• CALAIS = DOUVRES PAR J. DE LESSEPS

    1/ Les matelots de la Lance font évacuer le terrain pour faciliter le départ. 

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    2/ L'enthousiasme des petits Calaisiens. 

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    3/ A Saint-Margaret, le mécanicien Lemartin verse dans le moteur le bidon d'essence apporté de France.

      4/ Les artilleurs anglais garent le monoplan dans une ferme de Wanslead. 

    5/ Après l'atterrissage. 

    6/ De Lesseps demande au public de s'écarter. 

    7/ De Lesseps montre aux délégués de l'A. C. d'Angleterre l'endroit de son atterrissage. 

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    8/ En haut de la falaise d'East Cliff où, de 3 heures du matin à 4 heures de l'après-midi, le mécanicien Lemartin et notre photographe Simons ont attendu de Lesseps.

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           9/ L'aviateur Rolls félicite Jacques de Lesseps.

    LE DÉPART ET LE RETOUR

     LE DEPART DE CALAIS

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     A 3 h. 35, Jacques de Lesseps fait sortir son appareil de la tente qui l'abrite. Il fait faire un essai du moteur, fait écarter le public, démarre à toute allure et s'envole aisément à 3 h. 40. Dès le départ, il s'élève à plus de 200 mètres de hauteur, pour atteindre bientôt 600 à 700 mètres d'altitude, C'est à 4 h. 22, soit an bout de 42 minutes, que l'aviateur atterrit à Saint-Margaret, après avoir parcouru 42 kilomètres environ.

      (Détails techniques : Moteur Gnôme, magnéto Bosch, tissu caoutchouté Continental.)

     LE RETOUR A CALAIS

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      Jacques de Lesseps avait l'intention de revenir à Calais par la voie des airs, mais la brume et le vent l'en empêchèrent. Il décida de rentrer par le paquebot. A 10 h. 1/2, dimanche il arrivait à Calais avec son monoplan sur l'Escopette. Plus de 10.000 personnes l'attendaient pour l 'acclamer.

    Jacques de Lesseps traverse la Manche en 42 minutes

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    LE DÉPART DES BARRAQUES

    Malgré la brume persistante, Jacques de Lesseps décidait de partir à 3 h. 40. Il décollait en vingt mètres. Il s'élevait rapidement aux applaudissements de foule enthousiaste. Après avoir décrit un cercle au-dessus des Barraques, il passait au-dessus du sémaphore à une altitude de 400 mètres et s'éloignait vers Nord-Ouest. Au bout de 10 minutes, il disparaissait dans le lointain, volant à une vitesse de 70 à l'heure et montant toujours dans le ciel. Le contre-torpilleur l’Escopette le suivait péniblement, bien que lancé à toute vitesse. L’inquiétude était grande à Calais, car des officiers de marine assuraient que l'aviateur ail, pris une fausse direction. Il est vrai que pendant quelques minutes de Lesseps s'était perdu dans les airs, voguant au-dessus des nuages.

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    AVANT L'ATTERRISSAGE A SAINT- MARGARET BAY

    Le photographe Simons attendait en compagnie du mécanicien de J. de Lesseps, Lemartin, à l'endroit où Blériot avait atterri. Tout à coup ils aperçurent l’aéroplane au loin. Il ne se dirigeait pas dans leur direction. Immédiatement ils sautèrent dans une automobile, coupèrent à travers champs et furent assez heureux pour arriver presque au moment de l'atterrissage. Ce cliché fut pris au cours de cette chasse fantastique. De Lesseps était à 750 mètres d'altitude. Il arrêta son moteur et reprit terre après un merveilleux vol plané de 3 kilomètres. L’appareil se posa délicatement sur le sol, l’aviateur voulait repartir pour Calais, mais le brouillard l'en empêcha. Le lendemain matin, il abandonnait ce projet et rentrait en France avec son monoplan par le contre-torpilleur l'Escopette.

     

     

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  • L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    Le "Costas Michalos" avant son échouage

    27 octobre 1962 

     L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    Le cargo grec s'est échoué devant Sangatte. Il accuse une certaine gîte.

    Nous relatons par ailleurs le drame maritime survenu sur le littoral calaisien. Mouillé sur rade, alors que tout dormait vraisemblablement à bon bord, le liberly-ship « Costas-Michalos », dérapant sur les ancres, fut drossé par la tempête et jeté à la côte, avant que l'équipage ait pu maîtriser le navire désenparé.

    Les trente officiers et matelots grecs, ramenés à Calais à 2 h. 30 du matin,  étaient encore sous le coup de l’émotion provoquée par l’échouement d’un navire de cette importance. Leur sauvetage avait été opéré par le canot “Maréchal Foch” de la station de Calais ayant à son bord le patron Léon Avron, M. Georges Wiart, president du comité du sauvetage; M. Marcel Goubelle, sous patron; MM. Tellier, radio; André et Georges Goubelle, Ernest Bruxelles, canotiers; Leprince, mécanicien; Georges Butez, sapeur pompier secouriste.

     Un peu plus tard, rentraient les remorqueurs “Courageux” et “Farouche” qui avaient vainement tenté, avec le “Jean-Bart” de renflouer le liberty-ship entre 22 heures et minuit. Ils avaient renounce après avoir brisé les cables de remorque.

     Dés la nouvelle du naufrage, M. Wadoux, chef du sous-quartier de l’administration maritime de Calais, avait reveille Mme. Duquesne, au café le “Triton”, au Courgain Maritime, en lui demandant de preparer des grogs, du café et autres boissons chaudes, à l’intention des rescapés. Ainsi, tout le monde fut réconforté au retour du port.

     

     L’ambulance des pompiers transporta à l’hôpital un matelot grec contusionné aux reins. Un peu plus tard, les marins furent conduits au commissariat central de police où ils passèrent au chaud le restant de la nuit.

    A BORD “FAROUCHE” EN ROUTE VERS LE CARGO

     A 9 h 45, le remorqueur “Farouche”, de la S.R.S.N., commandé par le capitaine Rebillard, quittait Calais pour rejoinder le liberty-ship échoué. Etaient present sur le quai, à son depart : MM. Henry Agneray, commandant du port; Kerjean, officier de port; Louis-Pascal Agneray, president du pilotage; Boudry, directeur local de la S.R.S.N.; Legrand, directeur; Wasselin et Gerne, de la Maison Jokelson & Handtsaem; Wadoux, administrateur de la marine; Dekeyser fils, directeur adjoint de la S.R.S.N. à Dunkerque, etc.

     Le “Farouche” emmenait avec lui l’équipage du “Costa Michalos”; M. Lefebvre, mécanicien d’armement à la S.R.N.S., chargé de la direction des operations de renflouement; le capitaine Jouin et une équipe de matelots charges de prendre en main le liberty-ship avant et après sa remise à flot. Seul de toute la presse, il y avait à bord notre envoyé special Robert Chaussois.

     Voici son carnet de route:

     9 h 50; Nous doublons les jetées de Calais. Un petit grain bouche un peu la visibilité.

