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    Onze Novembre (rue du) Boulevard Gambetta - avenue du Président Wilson

     Jadis, elle comptait cinq tronçons aux appellations étonnantes : rue Saint—Benoît, rue des Batailles, rue de l’Enfer, rue des Acacias, et cul—de-sac des Choux-Fleurs, ces deux derniers noms témoignant du passé champêtre et potager du quartier. D’ailleurs, lorsque l’Abyme traversait encore Saint-Pierre, la rue possédait un pont à hauteur de la rue des Quatre-Coins. Le 10 février 1919, le conseil municipal décida de la baptiser rue du Onze Novembre en souvenir de date de l’armistice marquant la fin de la guerre 14—18.

     Aux abords de la rue, se dresse l’église du Sacré-Cœur qui fut ouverte au culte en 1892 et qui était la première en France à être consacrée au Sacré-Cœur de Jésus. Elle fait partie de ces églises paroissiales construites dans les quartiers de Calais durant le Second Empire. Elle avait été demandée par l’abbé Geerbrandt en 1866 : « Il faut nécessairement, au milieu de cette population manufacturière, une église dont la vue rappelle à l’ouvrier le souvenir de Dieu et dont la proximité lui facilite la pratique des devoirs religieux. »

     En face de cette église se trouvait la fabrique de dentelle Détant-Delplace qui brûla en septembre 1944, suite à un bombardement. A la Libération, cet emplacement accueillit des bâtiments provisoires pour les sinistrés avant la reconstruction de l’usine Prilliez qui, depuis, a été reconvertie en immeuble résidentiel.

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    Dit « Le Petit Paris », cette partie de la rue est bordée de belles demeures, avec vue sur le parc Saint—Pierre. Chacune de ces maisons bourgeoises, dans un style différent, fait étalage de sa richesse, à coups de bow—windows sur consoles et de lucarnes ornementées.

     

     

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    Longue voie du quartier des Pierrettes, cette rue abrite en son milieu l’Ecole nationale de musique dont on voit ici l’auditorium Erik Satie qui sert également de salle de cinéma. Cet équipement culturel a été aménagé, en 1978, dans l’ancienne salle paroissiale.

     Dans l’ancienne salle paroissiale du Sacré-Cœur, la municipalité décida d’implanter l’auditorium de la nouvelle école nationale de musique, à l’étroit dans ses vieux locaux de la rue Gustave Cuvelier. Elle fut inaugurée le 17 juin 1978.

     Au n° 14, Pierre Giot, radio-électricien, fut le premier à Calais à capter les images de la télévision en 1930. Au n°18, une plaque signale que, de 1904 à 1934, y a vécu le compositeur Emile Camys. Au n°91, des services municipaux se sont installés dans l’ancien patronage laïque construit en 1903. Ce bâtiment fut utilisé comme hôpital, puis foyer du soldat durant la guerre 14-18.

     L’architecture de l’habitat de cette rue est variée. On trouve plusieurs commerces d’origine, comme le café du coin de la rue Lattaignant ou l’épicerie du carrefour de la rue des Soupirants.

     Le n°73, un ancien salon de coiffure, est du style 1900, avec un décor en brique émaillée et les cintres surbaissés des ouvertures du genre « art nouveau ».

     A l’angle de la rue Aristide Briand, l’immeuble Boulanger-Ruffin (1889) était un café-hôtel construit dans le style de l’architecture lilloise, avec des effets de relief en brique et en pierre, et de grandes lucarnes décoratives.

     Mais c’est surtout face au parc Saint-Pierre, dans ce quartier chic qu’on a appelé « Le Petit Paris » qu’on observe les plus belles demeures : deux maisons symétriques aux n°81 et 83, avec balcon en fer forgé monté sur une console, et au n°99, une maison de style Tudor (1900), avec son bow—window doublé d’un oriel, ses petits carreaux aux baies et sa lucarne à pignon.

    Orléansville (rue d’) Avenue Roger Salengro - rue d’Oran

     Au Fort-Nieulay, elle fait partie du quartier des villes d’Afrique du nord, Orléansville étant située à 300 km à l’ouest d’Alger. Ravagée en septembre 1954, puis en octobre 1980 par un tremblement de terre, la ville reconstruite s’appelle aujourd’hui EchCheliff, du nom du fleuve qu’elle borde.

     La rue d’Orléansville longe le terre-plein Roger Salengro, ancienne carrière de cailloux, où s’est déroulée de 1970 à 1981, la foire commerciale de Calais et où les cirques viennent encore parfois planter leur chapiteau. Entièrement rénovée, elle compte désormais un collège baptisé Vauban et un foyer de personnes âgées.

