• La famille fut d’abord le seul lien et reste le lien essentiel de la première éducation par l’apprentissage du savoir faire élémentaire inné chez l’animal mais acquis chez l’homme.

     L’acquisition de savoir faire plus complexes ne se fit que par l’incorporation de l’enfant et de l’adolescent aux activités des adultes.

     Ce n’est qu’à l’époque Carolingienne que l’on observera la création d’un véritable réseau d’écoles. Mais elles étaient destinées essentiellement aux futurs prêtres cl futurs fonctionnaires.

     Plus tard, apparurent de petites écoles pour les moins misérables des enfants du peuple et des universités pour une infime minorité.

     De ces Universités. sont nés peu à peu les Collèges. Ils furent d’abord parallèles à l’enseignement Universitaire puis y préparèrent.

     Du XIVème au XVIIème siècle, les Collèges sous l’autorité essentiellement des Jésuites et des Oratoriens devinrent plus fréquentés que les Universités.

    En France, les idéaux révolutionnaires de 1789 introduisirent l’idée d’écoles de base, communes à tous.

    Les trois représentants élus pour présenter les cahiers de doléances de Calais à la Réunion des Etats Généraux 1e 9 juillet 1789 : BLANQUART-DESSALINES pour le Tiers Etat, l’Abbé BUCAILLE pour le Clergé et le Vicomte DESANDROUIN pour la Noblesse, comme l’ensemble des représentants nationaux n’avaient aucune idée originale pour améliorer l’enseignement.

     A CALAIS, à l’aube de la Révolution, l’enseignement était essentiellement représenté :

     - par un Collège, tenu par les Minimes, religieux franciscains établis à Calais depuis 1611 à [ 'emplacement de ! ’actuelle rue Claude Monet qui comptaient trois Pères et cinq Frères,

     - par un pensionnat de jeunes filles tenu par des Religieuses Bénédictines, rue de Guise, ouvert depuis 1641 , qui recevait une quarantaine de pensionnaires de bonne famille, en particulier Anglaise,

     — une Ecole primaire dirigée par les Frères de la Doctrine Chrétienne ouverte le 19/07/1700. Les classes au nombre de sept recevaient de 50 à 60 élèves chacune,

     - Quatre classes pour les jeunes filles, dirigées par les Sœurs de la Providence, appelées à Calais en 1710 par Louis Gense.

     A CALAIS, donc : comme dans l’ensemble de la FRANCE, l’enseignement ètait pratiquement monopole de l’Eglise.

     Les idées révolutionnaires d’égalité des droits des citoyens vont vite progresser et la lutte unti—cléricale va s’organiser.

     Dès sa jeunesse, le citoyen futur républicain laïque, doit être soustrait à l'influence néfaste de l’Eglise.

     L’Assemblée Nationale Constituante transfère au pouvoir civil lu surveillance de l‘Education publique et de l’enseignement politique et moral.

    Le décret du 12 Juillet 1790, crée la constitution civile du clergé impose le serment de fidélité aux ecclésiastiques.

     L’Assemblée Législative, par décret du 18 août 1792, interdit les congrégations religieuses.

     La Convention, par décret du 8 mars 1793, ordonne la vente des biens des collèges

     A CALAIS, pendant la révolution, les enseignants religieux subiront le sort commun. les Minimes verront leur effectif se réduire et lorsqu’il ne restera plus 5 élèves, ils fermeront purement et simplement leur établissement, le 15 Octobre 1790.

    Les Bénédictines se disperseront lorsque les scellés seront mis sur le couvent le septembre 1792.

     Les Frères des Ecoles Chrétiennes résisteront plus longtemps ; car il n’y a personne pour les remplacer dans le fonctionnement des écoles primaires.

    Mais ils disparaîtront eux aussi, car ils refuseront, sauf un, de prêter serment.

     Les Sœurs de la Providence essaieront de composer avec le nouveau Régime, mais finalement refusant de quitter l’habit religieux, elles se disperseront.

     Quelques écoles primaires, dans des locaux de fortune, fonctionneront tant bien que mal avec des Instituteurs de fortune : non noble, non ecclésiastique et sans manuels scolaires.

     La révolution avait détruit l’enseignement religieux peut—être critiquable. Elle n’arrivera pas à proposer ni à construire quelque chose de valable.

    Dans cette période troublée, les idées tombaient avec les têtes.

     La bibliothèque des Minimes qui renfermait 2140 volumes avait été vendue et dispersée.

     Il faudra attendre le Consulat pour que soit mis un terme à l’anarchie de l’Enseignement et que revienne la paix religieuse.

    BONAPARTE signe avec le Pape PIE VII, le 16 juillet 1801, un Concordat qui reconnait la liberté des Cultes. La religion catholique est celle de la majorité des Français.

     Le Clergé divisé par la Révolution en clergé constitutionnel et clergé réfractaire va se regrouper et se réimplanter dans les villes et les villages.

    La loi du 1er mai 1802, préparée par FOURCROY, Directeur Général de l’Instruction publique, organise quatre types d’Etablissements :

     — les écoles primaires, sans obligation de scolarité, sans gratuité, sont confiées de nouveau le plus souvent possible aux Frères des écoles chrétiennes,

    — les Collèges, des écoles secondaires entretenues par les Communes ou des particuliers,

     — les lycées aux frais de l’Etat qui reçoivent les enfants de plus de neuf ans, sachant lire et écrire,

     — les écoles spéciales, droit, médecine, histoire naturelle, physique, chimie, pour les élèves sortants des lycées après 5 à 6 ans d’étude du latin, des mathématiques et des sciences.

     A CALAIS, 1805, voit le retour des Sœurs Bénédictines. Elles sont au nombre de vingt trois. Sur sollicitation du Curé de Notre—Dame, l’Abbé TRIBOU, la municipalité leur confie, le 24 septembre 1805, la Direction des écoles municipales.

     Les Dames Marie—Adélaide HUMEREL, dite de la Croix, Marie—Jeanne POCHET dite Sainte Thérèse, Flore Pétronille TRIBOU, dite Sainte HENRY, Françoise FASQUEL, dite des Anges, seront nommées Directrices par arrêté du Préfet du 8 fructidor, an I3.

    L'enseignement des garçons souffrira quelque retard. Ce n'est  qu'en 1812 que frères des écoles chrétiennes réintégreront leurs fonctions et leurs locaux à l'emplacement actuel de l'école des Maréchaux.

    Depuis la fermeture du collège des Minimes, l’enseignement secondaire était bien mal représenté. Faute de crédits, le collège d’Etat ne pourra être ouvert et on devra autoriser l’ouverture d ’un établissement privé rue des Prêtres : la pension LEHODEY dirigée par un ancien ecclésiastique Jean—Baptiste Lehodey jusqu’en 1810, reprise par Mr Wille jusqu'en 1835.

     Dans ces conditions, on ne peut s’étonner qu ’à CALAIS, en 1810, il n 'y avait que 53% de la population qui sache lire et écrire.

     Devant les difficultés de l’application de la Loi de 1802, NAPOLEON, pur la Loi du 10 mai 1806, instituera l’Université Impériale qui, sous l’autorité de l’Empereur, réunissait tous les Etablissements scolaires et tous les enseignants à l’exclusion des Maîtres d’Ecoles.

     Au quasi monopole religieux de l’ancien régime, succède le monopole étatique de l’enseignement qui implique l’impossibilité d’ouvrir une école sans autorisation et l’institution d’un contrôle commun aux Etablissements publiques et privés.

     L’enseignement primaire publique piétine en marge de l’Université. 11 est essentiellement confié aux Frères des écoles chrétiennes qui ont les faveurs du pouvoir.

     Les études secondaires sont dispensées dans les lycées d’Etat (cycle de 6 ans de grammaire, humanités, rhétorique et mathématique spéciale), des Collèges communaux, des institutions et pensionnats privés. Les maîtres de ces établissements devaient posséder un grade conféré par les Universités : baccalauréat, licence ou Doctorat.

     Mais les jeunes filles étaient exclues des Etablissements gérés par l’Etat.

    Avec la Restauration, peu de changements interviendront dans l’Enseignement.

     Une Ordonnance Royale du 29/2 1816, stipule que toute commune doit pourvoir à l’instruction de ses enfants. Faute de ressources, elle pourra confier ce soin à un instituteur privé.

    La formation de celui-ci sera souvent sommaire, car l’on n’exigeait de lui pour exercer qu’un certificat de bonne conduite signé du Maire et du Curé, et un brevet d’aptitude délivré par le Recteur. Il existait trois degrés : pour obtenir le premier, il fallait simplement savoir lire, écrire, compter. Le deuxième degré exigeait des connaissances en orthographe, calcul et calligraphie. Le troisième degré, des connaissances en grammaire, des notions de géographie et d’histoire.

     Les membres des congrégations étaient dispensés du brevet. Une lettre d’obédience du supérieur de leur Ordre suffisait.

     Les progrès de l’instruction sont freinés par des problèmes d’argent que celui-ci manque aux communes ou aux particuliers. Les familles pauvres avaient besoin très rapidement du maximum de bras pour assurer le pain quotidien.

     Il faudra attendre la Loi du 28 Juin 1833 (GUIZOT), sous LOUIS-PHILIPPE, pour que débute véritablement l’Enseignement primaire. Chaque commune doit avoir son école primaire entretenue sur son budget. Mais l’école n’est gratuite que pour les indigents.

     La Loi conseille d’ouvrir des Ecoles pour les filles, mais l’obligation ne sera votée qu’en 1867.

    Elle organise des salles d’asile pour accueillir les enfants de 2 à 6 ans qui ne pouvaient continuer à fréquenter les crèches municipales” ou privées.

    Ces asiles s’appelleront écoles maternelles en 1848, reprendront leur nom d’origine en 1855, pour redevenir écoles maternelles définitivement en 1881.

     Le 1er octobre 1838, la municipalité de CALAIS va ouvrir une salle d‘asile avec l’aide de dames charitables, surveillée par deux Sœurs et qui accueillera deux cents enfants.

    L’enseignement primaire supérieur est assuré dans les chefs lieux de cantons et les communes de plus de 6.000 habitants.