     10 heures; Nous approchons du “Costas Michalos”. Il est échoué parallèlement à la côte, l’étrave tournée vers l’ouest. Il est incline de 12 degrés sur tribord. Près de lui stationne le remorqueur n° 27 de la S.R.S.N., le “Jean Bart” commandé par M. Clemenceau.

     10 h 15; Le “Farouche” met à la mer son canot à moteur, qui va conduire au liberty-ship l’équipage grec. Pour le premier voyage, le commandant grec embarque avec son second.

     10 h 30; Le canot à moteur du “Jean Bart” vient se ranger le long du “Farouche” et embarque les dix hommes de la S.R.S.N. qui vont prendre occupation du cargo. Le transbordement est rendu difficile par la mer houleuse, mais après quelques instants d’émotion, tout se termine bien. Le vent soufflé de Nord-Nord-Ouest.

     ARMADA DE REMORQUEURS ET DE CANOTS AUTOUR DU LIBERTY-SHIP

     10 h 45; Le remorqueur numéro 33 de la S.R.S.N., le “Hardi” de Dunkerque, apparait à l’est, tandis qu”à l’ouest du Gris-Nez, debouche le numéro 31, l’”Intrépide”, de Boulogne. Tous deux ont le cap sur Sangatte et viennent nous rejoinder. Il y a maintenant une petite armada de remorqueurs autour du grand navire blessé.

     10 h 55; Le canot conduit quatre marins grecs à leur bord.

     11 heures; La pilotine “Tom Souville” de Calais arrive sur les lieux. Le pilote calaisien Adrien Magniez embarque sur le “Costas Michalos”. Le “Hardi” se place devant le liberty-ship et passe la permière remorque. Le cargo est collé au rivage et ne bouge pas d’un pouce.

     11 h 15; Le canot conduit quatre autres marins grecs à leur bord.

     11 h 25; Le canot conduit cinq marins du liberty-ship, le capitaine Jouin signale de légères infiltrations d’eau dans les cales. Il n’est pas possible de sonder, la pontée de rondins, en se déplaçant par la gite, ayant bouché les ouvertures.

     11 h 30; Le “Jean Bart” établit à son tour une amarre. Le soleil éclair maintenant la scène.

     11 h 40; Le car-ferri “Free-Enterprise” faisait route de Douvres sur Calais passé très près du lieu de l’échouage. Tous les passagers, des matelots et des serveurs en veste blanche sont massés sur le pont.

     11 h 45; Le capitaine Jouin signale que le liberty-ship commence à “Jouer”. Il a pris un ou deux degrés de plus. Sur le pont, une equipe prepare les chalumeaux pour couper la chaine d’encre dés que le “Costas Michalos” commencera à bouger. Le navire a, en effet, mouillé son ancre de babord, clle de tribord étant remontée près de l’écubier. L’”Intrépide” s’attelle au “Jean Bart” pour l’assister dans sa traction.

     LES REMORQUEURS TIRENT

     11 h 58; l’avion de la “Voix du Nord” viens decrire des cercles autours de notre theatre d’opérations. Les trois remorqueurs tirent de toute leur puissance, c’est à dire le “Jean Bart” 3000 CV, le “Hardi” 2100 CV,l’”Intrépide” 1000 CV. Du “Farouche”, conserve an reserve en cas de coup dur, M. Lefebvre dirige la manoeuvre.

     12 heures; Le “Jean Bart” fait de grande embardées sous l’effet de traction qu’il opere.

     12 h 03; L’amarre du “Jean Bart” se rompt et le “Hardi” reste seul à tirer. Le liberty-ship signale que sa chaîne d‘ancre se raidit dangereusement.

     12 h 07; M. Lefebvre donne l'ordre de couper au chalumeau la chaine d‘anrre. De toute facon, il reste une ancre de secours à bord du liberty—ship.

     12 h 25; Une nouvelle manoeuvre va étre tentée, bien que la pleine mer soit a présent dépassée de quelques munutes. Le « Jean-Bart » est occupé en rétablir son amarre. Le “Farouche” vient se placer sur babord avant du liberty-ship, son étrave contre le flanc du cargo. L‘ “Intrépide” se place de la même façon, sur babord arrière.

      Les deux sister—ships do la S.R.S.N. vont travailler conjointement à repousser le cargo vers le large, tandis que ces deux autres remorqueurs le tireront vers l’avant

     NOUVEL ESSAI

     12 h 40, Les quatre navires sont en action, totalisant un effort de traction de 91 tonnes 500, soit: “Jean Bart” 32 t 500, “Hardi” 14 t 500, “Farouche” et “Intrépide”, chacun 14 t 500.

     12 h 45;  Sur les dunes de Sangatte on aperçoit de nombreux curieux qui suivent la manoeuvre.

     12 h 52; M. Lefebvre décide d‘arrêter la tentative de renflouement, la marée baissante réduisant l'efficacité des efforts. Seul, le “Jean-Bart” restera en permanence à proximité, paré à toute eventualité. Les trois remorqueurs vont regagner leurs ports respectifs. La prochaine tentative sera effectuée dimanche. à partir de 10 h 30. On renonce à faire une tentative de nuit, l'obscurite génant les déplacements simultanés des quatre remorqueurs.

     13 heures; M. Lefebvre monte à bord du liberty-ship, par l'échelle de corde des pilotes qui pend le long de la coque. Je l’accompagne.

     Les quatre derniers marins grecs restés sur le “Farouche” en profitent pour embarquer.

     Sur le pont, les  matelots grecs se restaurant. Le capitaine fait de brèves apparitions. On signale la présence d‘eau dans les cales. En même temps qu'il amènera du ravitaillement pour les hommes de la S.R.S.N, restant à bord, le remorqueur de Calais transportera des vide—caves et du matériel d'épuisement pour assécher les salles des machines envahies par l‘eau.

     13 h 15; Le bateau-pilote de Calais vient décrire un demi-cercle devant notre armada. On aperçoit à bord un cameraman de la R.T.F. et le radio-reporter, M.Laplaud. Nous regagnons le « Farouche », après avoir serré la main du commandant grec, que toute cette affaire semble ennuyer souverainement.

     13 h 20; Le “Farouche” remet le cap sur Calais où il arrive à 13 h 45 après avoir attendu la sortie du car-ferry “Free-Enterprise”. Le deuxième acte était joué. Le troisième le sera ce matin. Sera-ce l’épilogue ?

     ROBERT CHAUSSOIS

     Ajoutons qu’à la côte opérations de déséchouage du « Costas Michalos » ont été suivies par MM. Dekeyser, de Dunkerque; Potaillon, de Boulogne, et Boudry, de Calais, qui appartiennent aux directions des ports de la Sté de Remorquage et de Sauvetage du Nord.

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    Le commandant du navire (à gauche) interroge l'un de ses marins.

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    Cette vue exclusive prise à bord du liberly-ship grec « Costas-Michalos », montre, depuis la passerelle, la pontée de rondins du cargo échoué, tandis que le remorqueur « Hardi », attelé à 'l'avant, tente de le déplacer.

