• Après avoir recueilli des informations concernant Henri Louchez dont le nom avait été repris pour désigner l'ancien stade du boulevard Curie, l'association Calais Photos Nostalgie a décidé de se mettre sur la piste d'un autre Calaisien qui ne survit quasiment plus dans la mémoire locale que par le biais de son nom... tant que le stade de l'avenue Saint-Exupéry subsiste : Julien Denis. Le public le plus averti sait généralement que Julien Denis était footballeur du RC... mais pas grand-chose d'autre. Or, il était considéré il y a un siècle comme un véritable héros. « Si les personnes qui fréquentent encore le stade Julien Denis prenaient le temps de s'arrêter pour lire la liste des morts pour la France inscrite sur la plaque érigée à l'entrée, ils verraient qu'y figure le nom de ce jeune homme, mort à 27 ans au tout début de la Première Guerre mondiale, le 15 août 1914 à Dinant, en Belgique » explique René Ruet, assez inquiet d'ailleurs de l'état de la stèle, peu entretenue. Julien Denis était donc vu comme un héros, mort pour la France, et sa carrière de footballeur légitimait pleinement le fait d'attribuer son nom au terrain de jeu.

    UN FOOTBALLEUR HORS PAIR

    Mais quel footballeur était-il ? Des recherches bien menées ont permis à René Ruet de retrouver des témoignages d'anciens condisciples de Julien Denis, propres à nous renseigner sur le style de jeu de ce natif de La Gorgue (Cambrésis)... car Julien Denis n'était pas Calaisien d'origine. Un de ses anciens camarades du pensionnat Gombert de Fournes se souvient ainsi des qualités sportives dont il fit preuve dans la prairie attenante à l'établissement. Il était alors adolescent. « Il fit un jour un pari qui fit malicieusement rire ses camarades de classe. Il paria de faire trente fois le tour du terrain de football. On se moqua de lui. À l'époque on ne parlait guère de course de fond, sauf pour rappeler l'histoire du soldat de Marathon qui tomba mort en touchant au but. Le jour venu Julien couvrit avec le sourire les 9 km de course qu'il s'était imposés. Prouesse remarquable d'autant plus significative que notre coureur n'était ni spécialisé, ni entraîné, mais qui témoignait d'un souffle inépuisable et d'une résistance physique incomparable Julien Denis était très intéressé par la pratique de la boxe mais son destin l'a amené au football où son frère aîné Léon s'était déjà illustré. Lors- qu'il s'engage à 18 ans, il est incorporé au 8ème régiment d'infanterie à Calais. Devancé par une excellente réputation, les dirigeants du Racing le recrutent. Il devient rapidement un pilier de l'équipe des canaris, aux côtés de Fernand Ducrocq, Ernest Hénocq, Maurice Delanghe, Willy Holmes, Jules Richard, Léon Fontaine, Norbert Bonne... Pendant sept ans, il occupe brillamment le poste de demi-centre.

    Julien Denis, footballeur calaisien et soldat « poitrine en avant »

    C'est avec une grande émotion que Victor se remémorait Julien, une belle photographie à l'appui. « C'est à l'issue d'un match fratricide qu'elle fut prise. Examinez bien les deux personnages. Il y en a un qui sourit d'un sourire très doux, d'un sourire de bonne grosse bête très forte et cependant qui ne mord jamais. Ce personnage, voyez-vous, ce n'est pas moi » déclarait Victor, empli de nostalgie.

