• Un accès direct à la plage grâce aux ponts Henri Hénon

    CALAIS. Avec la construction des ponts Risban, inaugurés en 1906, puis baptisés Henri—Hénon, du nom du président de la chambre de commerce de 1902 à 1913, l’accès à la plage était devenu direct. Le conseil municipal en avait adopté le principe le 8 mars 1889, souhaitant remplacer le Long-pont par un nouveau pont construit dans le prolongement de la rue de la Mer. Le ministre des Travaux publics avait délivré son feu vert le 25 juillet 1901. Se rendre à la plage était jusqu’alors un chemin de croix. Il fallait emprunter un pont tournant situé au milieu du bassin Ouest dont la superficie était alors le double du bassin actuel, puis franchir un pont de bois, le Long-pont, qui enjambait le bassin des Chasses.

    Ci-dessous, lors de sa construction, un pont provisoire avait été aménagé et débouchait au niveau de la poudrière du fort Risban. J.-P. P. (CLP)

    Un accès direct à la plage grâce aux ponts Henri Hénon

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  • Le casino est monté en puissance au fil des ans

    CALAIS. En bord de plage, le pavillon principal du nouveau casino avait été installé en 1893 sans la salle de spectacle qui le jouxtera ensuite grâce au dynamisme du tout nouveau directeur, Achille Bresson. Le casino était constitué de bâtiments préfabriqués et démontables en cas de besoin. Ici en 1897, la terrasse était installée uniquement face au bâtiment central qui abritait le restaurant. Dans le pavillon se trouvaient le salon des petits chevaux, le salon de lecture, la salle d’exposition, au-dessus du restaurant le salon de baccara et les bureaux. Ci-contre, le casino était monté en puissance avec l’ajout sur la gauche d'une salle de spectacles. La terrasse s’étendait désormais sur toute la longueur des bâtiments et pouvait accueillir 1500 personnes. Les chalets s’étaient multipliés. Ceux face au casino avaient été démontés pour laisser la vue libre vers la mer. J.—P. P. (CLP)

    Le casino est monté en puissance au fil des ans

     

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  • La plage de Calais "on ne s'y embête pas"

    CALAIS. Les cartes postales de baigneurs posant face à la mer sont nombreuses. Celle-ci date du début du XXe siècle, la jetée Ouest était encore celle en bois qui prolongeait le chemin Risban. A l’arrière des cartes, les descriptions font souvent état de la qualité du sable et des baignades sécurisées: « La plage est splendide, le sable y est très fin. Le bain y est sûr: pas d'enlisement possible, il n’y a pas de bâches... ». Se baigner, jouer sur l’épave, ramasser des coquillages, pêcher des crevettes, faire une promenade sur la barque du casino, jouer sur les gros ballons loués au fermier de la plage, faire une promenade à dos d’âne, faire des concours de châteaux de sable comme ci-contre, étaient les loisirs préférés des enfants.

    Et pour clore la journée, manger une glace à l’abri du vent sur la terrasse du casino avec une vue sur la mer magnifique. J.-P. P. (CLP)

    La plage de Calais "on ne s'y embête pas"

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  • Calais-Anvin, la ligne du "train du plaisir"

    Avant que la ligne Calais Fontinettes-Lille ne devienne la référence pour des milliers de voyageurs, une autre ligne du Calaisis avait connu son heure de gloire au début du 20e siècle. De Calais Saint—Pierre à Anvin, près de Saint-Pol—sur—Ternoise, 95 kilomètres de voies passaient par les communes de Bonningues—les—Ardres, Tournehem-sur—la-Hem, Zouafques, Louches, Autingues, Brêmes-les-Ardres, Balinghem, Andres, Guines, Saint—Tricat, Hames-Boucres, Fréthun et enfin la cité des Six Bourgeois.

    Particularité de celle-ci, c‘est une voie de chemin de fer dite « étroite », afin de mieux s’adapter au terrain et avec un coût de construction moins élevé, même si la ligne a coûté près de 5 688 000 millions de francs de l’époque. Les travaux se sont achevés en 1881 et l’ouverture de la ligne en 1882 a constitué une révolution dans un temps où la voiture n’existait quasiment pas. Mais il ne fallait pas être très pressé ! Il fallait 6h39 au train pour parcourir entièrement la ligne, 1h02 mn pour un Calais—Ardres et 38 minutes pour Calais-Guînes. La fréquence n’est pas non plus le point fort puisque, sur neuf trains au départ de Calais, deux seulement allaient jusqu‘à Anvin, quatre s’arrêtant à Guînes et les autres à Ardres, Bonningues-Ies-Ardres et Fruges.