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    On se réconforte, sauveteurs français et marins grecs. On reconnaît, à droite,M. Georges Wiart, président du Comité de Sauvetage de Calais, et quelques membres de l'équipage du canot “Maréchal Foch”. (photos “La Voix du Nord”)

    30 octobre 1962

    Durant la nuit de dimanche à lundi, alors que la radio égrenait les résultat du référendum, un “suspense” avait lieu au large de Sangatte, où l’on éprouvait les plus sérieuse craintes sur le sort du liberty ship “Costas Michalos”.

     L’on dut prendre des mesures en vue d’une évacuation rapide des cinqantes hommes se trouvant à bord.

     Des craquements s’étaient fait entendre. La coque avait commencé à se déformer, sous l’effet de la mer, agitée par un vent de nord-ouest de trente noeuds qui soufflait avec des rafales de quarante noeuds. Au port de Calais, où les écluses du bassin Carnot restèrent fermées par sécurité, volets bloqués, on a relevé à marée haute un apport d’eau supplémentaire de 70 centimètres, sur la hauteur de la marée prévue. Sans arrêt, la mer passait par dessus les portes d’écluse.

     

     Les quais de l’avant port, détrempés par les vagues, étaient presque à ras de la mer.

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    Des milliérs de visiteurs se sont rendus dimanche sur la côle. Voici le spectacle qu'ils eurent sous les yeux, à marée haute: quatre remorqueurs tentant l'impossible renflouement du « Costas—Michalos ». De gauche à droite, le « Hardi », le « Jean—Bart »,et appuyés au “liberly-ship”, l’”Intrépide” et le « Farouche ». (photo « La Voix du Nord »).

     A 21 h 35, dimanche, le “Farouche” (capitaine Rebillard) était parti à toute vitesse vers le navire, suivi, trois minutes plus tard, par le canot de sauvetage “Maréchal-Foch” que la mer démontée n’effrayait point.

     Ces unités rejoignirent d’autres remorqueurs, stationnés devant Sangatte, projecteurs braqués sur le liberty-ship.

     Il fallut attendre que la marée monte d’avantage pour pouvoir accoster. A 23h 35, le “Maréchal-Foch” prenait à son bord 27 hommes, tous de l’équipage grec. Mais il restait sur les lieux, prêt à intervenir pour récupérer les autres en cas de pèril.

     Attelés à l’avant du “Costas Michalos”, qui bougeait dans sa souille, le “Jean-Bart” et le “Hardi”, les deux plus forts remorqueurs de la S.R.N.S., tentèrent un renflouement problématique, mais leur efforts furent vains, le navire resta cloué au sol.

     A 3 heures du matin, le commandant, le second et le chef d’équipage du “Costas Michalos” quittèrent à leur tour le cargo pour prendre place sur le “Maréchal Foch”, qui ramena les trentre grecs au port de Calais. A 3 h 45.

     Le car de la police transporta alors les marins vers l’hôtel Pacific, ou des chambres leur étaient réservées.

     

     Sur le navire échoué, restaient une quinzaine d’hommes de l’équipage de renflouement de la S.R.N.S., commandés par le capitaine Jouin. Aguerris à cette sorte de situation, ces marins disposaient de moyens d’évacuation rapides, tels que canots pneumatiques du types bombard.

    La coque est déformée

     A la marée basse, lundi matin on apercevait nettement la déformation de la coque qui s’est produite à la hauteur de la salle des machines. Leurs tôles forment un creux vertical, dans lequel on pourrait loger un homme sans difficulté.Une nappe de mazout entoure le navire, ce qui laisse présumer qu’il y a une fuite dans les réserves de carburant.

     Cette nouvelle situation a incité les dirigeants de la S.R.S.N à surseaoir jusqu’a nouvel ordre à toute nouvelle tentative de renflouement. Ainsi fut décommandée la tentative qui devait être entreprise à la marée de midi par six remorqueurs. On attendait alors l’avis des armateurs pour savoir s’il convenait de poursuivre les efforts en vue d'une remise à flot de plus en plus aléatoire.

     LE LIBERTY-SHIP ETAIT UN NAVIBE D‘URGENCE

     Le “Costas-Michalos”, liberty-ship, a été lancé en 1945, quand les U.S.A. construisaient des navires, en des délais-records, afin de compenser les pertes navales des flottes alliées provoquées par les sous—marins, les avions et les mines ennemies, voire les bâtiments de surface. Ce type de navire n’a

    évidemment pas le fini des bateaux du temps de paix. La France n'on possède plus que quelques-uns. Tous ceux qui lui avaient été confiés a la Libération, ont été

    revenndus, soit à la ferraille, soit à des armements étrangers pour faire place à une flotte moderne et mieux adaptée aux exigences de la navigation actuelle.

     Le cargo grec victime de l‘accident de Sangatte arrivant de Russie, du port d'Archangel, sur la Dvina. ll amenait 2 246 fathoms de rondins de papeterie destinés aux papeteries de Corbehem où il devaient être expédiés par la voie ferrée.

     Le bateau mesure 135 mètres de longueur et 17 m. 80 de largeur. Sa jauge brute est de 7.176 tx et sa jauge nette de 4.380 tx. Il appartient à la Compagnie “Michalinos Maritime et Commercial C° Ltd” du Pirée.

     L'autre 11berty-ship grec qui s‘est perdu samed1 sur la côte bretonne. Le ”Xenophon”, appartient à un autre armement.

     Par contre, un second cargo de la Compagnie M1chalinos est attendu au port de Calais : c'est le “Antonios-Michalos”, amenant de Finlande 1.200 fathoms de rondins de papeterie, destinée cette fois à 1’usine calaisienne de la Socièté

    des Pâtes à Papier. Il s’agit d'un cargo de dimensions plus réduites, puisque, lancé en 1943 (donc encore de la fabrication du temps de guerre). 11 a une jauge brute de 2937 tx et une jauge nette de 1.697 tx. 11 devrait arriver à Calais, dans la premiére quinzaine de novembre.

     Enfin, ajoutons que le “Costas-Michalos” en était à son premier voyage sur Calais. Il n’aura pas l’occasion de connaitre ce port car, même en cas de renflouement, il lui sera conseillé d'aller ailleurs, les autorités ne pouvant courir le risque de le voir se casser en deux , au moment ou i1 franchira la passe entre les jetées !

     

                        Robert CHAUSSOIS.

    Nouvelle sortie du “Maréchal Foch”

      Hier à 11 h 30, le canot de sauvetage du “Maréchal Foch” a pris la mer pour la troisième fois en trois jours afin d’aller récupérer l’équipe de marins de la S.R.S.N. se trouvant à bord du “Costas Michalos”.

     A la barre se trouvait le patron Léon Avron. L’équipage était composé de MM. Marcel Goubelle, sous-patron; Leprince, mécanicien; Roland Tellier, radio;Geoges, André, Lucien Goubelle et Ernest Bruxelles, canotiers.

     Il a ainsi ramené une quinzaine de personnes; les douze du capitaine Jouan, de la S.R.S.N.; le commandant du “Costas Michalos”, le délégué de la “Salvage-Insurance” de Londres et M. Lefebvre, mécanicien d’armement de la S.R.S.N. à qui était confiée depuis samedi la direction des tentatives de renflouement.