     L'école primaire supérieure de CALAIS rue des Prêtres ouvrira le 3 octobre 1836. Pour y être admis, il fallait avoir au moins 10 ans, avoir reçu un enseignement primaire élémentaire, testé par un comité local.

     Les enseignants sont formés dans des écoles normales départementales où ils obtiennent le brevet élémentaire ou supérieur.

     Sous la deuxième République, la loi FALLOUX du 15 mars 1850, redonne à l’Eglise une certaine prédominance sur l’Etat qui ne contrôle plus que la moralité, l’hygiène et la salubrité des locaux.

     En 1874, le certificat des études primaires élémentaires est institué.

    La Loi du 18 Juin 1881, préparée par Jules FERRY et Paul BERT, tient compte de l’évolution des idées, des mœurs du 19ème siècle.

     Elle supprime les équivalences et oblige tous les enseignants à posséder au moins le brevet élémentaire. Aucun titre par contre n’est exigé pour les enseignants privés du secondaire ou supérieur.

     Elle assure la gratuité de l’enseignement dans les maternelles, les écoles primaires publiques, les écoles normales.

     La Loi du 28 mars 1882 institue à la fois l’obligation scolaire et la laïcisation des programmes. Il est décidé que tous les enfants âgés de 6 à 13 ans, recevront cet enseignement soit dans les écoles publiques, soit dans des écoles privées, soit dans‘ les familles. Cependant, les élèves qui obtiennent leur certificat d’études à partir de onze ans, sont autorisés à travailler.

     L’éducation religieuse est remplacée par l’instruction morale et civique, mais des difficultés surgissent lorsqu’ils s’agit de donner un fondement philosophique et un contenu à la morale laïque. On se bornera à enseigner «la morale de nos pères».

     La laïcisation du contenu de l’enseignement sera complétée 4 ans plus tard, par celle des maîtres. La loi du 30 octobre 1886 stipule que dans les écoles publiques, de tout ordre, l’enseignement est exclusivement confié à un personnel laïque.

    A CALAIS, pendant cette période qui précède la «guerre de religion de la fin du siècle», l’enseignement suit l’évolution nationale.

    A côté de l'enseignement public municipal, existait un enseignement privé, payant, dispensé par des particuliers.

     Il s’ouvrit de très nombreux établissements de taille souvent modeste — de 2 à 20 élèves — qui n’avaient souvent qu’une existence éphémère, car

    ils devaient vite fermer leurs portes pour cause de dettes ou à la demande des autorités de contrôle, pour insalubrité ou incapacité pédagogique manifeste.

     Bon an, mal an, entre 1815 à 1850, il existera en moyenne une quinzaine d' Etablissements privés pour filles. Ce nombre augmentera considérablement à partir de 1850.

     A SAINT—PIERRE, le nombre des écoles privées n ’est pas comparable à celui de CALAIS. L’exploitation y est moins rentable dans cette ville ouvrière où les enfants partent à l'usine le plus tôt possible. Les familles aisées envoient leurs enfants à CALAIS dans des établissements dont le prestige est bien établi.

     L’ enseignement communal primaire en 1843 pour 8. 000 habitants était assuré par trois instituteurs communaux Frères des Ecoles chrétiennes et cinq instituteurs prives rue Lafayette et près du Pont Lebeurre.

     En 1852, une congrégation féminine, les Dames du Sacre—Cœur, décide d'ouvrir un couvent à CALAIS. Elle achète l'ancien Vauxhall. Il s’agissait d’une guinguette abandonnée, une des plus fréquentées de CALAIS — ouverte en 1808 par l ’acteur J—B. PLANTE, qui la revendra en 1836 à un certain PILATE, pour y installer un pensionnat franco—anglais contraint (le fermer en 1840.

     Avec cette guinguette, la Communauté fit l’acquisition d’une parcelle de terrain donnant sur la route de Boulogne connue sous le nom de Riez CREVECOEUR.

    Les bâtiments seront terminés en 1856. A côté du couvent, de la Chapelle qui servira de Paroisse au quartier du Petit Paris, on ouvrira un pensionnat qui acquit rapidement une renommée telle que de nombreuses jeunes anglaises viendront y apprendre le français.

     Depuis 1807, des sœurs Franciscaines assuraient le service de l'Hôpital de CALAIS. En 1854, un décret impérial officialisera l’existence des Sœurs Franciscaines de CALAIS, qui regroupera… les divers rameaux de cette congrégation du Diocèse d ’ARRAS , sous l ’autorité de l’Abbé DUCHENE, Aumonier de l’Hôpital. Les Sœurs installent leur couvent rue Eustache de Saint—Pierre et acquièrent une maison voisine en 1862, pour y édifier une chapelle.

     Les Franciscaines qui avaient vocation de former des sœurs enseignantes, hospitalières ou missionnaires, ne semblent pas avoir ouvert l ’Ecole à CALAIS.

     En 1859, les Sœurs Bénédictines, revenues à CALAIS en 1805, où elles avaient été chargées du service municipal des écoles primaires ne sont plus assez nombreuses. En 1823 six religieuses enseignent & 197 élèves. Elles seront remplacées par les Sœurs de Saint—Paul de CHARTRES qui agrandiront les bâtiments existants et ouvriront une école au Courgain.

     Les quelques Bénédictines restantes ouvriront un petit pensionnat privé, rue de l’Etoile, qu ’elles céderont aux Sœurs Dominicaines en octobre 1879.

    C ’est la première apparition à Calais de ! ’habit des Dominicains .' la cape noire de la pénitence et la lumière? de la robe blanche.

     En 1870, s’ouvrira l’école paroissiale de filles, Sainte-Agnés, rue Thiers, qui, en 1882, recevait 176 élèves.

    En 1877, les Sœurs de la Sainte Union, ouvriront un pensionnat rue du Onze Novembre, à l’emplacement actuel de l’école de Musique.

    En 1882, il y avait aux Attaques une école tenue par les Sœurs de la Sainte—Famille.

     A cette même époque, une institution Sainte—Marie, 45 rue Lafayette, qui accueillait les enfants depuis l ’âge de_ 4 ans jusqu’au brevet supérieur faisait publicité dans la presse locale. Les études coûtaient 25 francs par mois pour le brevet élémentaire, 30 francs pour le brevet supérieur.


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  • 1885

     La Loi promulguée au Journal Officiel le 30.01.1885, concrétise la réunion de CALAIS cl de SAINT—PIERRE. CALAIS comptait alors 15.000 habitants - SAINT-PIERRE 35.000.

     Une formidable mutation pendant le XIXème siècle avait transformé le paysage de SAINT—PIERRE, après l’installation des métiers à tulle en 1816 par trois anglais : CLARK, WEBSTER, BONNINGTON.

     SAINT-PIERRE ne comptait que 2675 habitants en 1802.

     La poussée démographique va correspondre à une socialisation des deux villes, car soixante pour cent de la population étaient constitués d’ouvriers.

    A partir ,de 1877, on note une transformation politique des deux villes, qui jusqu’alors étaient plutôt conservatrices.

     SAINT—PIERRE élit comme Maire, VAN GRUTTEN, fonctionnaire, franc maçon, anti—clérical acharné.

     A CALAIS, MUSSEL doit démissionner sur un vote de laïcisation. Une grave crise municipale s’en suit, car aucun candidat ne se présente à la magistrature.

     Finalement, DARNEL présente un embryon de liste qui sera élu.

     Alors les deux municipalités sont républicaines et favorables à l’enseignement publique.

     Les premières élections municipales, après la fusion des deux villes sont favorables à SAINT-PIERRE.

    VAN GRUTTEN est élu.

     Ses premières décisions seront d’établir la Maison Commune Place Crèvecœur, où elle restera quarante ans, et d’interdire les processions.


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  • 1888 suite

    Une salle d'étude

    1888 suite

    1888 suite

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    1888 suite

    1888 suite

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    1888 suite

     

    1888 suite

    1888 suite

    Le seul congé de la semaine était le jeudi après-midi. Le matin après la Messe il y avait ouvrage manuel : couture et écriture (déliée, ronde, gothique et batarde, sous la Direction de Madame LABBE qui trouvait encore le temps le soir de repriser lcs chaussettes de laine. Il y avait aussi gymnastique sous la Direction de Monsieur LABORDERIE.

     Les classes enfantines étaient mixtes. Les enfants y étaient accueillis à partir de 7 ans. Il n‘y avait pans de maternelle.

     Il y avait une nette séparation avec le reste du pensionnat. Les classes étaient situées sur le côté dc la chapelle, les récréations des petits se faisaient dans le jardin entourant la grotte, séparé du reste du pensionnat par un mur couvert de lierre.

     Le passage des classes enfantines à la 7ème seconde, était un moment pénible pour l'enfant qui changeait totalement d’horizon en franchissant le mur entre les deux cours de récréation, et allait faire connaissance du Réglement.

     Il y avait une 7ème seconde, une 7ème première.

     Il y avait une 6ème seconde, une 6ème première.

     Il y avait une 5ème seconde, une 5ème première.

    La dénomination première-seconde recouvrait une seule classe avec un seul Professeur qui tenait compte de la force de chaque groupe d’élèves de sa classe, répartissait son enseignement en conséquence.

     A la fm de la cinquième première, l’orientation se faisait vers les études primaires menant au Brevet élémentaire, soit vers les études secondaires qui aboutissaient au baccalauréat.

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  • 1888

     A l’ouverture du Pensionnat JEANNE D’ARC, l’enseignement à CALAIS est représenté, en plus d’établissements privés de très faible capacité par

     — deux écoles de garçons laïcisées rue Notre-Dame et.. au Courguin. Les Frères des écoles chrétiennes ont été évincés à la rentrée de 1878, du Courgain, en 1880 de la rue Notre Dame. Ils ouvriront alors un établissement privé une Eustache de St Pierre.

