• L’étroite rue de la Mer, à sens unique vers la place d’Armes

    CALAIS Les Anglais l'appelaient Staple Street. A leur départ, elle devint rue de la Mer, au XV Ile siècle, rue de la Flèche, au XVIIIe siècle rue du Vieux-Major. Une porte, donnant sur les bassins, avait été creusée dans les remparts en 1635, et fut détruite en 188 5. Redevenue la rue de la Mer, elle prit un temps le nom de rue de la République sous la Terreur. La voici en 1915, vue du parvis du musée, avec ses trottoirs très étroits bordés de hauts immeubles. Elle était en sens de la plage vers la place d' Armes. La circulation se faisait par la rue du Havre. Lors de la Reconstruction, la rue de Mer gardait son tracé tout en étant élargie et désormais alignée sur la rue Royale, déplacée vers l'ouest. Ci-dessous, la voici à gauche, vue dans l'autre sens, avec à l'angle du boulevard International, le restaurant Lachaud-Colin. J.-P. P. (CLP)

    L’étroite rue de la Mer, à sens unique vers la place d’Armes

    Pin It

    votre commentaire
  • Le magasin de jouets incendié remplacé par débit de tabac

    CALAIS, Le 4 février 1902, à l'angle du boulevard de l'Égalité et de la rue Delaroche, la petite maison d'un couple y vendant jouets et vannerie était détruite par un incendie qui ne faisait pas de victimes. La maison était reconstruite et s'ouvrait un débit de tabac, presse et buvette, qui faisait aussi office de bureau de poste. M. Pruvost proposait, en complément, des automobiles et des cycles. Voici ce modeste commerce, place de la Nation, en 1910, alors que des travaux de voirie étaient en cours et qu'un tramway venant du cimetière se dirigeait vers le terminus de la place d'Armes. Dans les années 1920, les petites maisons étaient détruites, remplacées par des immeubles de trois étages, jouxtant la pharmacie de la Nation. A l'angle, au rez-de-chaussée, le café-tabac de la famille Six-LangIant poursuivait son activité, un commerce toujours actif de nos jours. • J.-P. P. (CLP)

    Le magasin de jouets incendié remplacé par débit de tabac

     

    Pin It

    votre commentaire
  • La plage desservie par les tramways durant 30 ans

    CALAIS. Le cahier des charges, lors de l'électrification du réseau de tramways, comportait la mise en service d'une ligne reliant la place d'Armes à la plage. L'obstacle majeur était le manque de solidité du long pont, franchissant le bassin des Chasses, interdit aux tramways hippomobiles. La construction des ponts Henri-Henon, inaugurés en 1906, était une première étape. Restait à en construire un pour franchir le fossé des Courtines. Le pont du Casino était terminé en 1909. Une digue carrossable était aménagée vers la jetée pour le terminus des tramways. Pour l'été 1910, la ligne était ouverte, uniquement durant la saison estivale. Le succès était tel que des baladeuses, ces remorques sans moteur, venaient renforcer la capacité de transport. Ci-dessous, l'avenue de la Plage, en 1910, venait juste d'être aménagée. La ligne sera détruite lors des combats de mai 1940. J-P. P. (CLP)

    La plage desservie par les tramways durant 30 ans

     

    Pin It

    votre commentaire
  • « A la maison Graux revendeur », rue De-Croy en 1930

    CALAIS.

    Le prince Emmanuel de Croy, chef militaire des provinces de l'Artois, s'est installé à Calais en 1756. Il y avait fait construire un hôtel particulier rue de la Corne, et consacrait une partie de sa fortune personnelle à la restauration des remparts de la ville. A sa mort en 1784, alors qu'il avait reçu le bâton de maréchal, F les édiles décidaient de donner son nom à cette rue qui prolongeait alors la rue de la Rivière pour se terminer rue de Thermes. Voici en 1930, à l'angle des rues De-Croy et Notre-Dame, le commerce A la maison Graux revendeur, un magasin de brocante. Sur la façade on peut lire : « On achète cher ancien et moderne, meubles, argenterie, étain, bronze, cuivre, gravures, discrétion. »

    Ci-dessous, sur la droite, la rue de la Rivière, devenue rue de Louvain ; et sur la gauche, la camionnette du commerçant stationnée rue Notre-Dame à l'angle du magasin. J.-P. P. (CLP)

    « A la maison Graux revendeur », rue De-Croy en 1930

    Pin It

    votre commentaire
  • Les archers expulsés du parc Saint-Pierre en 1911

    CALAIS, Le parc Saint-Pierre a été inauguré le 15 août 1863. Il s'est étendu alors jusqu'à la rue des Salines. Le prolongement en 1880 de la rue du Petit-Paris (l'actuelle rue du 11-Novembre) vers la nouvelle gare sa amputé sa superficie d'un tiers. La société Saint-Sébastien, adepte du tir à l'arc sur perche verticale, a obtenu l'autorisation d'occuper un coin de terrain. La perche, haute d'une trentaine de mètres, est visible sur la gauche. Les archers ont dû décrocher des oiseaux postiches situés en haut de celle-ci. Toutefois, les problèmes de sécurité sont devenus récurrents. Il a fallu un accident, un enfant touché à l'œil par une flèche perdue et la plainte du père, pour que la ville, en 1911, expulse manu militari la société Saint-Sébastien. A cela s'est ajouté la colère des jardiniers du parc : les vitres des serres proches ont volé en éclats régulièrement. J.-P. P. (CLP)

    Les archers expulsés du parc Saint-Pierre en 1911

    Pin It

    votre commentaire
  • L’hospice civil du boulevard Jacquard transformé en résidence