     Formant une cité flamande d’architecture moderne, avec mélange de briques et de carrelages, des logements neufs ont pris la place des vieux immeubles HLM construits après la guerre et surtout des baraquements de l’ancienne cité Lesieur. Celle-ci doit son nom au fait que devait s’implanter là une usine de traitement des huiles d’une marque célèbre. Sur ces terrains laissés libres, ont été installés, après la Seconde Guerre mondiale, des baraquements américains de type UK 100 afin de reloger les gens du quartier de Calais-Nord, détruit à 80 %. La cité servit peu à peu à donner un toit aux moins fortunés des Calaisiens. Comme toujours, le provisoire s’éternisa jusqu’en 1979, date de la disparition du dernier baraquement. A noter qu’il y a 25 ans existaient 1 257 baraquements à Calais.

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    Une cité flamande d ’architecture moderne a pris la place des vieux immeubles HLM construits après la guerre dans ce quartier populaire du Fort-Nieulay, tout à côté de l'ancienne cité Lesieur et de ses baraquements provisoires, aujourd’hui disparus.

     

    Passerelle (rue de la) Rue Garibaldi - rue Aristide Briand

     Au siècle dernier, elle s’appelait rue Dolain, du nom du propriétaire du terrain qu’elle traversait. Elle faillit être baptisée rue de Cayenne en 1891, mais l’évocation du bagne souleva des protestations. Alors, comme existait à proximité une passerelle enjambant les voies ferrées et reliant les deux gares de Calais et de Saint-Pierre, le conseil municipal opta pour ce nom en 1902. Construite dans l’esprit de l’ingénieur Eiffel, cette passerelle pour piétons fut accolée au pont de l’Alma durant l’Exposition universelle de Paris en 1889. Rachetée et démontée, elle fut installée à Calais et utilisée pendant près de 80 années. En raison de sa vétusté, la SNCF la démolit en 1968.

     La rue compte de beaux exemples d’architecture de la fin du XIXe siècle. On y trouve un alignement de maisons de rapport bâties à l’identique, mais sur- tout, au n°19, la maison Bartsch, avec sa porte cochère, ses fenêtres géminées et ses décors de céramique. Sans omettre, au n°4, l’incroyable maison Gritti, entrepreneur italien arrivé à Calais en 1885, qui participa à la construction de la jetée Est et se fit une spécialité dans la construction en béton armé et les façades de ciment-pierre. De 1898 à 1925, il réalisa à Calais plus de 200 constructions dont l’église du Beau-Marais. Sa maison de la rue de la Passerelle comporte un bow-window et un toit-terrasse. La façade est une sorte de catalogue de tous les moulages possibles (chapiteaux corinthiens, cuirs découpés, motifs de vannerie).

      

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    Dans cette petite rue discrète, on trouve quelques beaux exemples d'architecture du XIXe siècle. C 'est le cas avec cette incroyable maison réalisée par Gritti, spécialiste des façades en ciment-pierre. De sa maison, il avait fait un catalogue de tous les moulurages possibles.

     

     Pasteur (boulevard) Quatre-boulevards - place d’Alsace

     Né du fractionnement de la rue des Fontinettes, décidé par les élus municipaux en mars 1896, le boulevard prend sa naissance au Quatre-boulevards et rejoint la place d’Alsace.

     Il tient son appellation du grand savant Louis Pasteur (1822-1895) connu pour ses travaux de chimiste et biologiste, inventeur du système de pasteurisation et de la vaccination contre la rage.

     Jusqu’en 1883, c’était une simple rue longeant le cimetière de la place Brochot, sur lequel le théâtre municipal a été érigé. Le parking de ce théâtre a hérité d’un monument dédié au travail et inauguré le 1er mai 1966 par Jean-Marcel Jeanneney alors ministre des Affaires sociales.

     Taillé par le. sculpteur Yves de Coetlogon dans une pierre de Lorraine, il est de la veine cubiste et représente un travailleur debout.

     Le boulevard est bordé de plusieurs maisons de maître signées d’architectes renommés comme Duvinage ou Decroix, lesquelles datent du tout début du siècle et cherchent à se singulariser. C’est le cas du n°31, avec son décor néo-flamand marqué, son bow-window ouvragé et ses lucarnes décorées.

     Le style néo-classique du n°17 et du Café du Théâtre met en avant tout un travail sur les balcons et balustrades en fer forgé tandis qu’aux n° 10 et 12, les façades des demeures s’organisent autour de l’union brique/ciment-pierre avec un bow—window en bois greffé dessus.

