• ESCALLES. Le cran d’Escalles est une très ancienne entaille naturelle formée dans la craie blanche par les écoulements d'eau vers la Manche. Elle fut aménagée à l’époque féodale, afin de permettre aux paysans de remonter les butins récupérés sur les bateaux naufragés. Ces butins étaient ensuite reversés en partie au seigneur, le comte de Guines. Il paraît que certains provoquaient ces naufrages pour récupérer encore plus de richesses. Si vous quittez le cran d'Escalles, vous emprunterez certainement la montée du Vigneau vers le cap Blanc-Nez qui domine la mer.

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

    Le cran d'Escalles s'est formé par les écoulements d'eau vers la Manche.

     

    Cette route du Vigneau fut construite en 1782, afin de faciliter la circulation jusqu'à Calais. Elle est prisée des cyclistes amateurs et fut le lieu de courses de motos réputées. D’ ailleurs, une stèle se trouve sur le site rendant hommage à Seymour Smith, pilote anglais, qui établit à moto le record de la montée de la route du Vigneau.

    Cette dernière fut autrefois bordée de cultures de vignes. En effet, en l’an 710, les moines de l‘abbaye de Saint—Bertin, à Saint—Omer, sont venus défricher et planter des vignes sur ces terres idéalement exposées au sud. Ce sont d'ailleurs ces vignes qui donnèrent à la route son nom Vigneau.

     

    Du haut du cap Blanc-Nez, on peut observer le clocher de l’église d'Escalles construite en 1884 et dont la base du portail utilise une pierre de l'ancien bâtiment.  S.D. (CLP)

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

    la route du Vigneau était autrefois bordée de cultures de vignes.

     

    Ci—dessous, une vue du village d'Escalles.

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Pavés, rails, caténaires: le quotidien des Calaisiens il y a 100 ans

     

    CALAIS. Le cachet de cette carte postale indique 1910. A l'horizon : le beffroi de l'hôtel de ville était absent, les automobiles rares. Sur la droite, les aiguilles des cadrans de la pendule Coutançon, installée en 1895, commençaient à dérailler. Rues et boulevards étaient pavés. Circuler à bicyclette n'était pas aisé. Il faudra attendre la fin des années 1950 pour que les rails des tramways soient enlevés et que l’on commence à bitumer les chaussées. Les fils électriques des tramways tissaient une toile disgracieuse. La carte postale ci—dessous date du début des années 1920.

    Le beffroi de l‘hôtel de ville faisait désormais partie du paysage. Une camionnette doublait le tramway. La pendule Coutançon, dont le contrat s’arrêtait en 1925, était en piteux état, cadrans enlevés. Les piétons traversaient n’importe où. Les passages cloutés ne seront généralisés qu’à partir de 1925.             J.-P.P. (CLP)

    Pavés, rails, caténaires: le quotidien des Calaisiens il y a 100 ans

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Privés de la place depuis 1940, les Calaisiens la retrouvaient en 1946

     

    CALAIS. « Tout a été mis en oeuvre pour la remise en état de la plage et de l’avenue y conduisant. Les travaux ont été poursuivis activement afin que notre plage reprenne, autant que faire se peut, son aspect d'avant-guerre », écrivait Hubert Desfachelles, le maire, dans le premier bulletin municipal de sa magistrature. Les Calaisiens avaient dû patienter jusqu’à l'été 1946 pour retrouver leur plage.

    Voici, vu du phare, l’avenue de la Plage dégagée. Au premier plan, les quais étaient en triste état. Les portiques soutenant les caténaires des tramways étaient encore présents sur les ponts Henri—Hénon. Le centre aéré Jules—Ferry derrière les dunes n’ouvrira qu‘en 1947. Les restaurants Le Beau Séjour et la Potinière dominant l’avenue n'avaient pas encore été reconstruits. Ci-dessous en 1945, ces piétons sur l’ancien pont du casino découvraient une plage jonchée d’obstacles. J.—P.P. (CLP)

    Privés de la place depuis 1940, les Calaisiens la retrouvaient en 1946

    Pin It

    votre commentaire
  • Les péniches ont déserté le quai du Commerce

    CALAIS. Le quai du Commerce devait son nom à la présence des péniches de marchandises qui assuraient la liaison avec Saint-Omer. Elles y étaient amenées en attente du chargement ou du déchargement de leur fret stocké en vrac dans les cales, de matériaux de construction de charbon, de pulpes de betteraves...