     A LA MER OU DANS LA FORET

     « Que de services rendus par cette ligne ! » peut—on se dire avec le recul. Le train a été rapidement surnommé le « train de plaisir» car la compagnie d‘exploitation n’hésitait pas à organiser des navettes spéciales en cas d’événement. La proximité de la voie par rapport à la forêt de Tournehem a aussi permis aux amoureux de la nature de passer de beaux dimanches. Et inversement pour ceux qui préféraient la mer. Il était aussi régulièrement utilisé pour des mariages, communions, excursions scolaires... Le train a aussi connu des périodes tourmentées pendant les guerres mondiales, en servant au transport de soldats en 14—18 et en étant régulièrement mitraillé et bombardé en 39—45, quand il dut partager ses voies avec le train militaire allemand. 

     Même l'ouverture de la ligne de tramway Calais-Guines en 1910 (stoppé en 1940) ne mit pas à mal la destinée du train. 1932 est une année charnière pour la ligne puis-qu'arrive l’éclairage des trains à l’électricité, et la première automotrice y fait des essais.

     L‘ADIEU EN LUMIERE

     Après la guerre, en 1946, la ligne est scindée en deux: Lumbres-Calais et Lumbres—Anvin. La relance est difficile mais le train a gardé son côté paisible. Comme l'écrivait Monsieur Ardun-Dumazet en 1912: « Le chemin de fer de Calais à Anvin ne gâte pas le charme tranquille du paysage. Il est si petit, si peu gênant; on lui pardonne volontiers ».

    C’est finalement le 28 février 1955 que la ligne Calais-Anvin tira définitivement le rideau après 73 ans de bons et loyaux services. Des gros pétards et des lampions tenus par les habitants attendent la dernière rame pour son entrée en gare de Guines sur le coup de 19h20. Monsieur Macquet, le chef de gare, ne peut retenir ses larmes face à cet adieu. Une ligne d'autocar lui succéda mais a disparu elle aussi.

    Aujourd’hui, ce sont les vélos et randonneurs qui ont pris le relais: la véloroute qui doit relier Calais à Saint—Omer une fois achevée emprunte le trajet de l‘ancienne ligne, et on peut déjà l'emprunter entre Coulogne et Guines sur six kilomètres. Quelques vestiges bien cachés de la ligne subsistent encore, avis aux aventuriers ! .

     FRANCOIS DELENCRE

     Un grand merci à Sylvie Demilly, de la société historique d‘Andres, et à Éric Buy, de la société historique. de Guines, pour le prêt de documents.

    LES TRAINS DANS LE RESTE DU CALAISIS

    Calais-Anvin, la ligne du "train du plaisir"

     

    Avant Calais-Anvin, une première ligne desservait le Calaisis dès 1848 entre Calais Fontinettes et Lille. Elle dessert aujourd’hui onze gares et passe par Armentières, Hazebrouck, Saint—Omer, Watten, Ruminghem, Audruicq, Nortkerque, Pont d'Ardres et les Fontinettes. Electrifiée en 1964 et 1993, la ligne voit passer une cinquantaine de trains par jour, et la gare d'Audruicq (la plus fréquentée du Calaisis hors Calais, photo) recense plus de 220 000 mouvements de voyageurs chaque année.

    Mise en service en 1876, la ligne entre Coudekerque-Branche et Calais Beau-Marais/Fontinettes a été totalement électrifiée en 2014 (ce qui s'est traduit par un bond spectaculaire de fréquentation), et pourrait être relancée via le projet de la mairie de Maer de réinstaller une halte ferroviaire.

    Enfin, la dernière ligne (TER s'entend—il) à desservir le Calaisis est celle entre Boulogne et Calais—Ville, avec jusqu‘en 1994 un terminus à la défunte gare de Calais-Maritime. Marquise-Rinxent, le Haut—Banc (Ferques), Pihen-les-Guînes et Cafiiers voient passer les trains, même si, pour ces trois dernières, le nombre de mouvements par an ne dépasse pas les 7 000 personnes.