     — Le collège communal de la rue Leveux (1880) installé dans l’ancien Hôtel Dessin qui assure sept années d’études, payantes, menant théoriquement au baccalauréat. Mais, sur un èffectif de 50 élèves en 6ème, on ne retrouve qu’une demi-douzaine de candidats au bac que n’obtiennent que deux ou trois élèves,

     — un cours secôndaire de jeunes filles, rue des Maréchaux, dans un immeuble légué à la Ville en 1871 par Madame Madeleine LAMBERT. Le cours est surtout fréquenté par les jeunes filles de SAINT-PIERRE,

     — une école de jeunes filles tenue par les Sœurs de SAINT-PAUL, rue des Prêtres, 200 élèves ouverte le 5 octobre 1888

    — deux écoles maternelles. 

     A SAINT—PIERRE une école primaire supérieure, place Crèvecœur qui regroupera l’Ecole primaire de la rue Leveux qui partageait depuis 1880 les locaux avec le collège communal, et l’école primaire de St Pierre ouverte en 1862 dans des salles attenantes au lavoir de la Place Crèvecœur.

     — des écoles primaires de garçons, tenues par des frères rues de l’Espérance, du Vauxhall, Thiers, route de Dunkerque, Petit Courgain, rue Jeanne d’Arc.

    — des écoles primaires de jeunes filles, rues Gambetta, Verte, des Fleurs, Boulevard Gambetta, Petit Courgain.

    - des Maternelles : Boulevard Lafayette, Gambetta, rue des Fleurs, Petit Courgain, Fort Nieulay,

     — quatre écoles privées dont l’institut PAPE CARPENTIER, rue Cuvclicr (qui deviendra en 1896 la première EPS de jeunes filles), rue de l’espérance, route de Boulogne, route de Marek. 

     - l’Institution SAINT-PIERRE pour garçons, crée par l’Abbé François—Louis CREVECOEUR le 17 novembre 1846 dans la villa MIRMAND, une ancienne guinguette (actuellement rue de la Villa). Ce fut le premier établissement d’études secondaires du CALAISIS.

    1888

    Mme Carbonnier directrice 1888-1935

    1888

    Quatre sœurs Dominicaines venues au Midi se fixèrent le 8 Janvier 1876 à BREBIERES (près de DOUAI) et fondèrent la première maison des Dominicaines du Sacré—Cœur.

     - Léonie Sicard (Mère Marie des Anges),

    - Marie—Henri LAVANDIER (Sœur Marie—Dominique)

    - Victorine DARDINIER (Sœur Marie-du Sacré Cœur)

    - Aurélie CARBONNIER (Sœur Marie-Mathilde)

     En 1879, sur invitation de Monseigneur LEQUETTE, évêque d’ARRAS, elles reprirent le Couvent des Bénédictines de CALAIS, installé dans l’Hôtel de la Duchesse de Kingston (future Chambre de Commerce), et le pensionnat rue de l’Etoile. Il y avait alors quatre vingt élèves.

     Des difficultés administratives obligèrent les Sœurs Dominicaines à quitter le Couvent et à s’installer à HARDINGHEN dans le Château de la Verrerie. Elles y installeront un noviciat et un pensionnat. Très vite, les sœurs seront au nombre de 85.

     La Prieure était Mère Marie-des Anges (Sicard), née en 1837 à LACAUNE (GARD). Elle était la troisième des quatre filles de parents modestes.

     

    Entrée à 26 ans au couvent des Dominicaines d’ARLES, elle fit sa profession de Foi à MAZAN , dans le Diocèse d’AVIGNON, le 4 février 1865.

    Après un passage dans les Vosges, puis à BREBIERES, elle fut la fondatrice de la Congrégation des Sœurs Dominicaines du Sacré—Cœur.

     Elle fut la créatrice de JEANNE D’ARC en 1888, de l’école primaire et ménagère de la MAILLEU, dans la banlieue de LIEGE en 1892, de l’Hôpital et du Sanatorium de BORMENVILLE, dans la Province de NAMUR cn 1897, de l’Institut des sourds et muets de BOUGE les NAMUR en 1899.

     Mais les sœurs Dominicaines repliées à HARDINGHEN, où le calme de la campagne facilitait la prière, n’avaient pas perdu l’espoir de revenir à CALAIS pour faire profiter les jeunes filles de leurs qualités d’enseignantes.

     Le Chanoine DOLLET, curé de la Paroisse SAINT-PIERRE, encouragea vivement les souhaits de Mère Marie—des-Anges.

     Une fabrique de «filets» avait fait faillite en 1885 et ses bâtiments sur une superficie de 4200 m2 rue Champailler étaient à vendre. La communauté en fit l’acquisition et le 8 décembre 1887, les travaux d’aménagement du futur pensionnat débutèrent.

     Les bâtiments étaient conçus pour recevoir 200 élèves.

     Les travaux furent rapidement menés. Ils auraient été supervisés par le Révèrend Père Raymond M. THEODORE BIALLEY.

    Le maire de Calais était alors Mr WINTREBERT

     Le président de la République SADI CARNOT

     Le souverain Pontife était LEON XIII

     Tous les travaux de charpente, menuiserie furent effectués par Monsieur Alfred CLIPET, qui avait son Entreprise tout à côté, et était propriétaire de nombreux immeubles dans le quartier, en particulier de celui qui abritcra plus tard les cours pratiques.

     Le nom de Monsieur CLIPET est étroitement lié à l’histoire de JEANNE D’ARC, puisque sa petite fille, Mademoiselle Suzanne BEUTIN , y fut professeur et se trouve être Présidente Honoraire des Anciennes Elèves.

    1888

    Pensionnat Jeanne d'Arc - Entrée

    1888

    Le pensionnat - La cour de Jeanne d'Arc

    1888

    Un mur sépare les classes enfantines du collège

    1888

    La Chapelle - Portail

    La cour de la grotte de Lourdes

    1888

    La chapelle

     

    Immédiatement, le succès fut considérable puisque la première rentrée se fit avec 125 élèves.

     Mère Marie-des—Anges confie la Direction du Pensionnat à Sœur Marie-Mathilde, une de ses compagnes de BREBIERES, d’HARDINGHEN ou elle était maîtresse générale.

     Sœur Marie—Mathilde, dont le souvenir est si fidèle dans la mémoire des anciennes élèves sous le nom de Madame Aurélie CARBONNIER, était une ancienne élève de l’Ecole Normale de filles de DOHEM (62) où elle avait su gagner la confiance de la Directrice, Mademoiselle De CORBIE.

     Les écoles normales de garçons et de jeunes filles du Pas-de—Calais n‘avaient pu être ouvertes par l’Etat par manque de crédit. Les écoles normales étaient donc privées. L’école, pour la formation des Instituteurs, était dirigée par l’Abbé PAQUET.

     Quelques années heureuses conduisirent le Pensionnat jusqu’au terme du siècle. Mais les menaces se font de plus en plus précises quant aux orientations politiques et au devenir de l’enseignement religieux.

     Le 15 janvier 1901, le Parlement vote la Loi sur les Associations qui pose l’ultimatum aux Congrégations de demander leur autorisation d’exister avant le premier octobre 1901.

     Le 3 août, Mère Marie—des-Anges adresse — sans illusion - son dossier de demande d’autorisation pour ses Maisons d’HARDINGHEN et de CALAIS.

     Dès ce moment, présageant l’évolution catastrophique, elle cherche une terre d’exil, en Angleterre (Les Dominicaines de Sèvres se réfugieront à HUNSTANTON dans le Norfolk en 1903) ou au Canada, terre de mission comme le conseille le Chanoine CONDETTE, Aumonier d’HARDINGHEN .

     Mais les formalités sont longues, la santé de Mère—Marie-des-Anges déclinante, si bien que rien n’est décidé lorsque le 1°r Juin 1902, Emile COMBES, est élu président au gouvernement en remplacement de Waldek ROUSSEAU. Ses convictions anti-cléricales sont encore plus marquées.

    Il s’agissait cependant d’un Docteur en Théologie (1860) qui avait rompu avec le catholicisme pour entreprendre des études médicales, se lancer dans la politique et devenir le chef du Parti Radical.

     Sa haine de la Religion sera implacable.

     Le 27 juin 1902, il publiera un Décret visant à la fermeture des Ecoles religieuses n’ayant pas fait l’objet d’une autorisation, soumise au seul pouvoir politique. Cette interdiction visait 3125 établissements.

     Le 27 juillet 1902, la ligue pour la liberté de l’enseignement qui vient d'être fondée organise une manifestation monstre Place de la Concorde.

    Malgré son ampleur, elle n’obtiendra pas les résultats des autres manifestations qui pour les mêmes raisons, se dérouleront dans toute la France en 1984.

     Le 28 Mars 1903, le projet de Loi contre les Congrégations, est voté. ll interdit l’enseignement à tous les membres des Congrégations, meme celles autorisées auparavant. Les Ordres Prédicateurs, les Chartreux devront se disperser.

     Le 29 avril 1903, tandis que les Moines de la_ Grande Chartreuse étaient expulsés manu—militari par les soldats du 2ème Bataillon du 140 R.I., sous les huées et les cantiques de plusieurs centaines de manifestants, les Sœurs seront conduites à la Gare, au milieu d’un cortège de protestataires au premier rang desquels se trouvaient deux prêtres de SAINT-PIERRE qui furent arrêtés, dont le futur Chanoine FLODROPS.

    Les Dominicaines d’HARDINGHEN n’avaient pas attendu l’inéluctable pour se mettre à l’abri. Le 15 Janvier 1903, le Chanoine CONDETTE avait conclu l’achat du Château des Ducs d’AUXY et de son parc de huit hectares à NEUVILLE sur CASTEAU, entre MONS et SOIGNIES (dans le Hainaut Belge).

     La quasi totalité de la Communauté était à l’abri quand la nouvelle Prieure, Sœur Mznric-Dominique (LAVANDIER), abandonnera HARDINGHEN qu’elle laissera sous la garde de Sœur Réginald OTT, qui par dévouement, consenti… à se séculariser. Le 22 juillet 1905, les Abbès BRESSELLE et CONDETTE surenchériront sur un franc maçon notoire et pourront conserver HARDINGHEN en attendant le retour des Dominicaines.