    Le batelier vivait à bord avec sa famille. Sur le canal de Calais, ces péniches, en bois avant-guerre, en fer ensuite, étaient d'un gabarit réglementé : le gabarit Freycinet, 38,50 m de long sur 5,05 m de large, adapté aux dimensions des écluses. Les manœuvres de chargement ou de déchargement se faisaient quai du Lieutenant-Andrieux et en face, Quai de la Gendarmerie. Au fil des ans, les péniches se sont faites plus rares. Présentes encore dans les années 1980, elles ont disparu désormais du quai du Commerce qui pourrait désormais s’appeler quai du musée de la dentelle. J.-P. P. (CLP)

    Les péniches ont déserté le quai du Commerce

    Pin It

    votre commentaire
  • Au temps où le flot occupait une partie de la place

    L‘église de Campagne domine la place depuis 1875.

    CAMPAGNE—LES-GUINES. L’église de Campagne domine la place depuis 1875. Elle a été construite en remplacement d‘un édifice plus ancien, et en très mauvais état, dont les pierres ont servi aux encadrements des portes et fenêtres de la ferme se trouvant juste de l’autre côté de la rue. De cette ferme, au début du XXe siècle, sortait Lucien Desfachelles, berger chez les Hamerel, pour mener son troupeau boire au flot. Ce flot aujourd'hui disparu servait d'abreuvoir au bétail et de réserve d'eau pour lutter contre les incendies.

    Lors de fortes pluies, des planches étaient posées au milieu de la route afin de détourner l’eau vers le flot et de toujours le tenir plein. La place de l’église a bien évolué aujourd’hui, le flot a été comblé pour laisser place à un parking et les arbres malades sont abattus un à un. Seule l’église subsiste, encore préservée par la commune, avec l’aide de l'association présidée par Fabrice Thuillier Les Amis de Saint—Martin, qui a notamment contribué à la restauration des statues et de certains vitraux.  S.D. (CLP)

    Au temps où le flot occupait une partie de la place

     

    Pin It

    votre commentaire
  • En ce début de XXe siècle, les chevaux sont omniprésents

    CALAIS. Place d'Armes, c'était jour de marché sur cette carte postale datée de 1904. Au premier plan, la tapissière du casino, tirée par deux chevaux, revenait de la plage. A gauche, de la marchandise était déchargée de cette charrette. Face au musée, de nombreux fiacres taxi attendaient les clients. Rue Royale, un cabriolet s'apprêtait à croiser le tramway hippomobile se dirigeant vers la place. Ci—dessous un tramway arrivait au terminus, face au magasin Au Bon Marché où était stationné un autre tramway. Au premier plan, un enfant faisait une balade à dos d'âne. Le commun des mortels ne pouvait pas posséder de cheval. Il fallait en avoir les moyens et la place, une maison avec porte cochère et écurie. Les métiers liés aux chevaux étaient encore rentables, cochers, palefreniers, maréchaux-ferrants, selliers-bourreliers, vendeur de fourrage, et même ramasseur de crottin. J.-P.P. (CLP)

    En ce début de XXe siècle, les chevaux sont omniprésents

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Le café Au Bon Coin... au mauvais endroit