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  • Cinquante policiers municipaux veillaient sur les Calaisiens

     

    Photo de famille des policiers municipaux en charge de la sécurité à Calais, en 1907.

    Voici la cinquantaine de policiers municipaux qui veillaient en 1907 sur la sécurité des 67 000 Calaisiens. Ils arboraient quasiment tous une moustache, portaient képi et cette veste d’uniforme à double rangée de boutons dorés. Il n’existait pas de police nationale.Dans les villes de plus de 5 000 habitants, le commissaire de police, nommé et contrôlé par le préfet, dirigeait la police municipale sous les ordres du maire, en l’occurrence Edmond Basset en 1907.

    Cinquante policiers municipaux veillaient sur les Calaisiens

    Ce policier sur la plage, pantalon blanc, tenue d’été de rigueur, veillait à ce que baigneurs et baigneuses portent une tenue décente.

    Cette organisation des services de sécurité publique perdurera jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La police municipale était proche de la population. En plus de sa mission d’assurer le maintien de l’ordre, les policiers se préoccupaient de la salubrité publique. Ci-dessus, ce policier sur la plage, pantalon blanc, tenue d’été de rigueur, veillait à ce que baigneurs et baigneuses portent une tenue décente.

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  • Un déluge de bombes allemandes a touché Calais dans la nuit du 3 au 4 septembre 1917

    Terrible "raid boche" à Calais

     

    Les dégâts causés par le raid sont très importants ( Archives municipales de Calais, 43Fi265, tous droits réservés).

    Durant les premiers jours de septembre 1917, une vague de bombardements touche les villes de la Côte d'Opale et de l'arrière-pays: Boulogne, Saint—Omer et Dunkerque sont sévèrement touchées. Calais et le Calaisis ne font pas exception. La cité des Six Bourgeois connaît durant la nuit du 3 au 4 septembre 1917 un déluge de bombes qui, de par son intensité, contraste avec les raids précédemment essuyés. Les Gothas entrent une première fois en action vers 22 h le dimanche 2 septembre. Beaucoup de Calaisiens, terrorisés, reconnaissent le bruit caractéristique de leurs moteurs et vont se réfugier dans les caves mises à leur disposition. Mais les tirs de barrage de la D.C.A. s’avèrent efficaces pour repousser l’assaut. Empêchés de survoler la ville, les avions remettent au lendemain l'accomplissement de leur besogne.

     SIX HEURES DE BOMBARDEMENTS

     À partir de 21 h 19 le 3 septembre jusqu'à 2h50 du matin, de petits groupes d'avions ennemis se succèdent à intervalles de 15 minutes. La D.C.A. fait pleuvoir sa mitraille, cette fois en vain. Une centaine de bombes dont on repère l'impact sont lâchées sur de nombreux quartiers. Des torpilles explosives de 11 kilos atteignent le sol: avec leurs éclats rasant le sol, elles sont conçues pour occasionner un maximum de dégâts dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres. D'autres obus-torpilles pesant rien moins que 92 kilos sont également largués. Dotés d'un système d'ailettes, ils se révèlent peu au point: les artificiers en récupéreront une quarantaine non explosés après l’attaque. Il est clair en tout cas que les Allemands souhaitent causer des destructions massives. lls utilisent également des bombes incendiaires: des bâtiments prennent feu dans la ville, les flammes rougissant sinistrement le ciel nocturne. Pendant que les Gothas dominent Calais à 2600 mètres d'altitude, comment les habitants ont—ils traversé cette nuit de cauchemar? Durant six longues heures, ils vivent au rythme de terribles déflagrations en séries qui font des dizaines de blessés, six morts parmi les civils, neuf parmi les militaires. Pour ces derniers, on peut dire qu'ils ont d'abord été victimes de leur imprudence. Un long sifflement retentit dans l’air: c'est une torpille qui tombe du ciel. Elles s’enchaîneront pendant plusieurs heures. C’est un commissaire de police qui le raconte. Alors qu’il quitte son poste du boulevard Gambetta pour aller trouver refuge dans une cave à proximité, il entend les pas d’un groupe de soldats. Ce sont des chasseurs à pied cantonnés à Coquelles qui se dirigent vers la gare des fontinettes pour partir en permission. Un long sifflement retentit dans l’air: c'est une torpille qui choit non loin, sans avoir explosé.