    31 octobre 1962

    Siuation inchangée pour le liberty-ship grec “Costas-Michalos”, échoué sur la plage de Sangatte. Le navire reste soudé au sable, approfondissant la souille qui le relient prisonnier. Il a perdu une partie de sa réserve de mazout qui s’en est allée engluer le rivage, entre les rondins rejetés par la mer.

     Mardi, la mer était trop agitée pour permettre à un remorqueur d‘accoster l'épave afin que les matelots grecs puissent monter à bord pour y récupérer leurs affaires personnelles. Le vent soufflait d'ouest avec du rafales de trente nœuds.

     Une tentative d'approche sera effectuee aujourd'hui, peut-être par la

    plage. Il faudra un canot pour franchir le petit lac qui se forme à chaque marée basse dans la fosse où le liberty-ship est planté, et des échelles pour se rendre sur le pont, les échelles de corde pendant de la passerelle étant hors de portée.

     Aucune décision n'a encore été prise par les armateurs sur le sort du navire, dont une prochaine tempête pourrait bien régler le sort, d‘irrémédiable facon.

    1er novembre 1962

    L'accalmie de la tempête qui régnait au début de la semaine a contribué à m’apporter aucune aggravation de la situation, mercredi, pour le liberty-ship grec “Costas-Michalos”, échoué entre Blériot-Plage et Sangatte. Mais le mal dont a souffert le navire est grave. Le commandant grec a d'ailleurs pu le constater, mercredi matin, à marée basse. Il le signale dans son rapport de mer.

     LE RAPPORT DE MER DU CAPITAINE GREC

     Mercredi, à 11 h 50, le rapport de mer du capitaine du cargo grec “Costas-Michalos”, échoué sur la plage de Sangatte a été déposé au greffe du tribunal de commerce de Calais. Ce rapport fut reçu par M. Claude Foissey, juge au tribunal, remplissant les fonctions de président par empêchement du titulaire, assisté de Me José Gros, greffier du tribunal.

     Le commandant Herculès-Demetrios Costalas, du S.S. “Costas-Michalos” du port du Pirée, a donné sa version de l’échouement de son navire, version confirmée sous la foi du serment par deux matemots du navire : Demetrios Moscoutis, 39 ans, demeurant à Sifné et Michael Sarantides, 52 ans de Matylène, M. Henti Ravisse, courtier maritime, conseiller municipal, remplissait les fonctions d’interprete, juré de la langue anglaise.

     Voici les principaux passages du rapport de mer du commandant Costalas:

    “Moi, Herculès-Démétrios Costalas, commandant du SS “Costas Michalos”, déclare que le 14 octobre 1962, j’ai quitté Archangel (Russie) chargé de 2246 fathoms de rondins, dont 206 fathoms chargés sur le pont. Le navire était en bon état de navigabilité et paré pour le voyage de Calais, le chargement était bien arrimé.

     Son tirant d’eau au départ était de 26 pieds avant et arrière dans l’eau douce, ce qui équivaut a un tirant d’eau de 25 pieds 5 pouces en eau salée. J’ai rencontré du mauvais temps durant le voyage.

     A 13 h 25, le 24 octobre, je suis arrivé sur rade de Calais et j’ai ancré mon navire à 14 h 43 sur les instructions du pilote. Le tirant d’eau du navire était de 25 pieds, avant et arrière, avec 3 degrés de gite à babord.

     Le temps se déteriora continuellement jusqu’à ce qu’il atteigne la force 9, du N.E…, à 19 h, le 26 octobre. A ce moment l’ancre commença à déraper, malgré l’usage de la machine principale.

     Tous les moyens furent employés pour empecher l’échouement du navire. L’assistance des remorqueurs fut demandée, mais le temps continua à se déteriorer, provoquant l’échouement du navire, sur la position 55 degrés 37 Nord, 1 degré 43’ Est dans des conditions exceptionnelles de tempête”.

    “Le navire souffrit de sévères dommages, nécessitant la mise à bas des feux. Pour la sécurité de l’équipage, j’ordonnai d’abandonner temporairement le navire que nous quittames à 2 h 15 le 27 octobre, à bord du canot de sauvetage de Calais. Nous retournames à bord à 10 h 10 lorsque le temps s’ameliora.

     Le sauvetage a été traité sue la forme du “ Llyod Salvage Agreement” avec la société de remorquge et de sauvetage du Nord qui mit tout en oeuvre pour sauver le navire, mais sans succès. Au cours de cette opération, une partie de la pontée arrière fut jetée à la mer. La S.R.S.N. abandonna ses efforts le 29 octobre lorsque le navire se fendit en son milieu, l’eau noyant la salle des machines et causant d’autres dégats étendus.

     J’ordonnai finalement d’abandonner le navire après consultation avec mes officiers à 2 h 40, le 29 octobre.

     Ce jour, le 31 octobre, j’ai inspecté le navire à basse mer et j’ai vu que la craqure verticale par le travers de la salle des machines, à l’endroit même des bouchains

     Il y avait également de nouvelles avaries sérieuses par le travers de la cale n° 3 où la torsion était plus forte, de la ligne de flottaison à la liaision des bouchains”

     L’INGENIEUR-EXPERT REVIENT AUJOURD’HUI

     M. Cubitt, ingènieur-expert du “Salvage Insurance” de Londres, qui a examiné le liberty—ship, lundi, sera de retour aujourd‘hui à Calais. Il vient de se rendre sur la côte bretonne pour examiner un deuxième liberthy ship grec jeté à la cote, le “Xenophon”, qui appartient à une autre compagnie hellénique.

     M. Cubitt retournera ce matin auprès du “Costas-Michalos” avant de prendre place, vraisemblablement, sur le paquebot en partance pour Douvres, dans le courant de l’après-midi. Il deposera ses rapports sur la situation du “Xenophon” et du “Costas-Michalos”.

     LES MATELOTS GRECS SONT RETOUNES A BORD POUR QUELQUES INSTANTS

     Mercredi, profitant de la marée haute et de l’état relativement calme de la mer, six matelots grecs, délégués par l’équipage, se sont rendus à bord, pour récupérer les affaires personnelles laissées dans leurs cabines par les marins de commerce. Ils étaient accompagnés par M. Raymond Wadoux, chef du sous-quartier de l’inscription maritime de Calais. Ils utilisèrent le bateau de pêche “Cass-Paves”, du patron Lelong, de Calais, pour se rendre à bord du liberty-ship. Ils accostèrent à marée haute et purent utiliser les échelles de pilote pendant le long de la coque. A 15 heures 15, le “Cass-Paves” était de retour au port.

      Les trente marins grecs sont toujours logés à l’hôtel Pacific, en attendant qu’une décision soit prise par l’armateur du liberty-ship au sujet de leur rapatriement.   ROBERT CHAUSSOIS

    18 novembre 1962

    Toujours échoué sur la plage de Sangatte ou il a terminé sa carrière, le liberty-ship grec  Costas-Michalos » s'ouvre de plus en plus. En s'ensouillant, le cargo voit s'élargir la fissure la hauteur de la passerelle, au point que tout l’avant du navire est plus enfoncé que la partie arrière, mieux assise. Par la brèche, on aperçoit l'entassement des rondins de papeterie constituant la cargaison en provenance de Russie.

