• " A la Mine d'Or " en 1921, une bijouterie pittoresque

    CALAIS. Émile Malherbe (le monsieur avec la casquette) pose avec sa famille sur le pas—de-porte de sa bijouterie en 1921. Le magasin se situait au n°73 boulevard La-Fayette.

    Il avait pour enseigne A La Mine D'Or. Ventes, réparations, transformations, achat d’or, d’argent et de pierres précieuses ont été le quotidien du bijoutier. La bijouterie fermera en 1927, remplacée par un magasin d'instruments de musique tenu par M. Verbecke. Emile Malherbe deviendra courtier en bijouterie rue Van—Grutten. Après-guerre son petit—ls Alphonse tiendra à son tour, et jusqu'à sa retraite, une bijouterie située au n"63 boulevard de l’Egalité à l'angle de la rue Francia (ci—dissous dans les années 1950). La bijouterie a laissé place de nos jours à un commerce spécialisé dans la vente de fenêtres, portes et volets. L'épicerie La Ruche sur l’autre angle est devenue une agence bancaire.        J.-P.P. (CLP)

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  • Il y a 110 ans, un tramway électrique tiré par un cheval

    CALAIS. En l908, la foule était au rendez-vous boulevard La Fayette. Et Omer Lefebvre, le photographe, aussi, pour le premier essai du tramway électrique encore tiré par un cheval. Le convoi passait ici devant la boutique du photographe. Le projet datait de 1902, avec un cahier des charges précis : établissement à un mètre de largeur des voies de tramway et densification du réseau vers le cimetière sud, le Fort—Nieulay, la place Crèvecœur, la porte de Gravelines, la plage.

    Un homme d’affaires, M. Boulet, était sur les rangs pour réaliser le projet mais tout était remis en question avec son décès subit, en 1903. Le projet prenait du retard. Une société belge était finalement choisie et créait La Société tramways de Calais et extensions. Ci-dessous, M. Lefebvre avait photographié cette foule compacte boulevard La Fayette, en 1908, lors d'une fête. On voit bien le tramway fendre la foule. J.-P.P. (CLP)

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  • L'immeuble abritant le Wind's club, incendié en septembre 1917

    CALAIS, Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1917, des escadrilles d’avions allemands survolaient Calais avec, pour objectif, la gare des Fontinettes. Le centre—ville était touché. Une bombe incendiait l’immeuble de M. Duquennoy, rue Charost, commissionnaire en tulle (ci-dessous). L’incendie se propageait aux immeubles voisins : à la Forte Toile, à l’angle du boulevard La-Fayette et de la rue Charest à la laiterie et au Bazar le côtoyant photographiée ; ici le lendemain. Le commerce À La Forte Toile qui proposait toiles, rideaux, stores, chemises et bonneterie, fut ensuite réhabilité et a poursuivi son activité jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Après—guerre, c'est un magasin de confection pour hommes, dames et enfants qui a ouvert ses portes : les Etablissements SOVEC. L’enseigne Wind’s Club lui succédera. L'immeuble a été évacué, le magasin ayant été victime de l'effondrement de ses faux plafonds. J—P.P. (CLP)

    L'immeuble abritant le Wind's club, incendié en septembre 1917

     

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  • La rue des Boucheries, baptisée rue de la Paix il y a cent ans

    CALAIS. Le 10 février 1919, le conseil municipal volait le changement de nom de la rue des Boucheries en rue de la Paix, en souvenir de l’heureuse issue de la Première Guerre mondiale. En 1379. Richard II, roi d’Angleterre, avait octroyé aux bouchers l'autorisation d‘y ouvrir des étals. Elle s’appelait alors rue Cardinale. Les Anglais chassés, la rue devenait la rue des Boucheries.

    En 1623, elles étaient au nombre de vingt. En 1845, les dernières étaient vendues. Sur cette gravure de la fin du XIX° siècle, la rue des Boucheries restait très commerciale. Le marché aux herbes, réservé aux paysans, y débordait, créant une forte animation. Elle débutait rue Royale, dont on voit ci—dessous au fond les commerces qui l’ont bordée, puis traversait la rue     De-Guise. La rue de la Paix traverse désormais la rue Royale qui emprunte depuis la reconstruction le tracé de l’ancienne rue De—Guise. J.—P.P. (CLP)

    La rue des Boucheries, baptisée rue de la Paix il y a cent ans

     

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  • Le ballon "Capitaine Dutertre" prêt à l'envol place Crèvecoeur

    CALAIS. La fête de Calais du dimanche 3 juillet 1904 avait été couplée avec l'inauguration du monument du Souvenir français. Le monument avait été érigé en bordure du parc Saint-Pierre, face au futur hôtel de ville. Il était surmonté de la statue du capitaine Dutertre, héros des guerres coloniales. Une bonne occasion pour la commission municipale des fêtes d'organiser, place Crèvecœur, un lâcher de montgolfières.

    Celle-ci avait été baptisée Capitaine—Dutertre, en hommage à ce héros. 11 était 18 h 10 à l’horloge de l’église, lorsque le ballon allait être lâché avec, dans la nacelle, M. Thiberghien, l’aéronaute, accompagné de MM. Vincent et Chauvin, conseillers municipaux. Ci-dessous, le ballon Ville—de—Calais, qui était sur ses amarres lors de la fête de Calais du 9 juillet 1912. Il s’envolera au son de La Marseillaise et sous les applaudissements avec à son bord M. Dupuis, l'aéronaute.