     La même fureur anti-cléricale s’abat sur JEANNE D’ARC.

     Monseigneur WILLIEZ, Evêque d’ARRAS, supérieur canonique des Religieuses dc CALAIS. délie Mère Mathilde de ses engagements à la vie religieuse.

     Elle est rendue à l’état laïque et ne sera plus connue que sous le nom de Mudzunc CARBONNIER.

     Malgré cela, la vie n’est pas très sûre pour les anciennes religieuses et Monsieur B()l !… MIN, Doyen de SAINT-PIERRE, conseillera à Madame CARBONNIER de quitter CALAIS.

    Elle retrouvera momentanément refuge chez son oncle, Monsieur Louis DECLERCK a Cappelbrouck, qui l’encouragera à poursuivre la lutte.

     Avant de partir, elle aura confié la charge de JEANNE D‘ARC à Madame DEWEVRIL sous directrice, qui deviendra sa fidèle compagne jusque dans sa retraite, et à des institutrices venues de DOHEM.

     Madame CARBONNIER regagnera le Pensionnat en octobre 1904 pour ne plus le quitter uvnnl l935 prenant sa retraite, accompagnée de Madame DEWERE, de Madame BOUVET, de Joséphine...

     Elle se retirera à la Villa JEANNE D’ARC, Chemin des Régniers où elle s’éteindru en mars l‘)43, assistée de Madame BOUVET et Mademoiselle BEUTIN.

     Elle sera enterrée dans le caveau de famille — MASSON — dans le cimetière de CALAIS SUD.

    Madame DEWEVRE se retirera alors dans une maison de retraite à VAULX VRAUCOURT, où elle décédera en 56/57!

     Madame BOUVET, après le décès de Madame CARBONNIER, se retirera à BAPAUME, pour se rapprocher de l’Abbé CAPELLE, ancien Aumonier du Pensionnat.

     A la rentrée de 1904, les élèves affluent. C’est la conséquence de la fermeture des Etablissements Religieux disséminés dans la région, mais c’est surtout la preuve que les familles Calaisiennes veulent toujours assurer à leurs enfants un enseignement chrétien.

    Leur confiance est bien récompensée, puisque les 10 élèves présentées en 1904/ 1905 au brevet supérieur, furent toutes reçues.

     Conscient de ce problème, dans cette période troublée par la persécution l’évêché nomme… comme Aumonier de JEANNE D’ARC l’Abbé DELPOUVE (qui était supérieur de l’Institution SAINT-WAAST à BETHUNE) fonction qu’il occupera jusqu’à la déclaration de la guerre 1914/1918.

    Il deviendra curé de OYE-PLAGE.

     Les épreuves pour JEANNE D’ARC ne sont pas terminées.

    En août 1905, l’immeuble est mis en vente. aux enchères par les liquidateurs à la requête du Crédit Foncier.

     La Municipalité de CALAIS convoitait le Pensionnat du Sacré—Cœur pour y établir un Collège de jeunes filles. Elle arrivera à ses fins le 23 février 1907 pour la somme de 235 400 francs. Elle y ouvrira en 1909 le lycée Sophie Bertheloot sur des plans de l’architecte Louis Debrouwer.

     L’acquisition des terrains permettra la prolongation des rues du Bout des Digues, des Soupirants, du Vauxhall, Edgard Quinet.

     Elle convoitait également JEANNE D’ARC pour y transférer 1’école primaire supérieure de filles.

     Elle ne put y arr1ver. La défense s’organise autour du Chanoine BOURGAIN qui put s’assurer le concours financier de nombreux calaisiens.

    Le 23 août 1905, la Société Civile Immobilière, nouvellement constituée en y mettant le prix, l’emportait sur la Ville de CALAIS.

     La persécutation religieuse n’est cependant pas terminée. Le 9 décembre 1905, le Journal Officiel publie la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui annule le Concordat. La République assure la Liberté de conscience mais ne reconnait, ni salarié ni subventionne aucun culte.

     Les biens ecclésiastiques sont confiés à des Associations Culturelles.

     Les Edifices du Culte seront déclarés propriétés communales, mais les Associations religieuses en garderont la jouissance.

    Mais le Pensionnat JEANNE D’ARC est sauvé...

     Le nombre des élèves augmente, les succès scolaires font le renom de l'Etablissement.

     Madame CARBONNIER va orienter son action dans deux directions : les cours pratiques ménagers et le développement des études secondaires jusqu’au baccalauréat.

    En 1909, JEANNE D’ARC acquiert de Monsieur CLIPET un café à l‘angle des rues CHAMPAILLER et CHANTILLY, pour y installer des Cours pratiques ménagers.

     Madame la Comtesse De DIESBACH avait créé à PARIS une école normale destinée à former des Professeurs d’enseignement pratique ménager.

    Les cours débuteront en janvier 1910, sous la Direction de Mademoiselle Marie HUART.

     Mademoiselle Marie ROHAUT (qui décédera pendant l’évacuation à LOSTEBARNE), se réservera l’enseignement des broderies en tous genres, des dentelles à la main. Elle avait suivi pour ce faire, des stages dans des écoles dentellières à BRUGES, BRUXELLES, BAILLEUL, ALENÇON.

     Les cours artistiques étaient donnés_par Madame PRISON, Mademoiselle MARTIN.

     La préparation au baccalauréat était le deuxième souci de Madame CARBONNIER. Elle s’assura le concours des Professeurs des Classes terminales de SAINT-PIERRE. La première candidate, reçue en 1913, dans la série Sciences—langues, fut Mademoiselle DUPRET, qui avait été prepare par Anne—Marie MASSON (Madame Emile HACHE).

     Cependant, l’essentiel de l’enseignement consistait alors à donner aux élèves les éléments indispensables à être une parfaite maîtresse de maison, une bonne épouse, et mère de famille. Il fallait avoir une culture générale pour pouvoir faire bonne figure dans les salons, il fallait être habile dans les travaux d’aiguille pour tenir sa maison et participer aux «ouvroirs». Il fallait savoir cuisiner, s’adonner à un art d’agrément musical ou pictural, savoir danser, jouer des scénettes. Monsieur CHATROUSSAT s’accompagnait au violon pour donner le rythme lors des répétitions du quadrille des lanciers.

     Quelques élèves pouvaient bénéficier de la salle de gymnastique que le Docteur ERICKSON avait installé à son cabinet rue Darnel.

    1888

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    Une leçon de repassage

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    Dames et jeunes filles au cours de coupe

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    La cuisine - Cours de cuisine

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    Atelier de peinture

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    César le grand ami des enfants et un tout petit

    Horaires et disciplines étaient d’une rigueur presque incroyable :

     — Lever à 6 heures 15 : toilette à l’eau froide, souvent même glacée, de la tête, du cou et des bras. Interdiction de dénuder la poitrine. On prenait son bain une fois par mois, avec une chasuble de toile, avec le même cérémonial que le lever et le coucher : pose d’un peignoir ample fermé du bas jusqu’aux hanches, sans passer les manches. On se dépouillait de ses vêtements par le bas et on enfilait la chemise de nuit ou la chasuble, toujours par le bas. Seulement alors, on enlevait la chasuble. Aucune partie du corps n’avait été exposée à la vue.

     - 7 heures : prières, messe et communion à la Chapelle.

     — 7 heures 30 : petit déjeuner avec obligation d’aller jusqu’au bout de son bol.

     — 8 heures : récréation dans la cour d’hiver avec obligation de participer à un jeu, car aucun groupe n’était toléré.

     - 8 heures 45 : salle d’études, arrivée des externes, récitation de trois chapclcts.

     - de 8 heures 30 à 10 heures : les premiers cours de la journée. Tout cours débutait par une prière dite «heure de garde».

    — 10 heures - 10 heures 15 : récréation.

     — 12 heures : libération des externes après récitation de l’Angélus, réfectoire pour les pensionnaires et demi-pensionnaires.

     Il y avait une surveillante à chaque bout de table qui était perpendiculaire à la table des Professeurs juchée sur une estrade. Service assuré par Marie, qui aidait Mère Marie Françoise, la cuisinière. Il y avait 70/80 repas à servir. Les repas étaient pris dans le silence le plus complet. On ne pouvait parler à table que le Dimanche midi.

    - 12 heures 45 — 13 heures 45 : promenade des pensionnaires sous surveillance, en rang deux par deux, sans possibilité de choisir sa compagne.

    On ne pouvait parler aux camarades de devant ou de derrière. A l’arrivée au Parc Suinl—Picrrc, on avait droit à 5 minutes de «débandade».

     -14 heures : retour des externes et cours jusqu’à 16 heures.

     -16 heures : Chapelle pour la prière du soir et quelquefois le salut.

     -16 heures 30 : collation et récréation.

     -17 heures - 18 heures 30 : reprise des cours.

    -18 heures 30 : départ des Externes, préparation du travail du lendemain pour les pensionnaires en salle d’Etudes.

     -19 heures 30 : repas suivi d?une longue récréation.

     -20 heures 30 : montée aux dortoirs et extinction des lumières à 21 heures.

     Les allées et venues des externes étaient réglées par un certain cérémonie! qu’on appelait «Les Rangs». Toutes les élèves qui avaient à emprunter les Boulevards animés étaient collectées par «les rangs». Quatre fois par jour, une surveillante remontait la rue des Fontinettes, le Boulevard Pasteur, le Boulevard Jacquard jusqu’à Calais—Nord et ramassait au retour toutes les élèves qui étaient sur son parcours.

    Chaque élève gagnant le rang ou le quittant, était tenue au grand salut.

     Le Dimanche, le lever des pensionnaires était reculé à 7 heures la messe basse étant supprimée et remplacée par la Grand’Messe de 9 heures à laquelle assistaient obligatoirement toutes les externes.

     C’était à l’issue de cette Messe que dans la salle d’études la directrice, entourée de tous les Professeurs procédait à la remise solennelle des notes, distribution des récompenses et des punitions !

     Les pensionnaires, dans l’après-midi, pouvaient recevoir la visite de leurs parents. Beaucoup d’enfants habitaient loin du Pensionnat et ne recevaient de visites qu’une fois ou deux par mois ; certaines mêmes, ne revoyaient leur famille que pour les vacances.