    CALAIS. Une erreur s'est glissée dans notre rubrique précedente à propos de l'identification du café Au Bon Coin : s'il existait bien un café à ce nom avenue Roger-Salengro en 1966, ce n'était pas le bon. M. Devin, lecteur attentif, a reconnu le café Au Bon Coin situé à Coulogne, à l’angle des rues des Hauts—Champs et Louis-Clipet. La plupart des clients posant devant le café étaient des musiciens de l'Harmonie de la Sainte-Cécile, dont lui—même faisait partie. Il y a reconnu le président de l'Harmonie, M. Jean Devin, un homonyme, et aussi M. Ducrocq, le président de la société colombophile La Vitesse. Le propriétaire M. Devenue n’était pas sur la photo. Le café a été détruit dans les années 1990 et a laissé place à un parking. Appel est fait à la sagacité des lecteurs pour situer cet autre café à la terrasse animée (ci-dessous). Rue des Fontinettes, peut—être?. J.—P. P. (CLP)

    Le café Au Bon Coin... au mauvais endroit

    Pin It

    votre commentaire
  • Deux cafés de quartier dans les années soixante

    CALAIS. Ce petit café du Fort- Nieulay Au Bon Coin existait déjà avant-guerre, tenu par M. Walle. Il se situait au n° 106 avenue Roger-Salengro. à l'angle de la rue Constantine. Le voici en 1966, alors repris par M. et Mme Dejardin, et sponsorisé par les bières Champigneulles. Le café désormais au n° 590, nouvelle numérotation oblige, a été modernisé. Il changea d'enseigne pour devenir un café-brasserie-tabac, Le Fer à Cheval. Son dernier propriétaire, M. Loyer, ayant jeté l'éponge. Le café a été repris depuis septembre par Yannick Zeboudji, avec l’enseigne Chez Yannick. Le café de René Evrard Chez René (ci-dessous), n’a pas eu cette chance. Si les petites épiceries de quartier ce sont faites rares, beaucoup de ces bistrots ont connu le même sort. Situé au n° 63 de la rue Neuve, à l'angle de la rue Chanzy, il a été détruit pour laisser la place à un immeuble. J.-P.P. (CLP)

    Deux cafés de quartier dans les années soixante

    Pin It

    votre commentaire
  • Une écurie de 68 chevaux pour tracter les tramways

    CALAIS. En 1879, la compagnie britannique Tramways-and-General-Work-Limited mettait en service trois lignes intramuros et une vers Guînes, avec une flotte de sept voitures à impériale, ensuite complétée par dix voitures tirées par un seul cheval.

     En 1882 Calais-Tramway-Compagny prenait le relais. A l’aube du Xxe siècle, il ne restait que onze voitures en fonction avec une écurie de soixante-huit chevaux.

    Ci-dessus, boulevard jacquard, voici le moment où les attelages étaient changés. En bordure de trottoir sur la gauche et sur la droite, des chevaux frais étaient en attente.

       Ci-dessous une voiture plus légère était tractée par un seul cheval. Les tramways hippomobiles souffraient de leur lenteur et du coût élevé de l'entretien des chevaux. Les Belges de la Société tramways de Calais et extensions (STCE), a repris en 1908 le flambeau sur un réseau électrifié et densifié. J.-P.P. (CLP)

    Une écurie de 68 chevaux pour tracter les tramways

    Pin It

    votre commentaire
  • La restauration de la tour du Guet dès 1948

    CALAIS. La Tour du Guet restait debout lors des bombardements dévastateurs de mai 1940. Les immeubles l'entourent étaient effondrés. Le toit de cuivre qui couronnait la plate-forme était bousculé, puis soufflé en 1944. La Tour du Guet, achetée par la ville en 1 9 10. avait été classée monument historique en 1931. Alors que les immeubles de la rue Royale n‘étaient pas encore sortis de terre, le ministère des Beaux-Arts finançait la restauration de la tour. Un échafaudage l'entourait dès fin 1948. Lors de la Reconstruction, la rue Royale avait été déplacée pour être alignée sur la rue de la Mer. Elle aboutissait désormais au pied de la tour, à l’entrée de la place d‘Armes. Voici, photo ci-dessous, cette nouvelle rue Royale juste avant la restauration, avec sur la gauche les ruines du musée et, au fond sur la droite, celles de l'ancienne chambre de commerce. J.—P.P. (CLP)

    La restauration de la tour du Guet dès 1948

    Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires