• Rétro Calais 2

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  • Cholardes et péqueux au Courgain Maritime

    CALAIS. Une peinture d'Henry Jacquet avait servi de support à cette carte postale éditée en 1912 pour le salon de la Société des Artistes Français. L’illustrateur y représentait une scène de rue du quartier des pêcheurs, le Courgain Maritime.

    Ces deux vendeuses de poissons sortant d’une des rues étroites du Courgain s'y faisaient apostropher par un groupe de pêcheurs. L’artiste avait intitulé la scène Les Cholardes. Dans le patois calaisien, le terme plus courant et encore utilisé serait les « choleuses », traduisez par celles qui traînent les rues. Henry Jacquet aurait pu aussi parler des pêcheurs hélant les jeunes filles en employant le terme patois de pêqueurs ou de pêqueux. La carte postale ci-dessous était plus respectueuse en légendant « un vieux matelot ». Cette carte postée en 1907 le montre appuyé sur un des canons retournés qui bordent les quais du bassin du Paradis. J.-P.P. (CLP)

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  • Rue Eustache-de-Saint-Pierre, le monastère ravagé des Fransciscaines

    CALAIS. Voici la rue Eustache—de-Saint-Pierre en 1940 avec, à droite, la chapelle des sœurs franciscaines, où Sœur Edwige avait prononcé ses vœux. Infirmière, elle se trouvait à l'hôpital lors des bombardements.

    Extraits de ses mémoires : « L’occupant autorise les sinistrés à retourner à leur maison. Accompagnés de sœur Élisabeth et d’un employé de l’hôpital nous arrivons à notre maison mère.

    Les quatre murs de la chapelle sont encore debout, le toit a disparu. » Dans les décombres, sœur Edwige aperçoit la tête intacte de la statue brisée de saint François d’Assise. « Près de la tête nous apercevons le corps d’un homme en civil gisant à terre. Il est mort. Après une courte prière, nous nous précipitons pour prendre la tête de saint Français que nous emportons dans notre charrette ». Ci-dessous, sœur Edwige, le général Erskine, Jacques Vendroux, maire, le Docteur Vinay, M. Wattenay en 1945. J.-P.P. (CLP)

    Rue Eustache-de-Saint-Pierre, le monastère ravagé des Fransciscaines

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  • "A la Mine d'Or" en 1921, une bijouterie pittoresque

    CALAIS. Emile Malherbe (le monsieur avec la casquette) pose avec sa famille sur le pas—de-porte de sa bijouterie en 1921. Le magasin se situait au n°73 boulevard La—Fayette.

    Il avait pour enseigne A La Mine D’Or. Ventes, réparations, transformations, achat d’or, d’argent et de pierres précieuses ont été le quotidien du bijoutier. La bijouterie fermera en 1927, remplacée par un magasin d'instruments de musique tenu par M. Verbecke. Emile Malherbe deviendra courtier en bijouterie rue Van-Grutten. Après-guerre son petit-ls Alphonse tiendra à son tour, et jusqu'à sa retraite, une bijouterie située au n“63 boulevard de l'Egalité à l'angle de la rue Francia (ci—dessous dans les années 1950). La bijouterie àlaissé place de nos jours à un commerce spécialisé dans la vente de fenêtres, portes et volets. L‘épicerie La Ruche sur l'autre angle est devenue une agence bancaire.         J.-P.P. (CLP)

    "A la Mine d'Or" en 1921, une bijouterie pittoresque

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  • L'église Sainte Germaine ouverte au culte en 1934

    CALAIS. Si une chapelle en bois accueillait les paroissiens du Pont-du-Leu dès 1912, il faudra attendre 1934 pour qu’ils puissent proter d’une église en dur. Le terrain sur lequel elle allait être construite avait été acheté grâce aux dons, avant la Grande Guerre, par l‘abbé Holuigue.

    Il se situait entre les rues Montréal et Panama. Le 29 juillet 1928, la première pierre était bénie. Sur ce terrain marécageux, il fallut couler 160 colonnes en béton pour atteindre un banc de cailloux, les relier au niveau du sol par des poutres de ciment, puis élever des murs soutenant une dalle de ciment armé. Ces travaux non prévus avaient coûté cher. Faute de fonds, les travaux étaient stoppés de 1929 à 1932. L'église était ouverte en 1934. Le clocher élancé, que l‘on voit sur ce croquis de 1928, n’était achevé qu‘en 1988, moins haut que celui prévu à l’origine (ci-dessous en 1987). J.—P.P. (CLP)

    L'église Sainte Germaine ouverte au culte en 1934

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  • Le pont du casino, pour franchir un fossé à sec

    CALAIS. Depuis l'ouverture du casino en 1894, une frêle passerelle de bois permettait aux seuls piétons de franchir le fossé de la Courtine pour y accéder. Ce fossé était à sec. Son comblement aurait permis de construire une route à moindres frais. Les militaires exigeaient son maintien an de pouvoir le noyer en cas d'invasion anglaise par la mer ! Un superbe et coûteux pont a donc été construit.

    Prévu pour supporter le poids de plusieurs tramways, il comportait trois arches de 15 mètres d’ouverture séparées par des piliers constitués de pierres de taille. 11 a été mis en service en 1909 sans être inauguré. Les Calaisiens le baptiseront « Pont du Casino ».

