• Une publicité pour le casino sur la dune du Risban

    CALAIS. Achille Bresson a été le directeur du casino de la plage qui a ouvert en 1893, remplaçant l’ancien établissement des bains de mer devenu obsolète.

    Son objectif a été de faire de son établissement le point d’ancrage du tourisme à l'image des casinos de Boulogne et de Malo dont la renommée attirait la clientèle parisienne, belge et britannique. Il a multiplié les initiatives pour faire du front de mer une véritable station balnéaire. Pas étonnant qu'il ait obtenu l’autorisation au début du XX° siècle d’apposer cette publicité en lettres géantes sur la dune du Risban, idéalement placée face aux quais de la gare maritime et ainsi bien visible des passagers britanniques débarquant des malles. Elle était encore visible le 21 avril 1914 lorsqu'a accosté 1’Alexandra, le yacht du roi d’Angleterre George V, reçu en grande pompe sur le quai de la guerre maritime. J—P.P. (CLP)

    Une publicité pour le casino sur la dune du Risban

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  • Les jeunes matelotes courguinoises de tous les événements

    CALAIS. À l’image de leurs mères, les jeunes Courguinoises revêtaient très tôt le costume d’apparat et participaient, comme elles, aux événements festifs. Ce groupe de très jeunes matelotes se trouvait place Crèvecœur en marge d’une fête aéronautique. Elles étaient vêtues de leur habit traditionnel et de leur coiffe soleil.

    Les fameux pendants d'oreille, appelés les milanos, sont ici bien visibles sur cette photo qu'Alain Mascret avait exhumée du grenier familial.

    Au cou des jeunes filles pendait un bijou en losange avec au centre une croix en or, quelquefois en argent, ornée au centre d’un Christ et à son extrémité un grelot d’or ou une perle.

    La tradition perdure. Ci—dessous, voici à nouveau de jeunes matelotes en costume d’apparat serrant la main du président De Gaulle lors de sa visite officielle au stade du Souvenir, en 1966 avec sur la gauche le maire, Jacques Vendroux. J.—P. P. (CLP)

    Les jeunes matelotes courguinoises de tous les événements

     

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  • Des charrettes à bras pour transporter le poisson au Minck

    CALAIS. Transporter les poisons fraîchement débarqués des bateaux de pêche était le travail des veuves, épouses ou enfants des marins pêcheurs. La famille participait par ce petit métier à améliorer l’ordinaire.

    En patois du Courgain, on les appelait les « rouleuses ed’ pichons ». Ces charrettes à bras, la plupart louées, étaient à leur disposition sur les quais. Sur certaines cartes postales du début du XX“ siècle, on peut dénombrer plus de Cinquante de ces charrettes, qui étaient stationnées le long du mur d’enceinte à l’extrémité du bassin du Paradis, ou sur le quai, derrière la colonne Louis XVIII. Il fallait se hâter, courir vers le Minck tout proche afin que le poisson soit vendu à la criée. Pour gagner du temps, le plus souvent, les poissons étaient déjà triés : ici, la charrette de droite contenait uniquement des morues, celle du centre était chargée de poissons plats. J.—P.P. (CLP)

    Des charrettes à bras pour transporter le poisson au Minck

     

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  • Un lâcher de ballons lors de la fête du Courgain maritime

    CALAIS. Si, à Saint-Pierre, la majeure partie des lâchers de ballons se faisait place Crèvecœur, les Courguinois avaient choisi la place de Russie pour les leurs. Cette place, coincée à l’extrémité du boulevard des Alliés, entre le phare et les rues de Lisbonne et de Moscou d’avant—guerre, était devenue la place Henri—Barbusse en 1935. S'y trouvaient alors trois cafés et trois maisons, dont les occupants, aux premières loges, suivaient l’envol depuis les fenêtres des étages. Les candidates au titre de reine du Courgain étaient assises au premier rang, leur bouquet de fleurs sur les genoux. Les matelotes en costume d’apparat étaient bien sûr de la fête. Ce 15 août 1909, la montgolfière avait une forme inhabituelle, fusiforme rappelant celle des ballons dirigeables. L'aéronaute s’appelait Désiré Gheuse et il lui fallait éviter de heurter le phare tout proche lors de l’ascension. J.P.P. (CLP)

    Un lâcher de ballons lors de la fête du Courgain maritime

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  • Le marché ancestral de la place d'Armes

    CALAIS. Lors de la reprise de la ville aux Anglais en 1558, le nom de place d’Armes remplaçait l’appellation que lui avaient donnée les occupants : Market Place. Ville de garnison, les parades militaires y étaient omniprésentes. François 1er y autorisait l'organisation d’un marché le samedi. Le marché perdure les mercredis et samedis.

    Cette gravure date de 1819. A l’époque, la tour du Guet servait de phare et le musée, détruit durant la Seconde Guerre mondiale, était l’hôtel de ville. La place accueillait tous les événements majeurs comme, ci-dessous, le lâcher de la montgolfière Neptune le 16 août 1808. Foires aux manèges, concerts, fête des fleurs, fête des écoles y étaient organisés et même les exécutions capitales. De nos jours, marchés et fêtes populaires continuent à l’égayer même si, en 2010, suite à sa rénovation, la foire aux manèges n’y était plus la bienvenue.