    CALAIS, L'hospice a été créé en 1660, alors appelé la Chambre des pauvres. Géré depuis 1760 par les sœurs de la Charité, il a servi d'hôpital pour les indigents. Au début du XXe siècle, il est devenu hospice civil. Il a accueilli les vieillards jusqu'aux années 1970. Son austère façade, vue de l'hôtel de ville dans les années 1930, datait de 1870. La presse locale n'a pas été pas tendre : « L'immense superficie de terrains qu'occupaient les sombres constructions de l'hospice civil pourrait laisser la place à de luxueux magasins brillamment illuminés et remplacer le trou noir que forme, le soir venu, cette partie du boulevard », écrivait Pharos, le chroniqueur du Phare, en 1906. Lors de l'ouverture de la maison de retraite Pierre-de-Coubertin, sa destruction a été envisagée. Réhabilité, il est devenu au début des années 2000 la Résidence du parc Saint-Pierre. J.-P. P. (CLP)

     

    L’hospice civil du boulevard Jacquard transformé en résidence

    Pin It

    votre commentaire
  • Des milliers de réfugiés belges bloqués dans Calais

    CALAIS. Le 9 octobre 1914, Anvers tombe. L'armée belge bat en retraite. Dès le 12, les fugitifs belges les plus aisés traversent Calais en voiture, ils sont des milliers. Suit le cortège des charrettes, des réfugiés à pied, familles complètes avec poussettes surchargées. D'autres arrivent sur des bateaux de pêche. Plus de 80 000 entrent dans Calais. Ils y restent bloqués, attendant un train, un navire. Certains sont accueillis chez l'habitant. Le maire met à disposition des hangars, des écoles. Leur ravitaillement, difficile, s'organise. Beaucoup traînent dans la rue, sur les quais de la gare. D'autres restent sur les quais du port où leur vie s'organise. D'autres poursuivent leur chemin à pied vers l'ouest. Trains et bateaux sont rares, réservés aux militaires. En quelques semaines, 62 000 réfugiés, parmi lesquels 20 000 enfants de moins de 13 ans, sont évacués par train et par la mer. • J.-P. P. (CLP)

     

    Des milliers de réfugiés belges bloqués dans Calais

    Pin It

    votre commentaire
  • POLINCOVE AVANT.

    L’immuable Long Jardin, construit, en 1879

    Le café Le Long Jardin a été construit un 1879 par la famille Brocquet à la croisée de chemins reliant Nordausques à Audruicq, Zutkerque et au centre de Polincove, situé à un kilomètre en aval. Le café, estaminet à l‘époque, était entouré de champs et  de fermes, paysage familier d‘un village à l'époque rural vivant essentiellement de la culture.

    Les propriétaires avaient déjà leur petite habitation mitoyenne au café.

     APRES.

    L’immuable Long Jardin, construit, en 1879

    Immuable, le café est encore en activité ! La façade est demeurée quasiment identique même si les nombreuses fenêtres ont laissé place à de grandes baies vitrées. Une cuisine et un point de vente ont été ajoutés à droite. L’intérieur a été modernisé et les activités ont été diversifiées depuis sa reprise en 2014 par Lucile Courvoisier, dont la famille est propriétaire du café depuis sa création ! Le café est depuis quelques années labellisé « estaminet randonnée » et constitue une escale pour les nombreux marcheurs. La ferme à l’angle de la rue Saint—Léger a conservé également son apparence initiale. Le champ au premier plan a laissé depuis longtemps la place à un parking, utile à l’activité du restaurant.

    Les arbres en arrière—plan ont également en grande partie été abattus. Des feux régulent depuis peu la vitesse de circulation sur cet axe très fréquenté. C.P. (CLP)

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    AVANT

    Le pont de fer, lieu de passage incessant

    Nortkerque. Le Pont de fer est âgé! Sa naissance coïncide en effet avec la création de la ligne de chemin de fer reliant Calais à Lille, mise en service dès 1848.

    Avec le temps, il s’est bien entendu adapté aux rénovations de la ligne et a donc été consolidé pour permettre le passage quotidien des nombreux trains de transport de voyageurs et de marchandises. L’édifice ressemble à une porte d’entrée ou de sortie du village pour les centaines d’automobilistes qui empruntent chaque jour la RD 224 traversant de part en part la commune et reliant Audruicq à Ardres. La route a depuis été aménagée.

     L’urbanisation a gagné jusqu'aux abords de l'ouvrage, puisque des maisons ont été construites de part et d'autre du pied du pont. C. P. (CLP)

    APRES 

    Le pont de fer, lieu de passage incessant

    Pin It

    votre commentaire
  •  AVANT

    Zutkerque

    La route d’Audruicq, la voie la plus directe entre Zutkerque et Audruicq, a toujours été très fréquentée. C‘est une des raisons qui expliquent la présence de cet estamînet au coin de la route d’Audruicq et de la rue du Hocquevelt. Mais il y avait également la présence en face du café d'une sécherie à chicorée, invisible sur la photo. Tout autour, des champs, reflets d’un village rural où l’agriculture était essentielle.

    APRES

     Zutkerque

    L‘estaminet a été racheté en 1931 par Henri Paquentin, arrière—grand-père de l’actuel propriétaire. Henri, maçon, ferme alors le café et le transforme en maison. La sécherie à huit fours, propriété des frères Villain, a disparu en 1969 pour être transformée en maison attenante au garage Sauvage. Les champs ont également laissé la place à un lotissement en phase d’achèvement. C. P. (CLP)

    Pin It

    votre commentaire
snow