    « Il faut vite vous mettre à l'abri ! » leur crie le commissaire. « On en a vu bien d'autres là-haut! » lui répondent, goguenards, les soldats. Et de continuer leur route en chantant. Quelques secondes plus tard, une autre torpille éclate, les projetant au sol. Sept soldats sont tués sur le coup, d’autres sont grièvement blessés. On ramassera après l’attaque leurs décorations jonchant le secteur. Un brigadier de police est blessé à son tour en voulant porter secours aux victimes. D’autres torpilles s'abattent boulevard Gambetta. L’une d'elles roule sur le sol, près de l’école maternelle, sans éclater. Courageusement, un gendarme belge se poste tout près: il monte la garde, baïonnette au canon, pour écarter les passants et les véhicules de l'engin, alors que le bombardement et les tirs de D.C.A. redoublent.

     LES VlCTIMES ONT ÉTÉ FAUCHÉES DANS LA RUE

     Deux soldats belges sont fauchés dans un autre quartier par des éclats d'obus. Du côté des civils, la plupart des victimes ont aussi été touchées alors qu'elles étaient dans la rue. Marcel Devrigny, 55 ans, marchand de nouveautés demeurant rue Notre-Dame, est traversé par les éclats d’une bombe tombée à une cinquantaine de mètres de lui; il se rendait sur les lieux d‘un incendie pour profiter du spectacle...

     Deux jeunes femmes demeurant au 18 et 19 rue des Prairies sont également terrassées à mort alors qu’elles étaient dans la rue, mais, elles, elles se dirigeaient vers une cave pour s'y terrer: Mme Dothée-Barsby (22 ans) mariée depuis seulement 8 mois, et Germaine Vicot (18 ans), originaire de Notre-Dame de Lorette près d'Arras et résidant depuis à peine trois mois à Calais où elle pensait être au calme. C'est probablement à l'une de ces deux jeunes femmes qu'appartenait le fragment de crâne — auquel étaient encore attachés de beaux cheveux soyeux — ramené par un officier de paix qui l‘a ramassé dans la rue. Pâle comme un mort, il dépose ce débris humain sur le bureau du commissariat central alors que l'attaque s'achève. Les deux malheureuses ont dû être complètement déchiquetées.

     LES BASSINS DU PORT VISÈS

     La rue Dolain, dans le quartier du Beau-Marais, compte trois tués: Elisabeth et Auguste Boutoille, âgés respectivement de 59 et 58 ans, et Auguste Démaret (43 ans). On ne compte plus les artères de la ville touchées: les rues Darnel, Copernic, Liévin—Delhaye, de Toul, d'Alger, de l’Hospice, du Beau-Marais, du Cosmorama, de Varsovie, le boulevard Victor—Hugo... On relève çà et là des blessés.

    Les bassins du port ont été particulièrement visés. Quatre bateliers blottis sous le pont Mollien ont reçu des éclats de shrapnels, une bélandre anglaise est coulée dans le bassin de la Batellerie. La gare centrale constituait une autre cible pour les Allemands: sévèrement arrosée d’explosifs, on y dénombre 5 employés blessés, des wagons détériorés. Mais, une nouvelle fois, ce sont des objectifs non stratégiques d'un point de vue militaire qui ont été largement impactés. L‘objectif de l’ennemi reste de décourager moralement son adversaire, en réduisant les capacités de l'arrière à « tenir » psychologiquement, et de hâter ainsi l’issue de la guerre en sa faveur. Les Calaisiens vont devoir encore faire preuve de ténacité dans les mois à venir. .MAGALI DOMAIN

    FOCUS

    Un quartier en proie à un énorme incendie

     Les bombes incendiaires larguées par les Allemands détruisent plusieurs immeubles à Calais. La maison d‘un commissionnaire en tulles est totalement carbonisée rue Charost. Le feu se ropage à trois magasins du boulevard La Fayette. Ils disparaissent dans les flammes malgré les efforts des pompiers alliés qui œuvrent sous la direction du capitaine Pilard, du capitaine Ledoux et du lieutenant Castel, aidés par des Calaisiens de bonne volonté pour le sauvetage des mobiliers et des marchandises. Mais on arrête un homme qui se livrait au pillage : il est déféré a police.