     Dans l’après-midi, on avait le droit de lire les albums reliés de «La Semaine de Suzette» des «Veillées des Chaumières». Certaines, plus hardies, se passaient sous le manteau «Ciné-Miroir».

    1888

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  • LES CEREMONIES ET LES FESTIVITES

     LA FETE DE LA DIRECTRICE AVEC DISTRIBUTION DES PRIX se déroulait dans la cour d’hiver garnie de plantes vertes et de drapeaux.

     Sur une estrade, prenaient place dans des fauteuils,la directrice, les personnalités civiles et militaires,‘qui remettaient les livres de Prix après le discours de clôture.

    Les Parents n’assistaient pas à cette cérémonie.

     L’EXPOSITION ANNUELLE DES TRAVAUX D’ELEVES, APRES LA REMISE DES PRIX

    Chaque élève devait exposer «la pièce» : rectangle de toile blanche sur fond de couleur décoré. Il devait y figurer tous les points de couture, broderie, ourlets, appris dans l’année.

     LA FETE DE JEANNE D‘ARC

    La statue de la Sainte était exposée au balcon des cours pratiques sur lequel avait été hissé le piano, témoin de toutes les fêtes.

     Les enfants, massés sur le balcon, aux fenêtres, chantaient des cantiques, pendant qu’une partie de la ville défilait.

    LA FETE DES PARENTS

    Dans la salle du haut des cours pratiques, on jouait comédies et ballets, on récitait des poèmes, des monologues.

     LES CANTIQUES A MARIE DU MOIS DE MAI

    Chapelet aux doigts, cierge allumé dans l’autre main, les élèves tournaient autour de la grotte, en chantant Ave Maria Stella, Laudate Mariam.

     LA PREMIERE COMMUNION

    à laquelle n’assistaient que les premières communiantes et leurs familles.

     Toutes étaient habillées de la même robe longue de mousseline à grands plis, sur deux jupons froncés, même ceinture, même aumonière, même voile sans broderie jusqu’aux pieds, même couronne de roses tenant le voile sur la tête, au poignet le rosaire de corde et de perles de bois, et cierge de l’autre main.

     Grand’Messe et Vêpres étaient chantées par plusieurs prêtres et servis par les enfants de Chœur venus du Pensionnat Saint—Pierre.

    Les cérémonies et les festivités

    Les cérémonies et les festivités

    Les cérémonies et les festivités

    Grande Pastorale représentée le 1er Février 1909

    Un Tableau - Le Sommeil de Jésus

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  • 1914 — 1918

     Durant la grande guerre, CALAIS fut constitué en camp retranché sous le commandement du Général Albert DITTE.

     Il devait accueillir les très nombreux réfugiés civils des régions envahies par les Allemands. On ouvrit une école où l’enseignement était dispense en flamand, l’école ALBERT ELISABETH.

     Dès octobre 1914, après la retraite de la bataille d’ANVERS, de nombreux blessés seront évacués sur les bases arrières de CALAIS.

     JEANNE D’ARC ouvrit largement ses portes aux victimes du conflit. On pouvait compter sur l’abri, les vivres, les bonnes volontés mais les soins étaient difficiles à assurer, car un grand nombre de Médecins avait été mobilisé.

     Durant ce mois d’octobre, plus de 150 soldats belges furent accueillis à JEANNE D’ARC, par les sœurs et les habitants du quaflier.

     Le 2 novembre 1914, la totalité de l’Etablissement, y compris la chapelle et l’immeuble des cours pratiques, était réquisitionnée pour y installer la première ambulance Belge que vint visiter la Reine Elisabeth. Elle en confia la Direction au Professeur DEPAGE de Bruxelles.

     La chapelle était transformée en lingerie, l’immeuble des cours pratiques en chantier opératoire.

     La Sacristie avait été transformée en toute petite chapelle où la messe était dite tous les jours à 5 heures. L’assistance était réduite à Madame CARBONNIER et deux maîtresses qui avaient conservé leur chambre conventuelle et deux petites élèves qui habitaient les maisons voisines, Suzanne et Hélène BEUTIN.

    Une centaine de Docteurs, infirmiers, brancardiers, soldats, occupaient les classes et les dortoirs.

     Les élèves qui avaient vu leur nombre se réduire, furent recueillies par le Doyen de SAINT—PIERRE qui mit à la disposition de JEANNE D’ARC, les salles du patronnage des garçons de la me Chantilly, que l’on avait cloisonnées.

     Les internes, sous la surveillance d’une maîtresse, avaient trouvé refuge dans deux immeubles que l’on avait loué à proximité.

    Au début de 1916, l’Hôpital Belge abandonnera le Pensionnat pour s’installer au Virval.

    Mais les locaux qu’ils laissèrent avaient bien souffert de l’occupation militaire. D’importants travaux de remise en état étaient nécessaires.

     On en profitera pour apporter quelques améliorations : construction d’une grande salle de récréation couverte, installations sanitaires plus modernes, lavabos plus nombreux et une salle de bains.

     En octobre 1916, toutes les élèves externes et internes regagnèrent le pensionnat.

    Malgré la répétition des raids aériens, des bombardements, les cours sont suivis régulièrement.

     Les succès scolaires sont nombreux, en particulier au baccalauféat. Les élèves sont aidées dans leur préparation par les Abbès DECOOL pour l’Anglais, COURTIN pour le Grec, QUEVA pour le Latin.

     L’instruction religieuse est donnée par le Doyen de St Pierre Monsieur BOURGAIN et l’Abbé PERCHE, Professeur au pensionnat SAINT—PIERRE.

     Le 13 novembre 1917, vers 17 heures 30, des avions survolent Calais. Deux torpilles tombent à proximité de l’endroit où se tenaient une dizaine d’internes, avec leur maîtresse, Madame BOUVET. Un mur s’effondra. Deux élèves furent blessées. Yvonne VATIN & l’œil si gravement atteint qu’on devra l’énucléer. Mademoiselle PEUNERY sera blessée au genou.

    Le 5 décembre 1917, entre 5 heures 15 et 6 heures 15, un autre bombardement frappe le pensionnat, à l’autre extrémité du bâtiment. Il n’y a pas de victime mais les dégâts sont plus importants.

     L’insécurité, l’état des locaux, obligent le pensionnat à s’exiler.

     Seules les externes resteront à CALAIS, en se serrant dans les classes encore en état, en bouchant les trous dans les autres. La fréquentation, en raison des événements, sera irrégulière. Aux plus mauvais jours, on ne comptait qu’une vingtaine d’extemes.

     Il fallait trouver un abri sûr pour les internes. Pendant deux mois, Madame CARBONNIER battra la campagne pour trouver des locaux d’enseignement et d’hébergement. ,

     Le 29 janvier 1918, Monsieur Paul BREMART10uera à la Directrice les dépendances de son Château de LOSTEBARNE. Le Château étant occupé, il louera pavillon de chasse, maison de concierge, deux maisons jumelles et les écuries. Et les classes pourront commencer le 9 février.

     La vie s’organise à LOSTEBARNE. Les internes s’y plaisent beaucoup car la discipline y est moins sévère qu’à CALAIS et on faisait de longues randonnées dans la campagne.

     Pour les maîtresses, la vie était plus difficile, car certaines d’entre elles devraient se rendre tous les jours à CALAIS pour assurer les cours des externes restées sur place.

     La permanence à JEANNE D’ARC était assurée par JOSEPHINE (Sœur Marie-Amélie, tertiaire Dominicaine), portière depuis 1903 et par Madame COURQUIN—LEGROS.

    1914-1918

    1914-1918

    1914-1918

    Deux professeurs décédèrent pendant le séjour à LOSTEBARNE : Mademoiselle RUHAUT, maîtresse de couture et une Sœur converse, Sœur MARIE-FRANÇOISE.

     Cet exil Lostebarnien durera jusqu’en 30 avril 1919.

    L’Abbé CAMPAGNE, ancien Curé de LOOS, qui remplaçait l’Abbé BERNARD, Curé de LOUCHES mobilisé, assurera l’instruction religieuse.

     Il suivra les élèves à CALAIS lorsque’elles réintégreront le pensionnat et sera nommé Aumonier du pensionnat. Il sera logé dans la maison voisine du pensionnat.

     Les cours pratiques seront restaurés plus tard, mais dès octobre 1919, Mademoiselle Thérèse MULARD en assurera la Direction.

    L’Abbé CAMPAGNE, rapidement enlevé par la maladie, sera remplacé par l’Abbé DELORY.

     Aussitôt après la guerre, les Sœurs Dominicaines, qui s’étaient cxilécs en Belgique à CASTEAU, fermèrent leur maison pour regagner la France et ouvrirent des Etablissements médico chirurgicaux en particulier à SAINT GERMAIN EN LAYE et ROUEN.

     Elles ne pouvaient revenir à JEANNE D’ARC, car Madame CARBONNIER avait signé unbail de 99 ans avec la propriété immobilière.

     Le Chanoine POURCHAUX, Doyen de Saint—Pierre, fit appel aux Dominicaines de CASTEAU pour reprendre le petit pensionnat SAINTE AGNES, voisin de son Eglise, et en 1921, un petit groupe d’enseignantes en costume laïque, emmené par Sœur Marie des Anges, (BAILLET), prit la Direction de SAINTE AGNES.

     On se rapprochait de JEANNE D’ARC.

    En 1928, sous l’autorité de Monseigneur DUTOIT, nouvel évêque d’ARRAS, un accord intervenait entre Sœur Marie de Sainte Agnès, devenue prieure générale des Dominicaines du Sacré Cœur et Madame CARBONNIER. JEANNE D’ARC devenait pensionnat Diocésain et SAINTE AGNES Ecole paroissiale ne préparant plus qu’au certificat d’études.

     Trois des Religieuses de Sainte Agnès étaient admises comme professeurs à JEANNE D’ARC, dont la porte s’entrouvait.

