• Le Grand Hôtel Continental boulevard Richelieu

    CALAIS. La destruction des remparts a permis de libérer des espaces propices à la construction. Ceux de l'enceinte intérieure ont été détruits à partir de 1862, ceux extérieurs à partir de 1878, avec l’arasement de la porte Richelieu en 1885. L'ouverture du Grand Hôtel Continental, situé boulevard Richelieu, à l'angle de la rue Edison, date de 1894. Cet hôtel, alors tenu par MM. Outers et Forest, ne passait pas inaperçu. Haut de trois étages, il était pourvu d’ascenseurs, confort rare à l’époque, qui faisaient de ce lieu un hôtel de standing, avec chambres pourvues de salles de bain, vaste garage couvert, téléphone et salons luxueux. Ici, une partie du personnel posait devant la façade. Ci-dessous une terrasse était installée sur le trottoir, d’où les clients pouvaient regarder passer le tramway encore tracté par un cheval.  J.P.P. (CLP)

    Le Grand Hôtel Continental boulevard Richelieu

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  • L'hôtel du beffroi, rue André Gerschel il y a 50 ans

    CALAIS. Voici l'entrée de la rue André—Gerschel dans les années soixante, avec la pendule orale au premier plan. Sur la droite, l‘Hôtel du beffroi offrait encore des garages à sa clientèle. Ils seront transformés en chambres. Seule la Maison du fromage sur la gauche perdure, les autres commerces de cette rue ont tous changé d’enseigne ou sont devenus des logements. Les magasins de proximité, boulangerie, boucherie, épicerie Ruche, ont fermé.

    Face à l'Hôtel du beffroi existait alors un autre hôtel, l'Hôtel des Six-Bourgeois, fermé lui aussi remplacé par un restaurant. Avant—guerre, cette rue s'appelait la rue de la Citadelle (ci-dessous). Elle faisait face au Beffroi du musée. Légèrement décalée vers le nord, la rue fait face désormais à la Tour du Guet. De nombreuses cartes postales de cette rue pittoresque avec ses maisons de style normand sur la droite ont été éditées. J.-P. P. (CLP)

    L'hôtel du beffroi, rue André Gerschel il y a 50 ans

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  • Une ligne transmanche, dédiée au transport de véhicules, créée en 1928

    CALAIS. Quai de la Colonne, cette photo des les de voitures en attente d'être embarquées sur un navire, à destination de la Grande-Bretagne, date des années trente. Le bâtiment face aux hangars Paul-Devot était la capitainerie, mise en service en 1930.

    Le 7 juillet 1928, le capitaine Stuart Townsend créait cette nouvelle ligne transmanche dédiée au transport des automobiles et des autocars. L’enseigne Townsend Car Ferry est apparente sur l'abri construit pour accueillir les passagers. Les automobiles pesaient leur poids, elles étaient grutées soit du quai de la Colonne, soit du quai Paul—Devot pour être chargées sur le navire. Une opération longue et délicate (ci-dessous). La manœuvre sera ensuite améliorée en faisant rouler la voiture sur un plancher, les lins de la grue étant alors amarrés à ce plan— cher et non plus aux roues—du véhicule.         J.-P.P. (CLP)

    Une ligne transmanche, dédiée au transport de véhicules, créée en 1928

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  • Calais était une ville de garnison jusqu'en 1940

    CALAIS. Ces militaires, défilant rue Royale après la Première Guerre mondiale, étaient alors le quotidien des Calaisiens. Une garnison dans la ville créait de l’animation. Ravitaillement des troupes, délés et fanfares, soldats dans les cafés et les cinémas étaient bénéfiques pour le commerce.

    Le 8e Régiment d’infanterie, 700 hommes, logeait à l’intérieur de la citadelle, dans la caserne Vauban.

    Ci—dessous, avant la Grande Guerre, ces fantassins traversaient la place d'Armes. Les chasseurs—mitrailleurs—voltigeurs du 110° Régiment d’infanterie logeaient dans la caserne du Duc-de—Guise, rue des Maréchaux.

    Ces régiments quittaient Calais pour n'y revenir qu’au tout début de la Seconde Guerre, an de rejoindre le front belge. En mai 1940, les casernes étaient détruites par les bombardements. A la Libération, l’autorité militaire cédait à la ville les terrains qu’elle avait occupés. J.-P.P. (CLP)

    Calais était une ville de garnison jusqu'en 1940

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  • Deux carillons ont égayé les rues de Calais-Nord

    CALAIS. Calais—Nord. Chaque heure, le carillon de la Tour du Guet égrainait automatiquement l’air de la Gentille Annette qui sera joué après-guerre par le carillon de l’Hôtel de Ville. Un autre carillon, celui du Beffroi du musée, a offert lui aussi un concert de cloches. Né dans la Tour du Guet comme son frère Auguste le guetteur, Léon Joan, le carillonneur, a suivi les cours de l’école de musique. Il a été bugle solo dans la musique militaire du 91e Régiment d’infanterie. Il a ouvert un commerce de vannerie puis est devenu crieur de la salle des ventes.

    Dans le même temps, de 1905 à 1930, il a été le carillonneur du Beffroi du musée chaque dimanche et jour férié. A 11 h 30 il a offert un concert (souvent de sa composition) joué sur le clavier à mancheron de bois faisant résonner harmonieusement le carillon composé de quatorze cloches. J.-P.P. (CLP)

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  • Les trains acheminaient les passagers jusqu'aux quais, de 1889 à 1995

    CALAIS La flaque à Guerlettes, l'actuel bassin Henri—Ravisse, était en cours d’assèchement ici en 1989.

