épaisseur de 1.50 m. Il est, en outre, protégé par des portes blindés de 20 cm. Un exemplaire est toujours visible, de nos jours, au fort Nieulay. 

    *Abri bétonné en forme de cathédrale

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    Le K5 est surnommé par les artilleurs Schlanke Emma ( Emma la svelte). Ce canon, en plus de tirer des obus conventionnels d'un poids de 284 kg, pouvait également tirer des obus à propulsion additionnelle, atteignant ainsi une de 72 kms.  

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  • Commentaires

    1
    Patrick
    Lundi 26 Octobre 2015 à 09:17

    Un beau travail historique, simple, précis et bien illustré. Félicitations !

    Patrick Fleuridas

      • Lundi 26 Octobre 2015 à 10:17

        Merci, ça fait plaisir cordialement

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