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    Sur cette artère du centre-ville, ont été construites des maisons de maître dans le style néo-classique mâtiné d’influences flamandes bien à la mode à la fin du siècle dernier. Elles portent la signature d ’architectes renommés comme Duvinage.

     

     Petit-Courgain (grande-rue du) Rue Mollien - rocade Est

     Longue de 3 220 mètres, cette voie sinueuse prolonge la rue Mollien pour se perdre en cul-de-sac au pied de la rocade Est. Elle tient son nom du quartier du Petit-Courgain qu’elle traverse.

     Pour la petite histoire, il faut savoir qu’à la fin du siècle dernier, sur un terrain de la propriété Givry, avait été aménagé un Vélodrome, avec une piste de 333,33 mètres, soit 1 km tous les trois tours. Henri Sainsard, futur aviateur, y fut sacré champion de vitesse en 1895. Ce terrain abrita plus tard une cité comprenant une cinquantaine de baraquements provisoires qui furent démolis progressivement.

     A l’entrée de la rue se dresse un château d’eau construit en 1967, d’une capacité de 1 500 m3 et, à hauteur de la rue du Pont—Trouille, un ensemble immobilier moderne abritant un hôpital psychiatrique de 80 places ouvert en décembre 1990.

     Longue silhouette de briques rouges, trouée de hautes fenêtres, l’école André Parmentier, du nom d’un ancien maire de Calais, a été construite en 1910, en remplacement des vieilles classes du pont Lebeurre.

     La rue compte quelques villas comme au n°294, avec sa belle façade, ses fenêtres géminées, sa frise de céramique, sa lucarne ouvragée et son œil-de-bœuf. Mais on y trouve surtout un habitat rural, petites maisons basses comme au n°672 ou corps de ferme vers le bout de la rue, qui témoigne de l’ancienne activité maraîchère du quartier.

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    Longue de plus de trois kilomètres, cette rue porte bien son nom. Elle est grande et traverse le Courgain. Souvenir du passé rural et agricole de ce faubourg qui s'étend jusqu ’au Beau-Marais, de petites maisons basses nous rappellent l’activité maraîchère de toute cette zone.

     Poincaré (avenue Raymond) Ponts Henri Hénon - digue Gaston Berthe

     Percée au début du siècle à travers des terrains militaires, elle s’appela d’abord l’avenue de la Plage, mais, en 1934, le conseil municipal décida d’honorer le nom de celui qui venait de mourir et avait été président de la République de 1913 à 1920. Raymond Poincaré (1860—1934) était venu à Calais plusieurs fois : en 1913, pour fleurir le monument du Pluviôse ; en 1915 et en 1918 durant la Grande Guerre.

     Avant la réalisation de cette artère, on se rendait à la plage par un ouvrage dit « Le long pont » implanté à l’extrémité du bassin Ouest et qui franchissait l’ancien fossé des fortifications. Grâce à la construction du nouvel ouvrage, la réalisation de cette voie devenait possible. Elle part des ponts Henri Hénon qui tiennent leur nom d’un ancien président de la Chambre de commerce, grand défenseur de ce projet réalisé en 1909. Le premier de ces ouvrages est un pont tournant avec écluse qui permet l’accès et la mise en eau du bassin Ouest ; fixe, le second comporte des vannes qui régulent l’eau du bassin des chasses et les rejets en mer de tout le réseau drainant des wateringues.

     L’entrée de l’avenue se fait par un rond-point au milieu duquel a été installé le monument du Pluviôse. Sculpté par Emile Guillaume, ce bronze représente un sous-marin pris dans la tourmente, sur lequel une femme-archange déploie ses grandes ailes. Inauguré en 1913, ce monument a été réalisé à la mémoire des marins du Pluviôse.

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    Niché dans un creux du fort Risban, un petit square abrite un buste de Gilbert Brazy et une plaque à la mémoire du commandant de Lambertye. Ce bastion, à l’entrée du port. remonte à l’occupation anglaise au XV siècle, mais c’est Vauban qui en fit une forteresse.

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    Sculpté par Emile Guillaume, ce beau monument en bronze a été réalisé en hommage aux 27 hommes d’équipage du sous-marin "Le Pluviôse" qui coula en mai 1910, suite à un abordage avec le paquebot "Pas-de-Calais“, en face des jetées de Calais.

     Le 26 mai 1910, ce sous-marin français fut abordé accidentellement par le paquebot Pas-de-Calais. Il coula à 2 km des jetées de la ville, par 20 m de fond, entraînant dans la mort trois officiers et vingt—quatre marins.