    A chaque marée, aussi, des rondins choisissent la liberté et vont atterrir sur la grève. Sans doute pour éviter des récupérations improvisées, des barbelés ont été tendus en bordure de la route Nationale, mais il est possible d'accéder aux dunes pour voir, de loin le navire blessé à mort. 

    18 novembre 1962

    Sur notre cliché, deux motards  ont abandonné un moment leurs machines pour venir regarder le

     « Costas-Michalos « à marée basse. (Ph. La Voix du Nord)

    18 novembre 1962

    Les deux parties du "COSTAS-MICHALOS" sont restées échouées devant Sanqatte

    A la suite de la rupture de la coque, qui a divisé en deux parties, éloignées l'une de "autre de soixante mètres, le liberty-ship grec • Costas-Michalos, on aurait pu craindre que la mer n'accentue la séparation ou emporte la partie la moins lourdement enfoncée dans la souille. Il n'en a rien été.

    Mardi soir, nous l'avions signalé, le remorqueur de haute mer • Jean-Bart • de la S.R.S.N. s'était rendu auprès de la parue avant du cargo, à la demande des Ponts et Chaussées Maritimes, pour tenter de mouiller l'ancre tribord subsistant par mesure de sécurité, afin d'éviter que cette épave ne parte à la dérive et ne devienne un danger pour la navigation très intense dans le détroit du pas de Calais comme chacun sait. Cette opération ne fut pas entièrement concluante. En effet, il est apparu que l'ancre est bien descendue, mats la chaine s'est coincée dans I ‘écubier, en raison de la présence d'obstacles accidentels, manilles et filins.

    On ignore donc combien de mailions ont été mouillés et si l'épave est réellement retenue par l'ancre.

    LA CARGAISON EST DEVENUE INUTILISABLE

    De l’avis de spécialistes, la cargaison de bols soviétique, sous forme de rondins de papeterie est devenue impropre à son utilisation initiale, à savoir la transformation en pate aux usines de Corbehem, pour devenir du papier journal.

    Les rondins ont été trempes par l'eau de mer ce qui est incompatible avec le traitement qu'Ils doivent subir en usine. Quant aux rondins arraches à la pontée, jetés par-dessus bord ou échappes de la cale

    ON ENVISAGE, A PRÉSENT, DE SABORDER LE « COSTAS – MICHALOS « 

    Alors que l'on avait envisagé de fixer l'épave du liberty-ship grec "Costas-Michalos " à la côte, au moyen d'un long filin d'acier, passé autour d'un des blockhaus du " Mur de l'Atlantique" bordant la plage de Sangatte, pour éviter qu'elle ne parte à la dérive dans le détroit, il est apparu que ce système n'offrirait pas de sécurité suffisante, en cas de forte tempête. Aussi solide qu'il puisse être, le filin ne pourrait résister aux formidables tractions que les coups de boutoir endurés par les deux parties du navire lui feraient subir.

    Lors d'une conférence qui a réuni les autorités intéressées, autour de M. Barbier, administrateur en chef de la Marine à Dunkerque ; MM. Peyronnet, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées maritimes à Boulogne : Plenat, ingénieur du port de Calais ; Wadoux, chef de sous-quartier de Maritime, Dieudonné, ingénieur T.P.E. : Deloison, Ingénieur divisionnaire, etc... divers problèmes se rapportant à la gestion de l'épave, furent envisagés.

    Les uns et les autres exprimèrent leur point de vue. L'ensemble des renseignements obtenus au cours de ce colloque, va être rassemblé en un rapport qui sera transmis au Ministère de la Marine Marchande, à Paris, lequel est pour prendre une décision sur le sort de l'épave, eu égard à la sécurité de la navigation, actuellement menacée par la présence des deux moitiés du Costas-Michalos que rien n'empêche de partir à la dérive.

    La solution préconisée pourrait être le sabordage du liberty-ship grec, c'est-à-dire que les deux parties soient coulées sur place. Ainsi serait écarté tout risque de les voir reprendre la mer, lors d'une violente tempête, comme décembre nous en réserve sans doute quelques-unes

    LA QUESTION DES RONDINS ECHOUES AU RIVAGE

    Pour l’heure, un autre problème doit être réglé. Celui de la récupération des rondins qui jonchent par milliers les plages du littoral, tant à Sangatte, Blériot-Plage et Calais, qu'au-delà des jetées du port, plus à l'Est, vers Waldan et les Hemmes-de-Marck.

    Ce serait là une excellente affaire pour un marchand de bois de chauffage, un grossiste. Ayant récupéré ce bois sur le rivage de la mer, il deviendrait le « sauveteur « 

    Remettant le bois aux autorités, en l’occurrence à l'Inscription Maritime, il pourrait en devenir l’acheteur et ne paierait que les trois-quarts du prix de vente, lors de l’adjudication, puisqu'un quart de cette vente lui reviendrait en sa qualité de « sauveteur « 

    Aucune déclaration de trouvaille de rondins n'est encore parvenue à l'Inscription Maritime. Ce qui ne veut pas dire évidemment qu’aucun rondin jeté à la côte n’a été récupéré...

    Mais, attention, toucher du bois ne porte pas forcement bonheur...  R. Ch.

    Le « Titan IV » a commencé le déchargement des rondins du « Costas-Michalos »

    L'arrière du navire continue à s'enfoncer dans le sable

    Les opérations de déchargement de la cargaison du cargo grec Costas-Michalos » ont commencé.

    Dans la journée d’hier, le bateau spécial « Titan IV » s'est rendu pour la troisième fois auprès de l’épave et a rapporté au port de Calais une certaine quantité de rondins prélevés dans les cales du navire échoué devant Sangatte.

    Certes, cette opération n'est en rien comparable aux manipulations normales telles qu'elles se pratiquent à quai. Les rondins récupérés par le « Titan IV » sont disposés sur le pont du bateau. Celui-ci, rentré au port, s’est amarré à l'extrémité nord du quai Paul-Devot et est déchargé à l’aide d'une grue de la Chambre de Commerce. Les élingues sont déposées sur terre-plein, ou un emplacement a été prévu pour stocker les rondins à concurrence de 150 stères.

    Les quantités déchargées doivent être évacuées au fur et à mesure entre le bureau du port et le hangar Paul-Devot.

    La compagnie anversoise qui arme « Titan IV » a été amenée à prendre cette mesure pour le déchargement du bateau, compte tenu de deux facteurs : d'une part la nécessité de procéder au dégagement de la cargaison avant de tenter la récupération des éléments de l’épave, d'autre part la constatation faite lors des précédentes visites sur place, que le navire a tendance à s’enfoncer encore par l'arrière.

    18 novembre 1962

    Du pont du «"Titan IV ", les rondins sont déchargés sur le terre-plein du quai Paul-Devot, en face de la capitainerie du port. (Photo La VOIX du Nord)

    Nous avons signalé hier que le « Titan IV » avait commencé à amener jeudi à Calais une partie de la cargaison de rondins prélevée dans les cales du « Costas-Michalos »

    Hier vers 8 h. 30, le « Titan IV » a repris la mer pour se rendre nouveau près de repave, mais il ralliait le port dans le courant de la matinée sans avoir renouvelé l'opération qu’il avait effectué la veille.