    Le bassin était relié à la mer le 27 février 1990. Deux passerelles de débarquement étaient installées à l’est et, au premier plan, les trains étaient encore présents avec une gare maritime toujours en service. Depuis 1889, ces trains débarquaient les passagers sur le bord du quai face à la gare, leurs horaires coordonnés avec ceux des malles. Après—guerre, Calais-Maritime restait le terminus vers la Grande-Bretagne (ci-dessous en 1972). Les Calaisiens se souviennent des embouteillages créés au passage à niveau à l’angle de la rue Mollien et Descartes lors du passage de ces trains internationaux. La gare routière couverte disparaissait en 1980. Le 21 janvier 1995, le dernier train de voyageurs quittait la gare maritime dont les locaux étaient reconvertis en bureaux. J.-P. P. (CLP)

    Les trains acheminaient les passagers jusqu'aux quais, de 1889 à 1995

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  • Le boulevard Jacquard et ses nouveaux tramways en 1908

    CALAIS. Omer Lefebvre, photographe et éditeur calaisien, a signé ici deux superbes instantanés datés de 1908, l’année où, à calais, les tramways électriques remplaçaient les tramways tirés par des chevaux.

    Malgré l'accélération qu’allaient apporter ces tramways pour le déplacement des Calaisiens dans la ville, le boulevard Jacquard restait un havre de paix. On pourrait même penser qu’il était piétonnier. Les passages protégés n’existaient pas. Les piétons traversaient n'importe où. A partir des années 1920, des passages piétons, marqués par de gros clous, feront leur apparition. Si les automobiles commençaient à prendre possession de la chaussée, à Calais, en

    1908, elles restaient rares. Cela permettait aux tramways de laisser monter des clients en dehors des stations (photo ci-dessous). Dans les années 1930, des refuges piétons étaient installés au centre du boulevard an d’assurer leur sécurité. J.-P.P. (CLP)

    Le boulevard Jacquard et ses nouveaux tramways en 1908

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  • La gare maritime rénovée, inaugurée en le 17 juin 1939

    CALAIS. La gare maritime avait été l'objet d'un vaste programme d'amélioration et d'extension entrepris en 1930. Les travaux achevés, la gare avait été inaugurée le 17 juin 1939 avec la publication d’un livret (ci-dessous). Dans ce livret, l’importance de la gare avait été mise en évidence : 500 000 voyageurs transportés durant l'année 1938, point d’arrivée ou de départ de 6500 trains à destination ou en provenance de Paris, Bruxelles, Berlin, Varsovie, Bâle, Brindisi, Vintimille, Istanbul et des Indes. Parmi les améliorations figure le bâtiment des voyageurs, face à des quais élargis, qui avait été allongé de 30 mètres à chacune de ses extrémités. Des portiques couverts avaient été édifiés le long des voies an d’abriter les voyageurs ainsi qu’un abri fermé vers les quais pour les protéger du vent et des embruns. Moins d'un an plus tard, la gare était ravagée par les bombardements. J.—P.P. (CLP)

    La gare maritime rénovée, inaugurée en le 17 juin 1939

     

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  • En 1877, une tempête bousculait l'estacade du chemin de fer

    CALAIS. Le 30 janvier 1877, la tempête faisait goner la mer. Son niveau était tel qu’elle envahissait les quais du bassin du Paradis et venait lécher les remparts de l’enceinte. La jetée Ouest était coupée, la jetée Est subissait des avaries. Les rails de la ligne de chemin de fer reliant la gare, située au bassin Ouest, à la gare maritime de la jetée Est, passaient alors en partie sur une estacade de bois. Ses fondations ne résistaient pas aux vagues et s‘effondraient, emportant les rails à partir du café Deligny où les curieux étaient nombreux.

    Ci—dessous, cette gravure parue dans le journal L’Illustration, montre les dégâts vus des dunes vers le large. Un mois plus tard, le 28 février, une nouvelle tempête enlevait le musoir de la jetée Ouest. Le 28 février 1889, l’estacade était volontairement détruite an de laisser la mer s’engouffrer pour relier le bassin Carnot au chenal.

    En 1877, une tempête bousculait l'estacade du chemin de fer

     

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  • Les cartes postales légendées et datées d'Omer Lefebvre

    CALAIS. Omer Lefebvre, photographe et éditeur, possédait un magasin boulevard La—Fayette, La Photographie des Familles. Il est souvent difficile de dater les cartes postales le cachet de la poste étant parfois trompeur, la carte postale ayant pu traîner plusieurs années dans les tiroirs de l'expéditeur. Leurs légendes permettent de préciser qu’elles datent du 29 mai 1908, jour de la visite éclair du président Fallières. Il avait débarqué au port (ci—dessous), puis s’était rendu à l’hôtel de ville, place Crèvecœur. Le photographe, posté en attente, avait proté de l’occasion pour immortaliser le magasin de Thérèse

    Decroix situé au 39, boulevard La-Fayette, avenue décorée pour la visite du président. A la Gloire de Dijon était un commerce de fleurs naturelles.

    Ci-dessus, le magasin franco—belge de confection appartenait à Victor Bruttier. J.-P.P. (CLP) 

    Les cartes postales légendées et datées d'Omer Lefebvre

     

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