     Accolé au fort Risban, un petit square oublié a fait une place à un buste en bronze de Gilbert Brazy, cet Audruicquois, maître-mécanicien de l’aéronavale mort à 26 ans lors d’une mission de sauvetage en 1928 sur la banquise du pôle Nord ; et à une plaque de marbre gravée au nom du commandant de Lambertyn et de ses marins morts en défendant Calais en mai 1940.

     En vis-à-vis de la résidence Rodin, s’étale le camping municipal trois étoiles qui dispose de 250 emplacements.

     Face à la ligne contemporaine du temple de la GRS dessiné par Marc Larivière et posé là comme un objet architectural, le fort Risban dresse les restes de sa silhouette. L’origine de ce fort maritime, gardant l’entrée du port, remonte à l’occupation anglaise. En 1348, le duc de Lancastre fit d’abord construire une tour en bois sur un banc de sable appelé le Risban. Au XVe siècle, une tour en pierre la remplaça, puis deux tours reliées à une courtine vinrent compléter l’ensemble. Au XVIIe, le fort fut encore renforcé par deux bastions à orillons et Vauban en fit une véritable forteresse. En 1799, une explosion détruisit en partie la poudrière.

     Déclassé en 1921 et bombardé en 1940, le fort Risban est à l’abandon. Seules l’occupent deux bases de voile, le CISPA et le YCC, en attendant la restauration que ce bel édifice militaire mérite.

     

    Pomme d’or (rue de la) Boulevard Jacquard - quai du Commerce

     Elle s’appela un moment rue de la Paix, mais elle garda finalement son ancien nom. Celui-ci vient probablement de l’enseigne de l’Auberge de la Pomme d’or qui, au XVIIIe siècle, se trouvait à l’angle du boulevard Jacquard, la Grande-Rue à l’époque.

     Du passé de cette rue ont survécu de belles maisons, comme, au n°4, une façade néo-classique simple, avec sa superbe porte cochère et ses encadrements de fenêtre à agrafe. A disparu l’ancien Théâtre des arts, qui se nommait avant Hippodrome-théâtre. Inauguré le 2 décembre 1883, lors d’une grande soirée lyrique en présence de la cantatrice calaisienne Adèle Isaac, il pouvait accueillir 1 800 spectateurs.

    Très prisé, l Hippodrome donnait des spectacles lyriques, de music-hall et de théâtre. En 1903, la salle ayant perdu sa vogue, son directeur y installa le cinématographe. Devenu salle de cinéma permanent, il fut baptisé Théâtre des arts en 1908. L’établissement continua néanmoins à recevoir des troupes de théâtre, des concerts et des réunions politiques. A Calais, il fut le premier à projeter des films parlants en 1929.

    Endommagé durant la guerre 39-45, il fut restauré et modernisé pour rouvrir en 1949. De grandes vedettes de la chanson y donnèrent des récitals, tels que Edith Piaf, Charles Trenet, Johnny Halliday, Charles Aznavour, Jean Ferrat. Il ferma ses portes en décembre 1978 et resta longtemps à l’abandon avant de tomber sous les pioches des démolisseurs pour faire place à un parking.

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    Ce café des Arts rappelle l’ancien théâtre du même nom qui se trouvait en face. Ouvert en 1883, celui-ci donnait des spectacles de music-hall avant de devenir une salle de cinéma en 1908. Il a fermé ses portes en 1978 et fin démoli pour laisser la place... à un parking.

     

     Pont-Lottin (rue du) Rue Paul Bert - rue de Vic

     Depuis le XIX“ siècle, elle porte le nom d’un ancien ouvrage d’art en pierre, le pont Lottin qui franchissait l’Abyme, un cours d’eau qui reliait le canal de Saint-Omer à la Rivière-Neuve.

     Derrière l’hôtel de ville, cette voie est bordée de belles maisons bourgeoises, de briques rouges ou vernissées, avec des façades moulurées en ciment- pierre et des bow-windows. Construit en 1965 à l’emplacement de bâtiments administratifs, le collège Jean Jaurès prit le nom d’une rue voisine. Il reste des demeures anciennes : au coin des rues, des maisons à angle coupé et, au n°26, une imposante construction, avec ses petites balustrades en fer forgé : cet élément décoratif, répandu dans les grandes demeures calaisiennes, affirme la relation entre l’art et l’industrie dont témoigne la dentelle.