    Le stockage sur le quai Paul-Devot s'est donc limité à la quantité apportée jeudi et déchargée sur le terre-plein, situé en face du bureau du port. Notons que le « Titan IV » appartient à la même compagnie anversoise que le « Salvor » unité spécialisée dans le relevage des épaves et qui opéra longtemps dans les eaux de Calais au lendemam de la guerre.

    Le « Salvor » a terminé sa carrière et une partie de son équipage se trouve sur le «  Titan IV » . Aussi Mr. Léon Avron, conseiller municipal, patron du canot de sauvetage qui s'est rendu bord, a-t-il retrouvé des marins qu'il avait connus autrefois sur le « Salvor » quand celui-ci était en mission à Calais.

    18 novembre 1962

    Sur cette vue prise à marée basse? on aperçoit nettement la fissure qui s‘est produite dans la coque du liberty-ship grec. A droite de la cassure, on distingue d‘autres déformations des tôles. (Photo “La Voix du Nord”). La fissure du "Costas-Michalos" s'agrandit davantage chaque jour.

    L‘ECHOUAGE D‘UN LIBERTY-SHIP SUR LA PLAGE DE SANGATTE

    L'épave du "Costas Michalos" se casse en deus et sera vendue à la ferraille

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  • Après avoir recueilli des informations concernant Henri Louchez dont le nom avait été repris pour désigner l'ancien stade du boulevard Curie, l'association Calais Photos Nostalgie a décidé de se mettre sur la piste d'un autre Calaisien qui ne survit quasiment plus dans la mémoire locale que par le biais de son nom... tant que le stade de l'avenue Saint-Exupéry subsiste : Julien Denis. Le public le plus averti sait généralement que Julien Denis était footballeur du RC... mais pas grand-chose d'autre. Or, il était considéré il y a un siècle comme un véritable héros. « Si les personnes qui fréquentent encore le stade Julien Denis prenaient le temps de s'arrêter pour lire la liste des morts pour la France inscrite sur la plaque érigée à l'entrée, ils verraient qu'y figure le nom de ce jeune homme, mort à 27 ans au tout début de la Première Guerre mondiale, le 15 août 1914 à Dinant, en Belgique » explique René Ruet, assez inquiet d'ailleurs de l'état de la stèle, peu entretenue. Julien Denis était donc vu comme un héros, mort pour la France, et sa carrière de footballeur légitimait pleinement le fait d'attribuer son nom au terrain de jeu.

    UN FOOTBALLEUR HORS PAIR

    Mais quel footballeur était-il ? Des recherches bien menées ont permis à René Ruet de retrouver des témoignages d'anciens condisciples de Julien Denis, propres à nous renseigner sur le style de jeu de ce natif de La Gorgue (Cambrésis)... car Julien Denis n'était pas Calaisien d'origine. Un de ses anciens camarades du pensionnat Gombert de Fournes se souvient ainsi des qualités sportives dont il fit preuve dans la prairie attenante à l'établissement. Il était alors adolescent. « Il fit un jour un pari qui fit malicieusement rire ses camarades de classe. Il paria de faire trente fois le tour du terrain de football. On se moqua de lui. À l'époque on ne parlait guère de course de fond, sauf pour rappeler l'histoire du soldat de Marathon qui tomba mort en touchant au but. Le jour venu Julien couvrit avec le sourire les 9 km de course qu'il s'était imposés. Prouesse remarquable d'autant plus significative que notre coureur n'était ni spécialisé, ni entraîné, mais qui témoignait d'un souffle inépuisable et d'une résistance physique incomparable Julien Denis était très intéressé par la pratique de la boxe mais son destin l'a amené au football où son frère aîné Léon s'était déjà illustré. Lors- qu'il s'engage à 18 ans, il est incorporé au 8ème régiment d'infanterie à Calais. Devancé par une excellente réputation, les dirigeants du Racing le recrutent. Il devient rapidement un pilier de l'équipe des canaris, aux côtés de Fernand Ducrocq, Ernest Hénocq, Maurice Delanghe, Willy Holmes, Jules Richard, Léon Fontaine, Norbert Bonne... Pendant sept ans, il occupe brillamment le poste de demi-centre.

    Julien Denis, footballeur calaisien et soldat « poitrine en avant »

    C'est avec une grande émotion que Victor se remémorait Julien, une belle photographie à l'appui. « C'est à l'issue d'un match fratricide qu'elle fut prise. Examinez bien les deux personnages. Il y en a un qui sourit d'un sourire très doux, d'un sourire de bonne grosse bête très forte et cependant qui ne mord jamais. Ce personnage, voyez-vous, ce n'est pas moi » déclarait Victor, empli de nostalgie.

    IL GALVANISE SON ÉOUIPE

    « Il fut surtout un défenseur remarquable » se rappelle un de ses supporters. « Doué d'une résistance peu commune, il lui est arrivé maintes fois de museler à lui seul une triplette adverse, même quand celle-ci était de classe. Ajoutez à cela un esprit de club incomparable et un cœur d'or. Lutteur de premier ordre, loyal et tenace, il servit toujours d'exemple à ceux qui le côtoyaient ». Qui mieux que lui défendit à son époque les couleurs sang et or ? Il popularise le cri « Allez Calais ! » lancé lors de matches pénibles et indécis pour galvaniser son équipe et emporter la victoire. L'un des frères de Julien, Victor, son benjamin, a eu l'occasion de se mesurer à lui sur le terrain. Il se remémore ses performances de dribbleur: « J'ai souvenance que pour arrêter un dribbling, il se jetait brusquement contre l'adversaire en écartant très fort les jambes. Ainsi, que la balle fût dirigée vers la droite ou vers la gauche, elle n'allait pas loin. Et comme Julien procédait à ce tackling peu banal sans compromettre son équilibre, il avait tôt fait de prendre possession de la balle et de l'envoyer à un camarade Cette moisson de souvenirs nous permet de cerner quel sportif Julien Denis était. L'homme fut sans conteste chaleureux avec ses pairs et savait entretenir un véritable esprit d'équipe, lui qui assuma le capitanat des canaris jusqu'à la mobilisation. Devant son attitude face à l'ennemi, sa vaillance ne fait aucun doute. Autant de raisons pour que son nom perdure dans le paysage calaisien, d'autant que, comme tant de poilus sacrifiés, il n'a pas de sépulture personnelle... MAGALI DOMAIN

    Julien Denis, footballeur calaisien et soldat « poitrine en avant »

    IL CHARGEAIT TOUJOURS POITRINE EN AVANT

    Gabriel Hanot, footballeur nordiste qui a joué à plusieurs reprises aux côtés de Julien Denis, et parfois contre lui, l'évoque en ces termes : « Qu'il fût partenaire ou adversaire, Julien Denis était le plus loyal des joueurs, celui qui chargeait toujours poitrine en avant, le col du chandail ou de la chemisette ouvert, celui qui ne se servait de sa force que généreusement, franchement, sans arrière-pensée méchante, sans le moindre désir de faire mal ou de blesser. Il avait besoin de se mettre peu à peu en action, pour obtenir le rendement naturel de sa vigueur, et il finissait toujours les matches beaucoup plus fort qu'il ne les commençait. Il avait une belle adresse de passe et un excellent jeu de tête. Toutefois, quand je me rappelle son style, c'est plutôt l'athlète que le technicien que je revois, l'athlète large d'épaules, solide sur ses jambes, aux yeux rieurs et largement ouverts sur la vie, d'homme parfaitement équilibré ». Sur le champ de bataille, c'est aussi poitrine en avant que le sergent-major Julien Denis alla à l'assaut de la forteresse de Dinant et trouva la mort.