    Le ballon "Capitaine Dutertre" prêt à l'envol place Crèvecoeur

     

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  • Une publicité pour le casino sur la dune du Risban

    CALAIS. Achille Bresson a été le directeur du casino de la plage qui a ouvert en 1893, remplaçant l’ancien établissement des bains de mer devenu obsolète.

    Son objectif a été de faire de son établissement le point d’ancrage du tourisme à l'image des casinos de Boulogne et de Malo dont la renommée attirait la clientèle parisienne, belge et britannique. Il a multiplié les initiatives pour faire du front de mer une véritable station balnéaire. Pas étonnant qu'il ait obtenu l’autorisation au début du XX° siècle d’apposer cette publicité en lettres géantes sur la dune du Risban, idéalement placée face aux quais de la gare maritime et ainsi bien visible des passagers britanniques débarquant des malles. Elle était encore visible le 21 avril 1914 lorsqu'a accosté 1’Alexandra, le yacht du roi d’Angleterre George V, reçu en grande pompe sur le quai de la guerre maritime. J—P.P. (CLP)

    Une publicité pour le casino sur la dune du Risban

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  • Les jeunes matelotes courguinoises de tous les événements

    CALAIS. À l’image de leurs mères, les jeunes Courguinoises revêtaient très tôt le costume d’apparat et participaient, comme elles, aux événements festifs. Ce groupe de très jeunes matelotes se trouvait place Crèvecœur en marge d’une fête aéronautique. Elles étaient vêtues de leur habit traditionnel et de leur coiffe soleil.

    Les fameux pendants d'oreille, appelés les milanos, sont ici bien visibles sur cette photo qu'Alain Mascret avait exhumée du grenier familial.

    Au cou des jeunes filles pendait un bijou en losange avec au centre une croix en or, quelquefois en argent, ornée au centre d’un Christ et à son extrémité un grelot d’or ou une perle.

    La tradition perdure. Ci—dessous, voici à nouveau de jeunes matelotes en costume d’apparat serrant la main du président De Gaulle lors de sa visite officielle au stade du Souvenir, en 1966 avec sur la gauche le maire, Jacques Vendroux. J.—P. P. (CLP)

    Les jeunes matelotes courguinoises de tous les événements

     

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  • Des charrettes à bras pour transporter le poisson au Minck

    CALAIS. Transporter les poisons fraîchement débarqués des bateaux de pêche était le travail des veuves, épouses ou enfants des marins pêcheurs. La famille participait par ce petit métier à améliorer l’ordinaire.

    En patois du Courgain, on les appelait les « rouleuses ed’ pichons ». Ces charrettes à bras, la plupart louées, étaient à leur disposition sur les quais. Sur certaines cartes postales du début du XX“ siècle, on peut dénombrer plus de Cinquante de ces charrettes, qui étaient stationnées le long du mur d’enceinte à l’extrémité du bassin du Paradis, ou sur le quai, derrière la colonne Louis XVIII. Il fallait se hâter, courir vers le Minck tout proche afin que le poisson soit vendu à la criée. Pour gagner du temps, le plus souvent, les poissons étaient déjà triés : ici, la charrette de droite contenait uniquement des morues, celle du centre était chargée de poissons plats. J.—P.P. (CLP)

    Des charrettes à bras pour transporter le poisson au Minck

     

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  • Un lâcher de ballons lors de la fête du Courgain maritime

    CALAIS. Si, à Saint-Pierre, la majeure partie des lâchers de ballons se faisait place Crèvecœur, les Courguinois avaient choisi la place de Russie pour les leurs. Cette place, coincée à l’extrémité du boulevard des Alliés, entre le phare et les rues de Lisbonne et de Moscou d’avant—guerre, était devenue la place Henri—Barbusse en 1935. S'y trouvaient alors trois cafés et trois maisons, dont les occupants, aux premières loges, suivaient l’envol depuis les fenêtres des étages. Les candidates au titre de reine du Courgain étaient assises au premier rang, leur bouquet de fleurs sur les genoux. Les matelotes en costume d’apparat étaient bien sûr de la fête. Ce 15 août 1909, la montgolfière avait une forme inhabituelle, fusiforme rappelant celle des ballons dirigeables. L'aéronaute s’appelait Désiré Gheuse et il lui fallait éviter de heurter le phare tout proche lors de l’ascension. J.P.P. (CLP)

    Un lâcher de ballons lors de la fête du Courgain maritime

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  • Le marché ancestral de la place d'Armes

    CALAIS. Lors de la reprise de la ville aux Anglais en 1558, le nom de place d’Armes remplaçait l’appellation que lui avaient donnée les occupants : Market Place. Ville de garnison, les parades militaires y étaient omniprésentes. François 1er y autorisait l'organisation d’un marché le samedi. Le marché perdure les mercredis et samedis.

    Cette gravure date de 1819. A l’époque, la tour du Guet servait de phare et le musée, détruit durant la Seconde Guerre mondiale, était l’hôtel de ville. La place accueillait tous les événements majeurs comme, ci-dessous, le lâcher de la montgolfière Neptune le 16 août 1808. Foires aux manèges, concerts, fête des fleurs, fête des écoles y étaient organisés et même les exécutions capitales. De nos jours, marchés et fêtes populaires continuent à l’égayer même si, en 2010, suite à sa rénovation, la foire aux manèges n’y était plus la bienvenue.

    Le marché ancestral de la place d'Armes

     

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