     A l’angle de la rue des Communes, se trouvait l’usine Duchêne où les cinq fusillés de la citadelle passèrent leurs dernières heures. Détruite en septembre 1944, elle céda la place à la fabrique de tulle Tiburce-Lebas. Ce bâtiment industriel abrite maintenant la médiathèque Louis Aragon inaugurée en mai 1987. La rue du Pont-Lottin débouche sur la place de la République dont il ne reste qu’un trottoir. En 1875, pourtant, existait une vraie place, édifiée après la destruction de l’usine Webster. Une halle couverte fut réalisée, qui s’intégra dans l’école primaire supérieure, ouverte en 1900. L‘établissement est aujourd’hui le collège République.

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    Dans cette me qui relie Calais-Nord à Saint—Pierre, reste beaucoup de maisons anciennes, de petits commerces et d ’immeubles de rapport qui témoignent de l’essor de cette cité au moment où l’industrie dentellière était à son apogée. La vue est prise de derrière l’hôtel de ville.

     

     Pont-Neuf (rue du) Rue de Vic - rue des Communes

     C’est à un ouvrage en pierre enjambant l’Abyme, un cours d’eau qui reliait le canal de Calais à la Rivière-Neuve, que la rue du Pont-Neuf doit son nom.

    Autrefois, elle s’appelait le cul-de-sac des Babillards. Ce pont, qui existait encore au début du siècle, fut détruit lorsqu’on aménagea l’Abyme en aqueduc. De ce dernier, on peut encore voir la marque de la voûte dans la paroi du quai du Commerce.

     En 1982, dans le cadre de la rénovation du centre-ville, la partie gauche de la rue a été rasée pour faire place à une vaste résidence. Des traces de son passé, il reste, au coin de la rue de Vic, un vieux café d’angle, avec son fronton en bois, et, plus loin, au n°4, une antique et basse maison rurale. Elle croise la rue Sambor qui doit son nom à un jeune Saint-Pierrois, sergent de grenadiers dans l’armée de Masséna, héros de la bataille de Gênes en 1800. Face aux troupes autrichiennes, il résista jusqu’à la mort.

     Au croisement de deux ruelles, on aperçoit, derrière ses hauts murs et ses arbres, une villa dont la façade de briques vernissées et polychromes étonne.

    C’est là que se trouve l’usine à tulle Boulart (1876). Sa façade ornementée, sa brique enduite, ses linteaux de pierre et ses tours intérieures lui confèrent une allure de château fort industriel. Les nombreuses portes d’entrée de cette usine témoignent qu’elle était destinée à être louée à plusieurs fabricants. Préservée par la municipalité, elle va devenir un musée de la dentelle et de la mode.

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    Tout à fait caractéristique de l’architecture urbaine du temps de l’industrialisation dentellière, cette voie cumule de petites maisons ouvrières à lucarne et une grande usine de dentelle. Construite en 1876, cette fabrique est le futur musée de la dentelle et de la mode.

      Pont-Trouille (rue du) Grande-Rue du Petit-C0urgain - route de Gravelines

     Comme c’était souvent en usage dans le temps, ce pont, au-dessus du canal de Marck, porte le nom d’un cultivateur qui avait ce petit ouvrage d’art sur ses terres.

     Situé au coin du chemin André Parmentier et de l’avenue Toumaniantz, c’est aujourd’hui le pont Lebeurre.

     La ruelle s’ouvre par un petit commerce typiquement calaisien, avec son angle coupé. Subsistent aussi quelques exemples de l’habitat ouvrier ancien, aux abords d’un lotissement récent.

     On y trouve également quelques belles villas, bien à l’abri dans leur jardin et derrière de hauts murs. C’est dans une grande propriété qu’a été construite une annexe de la maison de retraite du centre hospitalier de Calais.

     Baptisé Le Château dans les dunes, cet établissement moderne a été inauguré en mars 1997. Il abrite 90 pensionnaires qui bénéficient d’un parc boisé de près de deux hectares.

     Mais le plus remarquable est sans conteste l’église Sainte-Marie-Madeleine, l’une des onze églises paroissiales de Calais. Elle a été bâtie à l’intention des maraîchers qui étaient très nombreux dans ce quartier rural.

     Avec ses murs de briques jaunes et son portail usé par le temps, elle se niche, en retrait de la route, dans un écrin de verdure, allée d’arbres ombrageux et petit presbytère sur l’arrière.

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    Perdue aux limites du Petit—Courgain et du Beau-Marais, cette ruelle tranquille a conservé, pour partie, un habitat de caractère à la fois ouvrier et agricole, avec de petites maisons basses à lucarnes dans le toit et des jardins d’agrément ou potagers.

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