    A la n de la Seconde Guerre mondiale, le fossé avait disparu, comblé par le sable que chalets et casino disparus ne stoppaient plus. Devenu inutile, le pont et ses 600 tonnes d'acier seront vendus à des ferrailleurs en 1948.           J.-P.P.(CLP)

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  • Aucune automobile sur la digue durant six étés

    CALAIS. En 2001, sous l‘autorité du maire Jacky Hénin, la Ville prenait à sa charge le contrat de fermage de la plage accordé jusque-là à la société Sense. Dès l'été 2002, la circulation des véhicules à moteur était interdite sur la partie centrale de la digue : « Du 15 juin au 22, septembre 2002, la digue est en voie piétonne », pouvait-on lire sur ce dessous-de-table distribué aux cafetiers. Par beau temps l‘idée semblait judicieuse. Encore aurait-il fallu que la digue présente un intérêt touristique avec une zone commerciale attirante. Si une annexe de la médiathèque y était installée, les commerçants ambulants sollicités n’y feront pas long feu car la digue était désertée par mauvais temps. Le résultat était mitigé avec des embouteillages monstres face au poste de secours.

    Dès son élection en 2008, Natacha Bouchart rétablissait une circulation apaisée sur la digue. J.—P. P. (CLP)

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  • En 1947, la ville déléguait à Jules Sense le fermage de la plage

    CALAIS. Durant l'été 1946, 1'accès de la plage restait limité an d’éviter les accidents dus aux mines. La gestion par la Ville de la plage avant-guerre avait été désastreuse pour les finances.

    Pour l’été 1947, M. Desfachelles, le maire, décidait de confier l’exploitation de la plage et de la digue à Jules Sense, patron de la menuiserie Mon Chalet, pour une durée de neuf ans.

    L‘arrêté précisait : « M. Sense ne pourra en aucun cas être rendu responsable des accidents qui pourraient survenir par suite de la présence d ’explosifs, armes, débris de fortifications, engins quelconques ».

    Ci-dessous, M. Sense était entouré des gardiens de la paix Delpierre et Herbez. Le fermier possédait alors un contingent de chalets à vendre ou à louer comme indiqué sur la publicité (chalets ci-dessous en construction rue Descartes en 1948). L’entreprise Sense gardait le fermage jusqu‘à l‘été 2000. J.-P. P. (CLP)

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  • Une fête à la base britannique en juillet 1917

    CALAIS. Les soldats britanniques étaient nombreux à Calais, leur base arrière durant la Grande guerre. Plusieurs bases avaient été installées. Ici près du bassin Carnot et de la rue Mollien. Ce concours hippique y avait été organisé. L‘obstacle franchi par le cavalier ne se situait pas au champ de course du Beau-Marais, il avait été transformé en terrain d'aviation.

    L‘été 19 1 7 avait été un moment d'accalmie durant le conflit.

    En juin, l’Army Ordnance Corps avait invité les Calaisiens à assister sur la plage à un gymnakha, discipline d’équitation Western, sur le terre-plein des hangars Crespin et Paul-Devot, et à une exposition de butin de guerre capturé aux Allemands.

    Le clou de ces festivités, en juillet, était ce concours équestre suivi par les soldats britanniques et par les Calaisiens ravis du spectacle. Entre les épreuves, un cross avait été organisé. Ci-dessous l'arrivée. J.-P. P. (CLP)

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  • Quand nos rues se souviennent de 14-18

    CALAIS. Lorsque l‘église du Sacré-Cœur ouvrait au culte en 1871, la rue dans laquelle elle avait été construite s‘appelait la rue du Petit-Paris. La voici sur cette carte postée en 1907 (ci—dessus). La rue du Petit-Paris avait été prolongée en 1880 an d’ouvrir vers la nouvelle gare inaugurée en 1889. Pour cela on avait amputé le parc Saint-Pierre d’une partie de sa surface.

    Le 10 février 1919, le conseil municipal en changeait l'appellation. Elle devenait la rue du Onze-Novembre an de rappeler l'armistice qui mit n à la Première Guerre mondiale.

    Lors de ce même conseil, la rue (Ci-dessous) qui conduisait à l'entrée sud de la gare centrale, baptisée rue de la Gare en 1891, puis avenue de la gare. changeait elle aussi de nom, elle devenait l'avenue du Président-Wilson, le président américain, qui avait décidé l'entrée en guerre de son pays aux côtés des Alliés en 1917. J.-P.P. (CLP)

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  • Un incendie ravage l'institut Jeanne d'Arc en 1956

    CALAIS. Vers 11 h, le 6 mars 1956, un incendie s’est déclaré dans le pensionnat Jeanne—d’Arc. M. Demay, un artisan électricien travaillant dans sa cour rue d’Alençon, a donné l'alerte.

    Il est venu d'apercevoir de la fumée sortant des combles du bâtiment principal. Avant l'arrivée des pompiers les 250 élèves ont été évacués par les sœurs dominicaines qui soigneront aussi sur place les pompiers blessés. Attisé par le vent violent, le feu s’est propagé. La toiture a été éventrée et l’incendie a gagné les étages inférieurs détruisant les dortoirs des pensionnaires et des religieuses. Les pompiers ont maîtrisé le feu vers 13 h 30. La chapelle et le réfectoire des élèves ont été épargnés.

    Les incendies en ville sont spectaculaires. Souvent des magasins ou des usines sont la proie des flammes. Le 31 août 1947, les pompiers sont intervenus à l'usine Valdelière rue de Vic. J.-P. P. (CLP)

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