    IL GALVANISE SON ÉOUIPE

    « Il fut surtout un défenseur remarquable » se rappelle un de ses supporters. « Doué d'une résistance peu commune, il lui est arrivé maintes fois de museler à lui seul une triplette adverse, même quand celle-ci était de classe. Ajoutez à cela un esprit de club incomparable et un cœur d'or. Lutteur de premier ordre, loyal et tenace, il servit toujours d'exemple à ceux qui le côtoyaient ». Qui mieux que lui défendit à son époque les couleurs sang et or ? Il popularise le cri « Allez Calais ! » lancé lors de matches pénibles et indécis pour galvaniser son équipe et emporter la victoire. L'un des frères de Julien, Victor, son benjamin, a eu l'occasion de se mesurer à lui sur le terrain. Il se remémore ses performances de dribbleur: « J'ai souvenance que pour arrêter un dribbling, il se jetait brusquement contre l'adversaire en écartant très fort les jambes. Ainsi, que la balle fût dirigée vers la droite ou vers la gauche, elle n'allait pas loin. Et comme Julien procédait à ce tackling peu banal sans compromettre son équilibre, il avait tôt fait de prendre possession de la balle et de l'envoyer à un camarade Cette moisson de souvenirs nous permet de cerner quel sportif Julien Denis était. L'homme fut sans conteste chaleureux avec ses pairs et savait entretenir un véritable esprit d'équipe, lui qui assuma le capitanat des canaris jusqu'à la mobilisation. Devant son attitude face à l'ennemi, sa vaillance ne fait aucun doute. Autant de raisons pour que son nom perdure dans le paysage calaisien, d'autant que, comme tant de poilus sacrifiés, il n'a pas de sépulture personnelle... MAGALI DOMAIN

    Julien Denis, footballeur calaisien et soldat « poitrine en avant »

    IL CHARGEAIT TOUJOURS POITRINE EN AVANT

    Gabriel Hanot, footballeur nordiste qui a joué à plusieurs reprises aux côtés de Julien Denis, et parfois contre lui, l'évoque en ces termes : « Qu'il fût partenaire ou adversaire, Julien Denis était le plus loyal des joueurs, celui qui chargeait toujours poitrine en avant, le col du chandail ou de la chemisette ouvert, celui qui ne se servait de sa force que généreusement, franchement, sans arrière-pensée méchante, sans le moindre désir de faire mal ou de blesser. Il avait besoin de se mettre peu à peu en action, pour obtenir le rendement naturel de sa vigueur, et il finissait toujours les matches beaucoup plus fort qu'il ne les commençait. Il avait une belle adresse de passe et un excellent jeu de tête. Toutefois, quand je me rappelle son style, c'est plutôt l'athlète que le technicien que je revois, l'athlète large d'épaules, solide sur ses jambes, aux yeux rieurs et largement ouverts sur la vie, d'homme parfaitement équilibré ». Sur le champ de bataille, c'est aussi poitrine en avant que le sergent-major Julien Denis alla à l'assaut de la forteresse de Dinant et trouva la mort.

    Pas de tombe individuelle

    « Peut-on se recueillir sur la tombe de Julien Denis? »: pour répondre à cette question, René Ruet a mené des investigations auprès du service patrimoine de Dinant, puisque c'est sur le sol belge que le footballeur du RC a trouvé la mort lors de la bataille dite du 15 août, qui a consacré la reprise du fort de Dinant tenu par les Allemands (rive droite de la Meuse) par les troupes Françaises du 33e (positionnées rive gauche). Sous une pluie de projectiles, l'assaut a eu lieu sur le pont et s'est poursuivi dans les marches menant au fort. Des dizaines de soldats français sont tombés sous les balles allemandes. Le lieutenant Charles de Gaulle a d'ailleurs été blessé lors de cet assaut. Julien Denis, lui, n'en réchappe pas. Cependant, explique l'historien Vincent Scarniet, « Julien Denis ne dispose d'aucune sépulture individuelle à Dinant. Soit il se trouve dans une des fosses communes comme non identifié, soit sa dépouille a été rapatriée en France fin 1922-début 1923 lors du remembrement des cimetières militaires de la région, soit encore incinérée quelques jours après le 15 août ». Conclusion : dans la mesure où Julien Denis n'a pas de tombe à La Gorgue, il n'y a pas d'endroit où l'on peut lui rendre hommage. « Qui l'aurait imaginé?» s'exclame René Ruet, encore plus convaincu de ce fait de l'importance de conserver la dénomination « Julien Denis » à un équipement sportif de Calais.

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  • Avant 1994 et 2001, l'étape entre Dunkerque et le Tréport du Tour de France 1958 était passée par la Côte d'Opale.