     Mais des conflits allaient opposer les Sœurs venues de Sainte Agnès à Madame CARBONNIER et en 1933, les Sœurs Dominicaines qui avaient comme prieure à ce moment la Mère Imelda du Sacré Cœur, quittaicnt JEANNE D’ARC. Elles fondèrent la Clinique Saint Dominique à CALAIS (où exercera le Docteur PETEL, puis le Docteur Pierre BERNARD). Elles reprendront l’Institution de la Madeleine à CHATEAU THIERRY et créeront un foyer d’étudiants à BIHOREL, près de ROUEN (qui fermera en 1952).

    En 1935, le R.P. PADE, provincial de France, fut l’artisan du retour des Dominicaines à JEANNE D’ARC qu’elles avaient quitté en 1903.

    Les sœurs de la Communauté de PENSIER regagnèrent CALAIS. La prieure était Mère Marie—Imelda (CAUVIN), qui sera remplacée en 1939, par Sœur Marie-Charles (KIRSCH).

     Madame CARBONNIER, après plus de 45 ans passés à JEANNE D’ARC prenait sa retraite en 1935 accompagnée de Mademoiselle DEWEVRE, Madame BOUVET et de Joséphine.

     Elle était remplacée a la tête de l’ Institution par Madame HUMEAU (Sœur Madeleine du Sacré Cœur), elle-même remplacée en 1938 par Madame ESNEE (Sœur Marie- -Josèphe).

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  • LE CINQUANTENAIRE

     Les cérémonies avaient été prévues pour la fête de Sainte—Catherine de Sienne, Sainte Dominicaine, le Dimanche 30 avril 1939. Les menaces contre la Paix firent reculer la date au Dimanche 28 juin.

     Monseigneur DUTOIT, évêque d’ARRAS, Monsieur le Vicaire Général POLLART, Directeur de l’Enseignement Secondaire libre dans le Diocèse, Monseigneur PIEDFORT, présidèrent les diverses manifestations qu’honorèrent aussi Monsieur l’Archiprêtre, Messieurs les Doyens du SacréCœur, de Saint-Pierre, d’AUDRUICQ.

     La Famille Dominicaine était représentée par le T.R.P. de CHIVRE, Prieur du Couvent des Dominicaines de LILLE et la Prieure Générale des Dominicaines de PENSIER.

     Madame CARBONNIER, la Directrice des débuts, fatiguée par plus de 45 ans de labeur, était entourée des Maîtresses survivantes.

    La Messe solennelle fut célébrée dans la Chapelle de l’Institution, que l’on avait dû prolonger d’un auvent de toile.

     La cour d’hiver avait été parée de glycines pour accueillir le banquet de 200 convives où se retrouvèrent les Anciennes Elèves.

     De nombreux discours, comblèrent les intervalles entre chaque plat. Leur longueur n’enleva rien à leur intérêt.

     Le T.R.P. de CHIVRE assimila l’Ecole Catholique à un sanctuaire dans lequel on entre pour y combattre le premier de tous les maux : l’ignorance ; y apprendre le premier de tous les biens, la vérité et y aimer le premier de tous les êtres, Jésus—Christ.

     Mademoiselle Suzanne BEUTIN, Présidente des Anciennes Élèves, fit l’historique de l‘institution, l’éloge de Madame CARBONNIER qui eut le mérite, avant la guerre de 1914, de créer les cours de préparation au baccalauréat.

     Monseigneur DUTOIT - l’Evêque des Ecoles - se réjouit qu’à CALAIS un nombre important de familles résolument chrétiennes, malgré les entre- prises de sectarisme contre l’Ecole Chrétienne, aient voulu assurer à leurs enfants la double culture de l’Esprit et de l’Ame : «On a tenu tête à l’orage de toutes nos forces. On voit peindre aujourd’hui un ciel moins chargé de menaces, mais une hostilité savante et sournoise nous oblige encore à la vigilance».

    Ce discours d’y il a cinquante ans est encore de circonstance.

     Madame MULARD-LORGNIER, ancienne élève, Conseillère Municipale durant de longues années après la libération, avec beaucoup d’humour rappela à ses condisciples les bons ou mauvais moments de leurs jeunes années ; le fameux escalier qui conduisait au bureau de Madame la Directrice : Mère Françoise, cuisinière pendant un demi-siècle, toujours accompagnée de César, un Saint Bernard tout aussi imposant qu’elle !, Joséphine, la Portière, surnommée «L’intelligence Service» ; l’honneur d’offrir le goupillon à l’entrée de la chapelle, récompense d’une sagesse remarquée.

     Après le repas, la salle d’Oeuvres de la rue Thiers accueillit les invités et parents pour le spectacle donné par les élèves. D’abord une pièce de Théâtre «La Fleur Merveilleuse de Miguel ZAMACOIS» conte en 4 actes. Pièces de piano et chants présentés par Monsieur LOUVOIS, Directeur de l’Ecole de Musique et Mademoiselle BEDAGUE, professeur de chant et de piano à l’Institution, puis deux divertissements rythmiques préparés par Mademoiselle Lucie RAULIN : menuet de BOCCHERINI et Gavotte des Mathurins.

     Le numéro «Vive Labeur» des Anciennes élèves de JEANNE D’ARC, qui retraçait les heures heureuses du cinquantenaire, se termine par ces mots : «A l’heure où nous mettons sous presse, la guerre s’est abattue sur notre PAYS».

     Ce terrible fléau, dont chacun repoussait l’idée, tant elle paraissait indigne de notre époque et de notre civilisation, nous a été imposé par une nation insatiable et sans honneur.

     Se doutait—on alors des pires horreurs que nous allions connaître ?

    Le cinquantenaire

    Le cinquantenaire

    Le cinquantenaire

    Mère Marie-Louise

    (Révérente Mère Prleure Générale)

     Madame Carbonnler

     Abbé Cocart

    (Notre Dame des Armées)

     Abbé Flodrops

    (Beau Marais)

     Abbé Boyaval

    (Sup. St-Pierre)

     Abbé Fourny

    (Aumonier)

     Abbé Queval

    Vicalre Général Pollant

    Mme Dewevre

     Mg. Pledfort

    (Révérend Père de Chivré)

     Chanoine Hu

    (St-Benolt)

     Chanoine Fournier

    (Sacré Coeur)

     Chanoine Desseille

    (St-Pierre)

     Abbé Courtin

    Abbé Decool

    Mme Bouvet

     Mère Pierre de Vérone

    (Econome Générale)

     Mlle Beutin

     Mme Kirsch

    (Mère Marie-Charles Prieure)

     Mme Seltz

    (Mère Marie Thomas)

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  • 1939 — 1945

     Pour la rentrée de 1939, les dortoirs avaient été repeints : l’un en blanc, l’autre en rose, le dernier en bleu.

     Les événements interdirent aux pensionnaires d’en profiter, car dès septembre 1939, les bâtiments seront réquisitionnés et deviendront comme en 1914, un Hôpital Militaire pour l’armée Française.

     Madame KIRSCH avait, en quinze jours, réussit à fournir à l’Armée un Hôpital moderne équipé de 120 lits.

    Cent dix huit blessés reçurent des soins à JEANNE D’ARC qui fonctionnait comme Hôpital complémentaire de l’Hôpital du quai du commerce.

     Un Médecin de SAULTY, près d’ARRAS, le Docteur DEHEE, fut affecté à cet Hôpital. Sa famille l’accompagnera. Ses enfants rejoindront les autres élèves à WISSANT, où le pensionnat s’était établi dès la rentrée dans trois villas situées sur la Place de l’Eglise.

     Les élèves se plaignirent du froid. L’hiver 1939/1940 fut rigoureux et ces villas de vacances étaient mal équipées en chauffage.

    L’invasion Allemande en,mai 1940, met fin aux études et à‘ l’exil WISSANTAIS.

     La rentrée'scolaire de 1940 se fit dans quelques classes que les Allemands qui avaient réquisitionné l’immeuble, abandonnaient aux élèves. Ils y avaient établi un dispensaire de lutte antivénérienne.

     La fréquence des bombardements qui frappèrent CALAIS en septembre/octobre 1940 incita la Direction Diocésaine à fermer l’Etablissement.

     Quelques temps, Mesdemoiselles SOUFFLET et BEUTIN continuèrent à donner des cours dans les cellules des Sœurs, sous la Direction de l’Abbé DESSEILLES, de SAINT—PIERRE.

    La Kommandatur demandait, pour le 8 de chaque mois, l’état des effectifs du personnel et des élèves. C’est ainsi qu’au 8 décembre 1940, nous savons qu’il y avait 5512 élèves dans le primaire dans 36 écoles sur 52, 899 élèves dans les écoles primaires supérieures qui suivaient leur cours par roulement de trois jours, dans deux salles de l’asile des Petites Sœurs des Pauvres.

     Pour l’enseignement secondaire, 705 élèves suivent des cours donnés la plupart du temps dans des immeubles privés, car le Collège de la rue Leveux a été détruit, Sophie Berthelot, Saint-Pierre, Jeanne d’Arc sont réquisitionnés.

     Pendant toute l'occupation, le Pensionnat servit de bureaux et de magasins au Secours National que dirigeait Monsieur Marius WEINBRECK, directeur des Pâtes à papiers. Dans la crainte d un siège long et difficile lors de la libération de la ville, il avait pendant deux ans accumulé des stocks qui permirent pendant les quinze jours du siège de Calais a partir du 23/09/44 de servir 78 654 repas répartis à la population le plus souvent terrées dans les caves. Il fut aidé dans cette œuvre humanitaire entr’ autre par Melle BIRET assistance sociale et Melle BEUTIN.

     Pendant le siège une dizaine d’obus tombèrent sur Jeanne d’Arc ou à proximité sans faire de réels dégâts.

     Malgré la suspicion qui pesait sur toutes les œuvres entreprises par le Maréchal PETAIN, les mérites de M. WEINBRECK furent reconnus et il présida dans les bâtiments de Jeanne d’Arc aux services de l’Entr’Aide qui à la libération remplaça lé Secours National.