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  • La foule pour assistée au départ d'une course Calais-Douvres

    CALAIS. L’Automobile club de France et le Motor Boat club de Londres avaient choisi le 8 août d’un été 1904 caniculaire pour lancer une compétition inédite: une course de canots automobiles entre Calais et Douvres. Le plus rapide avait mis une heure et sept secondes pour rallier Douvres, à l’aide d’un racer de douze mètres de long, le Mercedes IV, piloté par M. Védrine, un constructeur de carrosseries automobiles. Le ministre de la Marine, M. Pelletan, avait tenu à suivre la course couverte par de nombreux journalistes. Les Calaisiens étaient présents, massés sur les jetées et sur la plage, comme on peut le voir sur ces deux cartes postales. D’autres avaient-choisi d’être au plus près de l’événement sur les remorqueurs et sur deux paquebots chargés d’invités : le Pas—de—Calais et The Queen spécialement affrétés et pavoisés pour la circonstance. J.-P. P. (CLP)

    La foule pour assistée au départ d'une course Calais-Douvres

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  • Des tramways tractés au rythme tranquille des chevaux

    CALAIS. Inaugurés en 1879, les tramways calaisiens étaient alors tractés par la seule force des chevaux vingt—et-un, tous achetés en Belgique. Les cyclistes et les piétons forçant l’allure se déplaçaient plus vite que ces lourdes voitures. Au carrefour des quatre boulevards, les attelages étaient changés. Sur la gauche, deux chevaux frais étaient en attente. Les cadrans de l’horloge Coutançon indiquaient tous 10 h 35. A cette heure relativement matinale. le boulevard Jacquard était animé : beaucoup de piétons, quelques voitures hippomobiles, aucune voiture automobile. A l’horizon, le beffroi de l’hôtel de ville n’avait pas encore été construit. Ci-dessous en 1903, une lourde voiture venait de dérailler boulevard Pasteur. Deux chevaux blancs étaient à la tâche pour la remettre sur ses rails. Des passagers étaient restés sur l’impérial et se penchaient pour suivre la scène. J.-P. P. (CLP)

    Des tramways tractés au rythme tranquille des chevaux

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  • Les processions catholiques des années cinquante

    CALAIS. Place Crèvecœur, cette procession, avec ce char tiré par six chevaux, se rendait à l’église Saint-Pierre pour honorer la vierge Marie. Cette photo nous a été prêtée par Gilbert Dubrœuck (pointé par une flèche) que l’on voit sur un cheval. Elle date de 1949. Le cliché ci—dessous date de 1952. Les enfants de chœur étaient en tête de cette procession, partie de l’église Saint-Pierre. Elle empruntait la rue des Fontinettes pour rallier son point de départ en passant par la rue Thiers. La scène se situe en face de la pharmacie Thomas. Les rails des tramways d’avant—guerre étaient encore en place. Les temps ont bien changé pour l’Eglise. Les prêtres et curés se font rares, passant d'une paroisse à l’autre pour les messes et les cérémonies religieuses. Un demi-siècle plus tard, ce type de cérémonie regroupant autant de fidèles appartient au passé. J.-P. P. (CLP) 

    Les processions catholiques des années cinquante

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  • Publicitaires et peintres inspirés par la plage et ses chalets

    CALAIS. La chambre de commerce et d’industrie avait commandé cette affiche publicitaire pour mettre en valeur Calais premier port de voyageurs à une époque où il n’était pas encore concurrencé par le Tunnel. L’affiche est signée A. Malinovski. Y sont représentés les navires des deux compagnies de l’époque, la défunte SeaFrance et P&O Sténa. L’artiste avait ajouté les chalets indissociables de l’image de la ville et un peintre devant son chevalet. Les chalets ont en effet inspiré de nombreux peintres et aquarellistes. Ci-dessous, cette peinture est une œuvre de Marcel Delcroix :    « Ce chalet a appartenu à la famille Journée, Jean et Yvette, mes beaux—parents, dans les années 1960 d’où son nom Journée d’été, tableau réalisé à l’huile à l'occasion du concours de peinture Trophée Ville de Calais en 2013. Sur la peinture, il y a le petit—fils, Ludovic, et une petite voisine ». J.—P. P. (CLP)

    Publicitaires et peintres inspirés par la plage et ses chalets

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