    Ville-étape lors des éditions 1994 et 2001 comme nous avons pu le voir précédemment dans la semaine, Calais a également eu la chance d'être un point de passage lors du Tour de France 1958, plus précisément lors de la 3e étape reliant Dunkerque (Nord) à Le Tréport-Mers-les-Bains (Seine-Maritime) où la route du Tour longe la Côte d'Opale, offrant alors aux coureurs la beauté des paysages du Calaisis. Le début de la course ressemble, à quelques exceptions près, fortement à l'étape entre Calais et Anvers de 2001, mais dans le sens inverse. En effet, les coureurs s'élancent de Dunkerque et passeront par Gravelines (km 18), Oye-Plage (km 24,5), Marck (km 31,5), Calais (km 39), Coquelles (km 44) et Saint-Inglevert (km 52) en ce qui concerne les villes du Calaisis.

    LA COURSE

    116 coureurs sont au départ de cette étape le 28 juin 1958 à une époque où les équipes sont encore des sélections nationales. On retrouve donc dans le peloton l'équipe de France de Jacques Anquetil, Louison Bobet ou encore Roger Walkowiak, la Belgique, la Hollande, l'Italie ou encore des équipes comme. Paris-Nord-Est, Centre-Midi et Ouest-Sud-Ouest. Dès le début de l'étape, une échappée se forme km 5 mais n'obtient guère de succès. Il faut attendre le km 29 et le passage à Marck pour que la bonne échappée se dessine, composée notamment de deux tricolores, Gilbert Bauvin et Jean Stablinski. Les oreillettes que nous connaissons aujourd'hui n'existant pas, l'écart se creuse considérablement (de 45" lors du passage à Calais à 6'40" à Etaples). Au km 100, un groupe s'intercale entre les échappés et le peloton et parvient à revenir à 3' 15 de la tête tandis que le peloton reste à distance (6'15"). A 12 km de l'arrivée, les 7 hommes de tête maintiennent les poursuivants hors d'atteinte (5'20) et joueront donc la victoire. Emmené par Jean Stablinski, Gilbert Bauvin va conclure de manière victorieuse une échappée de 148 kilomètres malgré un bel effort final du Belge Nôel Foré, 2e. L'autre gagnant de l'échappée est Win Van Est, qui s'empare du maillot jaune au profit de Jos Hoevenaers, porteur de la tunique durant l'étape.

    Calais, lieu de passage du Tour 1958

    Notre journal s'était évidemment fait l'écho de ce passage, salué par près de 50 000 personnes dans les rues calaisiennes.

    Calais, lieu de passage du Tour 1958

    LES CLASSEMENTS

    • Classement de l'étape :

    1. Gilbert Bauvin en 4h44min et 13 secondes ; 2. Noël Foré ; 3. Vito Favero 4. Wim Van Est ; 5. Jean-Claude Annaert ; 6. Fernand Lamy ; 7. Jean Stablinski 8. Francisco Moreno à 5107 ; 9. Emilio Bottachia ; 10. Henry Anglade

    • Classement général :

    1. Wim Van Est ; 2. Gilbert Bauvin à 40' ; 3. Noël Foré à 54' ; 4. Vito Favero à 115511 ; 5. Jos Hoevenaers à 3144 ; 6. André Darrigade à 4'54" ; 7. Gerrit Voorting à 5'05 ; 8. Pierino Baffi à 51191' ; 9. Emilio Bottachia à 5'22 ; 10. Piet De Jongh à 5122

    Il est à noter que ce Tour 1958 sera remporté quelques jours plus tard par le Luxembourgeois Charly Gaul, devant Vito Favero (ITA) et Raphaël Géminiani (FRA). Jean Graczyk (FRA) endosse le maillot vert et Federico Bahamontes (ESP) le prix de la montagne, tandis que la Belgique l'emporte par équipes.

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  • La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Ci-dessus, la façade de la bijouterie avant-guerre.

    La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Ci-dessus, une publicité de 1973.

    CALAIS. La bijouterie était une tradition familiale chez les Van Heeghe, installés à Saint-Omer. La fille reprenait la bijouterie familiale, un frère s'installait à Béthune, et le troisième, Joseph, re- prenait en 1928 la bijouterie Tétart, sise 68, boulevard Jacquard à Calais, entre un quincaillier, M. Peltier au 66, et un café au 70, tenu par Mme Veuve Autrique. À l'époque la concurrence était rude. Il y avait dix-huit bijouteries dans la ville. En 1947, Joseph rénovait totalement sa bijouterie Au Guy.