    Le marché ancestral de la place d'Armes

     

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  • La rue Royale retrouve son nom en 1852 grâce à Napoléon III

    CALAIS, Les Anglais avaient nommé la rue centrale de Calais Great-Friars-Street, rue des Grands-Frères. Elle devint rue des Cannes et en 1680, rue Diane. Elle était baptisée en 1700 rue Royale en hommage à Louis XIII qui avait œuvré avec Richelieu au développement de la ville. Avec l’ère révolutionnaire, les changements de nom se succédaient. Elle devenait rue Nationale en 1790, rue de l’Egalité en 1792, avec le Consulat rue Napoléon en 1800, après les Cent jours, rue Impériale. En 1814, avec le retour des Bourbons, elle redevenait rue Royale jusqu‘en 1830 puis à nouveau rue Nationale jusqu‘en 1852.

    Le 15 janvier 1852, Napoléon décidait par ordonnance de rendre leurs anciens noms aux rues débaptisées par ses prédécesseurs, juste retour aux souhaits des Calaisiens. En 1918, elle faillit se nommer rue du Président—Wilson, et en 1949 rue du Général—Leclere. Tentatives avortées. J.-P.P. (CLP) 

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  • Calais-Nord, du style néo-flamand au style cubique

    CALAIS Le premier architecte choisi pour la reconstruction de Calais-Nord, Georges Labro, choisissait le style néo—flamand avec des briques rouges évoquant le style de l'hôtel de ville. Les immeubles du trottoir ouest de la rue Royale et— ceux du quartier de l'Esplanade sortaient de terre. Cela n'allait pas assez vite pour Claudius Petit, ministre de la Reconstruction. Il imposait un nouvel architecte : Clément Taboulé. En 1951, les projets calaisiens étaient stoppés, en particulier celui de la place d‘Armes.

    Accélérer la reconstruction par l’utilisation du béton, généraliser les toitures—terrasses, les formes cubiques allaient caractériser la nouvelle place d'Armes et aussi le bouleva1d des Alliés le quai de la Tamise les abords de l’église Notre-Dame. Ci-dessous en novembre 1954, l’entreprise boulonnaise Corbec achevait la couverture des immeubles ceinturant la place d’Armes.     J.P.P. (CLP)

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  • Le nom du maréchal Pétain refusé pour la rue du Four-à-Chaux

    CALAIS. Cette carte postale de la rue du Four-à-Chaux date des années 1950. En février 1919, le conseil municipal la baptisait rue du Maréchal Pétain, décision invalidée par le ministère de l’Intérieur qui refusait l’hommage à des personnalités encore en vie.

    Cette décision n’était pas appréciée par M. Peumery, directeur du journal Le Phare de Calais.

    Si dans l’annuaire l’adresse du journal était bien 3-5, rue du Four-à-Chaux, les encarts publicitaires édités indiquaient 3-5, rue du Marechal Pétain (ci-dessous 1939). Durant l’occupation. Le Phare a continué de paraître. En janvier 1942, la délégation spéciale municipale rétablissait le nom de rue du Maréchal Pétain.

    Le 7 septembre 1944, Le Phare ne paraissait plus. En novembre, la rue redevenait rue du Four—à-Chaux. Le 21 décembre 1946, la dissolution du journal Le Phare était prononcée avec interdiction de reparaître. J.-P.P. (CLP)

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  • Le poste de garde du Risban, club-house du club de voile de 1952 à 2009

    CALAIS. Le bâtiment en pierre à l’entrée du perré Risban, photographié ici à la n des années 1940, était en ruine. Il abritait avant—guerre le poste de garde et le logis du commandant du fort. Ce local avait été réhabilité pour en faire le club—house du Yacht—Club du Nord de la France qui s’y installait en 1952. Le toit à quatre pentes avait été transformé en un toit à une seule pente. Le voici en 1966 lors d’une remise de récompense.

    En 1986, le club se scindait en deux, un club orienté vers la plaisance et un autre, le Yacht—Club de Calais, vers la voile légère. L'YCC continuera à utiliser ce local jusqu’en 2009, date de son départ vers la gravière de Sangatte. La ville avait commencé sa réhabilitation dans le cadre de l’opération dragon. Le toit devait être surélevé pour l’abriter. Véto de la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), la surélévation de ce local dénaturerait ce site classé, selon elle. J.-P.P. (CLP)

    Le poste de garde du Risban, club-house du club de voile de 1952 à 2009

     

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  • Une course aux canards dans le canal près du pont de Saint-Pierre

    CALAIS. La foule était massée sur la berge du canal, quai de l’Yser. Il se nommait alors quai de l’Est mais été souvent appelé « quai des Orphelins », en raison de l’orphelinat de garçons Saint—Joseph.

    Les compétiteurs en maillot de bain, dans l'eau et sur la berge, étaient tous de jeunes garçons. Cette course aux canards avait été organisée pour les orphelins du chanoine.

    Le pont de Saint- Pierre est le même pont que celui que nous connaissons aujourd'hui. Cet édifice plus que centenaire avait été inauguré le 15 octobre

    1899. Les curieux étaient accoudés aux barrières du chemin de halage qui permettait au marinier de tracter sa péniche, corde à l’épaule. Ci-dessous, cette péniche dunkerquoise, La Jeune Marie appartenait à jules Hatse. Elle était amarrée en 1910 au quai Gustave—Lamarle tout juste percé et jusque-là occupé par des maisons. J—P.P. (CLP)

    Une course aux canards dans le canal près du pont de Saint-Pierre

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