    LE RETOUR

     Le 6 janvier 1945, les Sœurs Dominicaines du Sacré—_Cœur qui avaient fui en 1940, pour se replier dans une de leurs Communautés, à CHATEAU THIERRY, reprirent possession de leur maison du moins en partie, car l’entraide nationale et un dispensaire ne laissaient à leur disposition que deux classes.

     Jusqu’à PAQUES, on fit la classe dans les cellules, la salle de communauté qui servait aussi comme salle de réfectoire et de salle de récréation.

     Mère MARIE DES ANGES (Camerlynck) fut la prieure et la directrice en 1945. Elle était secondée par Sœur MARIE—ALICE qui lui succédera comme directrice jusqu’en 1966.

     Et la vie heureuse reprit alors petit à petit, sous l’autorité des Sœurs qui avaient retrouvé leur habit de Dominicaines. La Loi du 3 septembre 1940 avait rétabli les Congrégations enseignantes.

    1939 -1945

    Soeur CATHERINE, Mlle DELADRIERE, Mlle SUZANNE, Mme VETU, Mlle REVET, Soeur Marie-Mannés, Mère Marie de St-Thomas, Mère Marie-Alice, Mère Marie des Anges, Soeur Marie Paule, Soeur Marie Albert

    1939 -1945

    Communion Solennelle sous la présence de M. EVRARD, évêque de Meaux

    1939 -1945

    Institution Jeanne d’Arc

    Calais 1947 - 1948

    1939 -1945

    Institution Jeanne d’Arc

    Calais 1947 - 1948

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    Uniforme de Jeanne d’Arc,

     Jupe plissée, Corsage Blanc, Boléro, d’abord bleu marine puis gris, petit chapeau rond de feutre pour l’hiver, en paille pour l’été, gants bleu mariné en hiver, blancs en été. Il se portait le Dimanche mais aussi la semaine.

    Le 6 Mars 1956 vers onze heures, Monsieur André DEMEY, artisan électricien rue d’Alençon, travaillait dans sa cour. Il aperçut des volutes de fumée qui couraient le long du faîtage des combles du bâtiment principal de l’Institution. Il fit téléphoner aux Pompiers par son voisin, Monsieur Georges BELLOT qui tenait un café, pendant qu’il alertait la Mère Supérieure.

     La sortie des classes était proche : on la hâta et toutes les élèves avaient quitté le pensionnat avant l’arrivée des Pompiers.

     Lorsque ceux-ci, sous les ordres du Capitaine DAUCHEL, arrivèrent sur place, le feu avait progressé de façon inquiétante et gagné tout le toit.

    Malheureusement, la bouche d’incendie à l’angle des rues Chantilly—Champailler ne fonctionnait pas. Ce qui retarda l’attaque du feu.

     Des voisins (et même un délégué communiste «non sectaire»), des voisins, des journalistes (Robert LASSUS que l’on reconnait à sa coiffure en brosse et son duffle coat, alors au NORD LITTORAL, depuis rédacteur en Chef Adjoint à R.T.L.) s’employèrent à sauver la literie des dortoirs et le maximum de matériel scolaire.

     Le feu, attisé par le vent assez violent, éventra la toiture, s’étendit aux étages inférieurs, détruisant le dortoir de 18 pensionnaires les chambres de 14 religieuses.

    Les Pompiers, vers 13 heures 30, purent se rendre maître du sinistre qui n’avait épargné que la chapelle et le réfectoire des élèves.

     L’après-midi même, le personnel disponible, aidé des plus grandes élèves, d’anciennes élèves et de bonnes volontés amies, mettaient à l’abri le mobilier récupéré, les manuels scolaires, le linge récupéré, dans le bâtiment annexe et dans la chapelle.

     Pendant ce temps, des dispositions étaient prises pour que la scolarité soit interrompue le moins longtemps possible. Les Etablissements Tiburce LEBAS mirent aimablement à la disposition de JEANNE D’ARC, leur nouvelle usine à tulle à l’angle des rues du Pont Lottin et des Communes où est maintenant installée la médiathèque.

    En quatre jours, les travaux d’aménagement étaient promptement menés, de jour comme de nuit, par les Etablissements DECOTTIGNIES, TRESSE, THELU ET DELVAL, DUBROEUCQ, LEGROS, René LEBAS, DERYCKE, COUTEAU, VINCK, Electricité de France, Société des Eaux, car il fallait niveler et cimenier le sol, cloisonner, et installer un chauffage à air pulsé.

     Grâce au dynamisme et dévouement de ces entreprises calaisiennes, les élèves pouvaient reprendre leurs cours le lundi 12, alors que le feu n’avait été maîtrisé que le mardi après—midi précédent.

     Un an après, les souvenirs de l’incendie étaient effacés ; des nouveaux bâtiments pouvaient accueillir les élèves pour la rentrée de septembre 1958.

    Il ne restait plus alors que des détails à régler : peinture, isolation extérieure.

     Ce dramatique incendie n’entrava pas les desseins d’unification des Congrégations enseignantes Dominicaines. Depuis de nombreuses années, des retraites étaient organisées qui aboutirent, deux jours après l’incendie à une réception par le Pape Pie XII, des Supérieures de quatre Congrégations.

     Le 22 décembre 1959, la nouvelle Congrégation fut canoniquement érigée en Congrégation Romaine de Saint Dominique. Elle marquait la fusion des Congrégations des Dominicaines du Sacrè-Cœur, d’HARDINGHEN, Fondatrices de JEANNE D’ARC, de FROYENNES MONT LIGNON, de CHALONS/SAONE, de MORTEFONTAINE et de PENSIER. Cette nouvelle Congrégation regroupait soiXante dix Maisons et comptait mille trois cent membres réparties en FRANCE, BELGIQUE, SUISSE, ESPAGNE, SUEDE, MAROC, ETATS UNIS, BRESIL et JAPON.

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    1939 -1945

    Les adieux de Mère Marie Alice en 1966

    1939 -1945

    Les Anciennes Elèves à la Cérémonie d’Adieu de Mère Marie-Alice

    Au fil des ans Jeanne d’Arc s’agrandit. L’entrée rue Champaillier fut reconstruite et améliorée pour accueillir 4 nouvelles classes primaires. On acheta une maison rue Chantilly pour créer de nouvelles classes maternelles.

     Les changements de mode de vie, surtout ceux liés aux développements des moyens de communications, firent que peu à peu le nombre des pensionnaires diminua.

     En 1975, il y avait encore une vingtaine de pensionnaires. .. Mais il s’agissait essentiellement de jeunes filles qui, à partir de la seconde, suivaient les cours au Pensionnat SAINT-PIERRE et ne fréquentaient plus JEANNE D’ARC que pour son dortoir situé au troisième étage, au-dessus des cellules des Sœurs. En 1967 Jeanne d’Arc avait fermé son second cycle, les élèves de 2° 1ere et terminale étaient invitées à poursuivre leurs études à St Pierre dont le lycée devenait mixte.

     Fallait-il bloquer tout un étage pour quelques pensionnaires alors que l’effectif des élèves s’élevait régulièrement d’année en année ?… Il y avait 250 élèves lors de l’incendie, pour atteindre le chiffre de 711 élèves lors de la rentrée de 1979 (122 en maternelle, 212 en primaire, et 377 en secondaire).

     Il fallut bien se résoudre à supprimer l’internat en 1979, récupérer les dortoirs, les cellules des Sœurs; pour aménager de nouvelles classes.

     Malgré cette extension, la capacité d’accueil se trouve encore insuffisante et en 1986 on supprimera le préau pour bâtir trois nouvelles classes primaires.

    Les Attaques que les Etablissements d’enseignement privé avaient connues au début du siècle resurgirent avec la transformation du paysage politique en mai 1981.

     Le gouvernement socialiste de M. MAUROY ralluma la «guerre» scolaire et fit élaborer par son ministre de l’Education M; SAVARY un projet de loi mettant en place un grand service publique unifié et laïque d’éducation. C’était une nationalisation sournoise des 10 000 établissements privés sous contrat.

     Après une manifestation de protestation devant la Préfecture à Arras, un grand mouvement national vit défiler le 24 juin 1984 dans les grandes villes de France et à Paris plus de deux millions de constataires.

     Les parents d'Élèves de Jeanne d’Arc, unis aux parents des autres établissements du Calaisis affrétèrent train spécial et autobus pour la manifestation de Lille.

     L’union de toutes les forces favorables à l’enseignement privé portera ses fruits puisque le gouvernement renoncera à son projet.

    1939 -1945

     

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  • Classe de neige

    CLASSE DE NEIGE A LA CHAPELLE D’ABONDANCE

     Depuis 1968, sous la conduite de Sœur HELENE, les élèves de CM2 quittent l’institution pour trois semaines de séjour à la CHAPELLE D’ABONDANCE, village haut savoyard, au centre du Val d’ABONDANCE, au pied du Mont de Grange (2432), et des Cornettes de Bise, entre le lac LEMAN et le MONT BLANC.

     A la sortie du village, en direction de la station de Sports d’Hiver réputée de CHATEL, le chalet «LA CHAUX» accueille une cinquantaine de petites pensionnaires.

     Elles y séjourneront aux meilleures neiges, début février, peu avant les vacances de mardi-gras. Monsieur et Madame CARPENTIER ont une longue expérience de se séjour, si bien qu’aucun détail n’est laissé au hasard.

     C’est pour beaucoup de fillettes, d’une dizaine d’années, la première séparation, du moins assez longue, du milieu familial, mais elle sera très bien supportée, car Sœur Hélène, comme toutes les accompagnatrices, les entourent d’une maternelle sollicitude, n’oubliant pas le dernier petit baiser avant de s’endormir.

     Classe de neige ne veut pas dire Vacances de Neige. Certes, on a emporté anorak et fuseau, mais aussi les manuels indispensables pour les cours dispensés toute la matinée et à l’étude du soir.

    Et si l’on apprend grammaire, géographie, histoire, mathématiques, on va apprendre à faire du ski ou se perfectionner. Et lors de la grande fête qui termine ce séjour à la montagne, on recevra les récompenses de l’école de ski (étoiles et flèches), en attendant les heureux résultats des compositions.