    En 1955, lorsqu'il a pris sa retraite, son fils Jacques a assuré la succession. Il y avait alors tou- jours dix-huit bijouteries en activité.

    En 1996, l'heure de la retraite sonnant, Jacques Van Heeghe n'a pas trouvé de repreneur. Son magasin est devenu le siège d'une mutuelle. M. Van Heeghe, « bon pied bon œil », a fêté hier ses 90 ans. Quant aux bijouteries, elles se comptent désormais sur les doigts d'une seule main. • J.-P. P. (CLP)

     

    La bijouterie Van Heeghe, présente 68 ans au 68, boulevard Jacquard

    Après la Seconde Guerre mondiale, la façade a quelque peu changé.

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  • Lorsque la mode était au port du couvre-chef

    CALAIS. Sortir tête nue était mal vu en ce début du XXe siècle, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Ces messieurs, installés en terrasse au Café de la Nation, nous permettent d'apprécier la mode de l'époque. Le costume trois-pièces était alors de rigueur. La majorité de ces messieurs arborait une moustache, fournie, et des cheveux coupés court, gominés avec la raie centrale. Quant aux couvre-chefs (chapeau melon, canotier et casquette), ils apportaient la touche finale. Lorsqu'un monsieur croisait une dame, la politesse était d'incliner ou de soulever le chapeau. Porter un chapeau à l'intérieur était considéré comme impoli. Quant aux dames, elles suivaient la mode parisienne avec d'impressionnants chapeaux chargés de plumes, de faux fruits et de fleurs, comme ci-dessous lors de cette fête, la « Batailles de fleurs », qui se déroulait en 1906 place d'Armes. • J.-P. P. (CLP)

     

    Lorsque la mode était au port du couvre-chef

     

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  • Le Cercle du soldat belge place de l'hôtel de ville

    CALAIS. En octobre 1914, l'armée belge se replie dans le camp retranché de Calais et installe son quartier général dans le théâtre municipal. Le port est mis à sa disposition, ainsi que la flaque à guerlettes pour les hydravions et l'aérodrome du Beau-Marais pour son aviation. Près de quatre cents baraquements, construits par le génie belge, permettent de cantonner les troupes. Des hôpitaux de fortune accueilles blessés. Au total, 898 décéderont et seront inhumés à Calais. Le front stabilisé, la place de l'hôtel de ville est mise à la disposition du commandement belge, début 1916, Pour y créer un Cercle du soldat belge. Cinquante baraquements y sont érigés avec réfectoire, salle de spectacle, de jeux, bibliothèque, cuisines, salles d'escrime, chapelle. Ci-dessous, l'entrée du Cercle face au parc Saint-Pierre avec, au fond, le bureau de Bienfaisance de la ville de la rue du Pont-Lottin. • J.-P. P. (CLP)

    Le Cercle du soldat belge place de l'hôtel de ville

     

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  • Un bureau d'octroi, la douane locale, à chaque entrée de la ville

    CALAIS. Pendant des siècles, aux portes des villes, les commerçants payaient l'octroi sur les marchandises importées, une manne pour les caisses communales. Des bureaux de douane étaient installés à chaque entrée de la ville. Les douaniers taxaient toutes les marchandises qui y entraient.

    Ci-dessus, au début des années 1950, celui du pont de Vic avec, à l'arrière, l'avenue Louis-Blériot. Entre le trottoir et le bureau d'octroi, au fronton duquel on peut lire « Octroi et pesage public », on devine le plancher de la bascule entre les deux bornes. Elle permettait de connaître le poids des marchandises transportées sur les charrettes et les camions après avoir retiré le poids du véhicule, et donc de fixer les taxes. La suppression de cet impôt date officiellement de 1948. Ci- dessous, l'octroi qui se situait près de la gare des Fontinettes, sur la droite, au début du XXC siècle. J.-P. P. (CLP)

    Un bureau d'octroi, la douane locale, à chaque entrée de la ville

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  • La gare provisoire a accueilli les voyageurs durant près de 20 ans