    Pas de tombe individuelle

    « Peut-on se recueillir sur la tombe de Julien Denis? »: pour répondre à cette question, René Ruet a mené des investigations auprès du service patrimoine de Dinant, puisque c'est sur le sol belge que le footballeur du RC a trouvé la mort lors de la bataille dite du 15 août, qui a consacré la reprise du fort de Dinant tenu par les Allemands (rive droite de la Meuse) par les troupes Françaises du 33e (positionnées rive gauche). Sous une pluie de projectiles, l'assaut a eu lieu sur le pont et s'est poursuivi dans les marches menant au fort. Des dizaines de soldats français sont tombés sous les balles allemandes. Le lieutenant Charles de Gaulle a d'ailleurs été blessé lors de cet assaut. Julien Denis, lui, n'en réchappe pas. Cependant, explique l'historien Vincent Scarniet, « Julien Denis ne dispose d'aucune sépulture individuelle à Dinant. Soit il se trouve dans une des fosses communes comme non identifié, soit sa dépouille a été rapatriée en France fin 1922-début 1923 lors du remembrement des cimetières militaires de la région, soit encore incinérée quelques jours après le 15 août ». Conclusion : dans la mesure où Julien Denis n'a pas de tombe à La Gorgue, il n'y a pas d'endroit où l'on peut lui rendre hommage. « Qui l'aurait imaginé?» s'exclame René Ruet, encore plus convaincu de ce fait de l'importance de conserver la dénomination « Julien Denis » à un équipement sportif de Calais.

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  • Avant 1994 et 2001, l'étape entre Dunkerque et le Tréport du Tour de France 1958 était passée par la Côte d'Opale.

    Ville-étape lors des éditions 1994 et 2001 comme nous avons pu le voir précédemment dans la semaine, Calais a également eu la chance d'être un point de passage lors du Tour de France 1958, plus précisément lors de la 3e étape reliant Dunkerque (Nord) à Le Tréport-Mers-les-Bains (Seine-Maritime) où la route du Tour longe la Côte d'Opale, offrant alors aux coureurs la beauté des paysages du Calaisis. Le début de la course ressemble, à quelques exceptions près, fortement à l'étape entre Calais et Anvers de 2001, mais dans le sens inverse. En effet, les coureurs s'élancent de Dunkerque et passeront par Gravelines (km 18), Oye-Plage (km 24,5), Marck (km 31,5), Calais (km 39), Coquelles (km 44) et Saint-Inglevert (km 52) en ce qui concerne les villes du Calaisis.

    LA COURSE

    116 coureurs sont au départ de cette étape le 28 juin 1958 à une époque où les équipes sont encore des sélections nationales. On retrouve donc dans le peloton l'équipe de France de Jacques Anquetil, Louison Bobet ou encore Roger Walkowiak, la Belgique, la Hollande, l'Italie ou encore des équipes comme. Paris-Nord-Est, Centre-Midi et Ouest-Sud-Ouest. Dès le début de l'étape, une échappée se forme km 5 mais n'obtient guère de succès. Il faut attendre le km 29 et le passage à Marck pour que la bonne échappée se dessine, composée notamment de deux tricolores, Gilbert Bauvin et Jean Stablinski. Les oreillettes que nous connaissons aujourd'hui n'existant pas, l'écart se creuse considérablement (de 45" lors du passage à Calais à 6'40" à Etaples). Au km 100, un groupe s'intercale entre les échappés et le peloton et parvient à revenir à 3' 15 de la tête tandis que le peloton reste à distance (6'15"). A 12 km de l'arrivée, les 7 hommes de tête maintiennent les poursuivants hors d'atteinte (5'20) et joueront donc la victoire. Emmené par Jean Stablinski, Gilbert Bauvin va conclure de manière victorieuse une échappée de 148 kilomètres malgré un bel effort final du Belge Nôel Foré, 2e. L'autre gagnant de l'échappée est Win Van Est, qui s'empare du maillot jaune au profit de Jos Hoevenaers, porteur de la tunique durant l'étape.

    Calais, lieu de passage du Tour 1958

    Notre journal s'était évidemment fait l'écho de ce passage, salué par près de 50 000 personnes dans les rues calaisiennes.

    Calais, lieu de passage du Tour 1958

    LES CLASSEMENTS

    • Classement de l'étape :

    1. Gilbert Bauvin en 4h44min et 13 secondes ; 2. Noël Foré ; 3. Vito Favero 4. Wim Van Est ; 5. Jean-Claude Annaert ; 6. Fernand Lamy ; 7. Jean Stablinski 8. Francisco Moreno à 5107 ; 9. Emilio Bottachia ; 10. Henry Anglade

    • Classement général :

    1. Wim Van Est ; 2. Gilbert Bauvin à 40' ; 3. Noël Foré à 54' ; 4. Vito Favero à 115511 ; 5. Jos Hoevenaers à 3144 ; 6. André Darrigade à 4'54" ; 7. Gerrit Voorting à 5'05 ; 8. Pierino Baffi à 51191' ; 9. Emilio Bottachia à 5'22 ; 10. Piet De Jongh à 5122

    Il est à noter que ce Tour 1958 sera remporté quelques jours plus tard par le Luxembourgeois Charly Gaul, devant Vito Favero (ITA) et Raphaël Géminiani (FRA). Jean Graczyk (FRA) endosse le maillot vert et Federico Bahamontes (ESP) le prix de la montagne, tandis que la Belgique l'emporte par équipes.

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  • La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Ci-dessus, la façade de la bijouterie avant-guerre.

    La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Ci-dessus, une publicité de 1973.

    CALAIS. La bijouterie était une tradition familiale chez les Van Heeghe, installés à Saint-Omer. La fille reprenait la bijouterie familiale, un frère s'installait à Béthune, et le troisième, Joseph, re- prenait en 1928 la bijouterie Tétart, sise 68, boulevard Jacquard à Calais, entre un quincaillier, M. Peltier au 66, et un café au 70, tenu par Mme Veuve Autrique. À l'époque la concurrence était rude. Il y avait dix-huit bijouteries dans la ville. En 1947, Joseph rénovait totalement sa bijouterie Au Guy.

    En 1955, lorsqu'il a pris sa retraite, son fils Jacques a assuré la succession. Il y avait alors tou- jours dix-huit bijouteries en activité.