     Qui aurait pensé, en 1888, que des petites filles de JEANNE D’ARC emmenées par des Sœurs Dominicaines iraient aussi loin de chez elles, sans papa, sans maman, risquer de se rompre les os sur des pentes neigeuses qui paraissent alors inaccessibles...

     Cette classe de neige restera pour chacune un merveilleux souvenir de son passage à JEANNE D’ARC. Elle lui aura appris à vivre en communauté, elle lui aura permis de développer l’amitié, la plus durable, celle que l’on acquiert sur les bancs de l’école.

     Chaque année scolaire se termine par une fête de l’école : une kermesse qui est animée par toutes les classes, depuis les maternelles jusqu’aux troisièmes.

     Des spectacles de qualité où se mêlent danses et jeux, sont applaudis par les parents' fiers des capacités scéniques de leurs enfants en particulier les plus petits qui réalisent de nombreux tableaux sur un thème.

     La générosité des participants permet quelques bénéfices qui serviront à financer une partie de la classe de neige.

    Classe de neige

    Chalet "La Chaux" Chapelle d'Abondance

    Classe de neige

    Soeur Hélène chassant le Dahu

    Jeanne d’Arc d’hier, d’ aujourd’ hui, mais aussi de demain.

    Certes Jeanne d’Arc a cent  ans mais a t'elle des rides ? Chaque fois que l’on fête un centenaire on lui demande la recette de sa longévité.

     Pour notre Institution c’est d’avoir su au fil des ans, d’adapter aux nombreuses et rapides mutations que l’industrialisation & provoqué dans nos habitudes et modes de vie.

     Les jeunes filles dont l’instruction était très relative et superficielle jusqu’à la fin de ce siècle sont devenues les égales des garçons. Il faut se souvenir qu’il a fallu faire voter une loi en 1900 pour autoriser une femme à devenir avocate. Actuellement les femmes sans difficultés accèdent aux études supérieures et y remportent des succès comparables à ceux des garçons.

     Début de ce siècle, les études dans un établissement privé tel que Jeanne d’Arc s’adressaient à des jeunes filles de la bourgeoisie.

     Elles devaient acquérir au cours d’une scolarité souvent courte sanctionnée si possible par le brevet, une instruction générale qui lui permettait après le mariage de «tenir salon» et d’être une parfaite femme d’intérieur. C’est dire que les travaux ménagers et les arts d’agrément occupaient une bonne partie du programme.

     Dès avant la guerre 1914, Jeanne d’Arc accompagna les mouvements d’émancipation féminine en préparant ses élèves au baccalauréat, voie d’accès aux études supérieures. Elle développera l’éducation physique. Jeanne d’Arc n’est pas peu fière d’avoir remporté en 1987 pour la 16 ème fois consécutive, la coupe du cross de la jeunesse.

    Elle s’adaptera aux progrès technologiques en équipant un chantier informatique ouvert aux plus jeunes, en faisant découvrir les réalités d’un monde en mouvement par des voyages éducatifs en France, à l’étranger,_en multipliant les conférences d’orientation professionnelle.

     Elle sut participer aux mutations sociologiques en ouvrant ses classes à toutes les classes sociales, sans distinction de race ni de religion, en permet- tant aux jeunes par la mixité continue depuis la maternelle, d’affronter les problèmes de l’adolescence habitués qu’ils auront été à vivre ensemble dès leur plus jeune âge. Et ceci est très important dans une période où hélas chaque enfant a rarement frère ou sœur.

     Cette adaptation aux réalités de la vie depuis un siècle voit sa récompense dans la progression régulière du nombre d’enfants accueillis à Jeanne d’Arc, 125 lors de la création, 900 à la rentrée de 1987.

     L’avenir peut être envisagé avec optimisme.

     Le personnel enseignant donne l’exemple de qualités morales reconnues et de qualités professionnelles sans cesse remises en question lors des stages pédagogiques.

     

    Avec l’aide de Parents responsables, l’enfant qui sort de Jeanne d’Arc a toutes les chances pour affronter le grand combat de la vie et d’y réussir.

     

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  • Jeanne d'Arc 1987-1988

    Soeur HéLène. Responsable des classes primaires

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    Soeur Marie WANDRILLE. Directrice

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    Mlle DEGUINES. M. DEMILLY Mme DUFOUR, Mme DEGAN, Mme GABON M. PICHON Mlle DALLE, Mme GUERLET, M. BOUCHEL, Mme WINTREBERT, M. FRANCOIS, Mme COLIN Mlle THOREL Mme ALIZIER, Mme HERPIN, Soeur MARTHE-MARIE  Mme ANDREGES, Mlle VASSAL, Mme MARCE, Mlle MENUGE, Mme BUE, Mme DEMILLY, Mlle SALEURYN, Mme BO|SSON, Mme ANQUEZ, soeur Marie WANDRILLE.

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    Mme VASSEUR, Mme DUFOUR, M. MASCOT, Mme LAPOTRE, Mme DEPOORTER, Mme CANVA.

     Soeur Marie WANDRILLE, Mme GENGEMBRE, Mme DUMAREY, Mme MILLIEN, Mme CAILLET.

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    ALEMANY Anthony, ALLOY Segolène, AVINENT Vincent, CATOIRE Virginie, CHATELAIN Thomas, DELACOURT Natacha, DELOFFRE Matthieu, DUFEUTRELLE Marie, DUFEUTRELLE Sophie, DUFOUR Magali, DUMONTEIodie,DURANT Nicolas,FAUQUET Amandine, FOURE Mattews, FRANCOIS Renaud, FRANCOIS—HEUDE Rémy, FUZELLIER Kévin, JAZE Jean-Baptiste, JAZE Philippe, LABOU Lynda, LASSALLE Elodie, LAURENT Julie, LEDOUX Léonie, LEFEBVRE Emmanuelle, LEFRANCOIS Yann, LEROY Thomas, LOYER Guillaume, MERLIN Dorothée, NEERVOORT Séverine, SAUVAGE Audrey, VANCOSTENOBLE Julia, VICENTE Jérôme, WALLAERE Romain, THELU Benoît.

     Professeur Mme DEGRAEVE - J. E1

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    AERTS Clément, ALLUIN Bérengère, ALLUIN Ludivine, BARAS Quiterie, BEAL Nicolas, BERGUEZ Charlotte, BOUCLEY Damien, BOUTROY Dorothée, CARTON Rémy, CHEVALIER Guillaume, CHOQUET Alexandre, COURBOT Déborah, DELEERSNYDER Romain, DEREGNAUCOURT Virginie, DETANT Alexandre, DUCROCQ Stéphanie, DUPUIS Damien, DUPUIS Delphine, FOLLET Blanche, POUBET Vincent, GENEAU DE LAMAHL Grégoire, GOURNAY Mathieu, GREGSON Nicolas, LASUEN Charlotte, LEFEVRE Elodie, LELIEUR Jean-Philippe, LELIEUR Vincent, MARIETTE Delphine, MUCHERY Charlotte, NEE Sébastien, OBRY Eugénie, STIENNE Caroline, VIEILLARD Emilie, WLODARCZYK Marion.

     Professeur Mme JOLY – Jeunes 1

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    ACROUTE Aurore, CHAMBAS Elodie, DARTIGE DU FOURNET Diane, DECRIEM Virginie, DECROUILLE Xavier, DMYTRIAK Anne DUPUIS Rudy, FASQUEL CharlesHenri, GAZUR Charlotte, HAMEL Nicolas, LASSALLE Thomas, LEGELLE Capucine, LELONG Maxime, LENGLET Maxime, LEVIS Gael, LORNIER Renaud, LOYER Aurélien, PELTIER Valérie, ROHART Stéphanie, THIRY Gaelle, VANBAELINGHEM Aurélie, VERMEULEN Cécile.

     Professeur Mme BOUY - J. E2

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    ALEXANDRE Romain, BALLY Charles-Eric, BARAS Corentine, BERNARD Bench, BUE Pascale, CAFFIER Alexis, DEMILLY Thomas, DEPRE Julien, DUFEUTRELLE Charles, DULOT Anne-Sophie, DUMONT Amandine, FOLLET Alix, FRANCOlS-HEUDE Mathieu, JOAN Aurélie, JOLY Gautier, LECRINIER Jordan, LEMORT Nicolas, LHOMMEL David, LINDNER Camille, MAGNIER Bruno, MESER Coralie, NION Jessica, PISKORSKI Anne -,Laure RIVELON Jérôme, THOMPSON Grégory, THUILLIEZ Aurélie, VANCOSTENOBLE Clémence, VANDERPLANCKE Charlotte, VANTORRE Hélène, VERSCHAFFEL Agathe.

     Professeur Mme AGLAVE - J. E2

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    BEDELE Audrey, BEN Stéphane, BRUNET Didier, CHARMET Nicolas, DAGBERT Jean-Bernard, DECOURCELLE Nathalie, DELPIERRE Stéphanie, DUFOURMANTEL François, DUMAREY Grégory, FLITZ Antoine, GIRAUD Matthieu, GOUDAL Amandine, JOAN Antony, LANG Elodie, LEGRAND Florent, LELIEUR Marie, LIMOUSIN Pierre, LINDNER Adelaide, PLAISANT Sébastien, REVEL Catherine, TACK Valentine, TASSART Raphaelle, VANDAELE Yannick, VISSIAN Hélène.

     Professeur Mme DEVOS - 12me

    Jeanne d'Arc 1987-1988

    ANDREGES Florie, BAILLIEU Damien, BOUTROY Aurélie, CABOCHE Julien, COCQUET Sébastien, DEMASSIEUX Marie, DERVIN Sophie, DETANT Guillaume, DUMONT Manoelle, ENVAIN Aude, HALLOT Olivia, HEDE Cécilia, LELONG Pierre, MARIANNE Xavier, MESSEANT Emmanuel, MOALLIC Julia, ODENT Nicolas, PICHON Jean—Baptiste, PIERRE Grégory, PIESSET Arnaud, POITAU Isabelle, POLLET Joséphine, SERGEANT Thomas, TARDIEU Aurélie.

     Professeur Mme BAERT - 12me

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