    CALAIS, En mai 1940, stukas et bombardiers ont déversé des chapelets de bombes sur les défenses calaisiennes. Si Calais-Nord a été ravagé, Calais-Sud a été épargné excepté la gare, objectif militaire prioritaire. Il semble cependant que ce soit deux bombes lâchées par des avions anglais volant à basse -altitude qui eurent raison en partie de la gare centrale. Les flammes ont ravagé les toitures de l'entrée nord comme de l'entrée sud de cette majestueuse gare, ainsi que l'intérieur des bâtiments. Une modeste gare a été construite à la Libération avenue du Président-Wilson à l'emplacement de l'ancienne, n'ouvrant cette fois que du côté du parc Saint-Pierre. Elle restera fonctionnelle durant près de vingt ans. La gare actuelle, à cheval sur le pont Jacquard, a été inaugurée en 1964. La passerelle surplombant les voies a été épargnée. Elle sera démontée en 1968. J.-P. P. (CLP)

     

    La gare provisoire a accueilli les voyageurs durant près de 20 ans

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  • Des cafés aux salles spécialisées, le cinéma faisait recette

    CALAIS. Ce camion publicitaire circulait en 1924 pour la sortie de L'Orphelin de Paris, film muet projeté au café-cinéma Le Calaisiana, 8 rue de la Mer. Il avait été un des premiers cafés, sous le nom de Concert des Familles puis de l'Olympia Café, à permettre de consommer tout en regardant des films en alternance avec du music-hall. Les cafés ayant installé un projecteur avaient été nombreux au début du XXC siècle : le Café Louguet, rue des Fontinettes ; la Brasserie de l'Industrie, boulevard La-Fayette ; une salle de la coopérative du pont de Saint-Pierre ; Le Vitagraph, rue De-Guise, dans une salle de l'hôtel Meurice ; le casino dans la salle de music-hall... En 1913, une grande salle ouvrait rue Royale, le Crystal Palace, à la fois cinéma et théâtre, puis en 1920 L'Alhambra , en 1930, Le Familia. Il faudra attendre 1933 pour assister à la projection d'un film parlant au Crystal Palace. • J.-P. P. (CLP)

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  • L’électricité supplante peu à peu l’éclairage au gaz

    CALAIS.  Les becs papillons des réverbères à gaz ont été remplacés par des becs Auer, plus économiques et éclairant mieux. Les premiers lampadaires électriques ont installés en 1896 autour du casino, à l'initiative d'Achille Bresson, le directeur à la pointe de l'innovation, puis boulevard Jacquard. Il faudra attendre les années 1910 pour que l'électricité prenne définitivement le pas sur le gaz. Certains Calaisiens ont protesté d'ailleurs contre le remplacement des élégants réverbères par « d'affreux piquets défigurant la ville ». Le rude métier d'allumeur de réverbères a disparu aussi. Lorsque l'obscurité tombait, les falotiers ont parcouru les rues afin de les allumer un à un. Tôt le matin, ils les éteignaient et, munis de leur échelle, nettoyaient les vitres, les porte-mèches, puis s'en retournaient dans leurs foyers. • J.-P. P. (CLP)

     

    L’électricité supplante peu à peu l’éclairage au gaz

     

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  • La flottille de pêche et le Minck attiraient les promeneurs

    CALAIS. En ce début de XXe siècle, la flottille de pêche était encore importante. Preuve en est cette soixantaine de charrettes à bras stationnée quai de la Colonne. L'effervescence était grande dès le matin. A 7h 15, la cloche de la halle aux poissons sonnait, annonçant le début de la criée. Une centaine d'acheteurs, hommes, femmes, mareyeurs du Courgain, poissonniers de Calais s'y rassemblaient pour négocier les lots de poissons fraîchement débarqués. En fin de matinée, et l'après-midi, les particuliers, Calaisiens et vacanciers, leur succédaient pour faire leur marché. Le soir, au pied des murailles, les vieux marins refaisaient le monde assis sur les « bancs des sénateurs ». Le samedi soir, la halle se transformait en salle de bal. Le dimanche après-midi, les cafés ouvraient leur piste de danse chez Dupuis, rue de l'Ancre, ou chez Ma Bosse, face au Minck. J.-P. P. (CLP)

    La flottille de pêche et le Minck attiraient les promeneurs

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