• R.C.Calais 13 novembre 1934

    CALAIS A COLLABORÉ AU RENVERSEMENT GÉNÉRAL DES VALEURS, DANS LA DIVISION INTERRÉGIONALE, EN BATTANT METZ 

    PAREILLE à Antée, l'équipe du R. C. Calais acquiert force et confiance lorsqu'elle reprend contact avec sa terre. Encouragée par un public vibrant, — de tout temps les spectateurs de Calais et de Boulogne ont exalté leurs joueurs — elle est allée de l'avant avec tant d'allégresse que les Messins en furent tout déconcertés. L'on vit deux arrières, aussi sûrs que Zehren et Hauswirth, perdre les qualités qui font leur force, c'est-à-dire la vigueur et la trajectoire du dégagement, l'arrêt des dribbles, le sens de la place. Si, pour le premier but marqué par Allison, de la tête, sur centre de l'ailier gauche Herrewyn, la responsabilité est partagée, en revanche le deuxième but d'Allison incombe à Hauswirth. et le troisième point, dû à l'ailier droit François, montra que Zehren et son demi, Marchai, n'avaient aucun systême de défense conjuguée.

    Mais, n'allez pas croire que la victoire calaisienne, obtenue par 4 -buts à 2 (mi-temps : 3 à 1), s'explique par la faiblesse des arrières lorrains. Il fallait plus que de l'ardeur et du mordant pour mettre en défaut les deux solides arrières. Le secret du succès des Calaisiens, la clef de leur jeu, c'est le rôle de régulateur, tenu par les deux Britanniques, le demi-centre Malonev et l'avant.-centre Allison. Ce qui, sans eux, risquerait d'être débauche d'énergie, courses folles, grands coups de pied en avant, devient, avec leur concours, travail utile et productif. Sous leur direction, la méthode de jeu de Calais est celle du kick and rush stylisé. Il se peut qu'au dehors l'équipe calaisienne, héritière d'une vieille tradition, présente un autre aspect. Je la juge, pour ma part, telle que je l'ai vue cet après-midi, pleine d'entrain et gravitant autour de ses deux pôles, Maloney et Allison. Maloney, vieux joueur d'expérience, est une tour en défense,et son jeu de la tête est un des meilleurs appréciés cette saison en France. Les ballons sont bien repris avec le front, qui amortit leur vitesse en reculant légèrement sous le choc et qui renvoie des passes faciles à utiliser.

    Allison est très mobile ; il est fin dribbleur et il excelle, quel que soit l'angle d'arrivée du ballon, à faire immédiatement face au but adverse et à le mettre aussitôt en danger. Il est bien le compatriote des Ecossais Alec James et Gallacher ; s'il n'a pas leur classe, il a leur taille réduite, leurs culottes trop longues et leur aptitude à semer l'alarme dans le camp opposé..

    Les deux modérateurs de l'équipe sont entourés d'un autre Britannique, le bon gros Walker, qui supplée par une farouche activité à une valeur modérée, et par sept Français, dont un Dunkerquois, Vandenberghe, qui est à ranger dans la catégorie des gardiens de but moyens, et sept Calaisiens qui, aujourd'hui, stimulés par les spectateurs et le suc nourricier de l'air du pays natal, avaient le diable au corps. Deux arrières intraitables, deux demis-aile courageux jusqu'à l'épuisement, un intérieur zélé, deux ailiers, François et Herrcnyn, rapides et avides de buts, tels est le fond d'une équipe qui se dépensa exagérément en première mi-temps au détriment de la seconde, mais qui s'apparente, par le cran et la mobilité, à Lens. Les deux clubs ont fait match nul à l'aller ; je crois qu'au retour les deux boules du régulateur donneront l'avantage à la machine calaisienne.

    R.C.Calais 13 novembre 1934

    Comment dimanche à Calais, Allison l'avant centre écossais de Calais, marque un but de la tête contre Metz, malgré l'opposition du gardien lorrain Mainville.

    Metz obtint le premier but de la partie au bout de 10 minutes de jeu, grâce à un remarquable effort personnel de l'avant-centre Rohrbacher parti presque du milieu du terrain. En seconde mi-temps, le même Rohrbacher ramena de 3 buts à 1 à 3 buts à 2 l'avance des Calaisiens. Mais Allison, sur passe de François, rehaussa à 4 à 2 l'avantage des Maritimes. Il reste que Rohrbacher fut le seul avant lorrain à faire honneur à son club, de même que le demi-centre, Fosset, se montra le meilleur de l "équipe, bien que cet ancien avant soit encore trop un demi-centre d'attaque.

    Mais que penser de l'aile droite autrichienne, dont on disait merveille, et du timoré ailier gauche N'uie, qui jouait si bien il y a un mois et sur qui les sélectionneurs avaient l'œil? Ai-je vu sous un mauvais jour cette équipe qui n'eut pour elle que vingt minutes, au début de la seconde mi-temps?

    L'arbitre, le Parisien M. Boës, fut, comme disait Nietzsche, humain, trop humain ! Il laissa s'envenimer jusqu'à l'abcès le débat qui opposait Allison aux deux arrières messins. Faute de bistouri, le mal se généralisait, lorsque survint le coup de sifflet final, en temps opportun pour éviter des incidents graves...   GABRIEL HANOT.

    R. C. Calais : Vandenberghe ; Louchez, Philippo ; Grandjean, Maloney, Triquet ; François, Walker, Allison, Cotterez, Herrewyn.

    C. S. Metz : Mainville, Hauswirth, Zehren : Hibst, Fosset, Marchai ; Ruzek, Gottwald, Rohrbacher, Muller, Nuic.

    R.C.Calais 13 novembre 1934

    CALAIS-METZ (4-2), à CALAIS : l'avant-centre calaisien ALLYSON (maillot sombre) a passé la défense messine et il botte un ballon que le gardien lorrain MAINVILLE ne peut détourner.

    R.C.Calais 13 novembre 1934

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