    En 1996, l'heure de la retraite sonnant, Jacques Van Heeghe n'a pas trouvé de repreneur. Son magasin est devenu le siège d'une mutuelle. M. Van Heeghe, « bon pied bon œil », a fêté hier ses 90 ans. Quant aux bijouteries, elles se comptent désormais sur les doigts d'une seule main. • J.-P. P. (CLP)

     

    La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Après la Seconde Guerre mondiale, la façade a quelque peu changé.

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  • De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    BOULOGNE-SUR-MER. Instant fondateur de la France Libre et des mouvements de résistance, l'appel du général de Gaulle prononcé au soir du 18 juin sur les ondes de la BBC est en réalité un mythe. À l'instar de tous les Français, peu de Boulonnais l'entendent. Leur journée est davantage marquée par une alerte aérienne ou l'obligation de déposer leurs armes ou fusils de chasse. On n'a alors guère le loisir d'écouter, sur la radio anglaise, un général français jusqu'alors inconnu. De cet appel ne subsiste que le manuscrit raturé initial — le discours ayant été légèrement amendé à la demande des Anglais et aucun enregistrement n'est alors réalisé.

    Charles de Gaulle lance ensuite, jusqu'à la fin du mois, d'autres appels. Ceux des 18, 19 et 22 juin (ce dernier est enregistré et on se souvient, à tort, de celui-ci comme de l'appel du 18) sont synthétisés dans une affiche placardée début août dans les rues de Londres. Cette affiche, rééditée en France à partir de l'automne 1944, est — à tort elle aussi — datée du 18 juin. Pourtant, même s'il n'est pas réellement entendu, l'appel du général de Gaulle se diffuse chez certains.

    DEUX VISITES EN QUINZE ANS

    Il faudra attendre le 12 août 1945 pour assister à la venue de celui qui est devenu chef du gouvernement provisoire. Le premier symbole d'une reconnaissance par l'État des souffrances endurées par la ville. « À Boulogne, dans la ville basse, tout était ruines et deuils, ce qui n’empêchait aucunement la population de manifester une confiance retentissante. », écrira même Charles de Gaulle dans ses mémoires. Et la confiance perdure bien après la fin de la guerre. Le 24 septembre 1959, Boulogne accueille dans la liesse populaire le désormais premier président de la Ve République, et ce malgré le contexte tendu de la guerre d'Algérie. Charles de Gaulle parcourt alors pendant quatre jours la région, sa région. Le chef de l'Etat est natif de Lille, s'est marié à Calais et passait ses étés à Wissant. • KARINE BERTHAUD (CLP)

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    En quinze ans, le général de Gaulle s'est rendu à deux reprises à Boulogne-sur-Mer. PHOTOS ARCHIVES MUNICIPALES.

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  • Lorsque la mode était au port du couvre-chef

    CALAIS. Sortir tête nue était mal vu en ce début du XXe siècle, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Ces messieurs, installés en terrasse au Café de la Nation, nous permettent d'apprécier la mode de l'époque. Le costume trois-pièces était alors de rigueur. La majorité de ces messieurs arborait une moustache, fournie, et des cheveux coupés court, gominés avec la raie centrale. Quant aux couvre-chefs (chapeau melon, canotier et casquette), ils apportaient la touche finale. Lorsqu'un monsieur croisait une dame, la politesse était d'incliner ou de soulever le chapeau. Porter un chapeau à l'intérieur était considéré comme impoli. Quant aux dames, elles suivaient la mode parisienne avec d'impressionnants chapeaux chargés de plumes, de faux fruits et de fleurs, comme ci-dessous lors de cette fête, la « Batailles de fleurs », qui se déroulait en 1906 place d'Armes. • J.-P. P. (CLP)

     

    Lorsque la mode était au port du couvre-chef

     

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  • GUÎNES. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le canal de Guînes avançait plus loin qu'aujourd'hui dans la ville. La rue Narcisse-Boulanger se terminait par un pont appelé « Pont d'Avignon ».

    Construit en remplacement d'un autre en bois, il a été terminé en 1813.

    UN PORT FLUVIAL IMPORTANT

    Au milieu du XXe siècle, les deux berges du batelage seront réunies et une partie du canal va disparaître.

    Dès le XVIIIe siècle, le batelage était un port fluvial important où transitaient tourbe, bois de la forêt de Guînes, charbon d'Hardinghen, et pierres de Marquise. La batellerie de Guînes était très importante, atteignant les quatre-vingts bateaux à la fin du XVIIIe. Le long du canal se trouvaient plusieurs entreprises ayant un rapport direct avec le cours d'eau, comme le chantier naval Decuppe qui s'est développé pendant près d'un siècle. Plus tard, la métallurgie a aussi permis de développer le transport fluvial au départ de Guînes.

    Tout autour de ce commerce, des métiers ont pris essor, comme celui des voituriers, qui acheminaient les matières premières en provenance d'Hardinghen ou de Marquise. Le développement du chemin de fer et du transport automobile a eu raison du transport fluvial à Guînes. Cela aussi aura raison du transport des passagers par coche d'eau. Les chemins et les routes étaient, au XVIIe siècle, peu praticables. Le coche d'eau devenait alors le moyen de transport privilégié. Il s'est développé jusqu'à la fin du XIV siècle où une ligne de tramway à chevaux fut mise en place puis le petit train Calais-Anvin. Mais, avant de disparaître, ces coches d'eau pouvaient transporter jusqu'à 150 personnes qui partaient de Guînes à 8 heures le samedi et revenaient de Calais à 16 heures. Le samedi était jour de marché à Calais, important pour les Guînois. En 181 3, il existait mème deux départs le matin, à 7h et 8 h 3(), et deux retours l'après-midi, à 17 heures et 18 heures. En 1797, un accident du coche d'eau fit neuf victimes à Saint-Pierre-lès-Calais. S. D. (CLP)

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Le Pont d'Avignon, aujourd'hui disparu.

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Désormais, le « Pont d'Avignon » a laissé place à un carrefour.

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Au XVIIe siècle, le coche d'eau était le moyen de transport privilégié.

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  • Le Cercle du soldat belge place de l'hôtel de ville

    CALAIS. En octobre 1914, l'armée belge se replie dans le camp retranché de Calais et installe son quartier général dans le théâtre municipal. Le port est mis à sa disposition, ainsi que la flaque à guerlettes pour les hydravions et l'aérodrome du Beau-Marais pour son aviation. Près de quatre cents baraquements, construits par le génie belge, permettent de cantonner les troupes. Des hôpitaux de fortune accueilles blessés. Au total, 898 décéderont et seront inhumés à Calais. Le front stabilisé, la place de l'hôtel de ville est mise à la disposition du commandement belge, début 1916, Pour y créer un Cercle du soldat belge. Cinquante baraquements y sont érigés avec réfectoire, salle de spectacle, de jeux, bibliothèque, cuisines, salles d'escrime, chapelle. Ci-dessous, l'entrée du Cercle face au parc Saint-Pierre avec, au fond, le bureau de Bienfaisance de la ville de la rue du Pont-Lottin. • J.-P. P. (CLP)

    Le Cercle du soldat belge place de l'hôtel de ville

     

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